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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Jean-Claude Van Damme Anthologie Partie 1

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image header bloodsport kickboxer van damme

Karate Tiger
les prémices

Date de sortie : 2 mai 1986 (États-Unis),
7 mai 1988 (France)

Réalisateur : Corey Yuen
Acteurs principaux : Kurt McKinney, Kim Tai Chung, Jean-Claude Van Damme, Kathie Sileno, Kent Lipham
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeurs : Jeff Danna et Akira Yamaoka
Scénaristes : Corey Yuen, Keith W. Strandberg et Sheldon Lettich
Sociétés de production : New World Pictures, Balcor Film Investors, Seasonal Film Corporation
Budget : 250 000
 dollars

Une classe inégélable !

Réalisé par Corey Yuen (Ninja Warriors, Le Sens du Devoir 2, La Légende de Fong Sai-yuk), chorégraphe de plusieurs classiques avec Jet Li et Jason Statham, Karate Tiger est le film qui a commencé à faire connaître Jean-Claude Van Damme dans les années 80 malgré des apparitions totalisant à peine dix minutes. Il y incarne Ivan le Rouge, personnage froid et implacable rappelant celui de Dolph Lundgren dans Rocky IV, rattaché à un cartel qui cherche à s’approprier un club de karaté dirigé par le père de Jason, jeune protagoniste interprété par Kurt McKinney.

Jason, le véritable protagoniste.
Quand Bruce Lee himself vient t’apprendre à te perfectionner.

Battu par Ivan sans réussir à protéger le dojo, Jason cherche à prendre sa revanche malgré son père qui renonce à se battre après s’être fait casser la jambe. Reclus dans une maison abandonnée, il est alors entraîné par une apparition de Bruce Lee sous les traits de Kim Tai-chung, qui l’avait déjà incarné dans Le Jeu de la Mort et sa suite. Les clins d’œil au Petit Dragon sont d’ailleurs nombreux entre le héros qui va sur sa tombe, les posters affichés au mur et ses enchaînements sur l’emblématique mannequin de bois.

Van Damme imperturbable.
L’affrontement que tout le monde attendait !

Bercé par des musiques qui surviennent en pleine scène, le film flirte également pas mal avec la série B avec ses querelles entre jeunes rythmées par des insultes d’époque comme « bouboule », « gros plein de soupe » ou encore « retourne donc à tes chinoiseries ». Malgré un très mauvais doublage à l’accent russe totalement surfait, Jean-Claude Van Damme y apparaît charismatique avec son costard blanc et son célèbre grand écart sur les cordes du ring. Largement inspiré de classiques comme Rocky et Karaté Kid, Karate Tiger s’impose comme un film très plaisant dont les combats principaux sont joliment chorégraphiés.

 

Bloodsport
la révélation

Date de sortie : 29 avril 1988 (États-Unis),
27 juillet 1988 (France)

Réalisateur : Newt Arnold
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Bolo Yeung, Roy Chiao, Donald Gibb, Forest Whitaker, Norman Burton, Michel Qissi
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Hertzog
Scénaristes : Christopher Cosby, Mel Friedman, Sheldon Lettich
Société de production : Golan-Globus
Budget : 1,5 millions de
dollars

Un personnage au background touchant.

Premier film d’envergure avec Jean-Claude Van Damme suite à son apparition dans Karate Tiger, Bloodsport place ce dernier dans la peau de Frank Dux, pratiquant du ninjutsu souhaitant participer à un tournoi hongkongais pour honorer ce que lui a appris son maître Senzo Tanaka, interprété par Roy Chiao (Le Jeu de la Mort, Indiana Jones et le Temple Maudit, Le Retour du Chinois). Tandis qu’il sympathise avec un certain Ray Jackson sous les traits de Donald Gibb (Les Tronches, Conan le Barbare, Bloodsport II), les clins d’œil à la pop culture commencent à se montrer avec leur partie de Karate Champ, jeu de combat des futurs développeurs de Double Dragon.

Un entraînement des plus classiques.
Un duo de choc !

Alors qu’il se lie à une jeune journaliste curieuse des activités dans les bas-fonds de la ville, il est recherché pour désertion par deux policiers joués par Forest Whitaker (La Couleur de l’Argent, Platoon, Good Morning Vietnam) et Norman Burton (La Planète des Singes, Les Diamants sont Éternels, La Tour Infernale). L’essentiel du scénario se concentre sur les principaux combats du Kumite avec une palette de personnages intéressants dont le tenant du titre Chong Li, incarné par Bolo Yeung (Opération Dragon, Le Flic de Hong-Kong 3, L’Héritier de la Violence), souvent filmé en contreplongée pour le rendre plus imposant. Bloodsport marque également la première rencontre entre Van Damme Michel Qissi, qu’il recroise dans Kickboxer et Full Contact.

kellymagovern: Bloodsport (1988)
« Bien joué, mais une brique ne rend jamais les coups ! »
De très jolis panoramas.

Chorégraphié par le véritable Frank Dux, les combats sont rythmés par des ralentis efficaces et de puissantes attaques montrées plusieurs fois d’affilée, comme l’emblématique coup de pied sauté circulaire de l’acteur principal. Son coup de poing dans l’entrejambe précédé d’un grand écart est notamment repris par le personnage de Johnny Cage dans le jeu vidéo Mortal Kombat, Linden Ashby infligeant exactement le même coup à Goro dans l’adaptation de Paul W.S. Anderson. L’épreuve consistant à casser une brique a également pu inspirer Ed Boon et John Tobias pour le mini-jeu « Test your might ».

Bolo Yeung au sommet de sa forme !
Bloodsport van damme GIF sur GIFER - par Dalen
Un gif devenu mythique !

Charismatiques au point de largement se démarquer des autres personnages, Frank Dux et Chong Li se livrent alors un duel sans merci qui débute avant même le tournoi, Bolo Yeung ayant en effet tendance à provoquer Van Damme en lui lançant plusieurs répliques similaires à celles de Bruce Lee dans Opération Dragon. Le film vaut également pour sa bande-son entraînante, dont « Fight to Survive » et « On my Own – Alone » interprétées par Stan Bush. D’abord paru directement en vidéo, Bloodsport est un tel succès qu’il sort finalement au cinéma et propulse la carrière de Jean-Claude Van Damme.

