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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Eraserhead, 1er film de David Lynch

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Date de sortie : 3 février 1978 (États-Unis),
17 décembre 1980 (France)

Réalisateur : David Lynch
Acteurs principaux : Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph, Jeanne Bates, Judith Anna Roberts, Jack Fisk, Laurel Near
Genre : Expérimental, body horror
Nationalité : Américain
Compositeurs : Peter Ivers et David Lynch
Scénariste : David Lynch
Société de production : American Film Institute
Budget : 100 000 dollars

Un jeu couple typique des années 1970.

Premier long métrage réalisé par David Lynch après des courts métrages comme The Grand Mother et The Amputee, Eraserhead est un film expérimental qui témoigne déjà du style unique de son réalisateur, qui y officie également comme scénariste, monteur et producteur. On y décèle en effet une imagerie onirique, une conception sonore méticuleuse, un surréalisme dérangeant et une exploration des aspects les plus sombres de la condition humaine. Tourné en noir et blanc et ayant nécessité cinq années de tournage, il place Jack Nance dans la peau d’Henry Spencer, jeune père qui a soudainement à charge un bébé à l’apparence extraterrestre dans un appartement lugubre en proie à un paysage oppressant.

Une créature des plus inquiétantes.
Des plans cadrés au millimètre.

Charlotte Stewart (Trente Minutes de Sursis, La Petite Maison dans la Prairie, Twin Peaks) y interprète sa compagne Mary, dont la mère est jouée par Jeannes Bates (Die Hard 58 Minutes pour Vivre, Mulholland Drive). Le casting est complété par Judith Roberts (Dead Silence, Orange is the New Black) qui incarne la voisine de palier, et par Darwin Joston (Assaut, Fog) dans le rôle de l’hôte d’accueil de l’usine de crayons. Le film marque aussi l’unique apparition de Jack Fisk au cinéma, futur chef décorateur d’Une Histoire Vraie et de Mulholland Drive, tout comme Laurel Near en tant que dame du radiateur, perturbante avec ses joues gonflées et son interprétation de la chanson « In Heaven ».

Une famille tout ce qu’il y a de plus normal.
Un mystérieux personnage sur une autre planète.

Auréolé d’une atmosphère sonore inquiétante en bonne partie constituée de bruits de machines, Eraserhead brille également par son imagerie fantasmatique et des éléments de body horror de plus en plus présents. Entre le poulet cuit qui bouge dans l’assiette, les organes du bébé directement visibles sous ses bandages et la tête de psychopathe que fait le père de Mary pendant que cette dernière pleure en arrière-plan, tout est là pour instaurer un profond dérangement. Un film particulier ayant lancé la carrière de David Lynch trois ans avant Elephant Man, mais aussi inspiré des réalisateurs comme Tim Burton pour Beetlejuice, Darren Aronofsky pour Pi et Robert Eggers pour The Lighthouse.

Steve, de Tim Mielants

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Date de sortie : 19 septembre 2025 (Irlande, États-Unis), 3 octobre 2025 (France)
Réalisateur : Tim Mielants
Acteurs principaux : Cillian Murphy, Tracey Ullman, Jay Lycurgo, Simbi Ajikawo, Emily Watson, Douggie McMeekin, Youssef Kerkour
Genre : Drame
Nationalité : Irlando-britannique
Compositeurs : Geoff Barrow et Ben Salisbury
Scénariste : Max Porter
Société de production : Big Things Films
Budget : non communiqué

Un rôle multifonction qui met les nerfs à rude épreuve.

Adaptation de la nouvelle Shy de Max Porter sous l’objectif de Tim Mielants (L’Ombre d’un Mensonge, Wil, Tu ne Mentiras Point), Steve place Cillian Murphy (28 Jours Plus Tard, Batman Begins, Anna) dans le rôle d’un directeur qui lutte pour le maintien de son établissement pour mineurs délinquants, menacé de fermeture. Secondé par son adjointe Amanda, la psychologue Jenny et l’éducatrice Shola respectivement jouées par Tracey Ullman (Sacré Robin des Bois, Coups de Feu sur Broadway, Into the Woods), Emily Watson (Cheval de Guerre, Anna Karénine, Kingsman Le Cercle d’Or) et la rappeuse Simbi Ajikawo, il met les bouchées doubles pour encadrer les jeunes avec une forte humanité.

La nécessité des discussions entre quatre yeux.
Garder son calme en toute circonstance.

Fort bien réalisé, le film revêt un aspect documentaire avec la chaîne de télévision qui vient filmer cette difficile journée. Les enseignants sont ainsi interviewés un à un, mais aussi les jeunes, qui livrent leurs états d’âme avec beaucoup d’émotion. Qu’il s’agisse de profils violents, provocateurs, sanguins ou renfermés, tous sont interprétés avec réelle justesse, jusqu’à l’insulte de l’un d’entre eux envers le député venu en visite sous les traits de Roger Allam (Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence, La Dame de Fer, Tetris).

Un important soutien entre collègues.
Un élève taciturne à surveiller de près.

À la manière du déstabilisant Polisse tout en restant proche d’Entre les Murs, Steve constitue une vive critique du système en montrant toute l’impuissance des éducateurs face à la détresse des jeunes en reconstruction. Entre accès de violence, tentative de suicide et alcool intempestif, le film dresse un portrait de la dure réalité de ce genre d’établissements, bien souvent délaissés par les politiques publiques. Si les comédiens se montrent tous très convaincants, Cillian Murphy sort une nouvelle fois du lot par son interprétation très maîtrisée.

28 Ans Plus Tard Le Temple des Morts, de Nia DaCosta

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Date de sortie : 14 janvier 2026 (1h 50min)
Réalisatrice : Nia DaCosta
Acteurs principaux : Alfie Williams, Jack O’Connell, Ralph Fiennes, Chi Lewis-Parry, Erin Kellyman, Emma Laird, Maura Bird, Robert Rhodes, Louis Ashbourne Serkis, Sam Locke
Genre : Épouvante, science-fiction
Nationalité : Américano-britannique
Compositeur : Hildur Guðnadóttir
Scénariste : Alex Garland
Sociétés de production : Columbia Pictures, DNA Films et Decibel Films
Budget : 63
 millions de dollars

Une complicité naissante dans un monde sans pitié.

Suite directe de 28 Ans Plus Tard cette fois-ci sous l’objectif de Nia DaCosta (Little Woods, Candyman, The Marvels), Le Temple des Morts arrive seulement sept mois après son prédécesseur avec un Alex Garland (Men, Civil War, Warfare) fidèle à son poste de scénariste. Alfie Williams y reprend son personnage de Spike, enrôlé dans la secte du sataniste Jimmy Crystal, incarné par Jack O’Connell (300 La Naissance d’un Empire, Back to Black, Sinners). Une rencontre terrifiante qui donne lieu à des scènes de torture particulièrement gore dès les premières minutes, très axées sur les sacrifices.

Un docteur Kelson au cœur de l’intrigue.
Les cicatrices de l’innocence.

Toujours interprété par l’inépuisable Ralph Fiennes (The Reader, Mourir Peut Attendre, Le Menu), le docteur Ian Kelson devient ici un personnage central. Parvenant à maîtriser l’alpha Samson grâce à un mixage dont lui seul a le secret, il est aussi la figure principale d’une des scènes les plus décalées du film, où il semble effectuer une sorte de rite dansant sous fond de hard rock. Tandis que les groupes de rescapés deviennent définitivement la plus grande menace de cette société postapocalyptique, Kelson contraste fortement avec ses semblables en continuant à ériger son cimetière constitué d’os tout en gagnant la réputation de figure diabolique.

Un reflet de The Dark Knight ?