 

L’Arme Absolue
la dissonance

Date de sortie : 9 septembre 1988 (Portugal),
28 décembre 1988 (France)

Réalisateur : Eric Karson
Acteurs principaux : Sho Kosugi, Jean-Claude Van Damme, Kane Kosugi, Doran Clark, Bruce French
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Terry Plumeri
Scénaristes : Michael Gonzales et A.E. Peters
Sociétés de production : Rotecon BV et
Magus Productions
Budget : 1,5 millions de
dollars

Sur les traces d’Alerte à Malibu ?

Après le succès de Bloodsport, Jean-Claude Van Damme continue d’apparaître dans des projets réalisé en parallèle à commencer par L’Arme Absolue, film d’action dans lequel il incarne l’agent du KGB Andreï Tayelahc face à Ken Tani, agent de la CIA cherchant à récupérer une arme fortement convoitée dans un bombardier abattu au Moyen-Orient. Prenant place en pleine guerre froide à la manière du Quatrième Protocole, son scénario se montre rapidement bancal à cause d’une réalisation quelconque, d’un jeu d’acteur moyen doublé d’une VF assez caricaturale et d’une narration imprécise comportant plus d’un passage à l’intérêt limité.

Un affrontement (pas si) mémorable…
Tête de méchant level 50 !

Van Damme n’étant finalement pas si présent que ça, L’Arme Absolue est avant tout un film à l’honneur de Sho Kosugi, connu pour ses rôles de ninja dans la trilogie L’Implacable Ninja et Prière pour un Tueur. Si ce dernier se débrouille encore correctement, Van Damme est bien trop peu valorisé avec des assassinats sans saveur et des combats expéditifs, son seul passage emblématique étant celui où il lance des couteaux en se maintenant en grand écart sur deux barils. Du haut de sa petite heure et demie, le film arrive à traîner et sa fin n’est pas vraiment convaincante, le rôle du méchant séant bien mieux à Van Damme dans Karate Tiger. Un film à voir une fois pour la culture mais qui s’oublie rapidement dans sa filmographie.

 

Cyborg
la nanardise

Date de sortie : 7 avril 1989 (États-Unis),
7 juin 1989 (France)

Réalisateur : Albert Pyun
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Vincent Klyn, Deborah Richter, Alex Daniels, Dayle Haddon, Ralf Moeller
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Kevin Bassinson
Scénariste : Albert Pyun
Sociétés de production : Golan-Globus Productions et Cannon Entertainment

Budget : moins de 500 000
dollars

Un peu de romance dans ce monde de brutes…

Après une Arme Absolue assez peu flatteuse, Jean-Claude Van Damme effectue une escale à Nanarland avec le film Cyborg sous l’objectif d’Albert Pyun (L’Épée Sauvage, L’Aventure Fantastique, Kickboxer 2). Il y incarne Gibson Rickenbacker, guerrier chargé de protéger une femme mi-humaine mi-robot dont les informations pourraient amener à un remède dans une Amérique futuriste ravagée par la peste et l’anarchie. Manque de bol : cette dernière est capturée par le terrible Fender Tremolo, chef d’une bande à la tête de redoutables guerriers incarné par Vincent Klyn (Point Break, Double Dragon).

L’influence de RoboCop !
Des combats chorégraphiés avec les pieds.

À mi-chemin entre Conan le Barbare et Mad Max, Cyborg peut difficilement être pris au sérieux tellement les personnages surjouent dans leurs cris et leurs regards à l’écran, non aidés par une réalisation qui multiplie un peu trop les coupes et les ralentis. Si l’on peut signaler la présence de Ralf Moeller (Universal Soldier, Batman & Robin, Gladiator), les personnages sont assez peu creusés malgré les flashbacks montrant le passé de Gibson alors qu’il arborait encore une chevelure digne de Harry de Dumb & Dumber. Van Damme est finalement un des seuls à être sérieux, ce qui est bien trop peu pour rendre le film suffisamment crédible.

 

Kickboxer
la confirmation

Date de sortie : 20 avril 1989 (Allemagne de l’Ouest), 2 août 1989 (France)
Réalisateurs : Mark DiSalle et David Worth
Acteurs principaux : Jean-Claude Van Damme, Michel Qissi, Dennis Alexio, Dennis Chan, Haskell Anderson, Rochelle Ashana
Genre : Action, arts martiaux
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Hertzog
Scénariste : Glenn Bruce
Société de production : Kings Road Entertainment

Budget : 1,5 millions de
dollars

Jean-Claude Van Damme et Dennis Alexio, véritable professionnel du kickboxing.

Alors que Jean-Claude Van Damme commence à enchaîner les films depuis Karate Tiger, il est définitivement révélé au grand public avec Kickboxer, nouveau film d’arts martiaux dans lequel il incarne Kurt Sloane, frère du champion de kickboxing Eric Sloane, qui cherche à démontrer ses capacités au-delà des frontières américaines. Le scénario prend alors place à Bangkok lors d’un combat face au redoutable Tong Pô, champion de muay-thaï interprété par Michel Qissi, qui gagne largement en charisme avec sa carrure imposante depuis son apparition dans Bloodsport.

Un maître à la hauteur de sa réputation.
Kickboxer Jean Claude Van Damme Dance [HD] on Make a GIF
L’incontournable séquence de danse !

Battu à plates coutures suite à un excès de zèle, il se retrouve paralysé à vie et Kurt décide de le venger en allant s’entraîner auprès de Xian Chow, un ermite maître en arts martiaux joué par Dennis Chan (Police Story 2, Kickboxer 2 et 3, Piège à Hong Kong). Le film est alors majoritairement rythmé par son entraînement sous les musiques de Paul Hertzog, qui était déjà à l’œuvre dans Bloodsport. Le scénario est également enrichi par le rapprochement entre Kurt et Mylee, la nièce de son maître, l’humour de son ami Winston Taylor appuyé par le doublage de Med Hondo (Rafiki dans Le Roi Lion)  et la mainmise de la mafia sur le village.

Un entraînement intensif.
« Nok su kao ! Nok su kao ! »

Chorégraphiés par Van Damme lui-même, les combats rentrent au panthéon du genre tandis que la violence se montre particulièrement marquée par un affrontement à l’ancienne avec des gants trempés dans de la résine de chanvre et du verre pilé. Rendu assez cliché par l’enlèvement d’Eric et le fait que Kurt reprenne soudainement le dessus après avoir encaissé de nombreux coups, le duel final conserve un certain charme avec des mandales bien placées et un public l’acclamant comme « Nok su kao ! ». Se démarquant suffisamment de Bloodsport, Kickboxer s’impose comme le classique qui lance plus sérieusement la carrière de Van Damme.

Charlie et la Chocolaterie : les adaptations ciné et le préquel Wonka

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charlie wonka header

L’adaptation de Mel Stuart

Date de sortie : 30 juin 1971 (États-Unis),
15 septembre 1971 (France)

Réalisateur : Mel Stuart
Acteurs principaux : Gene Wilder, Jack Albertson, Peter Ostrum, Julie Dawn Cole, Roy Kinnear, Denise Nickerson, Günter Meisner
Genre : Fantastique, musical
Nationalité : Américain
Compositeurs : Leslie Bricusse et Anthony Newley
Scénaristes : Roald Dahl et David Seltzer
Société de production : Paramount Pictures
Budget : 2,9
millions de dollars

Le graal à portée de main !

Adaptation du roman éponyme de Roald Dahl par Mel Stuart, Charlie et la Chocolaterie place le jeune Peter Ostrum (dont il s’agit du seul rôle au cinéma) dans la peau de Charlie Bucket, garçon de huit ans issu d’une famille modeste ayant l’opportunité de visiter la fabrique de chocolats du légendaire Willy Wonka, interprété par Gene Wilder (Bonnie and Clyde, Les Producteurs, Le Shérif est en Prison). Ce dernier avait en effet caché cinq tickets d’or dans des tablettes du monde entier pour permettre à autant d’enfants d’obtenir du chocolat à vie.

De très jolis décors.
Des enfants au comportement variable.

Accompagné par son grand-père Joe qui marque le dernier rôle de Jack Albertson, il retrouve quatre autres enfants dans une usine surréaliste pouvant rappeler Alice au Pays des Merveilles pour son univers coloré, ses formes qui défient la logique et la mise à l’épreuve qu’il propose. Du haut de ses décors composés de sucreries façon Hansel et Gretel, le film jouit d’une mise en scène agréablement rythmée par son humour et ses chansons proches des productions Disney de la même époque.

Un mème devenu iconique !
L’enfant roi dans toute sa splendeur !

Bien que n’ayant pas plu à l’auteur du roman, le film a su inspirer des artistes comme Marilyn Manson et est inscrit depuis 2014 au National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès de Washington. Le visage de Willy Wonka fait quant à lui partie de ces icones réutilisées comme mèmes moqueurs sur Internet. Film phare du début des années 1970, Charlie et la Chocolaterie reste un film plaisant ayant obtenu une deuxième version par Tim Burton en 2005.

 

L’adaptation de Tim Burton

Date de sortie : 13 juillet 2005 (1h 55min)
Réalisateur : Tim Burton
Acteurs principaux : Johnny Depp, Freddie Highmore, David Kelly, AnnaSophia Robb, Elena Bonham Carter, Christopher Lee
Genre : Fantastique, musical
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman
Scénariste : John August
Sociétés de production : Warner Bros., Village Roadshow Pictures et Plan B Entertainment
Budget : 150
millions de dollars

Des décors bien plus burtoniens.

Plus de trente ans après Mel Stuart, c’est Tim Burton (Pee-Wee’s Big Adventure, Beetlejuice, Batman) qui reprend les rênes pour une deuxième adaptation de Charlie et la Chocolaterie marquant sa quatrième collaboration avec Johnny Depp après Edward aux Mains d’Argent, Ed Wood et Sleepy Hollow, ce dernier incarnant à son tour l’iconique Willy Wonka. On retrouve le jeune Charlie sous les traits de Freddie Highmore (Neverland, Arthur et les Minimoys, Les Chroniques de Spiderwick) tandis que son grand-papa Joe, présenté comme un ancien employé de l’usine de Wonka, est joué par David Kelly (Pirates, Carton Rouge, Stardust Le Mystère de l’Étoile).

L’emblématique ticket d’or !
Un rôle qui sied parfaitement à Johnny Depp !

Parmi les enfants se trouve AnnaSophia Robb (Leslie dans Le Secret de Terabithia) dans le rôle de Violet Beauregard alors que les acteurs connus se multiplient avec Elena Bonham Carter (La Planète des Singes, Big Fish, Les Noces Funèbres) qui interprète la mère de Charlie et Christopher Lee (Le Seigneur des Anneaux Les Deux Tours, Les Rivières Pourpres 2, Star Wars La Revanche des Sith) qui incarne Wilbur Wonka. Une partie de l’enfance de ce dernier est en effet révélée par des flashbacks opposant son attrait pour les sucreries et les interdictions de son père dentiste pour leurs effets néfastes avant de touchantes retrouvailles.

Une très jolie retranscription.
Des flashbacks qui font leur effet !

Assez proche du film de 1971, cette version de Tim Burton s’en démarque toutefois par sa direction artistique, à commencer par la ville enneigée dans laquelle se trouve la maison de travers et délabrée de Charlie. La visite de la fabrique se veut moins surréaliste mais les décors y sont beaucoup plus éclatants malgré un fond vert facilement décelable. Si les musiques de Danny Elfman apportent une touche fantastique appréciable, les chansons des Oompa Loompas se veulent moralisatrices envers les autres enfants mais leurs chorégraphies axées années 2000 provoquent un décalage à la pertinence discutable. Outre des références au Magicien d’Oz, L’Homme au Masque de Cire ou encore au Cousin Machin de La Famille Addams, cette adaptation de Charlie et la Chocolaterie se veut tout à fait plaisante.

 

Wonka

Date de sortie : 6 décembre 2023 (Espagne),
13 décembre 2023 (France)

Réalisateur : Paul King
Acteurs principaux : Thimothée Chalamet, Calah Lane, Keegan-Michael Key, Olivia Colman, Tom Davis, Hugh Grant, Rowan Atkinson
Genre : Fantastique, musical
Nationalité : Américain
Compositeur : Joby Talbot
Scénaristes : Simon Farnaby, Simon Rich et Paul King
Sociétés de production : Heyday Films et Warner Bros.
Budget : 125
millions de dollars

Un établissement qui transpire la confiance !