Assez proche du précédent volet, 28 Ans Plus Tard Le Temple des Morts s’en démarque toutefois suffisamment pour renouveler le scénario. Abordant des thèmes comme la radicalisation et la crucifixion, il n’hésite pas à mettre en scène de jeunes actrices comme Erin Kellyman (Solo A Star Wars Story, Willow, Eleanor the Great) pour mieux appuyer son propos. Tandis que Spike s’en sort une nouvelle fois après le meurtre de Kelson, la dernière scène du film confirme enfin que Jim est toujours vivant avec le caméo très attendu de Cillian Murphy (Batman Begins, Peaky Blinders, Anna), déjà prévu pour être le protagoniste du prochain volet. Un réel bon film qui relie enfin les scénarios entre eux !

Running Man (2025) d’Edgar Wright

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Date de sortie : 11 novembre 2025 (Royaume-Uni), 19 novembre 2025 (France)
Réalisateur : Edgar Wright
Acteurs principaux : Glen Powell, Josh Brolin, Colman Domingo, Lee Pace, Michael Cera, Emilia Jones, William H. Macy
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : américano-britannique
Compositeur : Steven Price
Scénaristes : Edgar Wright et Michael Bacall
Sociétés de production : Genre Films et Complete Fiction
Budget : 110
 millions d’euros

La relève de Schwarzy !

Deuxième adaptation du roman de Stephen King sortie trente-huit ans après celle mettant en scène Arnold Schwarzenegger, Running Man voit son concept fortement modernisé sous l’objectif d’Edgar Wright (Shaun of the Dead, Scott Pilgrim, Last Night in Soho). Glen Powell (Expendables 3, Top Gun Maverick, Twisters) y interprète Ben Richards, ouvrier qui cherche à obtenir de quoi payer des soins pour sa fille, tombée gravement malade. Il se rend alors au siège de Network, principale chaîne de télévision qui envahit les écrans d’émissions violentes pour maintenir le contrôle de la population.

Un clin d’œil à peine caché !
Josh Brolin en parfait ripou !

Cette dernière est dirigée par Dan Killian, sous les traits de Josh Brolin (Sin City J’ai Tué pour Elle, Avengers Infinity War, Dune), qui lui affirme qu’il a le profil idéal pour participer à Running Man. Une émission particulièrement populaire qui consiste à survivre trente jours en pleine ville en étant traqué par des chasseurs sous les ordres d’Evan McCone, incarné par Lee Pace (Raisons d’État, Le Hobbit, Lincoln). Richards et les deux autres participants doivent en même temps subir la propagande de Bobby T, animateur joué par Colman Domingo (Fear the Walking Dead, Candyman, La Couleur Pourpre), qui les présente comme des criminels en tout dénigrant leurs proches.

Des seconds rôles très réussis.
Des scènes de tension fort bien réalisées.

Porté par un casting qui comprend également Michael Cera (Juno, A Very Murray Christmas, Barbie), Emilia Jones (Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence, Brimstone, Locke and Key) et William H. Macy (Cellular, Inland Empire, La Planète des Singes Le Nouveau Royaume), Running Man se veut plus spectaculaire et mieux réalisé que son prédécesseur. Le scénario est aussi bien plus viscéral avec sa chasse à l’homme géante parmi les habitants de la ville elle-même, dans laquelle Glen Powell s’amuse à dénoncer le système via les vidéos qu’il est obligé de diffuser chaque jour. Une adaptation très convaincante !

Le Grinch (2000) de Ron Howard

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Date de sortie : 17 novembre 2000 (Amérique du Nord), 6 décembre 2000 (France)
Réalisateur : Ron Howard
Acteurs principaux : Jim Carrey, Taylor Momsen, Jeffrey Tambor, Christine Baranski, Bill Irwin, Molly Shannon, Clint Howard, Bryce Dallas Howard
Genre : Comédie fantastique
Nationalité : germano-américaine
Compositeur : James Horner
Scénaristes : Jeffrey Price et Peter S. Seaman
Sociétés de production : Universal Pictures, Imagine Entertainment et LUNI Productions GmbH and Company KG
Budget : 123
 millions d’euros

Un personnage au caractère particulier.