Préquel racontant la jeunesse du célèbre chocolatier dix-huit ans après le Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton, Wonka met en scène le jeune Timothée Chalamet (Les Filles du Docteur March, Don’t Look Up Déni Cosmique, Dune) arrivé en Europe pour commencer à établir sa boutique. À la recherche d’un logement bon marché, il se rabat sur les tarifs attrayants de l’hôtel de Judy Scrubitt, interprétée par Olivia Colman (Le Crime de l’Orient-Express, Scrooge Un (Mé)chant de Noël, Empire of Light), qui arnaque les gens fauchés avec un complice dont le faciès a pourtant tout ce qu’il y a de plus rassurant.

Toute ressemblance avec le lobbying de la société actuelle serait purement fortuite.
Des chansons entraînantes.

Analphabète, Willy Wonka signe un contrat le plaçant dans l’incapacité de payer ses frais, ce qui le contraint aux travaux forcés dans la laverie aux côtés de cinq autres prisonniers, dont la petite orpheline Noodle. Durant ses pérégrinations, il rencontre un premier Oompa Loompa joué par Hugh Grant (The Gentlemen, Opération Fortune Ruse de Guerre, Donjons & Dragons L’Honneur des Voleurs) et doit faire face au cartel du chocolat, dont le repaire se situe sous une cathédrale gardée par le père Julius, sous les traits de l’imposant Rowan Atkinson (Mr Bean, Johnny English, Love Actually).

Le tout premier Oompa Lumpa !
Rowan Atkinson, jamais loin quand il s’agit de faire le pitre.

Réalisé par Paul King (déjà derrière le diptyque Paddington), Wonka se tient tout à fait dans l’esprit de ses prédécesseurs avec son univers fantastique coloré et ses chocolats aux effets surréalistes, pouvant par exemple faire planer ceux qui se risquent à les goûter. La beauté de la mise en scène se remarque notamment lors des chansons, dont la qualité rappelle la légèreté de l’adaptation de Mel Stuart. Thimothée Chalamet porte efficacement le personnage de Wonka tandis que Calah Lane insuffle une certaine émotion à Noodle, qui a droit à une fin particulièrement heureuse. Un préquel de grande qualité !

Silent Hill : les adaptations ciné par Christophe Gans et MJ Bassett

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Silent Hill

Date de sortie : 21 avril 2006 (2h 05min)
Réalisateur : Christophe Gans
Acteurs principaux : Radha Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden, Jodelle Ferland, Deborah Kara Unger, Alice Krige, Kim Coates, Tanya Allen
Genre : Épouvante
Nationalité : Français
Compositeurs : Jeff Danna et Akira Yamaoka
Scénariste : Roger Avary
Société de production : Davis-Films
Budget : 50
millions de dollars

Une ville décidément pas comme les autres.

Parmi les adaptations cinématographiques de jeux vidéo, Silent Hill demeure une des plus acclamées. Et pour cause, elle est réalisée par Christophe Gans (Crying Freeman, Le Pacte des Loups, La Belle et la Bête), grand passionné de la saga de Konami qui compte bien surprendre les fans avec une transposition de qualité. Il choisit alors Radha Mitchell (Pitch Black, Phone Game, Man on Fire) pour incarner Rose Da Silva, nouvelle protagoniste à la recherche de sa fille Sharon, qui constitue un des premiers rôles de Jodelle Ferland (BloodRayne II, Twilight Hésitation, La Cabane dans les Bois) au cinéma. Tandis qu’elle est prisonnière à Silent Hill, son mari Christopher part à sa recherche sous les traits de Sean Bean (GoldenEye, Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones).

Des jeux de lumière maîtrisés.
Un film contemporain de la saga Saw !

Soucieux d’être fidèle au premier jeu de la saga, le réalisateur met également en scène la policière Cybil Bennett et la mystérieuse Dahlia Gillepsie, respectivement interprétées par Laurie Holden (X-Files, The Majestic, The Walking Dead) et Deborah Kara Unger (Highlander 3, The Game, Thirteen). C’est pourtant bien Christabella, incarnée par Alice Krige (Star Trek Premier Contact, L’Apprenti Sorcier, Thor Le Monde des Ténèbres), qui dirige la secte ayant incarcéré Alessa, sosie de Sharon à l’origine des horreurs de la ville.

Une secte assez peu recommandable.
Un caméo remarqué pour Lisa Garland.

Bien qu’assez peu effrayant, l’univers de Silent Hill est bien retranscrit et valorisé par des plans particulièrement soignés. On y retrouve des éléments mystérieux et horrifiques comme le brouillard, la sirène qui retentit, la rouille caractéristique de l’autre dimension, les créatures désarticulées, les dessins d’enfant, l’école, l’hôpital et les infirmières, Lisa effectuant par ailleurs une apparition remarquée avec des yeux révulsés du plus bel effet. Co-composée par Akira Yamaoka, la bande originale réinterprète certaines mélodies du jeu vidéo, « Winged Horse » reprenant par exemple le début de la musique d’introduction à l’apparition du logo Metropolitan.

Un personnage dont la présence n’est pas vraiment justifiée.
Une superbe représentation des infirmières.

Silent Hill commence toutefois à pécher dans son alternance des scènes entre les recherches de Rose et celles de son mari, les interventions de ce dernier sonnant comme un hors sujet qui casse l’immersion, exception faite du plan final qui parvient à proposer un cliffhanger efficace. Si le jeu d’acteur ne se montre pas toujours très convaincant, le scénario manque de clarté et se contente trop d’évoluer en suivant les codes du jeu vidéo, l’héroïne se rendant simplement d’un lieu à un autre après avoir trouvé un simple indice. Christophe Gans a aussi fait le choix discutable d’incorporer des éléments de Silent Hill 2 comme l’hôtel, la musique « Lost Connection » qui reprend le célèbre thème « Promise » ainsi que Pyramid Head, dont la présence relève davantage du fan service. Loin d’être dénuée de qualités, cette adaptation reste une réussite mais aurait mérité une réalisation mieux ciblée sur le premier Silent Hill tout en s’affranchissant des codes du jeu vidéo.

 

Silent Hill Revelation

Date de sortie : 25 octobre 2012 (Hong Kong), 28 novembre 2012 (France)
Réalisateur : MJ Bassett
Acteurs principaux : Adelaide Clemens, Kit Harington, Sean Bean, Carrie-Anne Moss, Deborah Kara Unger, martin Donovan, Malcolm McDowell
Genre : Épouvante
Nationalité : Français
Compositeurs : Jeff Danna et Akira Yamaoka
Scénariste : MJ Bassett
Sociétés de production : Davis-Films, Universal et Open Road
Budget : 20
millions de dollars

Un sentiment de solitude rappelant le début de Silent Hill 3.

Six ans et demi après un premier film tout à fait convenable, une suite voit le jour sous l’objectif de MJ Bassett (La Tranchée, Wilderness, Solomon Kane). Adaptation logique de Silent Hill 3, il met en scène Adelaide Clemens (X-Men Origins Wolverine, Vampire, Gatsby le Magnifique) dans la peau de la jeune Heather partant à la recherche de son père, toujours joué par Sean Bean mais renommé Harry Mason pour échapper à la secte, en référence au héros du premier jeu Silent Hill. Cette dernière est accompagnée par Vincent Cooper, camarade de lycée marquant le premier rôle au cinéma de Kit Harington (Game of Thrones, Ma Vie avec John F. Donovan, Les Éternels).

Jon Snow à la recherche des sauvageons ?
Des décors vraiment réussis.

Si l’inspecteur Douglas apparaît brièvement sous les traits de Martin Donovan (Insomnia, Inherent Vice, Ant-Man), Claudia est incarnée par Carrie-Anne Moss (Matrix, Memento, The Bye Bye Man) et Léonard par Malcolm McDowell (If, Ken le Survivant, Halloween). Outre un flashback dévoilant une partie de la jeunesse de Dahlia Gillepsie, l’univers de Silent Hill 3 est fidèlement repris avec un bestiaire comprenant une créature qui tient des visages au bout de ses nombreux bras, le centre commercial et surtout le parc d’attractions où Alessa adolescente apparaît sous la forme d’une double maléfique d’Heather.

Un asile à la sécurité discutable…
Carrie-Anne Moss méconnaissable dans son rôle de Claudia.

Loin d’être la catastrophe proclamée par certains, Silent Hill Revelation s’en sort avec une réalisation correcte et effectue un lien intéressant avec Silent Hill Origins entre l’asile et le caméo de Travis Grady. Plus rapide que son prédécesseur, il donne moins cette impression de narration pensée comme celle d’un jeu vidéo mais ses mécaniques horrifiques se veulent bien plus criardes, laissant place à des jumpscares faciles et à une esthétique sanglante assez convenue. Malgré un combat final plaisant et sa décapitation façon Mortal Kombat, la présence de Pyramid Head y est une nouvelle fois des plus fantaisistes.

 

Retour à Silent Hill

Date de sortie : 21 janvier 2006 (Biélorussie, Égypte, Philippines), 4 février 2026 (France)
Réalisateur : Christophe Gans
Acteurs principaux : Jeremy Irvine, Hannah Anderson, Evie Templeton, Pearse Egan
Genre : Épouvante
Nationalité : Français
Compositeur : Akira Yamaoka
Scénaristes : Christophe Gans, Sandra Vo-Anh et Will Schneider
Société de production : Maze Pictures, Metropolitan Filmexport, Davis Films et The Electric Shadow Company
Budget : 23
millions de dollars

Une séquence d’ouverture qui ne pouvait être contournée.

Deuxième adaptation réalisée par Christophe Gans sortie vingt ans après sa précédente, Retour à Silent Hill marque le grand retour de la saga de Konami au cinéma avec une nouvelle interprétation de l’iconique Silent Hill 2. Jeremy Irvine (Cheval de Guerre, La Dame en Noir 2, Mamma Mia Here We Go Again) y incarne brillamment James Sunderland, homme tourmenté qui part à la recherche de sa femme Mary, dont il a reçu une lettre alors qu’elle est censée être morte depuis trois ans. Cette dernière apparaît sous les traits d’Hannah Emily Anderson (Jigsaw, X-Men Dark Phoenix, Smoke), qui interprète également son double Maria et l’inquiétante Angela.

Un personnage troublant qui aurait mérité d’être approfondi.
Une Maria correcte mais qui manque un peu de caractère.

/!\ SPOILERS /!\ Très fidèle au jeu vidéo d’origine, le film surprend dès son introduction en faisant le choix de dévoiler la rencontre entre James et Mary avant d’évoquer plusieurs moments de leur vie. Une innovation bienvenue qui va de pair avec une réalisation nettement plus convaincante que dans les deux premiers films, Retour à Silent Hill effectuant de belles transitions du passé vers le présent quand James atteint un lieu qui lui est familier. On retrouve en effet des environnements iconiques comme le belvédère avec vue sur le lac, le cimetière, les deux immeubles et l’hôpital Brookhaven. Si la prison et l’hôtel sont bien présents, il est dommage qu’on les voie pendant une si courte durée, tout comme le personnage d’Eddie qui n’apparaît qu’une seule et unique fois.

Une Laura autrement plus angoissante que dans les jeux.
Un scénario dans lequel Pyramid Head a enfin sa place.

L’autre point fort du film vient de ses créatures fidèlement retranscrites, notamment les boss qui ont eu droit à un soin particulier. Christophe Gans est même allé jusqu’à recruter des danseuses pour jouer les infirmières et la contorsionniste Giulia Pelagatti pour la créature sans bras et la femme araignée. Les personnages humains ne sont pas en reste avec une Laura bien plus flippante interprétée par Evie Templeton (Agnès DeMille dans la saison 2 de Mercredi), qui doublait déjà la fillette dans le récent remake de Silent Hill 2. Si la présence d’Akira Yamaoka à la composition fait plaisir à voir, certains choix peuvent surprendre comme la présence d’une nouvelle secte liée à Mary à l’époque où la ville semblait encore normale. Se terminant par une fin étonnamment heureuse durant laquelle James revit sa rencontre avec Mary, Retour à Silent Hill montre une nouvelle fois qu’adapter un jeu vidéo en film avec talent est toujours possible.