Adaptation en prises de vue réelles du livre de jeunesse Le Grincheux qui voulait gâcher Noël par Ron Howard (Willow, Horizons Lointains, Apollo 13), Le Grinch place Jim Carrey (The Truman Show, Man on the Moon, Fous d’Irène) dans le rôle d’un croque-mitaine malicieux cherchant à saboter les fêtes de Noël. Le scénario prend place dans la cité de Chouville, dirigée par un maire sous les traits de Jeffrey Tambor (Chienne de Vie, Rencontre avec Joe Black, Mary à Tout Prix), où chaque habitant arbore un museau saillant à l’exception de la petite Cindy Lou, jouée par Taylor Momsen, future leader du groupe de rock The Pretty Reckless.

Une direction artistique qui a du caractère.
Une complicité des plus originales.

Cette dernière est la seule à s’inquiéter du sort du Grinch, dont l’enfance révèle qu’il avait été moqué par tous quand il était encore à l’école à l’exception de la jeune Martha, interprétée une fois adulte par Christine Baranski (9 Semaines ½, Les Valeurs de la Famille Addams, Sexe Intentions), qui semble avoir de l’affection pour lui. Si le casting est complété par Bill Irwin (Popeye, Hot Shots, La Jeune-Fille de l’Eau) ou encore Molly Shannon (Le Fantôme de l’Opéra, Mafia Blues, Osmosis Jones), on trouve également le frère du réalisateur Clint Howard (Le Journal, Austin Powers, House of the Dead) pour incarner l’adjoint au maire, tandis que sa fille Bryce Dallas Howard (Le Village, Spider-Man 3, Terminator Renaissance) concrétise une de ses premières apparitions à l’écran.

« La mort en espagnol ! »
Des situations volontairement gênantes.

Conte à l’esprit proche des adaptations d’Un Chant de Noël de Charles Dickens comme Noël chez les Muppets, Le Grinch est une véritable ode à la différence dont la direction artistique se montre très marquée. Les personnages étant multiples, de nombreuses prothèses en mousse de latex ont été utilisées pour leur visage, celles de Jim Carrey étant particulièrement soignées en plus du maquillage vert auquel il avait droit lors de chaque tournage. Si ce dernier s’éclate toujours autant dans ce rôle qui se démarque de se précédents personnages, la narration assurée par Dominique Farrugia (La Cité de la Peur, Didier, RRRrrrr !!!) renforce l’humour et l’aspect conte de Noël. Un film qui a marqué son temps !

Fous d’Irène, de Peter et Bobby Farrelly

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Date de sortie : 22 juin 2000 (1h 56min)
Réalisateurs : Peter et Bobby Farrelly
Acteurs principaux : Jim Carrey, Renée Zellweger, Anthony Anderson, Chris Cooper, Richard Jenkins, Robert Forster, Tony Cox, Traylor Howard
Genre : Comédie
Nationalité : Américaine
Compositeurs : Pete Yorn et Lee Scott
Scénaristes : Peter et Bobby Farrelly et Mike Cerrone
Sociétés de production : 20th Century Fox et Conundrum Entertainment
Budget : 51
 millions d’euros

Des situations énormes emblématiques des réalisateurs.

Deuxième collaboration entre les frères Farrelly et Jim Carrey (Menteur Menteur, The Truman Show, Man on the Moon) six ans après l’excellent Dumb & Dumber, Fous d’Irène place ce dernier dans la peau de Charlie Baileygates, policier de Rhode Island qui refoule ses émotions et se montre incapable d’extérioriser ses frustrations depuis que sa femme l’a quitté pour un chauffeur de limousine joué par Tony Cox (La Folle Histoire de l’Espace, Beetlejuice, Willow). Se montrant constamment docile au point de se faire dominer par tout le monde, il développe un profond trouble de la personnalité donnant naissance à une seconde identité, Hank, dont le tempérament violent et impulsif contraste avec le sien. Un changement brutal souvent accompagné par la musique « Fire like this » du groupe d’électro britannique Hardknox.