Napoléon (2023) de Ridley Scott

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Date de sortie : 22 novembre 2023 (2h 38min)
Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs principaux : Joaquin Phoenix, Vanessa Kirby, Ben Miles, Ian McNeice, Rupert Everett
Genre : Biopic historique
Nationalité : Américain
Compositeur : Steven E. de Souza et Jeb Stuart
Scénariste : David Scarpa
Société de production : Apple Studios et Scott Free Productions
Budget : 200
millions de dollars

Un couronnement historique

Épopée historique réalisée par Ridley Scott (Robin des Bois, Le Dernier Duel, House of Gucci), Napoléon est loin d’être la première adaptation cinématographique revenant sur la vie de l’empereur français iconique du début du XIXème siècle. Partant de sa carrière d’officier durant la Révolution Française jusqu’à son exil sur l’île de Sainte-Hélène en passant par son arrivée au pouvoir et ses principales conquêtes, il place Joaquin Phoenix (The Master, Her, Joker) dans la peau d’un Bonaparte présenté de manière bien plus humaine qu’à l’accoutumée, notamment dans sa relation avec Joséphine de Beauharnais, jouée par Vanessa Kirby (Jupiter Le Destin de l’Univers, The Crown, Mission Impossible Dead Reckoning).

Paul Barras, incarné par Tahar Rahim
Un empereur iconique !

Pourvu d’un casting de haut rang, il comprend également Ben Miles (V pour Vendetta, Speed Racer, Tetris) pour l’ambassadeur russe Armand de Caulaincourt, Ian McNeice (Ace Ventura en Afrique, From Hell, Oliver Twist) dans le rôle du mal-aimé Louis XVIII ainsi que l’imposant Rupert Everett (Inspecteur Gadget, Stardust Le Mystère de l’Étoile, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers) pour le duc de Wellington. Si le film dépeint la plupart des batailles napoléoniennes, il insiste davantage sur le siège de Toulon, les assauts d’Austerlitz et de Waterloo, survolant d’autres épisodes comme celui des Pyramides et de la Moskova.

Une romance laissant transparaître l’humanité du personnage.
Des scènes d’action spectaculaires !

Napoléon constituant essentiellement une création artistique à grand spectacle, le scénariste David Scarpa se permet quelques libertés qui engendrent des inexactitudes historiques sans grande importante, bien que l’on puisse lui en reprocher son nombre. Le film conserve une réalisation de qualité, alternant des batailles au rythme effréné avec une romance émouvante, y compris dans sa dimension épistolaire. S’il est loin d’être le meilleur film de Ridley Scott, Napoléon reste un bon cru dans la droite lignée de ses autres productions du même genre, comme 1492 Christophe Colomb et Kingdom of Heaven.

 

Die Hard Piège de Cristal, de John McTiernan

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Date de sortie : 20 juillet 1988 (Amérique du Nord), 21 septembre 1998 (France)
Réalisateur : John McTiernan
Acteurs principaux : Bruce Willis, Alan Rickman, Bonnie Bedelia, Clarence Gilyard, Rovert Davi, Grand L. Bush
Genre : Action, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Kamen
Scénaristes : Steven E. de Souza et Jeb Stuart
Société de production : Gordon Company
et Silver Pictures
Budget : 28 millions de dollars

Un humour décapant qui annonce la couleur !

Troisième film de John McTiernan (Predator, À la Poursuite d’Octobre Rouge, Medicine Man), Piège de Cristal inaugure la saga Die Hard en plaçant Bruce Willis (La Mort vous va si Bien, Pulp Fiction, Incassable) dans la peau de John McClane, lieutenant de police new-yorkais débarquant à Los Angeles la veille de Noël pour rejoindre sa femme Holly, jouée par Bonnie Bedelia (Présumé Innocent, Le Bazaar de l’Épouvante). S’il s’agit du premier rôle phare de l’acteur, Alan Rickman (Robin des Bois Prince des Voleurs, Harry Potter à l’École des Sorciers, Le Parfum) concrétise quant à lui sa toute première apparition au cinéma dans le rôle de Hans Gruber, terroriste ayant pris d’assaut la tour où Holly travaille.

« Viens me voir à Los Angeles, on passera Noël en famille, on fera la fête, … »
« Une mouche dans le lait, mon cher Hans ! Un petit rouage qui grippe, un emmerdeur. »

Pourvu d’un casting secondaire de qualité notamment composé de Clarence Gilyard (Top Gun, Walker Texas Ranger), Robert Davi (Les Goonies, Permis de Tuer, Predator 2) et Grand L. Bush (Colors, Demolition Man, Street Fighter L’Ultime Combat), Die Hard Piège de Cristal mêle efficacement action, suspense et survie avec des situations délicates dans lesquelles seul John McClane parvient à se fourrer. L’humour y est aussi très présent, ce dernier prenant un malin plaisir à narguer Hans grâce à des verves servies par le doublage exceptionnel de Patrick Poivrey – Je vous trouve bien gênant pour un gardien de la sécurité. – HIIIN… désolé Hans, vous avez perdu, il y a erreur sur la personne, mais vous avez le droit à une deuxième chance ! ») ou encore en lui indiquant qu’il a une mitraillette sur le cadavre du premier homme qu’il tue.

« Quand on est une jeune recrue et qu’on va à l’école on apprend beaucoup de choses, mais pas à vivre avec le poids d’une erreur. »
« – Les Américains sont incroyables, mais cette fois, John Wayne ne s’éloignera pas dans le soleil couchant avec Grace Kelly. – C’est Gary Cooper, c*nnard ! »

Pourvu d’une réalisation de haute volée servie par les talents de John McTiernan, Die Hard Piège de Cristal ne lésine pas non plus sur la violence avec des impacts de balles particulièrement sanglants pouvant rappeler la brutalité d’un RoboCop. Auréolé par les superbes musiques à suspense de Michael Kamen (Brazil, Highlander, L’Arme Fatale), il tient aussi son lot de passages dramatiques, comme celui où le sergent Al Powell avoue ne plus réussir à se servir d’une arme depuis qu’il a accidentellement tué un mineur. Un grand classique du film d’action ayant connu deux suites dans les années 90 (dont une du même réalisateur) ainsi que deux autres bien plus dispensables.

Mary à Tout Prix, de Peter et Bobby Farrelly

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Date de sortie : 15 juillet 1998 (Amérique du Nord), 10 novembre 1998 (France)
Réalisateurs : Peter et Bobby Farrelly
Acteurs principaux : Ben Stiller, Cameron Diaz, Matt Dillon, Lee Evans, Chris Elliiott, Lin Shaye, Keith David, W. Earl Brown
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Compositeur : Jonathan Richman
Scénaristes : Ed Decter, John J. Strauss,
Peter et Bobby Farrelly
Société de production : Twentieth Century Fox
Budget : 23 millions de dollars

La virilité dans toute sa splendeur !

Troisième film de Peter et Bobby Farrelli (Dumb & Dumber, Strike, Fous d’Irène), Mary à Tout Prix fait partie de ces comédies incontournables de la fin des années 90 dans lesquelles les situations rocambolesques se multiplient autant que les répliques culte. Ben Stiller (Génération 90, Disjoncté, Mystery Men) y incarne Ted Stroehmann, lycéen timide aux cheveux à moitié ébouriffés ayant un coup de cœur particulier pour Mary Jensen, interprétée par Cameron Diaz (The Mask, Very Bad Things, Dans la Peau de John Malkovich), jeune blonde au centre de tous les désirs. Des archétypes auxquels s’ajoutent Bob, futur chiropracteur déchaîné avec ses longs cheveux bouclés, ainsi que Warren, attardé mental dont tout le monde se fiche et qui devient violent si on lui touche les oreilles.

Comment ruiner son premier rencard en une seconde !

L’introduction pose efficacement le cadre avec Ted qui enchaîne les gaffes en allant chercher Mary pour la boum après s’être fait charrier par son beau-père, sous les traits de Keith David (The Thing, Platoon, Mort ou Vif). S’ensuit un passage iconique où il attire tous les regards quand il se coince précipitamment « la merguez et les pois chiches » en remontant sa braguette, les réactions de son entourage s’avérant toutes aussi absurdes les unes que les autres (« Te fais pas de souci : elle est assistante dentaire, elle saura exactement quoi faire ! »). La majeure partie de Mary à Tout Prix se déroule ensuite treize ans plus tard tandis que Ted cherche à retrouver Mary sur les conseils de son ami Dom, joué par Chris Elliott (Un Jour sans Fin, Strike, Scary Movie 2).

« C’est la merguez ou les pois chiches ? »
Règle n°1 : ne jamais retrouver une fille par l’intermédiaire d’un autre !

Il engage alors Pat Healy, détective privé interprété par Matt Dillon (Outsiders, Rumble Fish, Sexcrimes), qui outrepasse vite ses fonctions pour approcher Mary et tenter de la séduire en se faisant passer pour un architecte remplissant tous les critères de son idéal masculin. C’est d’ailleurs en l’espionnant avec ses jumelles pendant qu’elle se déshabille qu’il tombe avec effroi sur les seins atrophiés de Madga, voisine âgée de Mary interprétée par Lin Shaye. S’ajoutent à eux Tucker, livreur de pizzas incarné par Lee Evans (La Souris, Le Cinquième Élément, Le Médaillon), qui lui aussi se fait passer pour un architecte et cherche à obtenir son affection en simulant un handicap physique, les contorsions désarticulées qu’il provoque avec ses béquilles le rendant ridiculement drôle.

« C’est comme rêver de gorgonzola quand c’est l’heure… des p’tits suisses ! »
Des énergumènes particulièrement barrés !

Enchaînant les gags d’une manière tout aussi efficace que l’excellent Dumb & Dumber, Mary à Tout Prix est le théâtre de nombreuses situations grotesques et invraisemblables durant le parcours de Ted pour la Floride. On peut retenir son psychologue qui part discrètement manger tellement il trouve son récit ennuyeux, son arrestation parmi des homosexuels alors qu’il allait juste pour uriner sur une aire d’autoroute, l’autostoppeur qui le bassine avec ses fameux abdos en sept minutes ou encore le flic qui le tabasse en pensant qu’il parle d’un cadavre que son passager avait laissé dans la voiture. Les réalisateurs ont d’ailleurs repris deux autres acteurs de Dumb & Dumber pour de petits rôles, l’autostoppeur étant joué par Harland Williams (le flic à moto qui arrêtait Lloyd et Harry) et l’inspecteur de police par Rob Moran (le barman dans la station d’Aspen).

Des retrouvailles émouvantes.
Un personnage qui cachait bien son jeu !

La grande force de Mary à Tout Prix réside aussi dans le message qu’il délivre au-delà des délires qui l’habitent, un registre émouvant venant plusieurs fois rappeler la différence entre un amour sincère et une simple attirance. Même si sans jamais vraiment se prendre au sérieux, le film est ponctué par les compositions de Jonathan Richman qui, accompagné de son batteur Tommy Larkins, vient à plusieurs reprises résumer les différents rebondissements du scénario par le biais de chansons succulemment ringardes. Le délire continue même pendant un générique final d’anthologie bercé par la chanson « Build Me Up Buttercup » du groupe de soul The Foundations, qui constitue un véritable clip s’amusant à détourner de nombreux passages du film avec les acteurs qui font comme s’ils chantaient. Marquant le plus grand succès des frères Farrelly, Mary à Tout Prix s’impose comme une comédie savoureuse à consommer sans modération !

Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur, de Francis Lawrence

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Date de sortie : 15 novembre 2023 (2h 37min)
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs principaux : Tom Blyth, Rachel Zegler, Josh Andres Rivera, Hunter Schafer, Fionnula Flanagan, Jason Schwartzman, Peter Dinklage, Ashley Liao
Genre : Science-fiction, action
Nationalité : Américain
Compositeur : James Newton Howard
Scénariste : Michael Arndt
Sociétés de production : Color Force, Good Universe et Lionsgate Films
Budget : 100 millions de dollars

Un rapprochement perceptible dès les premiers instants.

Huit ans après une tétralogie à la qualité des plus discutables, la saga créée par Suzanne Collins refait surface au cinéma dans un préquel intitulé Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur. Réalisé par Francis Lawrence (Constantine, Je suis une Légende, Red Sparrow), il effectue un bond de soixante-quatre ans en arrière pour se concentrer sur la jeunesse de Coriolanus Snow avant qu’il ne devienne le président tyrannique de la république de Panem. Premier rôle majeur de Tom Blyth, il se retrouve alors au Capitole comme mentor du District 12 durant la dixième édition des Hunger Games, créés pour punir la population de leur révolte passée.

Un cadre post-apocalyptique toujours aussi efficace.
Volumina Gaul, une alliée terrifiante.