« Alors ma poule, on a la moule qui coule ? […] Nous avons une cliente qui a une mycose vaginale galopante : elle s’apprête à faire du pain et je crois qu’elle a déjà la levure ! »
Des mimiques toujours aussi savoureuses !

Le prenant désormais pour un cas désespéré, ses supérieurs le chargent d’escorter dans un autre état une jeune femme du nom d’Irène Waters. Interprétée par Renée Zellweger (Empire Records, Jerry Maguire, Le Journal de Bridget Jones), elle est recherchée comme témoin dans une affaire où certains agents fédéraux sont impliqués. Le casting est alors complété par des acteurs qui incarnent des policiers et autres gradés comme Chris Cooper (L’Homme qui murmurait à l’Oreille des Chevaux, American Beauty, La Mémoire dans la Peau), Richard Jenkins (Mélodie pour un Meurtre, Les Pleins Pouvoirs, Mary à Tout Prix) et Robert Forster (Jackie Brown, Psycho, Y a-t-il un Parrain pour Sauver la Mafia ?). Le scénario a notamment la particularité d’être narré par Jean-Claude Donda, déjà connu pour ses doublages de Flagada Jones et du leader des Rapetou dans La Bande à Picsou.

Des fins de soirée qui ne s’expliquent pas.
« Irène ? Pourquoi je pisse comme si j’avais fait l’amour toute la nuit !? »

Tandis qu’ils sont poursuivis par leurs opposants, Charlie et Hank se disputent l’attention d’Irène en partageant le même corps, allant jusqu’à se mettre dessus lors des dernières minutes. Un véritable jeu sur la schizophrénie qui laisse place à plus d’une séquence drôle malgré quelques passages moyens et une écriture parfois grossière, notamment dans le langage de trois fils de Charlie, l’un d’entre eux apparaissant sous les traits d’Anthony Anderson (Scary Movie 3, Les Infiltrés, Scream 4). Si Fous d’Irène offre un duo intéressant tout en se montrant une nouvelle fois précurseur du caractère dépressif de Jim Carrey, il peine à trouver l’équilibre entre comédie déjantée et profondeur psychologique tout en confirmant une transition plus poussée de l’acteur vers la comédie dramatique dès l’année suivante, avec The Majectic.

Strike, 2ème film de Peter et Bobby Farrelly

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Date de sortie : 4 juillet 1996 (Australie),
1er juillet 2000 (VHS française)

Réalisateurs : Peter et Bobby Farrelly
Acteurs principaux : Woody Harrelson, Randy Quaid, Vanessa Angel, Bill Murray, William Jordan, Zen Gesner, Chris Elliott
Genre : Comédie
Nationalité : Américaine
Compositeur : Freedy Johnston
Scénaristes : Barry Fanaro et Mort Nathan
Sociétés de production : Motion Picture Corporation of America, Rysher Entertainment
Budget : 25
 millions d’euros

Une dégaine à faire pâlir Jeff Tuche !

Comédie méconnue sortie entre Dumb & Dumber et Mary à Tout Prix, Strike constitue le deuxième film de Peter et Bobby Farrelly. Woody Harrelson (Les Blancs ne savent pas Sauter, Tueurs Nés, La Ligne Rouge) y incarne Roy Munson, joueur de bowling qui quitte sa ville natale pour se lancer dans une carrière professionnelle. Alors qu’il bat l’excentrique Ernie McCracken, joué par Bill Murray (SOS Fantômes, Mad Dog and Glory, Ed Wood), ce dernier l’incite gagner de l’argent en escroquant des joueurs amateurs, ce qui lui coûte sa main droite une fois leur stratagème découvert.

Dumb & Dumber le retour !
Un charisme indétrônable.

Dix-sept ans plus tard, Roy est devenu alcoolique, porte une ridicule prothèse de main en caoutchouc et subit les railleries des médias à cause de son potentiel gâché. Mais alors qu’il rencontre Ishmael, jeune Amish prodige du bowling interprété par Randy Quaid (Jours de Tonnerre, Le Journal, Independance Day), ils s’associent pour remporter un tournoi à un million de dollars de manière à sortir de leurs situations respectives. Ils sont rapidement accompagnés par Claudia, sous les traits de Vanessa Angel (Code Lisa), qui cherche à fuir l’emprise de son mari narcissique et violent.

Une équipière de choc.
Une chevelure devenue mythique !

Similaire à Dumb & Dumber pour quelques passages, l’aspect road movie et son improbable duo rejoint par une femme, Strike fait preuve d’un humour timide assez peu convaincant. Habituellement à l’écriture, les réalisateurs n’ont cette fois-ci pas leur casquette de scénariste et ça se sent : hormis quelques punchlines sympa, les blagues peinent à faire rire et les situations manquent fortement de folie malgré la présence de musiques rythmées comme « Superman » du groupe de punk rock Goldfinger. Si l’on peut noter l’apparition d’acteurs de leur précédent film comme Lin Shaye, Richard Tyson et Rob Moran, on trouve déjà le musicien Jonathan Richman ainsi qu’un Chris Elliott (Le Sixième Sens, Un Jour sans Fin, Scary Movie 2) largement sous-exploité, futures figures de Mary à Tout Prix. Un film relativement moyen, à réserver aux fans de frères Farrelly.

Marsupilami (2026) de Philippe Lacheau

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Date de sortie : 7 décembre 2025 (avant-première), 4 février 2026 (sortie nationale)
Réalisateur : Phiippe Lacheau
Acteurs principaux : Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Alban Ivanov, Jean Reno, Didier Bourdon
Genre : Comédie
Nationalité : Française
Compositeurs : Michaël Tordjman et Maxime Desprez
Scénaristes : Philippe Lacheau, Pierre Lacheau, Julien Arruti et Pierre Dudan
Sociétés de production : Pathé Films et BAF Prod
Budget : 28
millions d’euros

Une équipe de vainqueurs comme pas deux !

Succédant à Sur la Piste du Marsupilami sorti quatorze ans plus tôt, Philippe Lacheau (Alibi.com, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, Super-Héros Malgré Lui) propose une nouvelle comédie dans laquelle il incarne David, un monsieur tout le monde qui doit ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud pour conserver son travail, menacé par son patron sous les traits de Jean Reno (Le Dernier Combat, Léon, Mission Impossible). L’essentiel du film a l’originalité d’avoir pour cadre un bateau de croisière où il retrouve son ex-petite amie Tess jouée par Élodie Fontan (dernièrement remarquée dans l’adaptation en prises de vue réelles de la série Cat’s Eye), son fils Léo et son collègue Stéphane, interprété par Julien Arruti, qui enchaîne gaffe sur gaffe.

« Règle numéro un : ne jamais ouvrir le colis ! »
Des gags tout bêtes qui visent souvent juste.

Tandis que Tarek Boudali incarne un chanteur qui a bien du mal à se faire reconnaître malgré une chevelure à faire pâlir L’Oréal, Jamel Debbouze (Astérix et Obélix Mission Cléopâtre, Angel-A, Indigènes) retrouve son rôle de Pablito Camaron pour des scènes déjantées avec le bébé Marsupilami, accidentellement sorti du paquet top secret. Outre l’apparition de Didier Bourdon et de Gégard Jugnot pour quelques passages, l’humour est également accentué par la présence d’Alban Ivanov, douanier cherchant absolument à être filmé pour ses exploits, qui finissent systématiquement par une gamelle.

« ¿ Hola ! Que tal ? »
Une course-poursuite effrénée !

Divertissement familial qui exploite sobrement la célèbre créature issus de la série de bandes dessinées Spirou et Fantasio, Marsupilami multiplie les gags dans la pure tradition des comédies françaises avec un humour correctement dosé dont les situations ont bien souvent de quoi faire rire. Bien que le scénario vire au complot dramatique prévisible à des kilomètres, l’intrigue fonctionne parfaitement tellement le tout ne se prend jamais vraiment au sérieux. Petite touche personnelle du réalisateur, on retrouve quelques clins d’œil à la pop culture, dont un sympathique hommage à Dragon Ball Z durant lequel le marsupial utilise sa queue pour simuler un Kamehameha. Une bonne comédie à savourer sans modération !

Zootopie (2016) de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

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Date de sortie : 10 février 2016 (Belgique),
17 février 2016 (France)

Réalisateurs : Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush
Comédiens de doublage : Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé, Xavier Fagnon, Claire Keim, Fred Testot, Isabelle Desplantes, Pascal Casanova
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Giacchino
Scénaristes : Jared Bush et Phil Johnston
Sociétés de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
Budget : 150
 millions de dollars

Un duo particulièrement bien trouvé.

Disney en images de synthèse mettant en scène des mammifères anthropomorphes, Zootopie est une comédie policière dans laquelle l’héroïne Judy Hopps devient la première lapine officier de police d’une ville habitée par toutes sortes de mammifères. Elle cherche alors à faire ses preuves en outrepassant ses fonctions de contractuelle et enquête sur la disparition d’animaux. Elle est accompagnée de Nick Wilde, un renard escroc qui ne manque pas de lui faire remarquer que chaque animal à un avenir prédéfini et qu’on ne peut pas devenir ce que l’on veut. Très réussi, le film traite de la difficulté du passage à l’âge adulte, notamment à travers l’accès à un métier et l’arrivée dans une grande ville, ainsi que de l’acceptation de chacun à l’opposé du jugement selon la taille et l’apparence.

Des clichés dans toute leur splendeur !
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L’allégorie la plus iconique du film !

Judy se retrouve vite face à toutes sortes de mammifères beaucoup plus grands qu’elle et perd en crédibilité face à ses collègues policiers, chose qui va vite changer grâce à sa détermination à toute épreuve. Zootopie est bien dosé entre sérieux, tristesse et humour, très présent à travers les clichés sur les animaux. On put citer les lapins qui ne sont bons qu’à planter des carottes, les renards qui font forcément des coups fourrés, les policiers qui ressemblent tous à des brutes comme les rhinocéros, ou encore les fonctionnaires représentés par des paresseux carrément ralentis par le temps.

Des personnages qui cachent bien leur jeu.
Une jolie référence à Breaking Bad.

/!\ SPOILERS /!\ Le scénario est prenant dès les premières minutes et l’enquête nous mène dans un méli-mélo d’idées reçues avec les animaux qualifiés de prédateurs qui redeviennent mystérieusement sauvages et donc dangereux pour les autres. L’idée de la peur est bien vue et retournée par la mise en cause de l’adjointe au maire, petite brebis en apparence innocente comparée au grand lion, qui organisait un trafic de fleurs depuis le début afin de mettre les prédateurs hors d’état de nuire. Assez long pour un disney, il n’est pas ennuyeux une seconde, la qualité de l’animation et l’écriture des personnages y étant pour beaucoup.

Scary Movie (2000) de Keenen Ivory Wayans

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Date de sortie : 7 juillet 2000 (Amérique du Nord), 25 octobre 2000 (France)
Réalisateur : Keenen Ivory Wayans
Acteurs principaux : Anna Faris, Jon Abrahams, Shawn Wayans, Regina Hall, Shannon Elizabeth, Lochlyn Munro, Cheri Oteri, Marlon Wayans, Dave Sheridan
Genre : Parodie
Nationalité : Américain
Compositeur : David Kitay
Scénaristes : Phil Beauman, Jason Friedberg, Buddy Johnson, Aaron Seltzer, Marlon Wayans et Shawn Wayans
Sociétés de production : Wayans Bros. Entertainment, Gold/Miller Productions et Brad Grey Pictures
Budget : 19
 millions de dollars

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Une séquence d’ouverture qui annonce la couleur !

Comédie cultissime réalisée par Keenen Ivory Wayans, Scary Movie perpétue toute une génération de teen movies dans la lignée d’American Pie avec un humour potache qui parodie le scénario de Scream en y incluant des éléments de nombreux autres films eux aussi tournés en dérision. Le casting se compose d’acteurs encore novices dont les personnages ont une consonance proche de ceux qu’ils imitent. L’héroïne Cindy Campbell jouée par Anna Faris (Lost in Translation, Le Secret de Brokeback Mountain) ressemble par exemple à une Sidney Prescott écervelée dont le nom fait référence à Neve Campbell tandis que Shannon Elizabeth (American Pie, Love Actually, Cursed) incarne une certaine Buffy en clin d’œil à la série télévisée ayant fait connaître Sarah Michelle Gellar.

Une belle équipe de vainqueurs.
« J’ai un secret à te dire… je vois des morts partout ! »

Outre Carmen Electra (Frères de Sang, Starsky & Hutch, Sexy Movie) qui interprète la victime bimbo de l’introduction du nom de Drew en référence à Drew Barrymore, la journaliste Gail et le policier Dwight sont respectivement caricaturés par Cheri Oteri (Menteur Menteur, Inspecteur Gadget, Southland Tales) et Dave Sheridan. On trouve également Jon Abrahams (La Maison de Cire, Non-Stop) dans le rôle de Bobby Prinze, Regina Hall (Ally McBeal, Super Héros Movie, O’Dessa) pour la black Brenda qui parle tout fort, Lochlyn Munro (Impitoyable, Le Bazaar de l’Épouvante, Dracula 2001) pour Greg Phillipe, Kurt Fuller (Running Man, SOS Fantômes 2, Wayne’s World) pour le shérif qui aime se faire prendre en photo en slip ainsi que Shawn Wayans (Les Frères Wayans, Spoof Movie) et Marlon Wayans (Donjons & Dragons, Requiem for a Dream, Ladykillers), tous deux frères du réalisateur.

Un personnage dégénéré qui en fait parfois trop.
Un délire un peu trop appuyé.

Tournant principalement Scream en dérision avec son tueur habillé comme Ghostface qui tente d’effrayer ses victimes par téléphone avant de s’en prendre à elles, Scary Movie reprend aussi quelques passages de Scream 2, notamment le meurtre au cinéma et le couteau à travers le mur des toilettes qui devient un glory hole, ainsi que la vidéo testamentaire de Scream 3 au début du générique de fin. Le film incorpore aussi plusieurs éléments de Souviens-Toi l’Été Dernier entre l’homme renversé par accident, le pacte du silence et le tueur armé d’un crochet. Outre un caméo de l’ acteur principal de la série Dawson James Van Der Beek, on peut également repérer une référence à Halloween quand Cindy voit le tueur qui l’observe par la fenêtre de l’école, Sixième Sens lorsque Shorty dit qu’il voit des morts partout, Usual Suspects lors de la scène finale et même Matrix durant le combat au ralenti entre Cindy et le tueur.

« – Si tu vois Bobby, dis-lui que je l’aime. – Ok, si je vois Bobby, je lui dis que je l’aime ! »
Une mise en scène en total décalage.

Pourvu d’une bonne réalisation, Scary Movie reste toutefois convenu au niveau de son scénario et a tendance à enchaîner ses scènes un peu trop vite, rythmées par des morceaux de rap qu’on aurait préféré oublier. Si plusieurs dialogues et situations (Drew qui se fait percuter en voiture par ses propres parents, Buffy qui continue de jacasser après s’être fait décapiter, le comique de répétition autour de l’homosexualité de Ray) font mouche, d’autres se montrent lourdingues et puérils (la photo dans les vestiaires, Shorty qui le tueur qui crient « ÇA VAAAAA !!? » au téléphone, Doofy qui s’invente une vie sexuelle avec son aspirateur) tandis que l’écriture ne vole pas toujours très haut, sans parler de la référence un peu trop gratuite à Shining. Inégal de temps à autre, il demeure un bon film parodique dont le successeur reprend fidèlement la formule.