Riche parmi les plus aisés, il est alors chargé d’encadrer Lucy Gray Baird, incarnée par Rachel Zegler (West Side Story, Shazam La Rage des Dieux), dont le caractère s’oppose à celui de Katniss Everdeen pour son utilisation de la ruse au combat et sa manière de manipuler les foules. Sous la direction du président Casca Highbottom joué par Peter Dinklage (Game of Thrones, Pixels, Avengers Infinity War), les Hunger Games sont alors supervisés par le docteur Volumina Gaul sous les traits de Viola Davis (Prisoners, Suicide Squad, Fences) et présentés par Lucretius Flickerman, interprété par Jason Schwartzman (Scott Pilgrim, Dans l’Ombre de Mary, Big Eyes).

Un clin d’œil fortement symbolique.
Une romance émouvante amenant à une fin des plus ambiguës.

Bien mieux réalisé que ses prédécesseurs, Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur profite aussi d’une écriture plus aboutie pour relancer l’intérêt d’un scénario dévoilant Coriolanus Snow sous un tout autre jour, Tom Blyth et Rachel Zegler se montrant tous deux très convaincants. Cette dernière effectue d’ailleurs des clins d’œil appréciables à Katniss avec sa révérence, sa mention du geai moqueur et sa chanson « The Hanging Tree » qui traverse les âges tout en complétant les compositions entraînantes de James Newton Howard (Incassable, Batman Begins, Maléfique). Un préquel réussi grâce à des acteurs impliqués et à un scénario proposant une problématique pertinente sur la relation entre les pauvres et les privilégiés.

Dracula (1992) de Francis Ford Coppola

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Date de sortie : 13 novembre 1992 (Amérique du Nord), 13 janvier 1993 (France)
Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs principaux : Gary Oldman, Keanu Reeves, Winona Ryder, Anthony Hopkins, Cary Elwes
Genre : Épouvante, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Wojciech Kilar
Scénariste : James V. Hart
Sociétés de production : Columbia Pictures et American Zoetrope et Osiris Films
Budget : 40 millions de dollars

Une introduction des plus marquantes.

Près de trente-cinq ans après la célèbre prestation de Christopher Lee dans Le Cauchemar de Dracula, le roman de Bram Stoker est une nouvelle fois adapté au cinéma sous l’objectif de Francis Ford Coppola (Le Parrain, Conversation Secrète, Apocalypse Now). Un film qui se démarque fortement de ses prédécesseurs en présentant davantage le comte comme la victime d’une malédiction sous les traits du talentueux Gary Oldman (JFK, True Romance, Batman Begins). Après une introduction artistique dont les ombres chinoises mettent en scène Dracula qui renie l’Église après le suicide de sa femme, le scénario prend place quatre siècles plus tard tandis que le clerc de notaire Jonathan Harker, interprété par le jeune Keanu Reeves (Les Liaisons Dangereuses, L’Associé du Diable, Matrix) est envoyé en Transylvanie pour conclure la vente d’une abbaye auprès du comte.

Un très joli travail sur les ombres.
Anthony Hopkins à fond dans son rôle.

Le scénario innove alors avec une romance entre Dracula et Mina Murray, fiancée de Jonathan jouée par Winona Ryder (Beetlejuice, Edward aux Mains d’Argent, Le Temps de l’Innocence), qui lui rappelle fortement sa défunte épouse Elizabeta. Très esthétique, le film fait également transparaître l’érotisme du roman à travers le sort de Jonathan, séquestré au château par trois femmes vampires qui se nourrissent de son sang, l’une d’elles marquant le premier rôle de Monica Belluci dans une production américaine. Tandis que le comte part à Londres sur les traces de Mina, il ne tarde pas à être traqué par le professeur Abraham Van Helsing, incarné par Anthony Hopkins (Elephant Man, Le Silence des Agneaux, Nixon) tandis que le seigneur Arthur Holmwood, sous les traits de Cary Elwes (Hot Shots, Sacré Robin des Bois, Menteur Menteur), cherche à venger sa compagne vampirisée.

John's Horror Corner: Bram Stoker's Dracula (1992), Francis Ford Coppola's wonderfully ambitious romantic horror-fantasy about a vampire with a broken heart. | Movies, Films & Flix
Des créatures fantastiques éblouissantes.
Gary Oldman au sommet !

Pourvu d’une belle réalisation malgré un montage parfois étrange qui peut rendre le scénario difficile à suivre, le film plonge le spectateur dans de somptueux décors fantastiques avec de jolis costumes de l’époque victorienne n’ayant rien à envier à la saga de jeux vidéo Castlevania. Gary Oldman y excelle aussi bien sous son impressionnant maquillage livide que sous sa forme rajeunie coiffée d’un haut-de-forme, son ombre se déplaçant subtilement de manière indépendante. Dracula brille également par les compositions enivrantes de Wojciech Kilar, la chanson finale « Love Song for a Vampire » étant interprétée par Annie Lennox. Auréolé des oscars des meilleurs costumes, des meilleurs maquillages et des meilleurs montages d’effets sonores, il s’impose comme une œuvre majeure dépeignant la légende autour du célèbre vampire.

DogMan, de Luc Besson

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Date de sortie : 27 septembre 2023 (1h 53min)
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs principaux : Caleb Landry Jones, Lincoln Powell, Jonica T. Gibbs, Christopher Denham, Clemens Schick
Genre : Drame
Nationalité : Français
Compositeur : Éric Serra
Scénariste : Luc Besson
Sociétés de production : Luc Besson Production, Ondamax Films et EuropaCorp
Budget : 20 millions d’euros

 

Partout où il y a un malheureux, Dieu envoie un chien

 

Un protagoniste profondément humain.

Drame psychologique réalisé par Luc Besson (Le Dernier Combat, Lucy, Anna), DogMan est l’occasion d’un retour aux sources pour le réalisateur, qui choisit à nouveau de centrer son propos sur un personnage au ban de la société. Interprété par le talentueux Caleb Landry Jones (X-Men Le Commencement, Antiviral, Get Out), Douglas Munrow a en effet été violenté durant son enfance et jeté avec des chiens en cage par son père, sous les traits de Clemens Schick (Casino Royale, Largo Winch 2, Point Break). Ayant finalement trouvé du réconfort parmi ses bêtes, il mène une vie de marginal en se travestissant pour le cabaret dans lequel il se plaît à chanter chaque vendredi soir.

« Les enfants prennent l’affection où ils la trouvent. »
Des séquences pouvant rappeler les dialogues entre Clarice Starling et Hannibal Lecter dans Le Silence des Agneaux.

Plusieurs fois arrêté pour suspicion de meurtres, il est consulté par une psychiatre jouée par Jonica T. Gibbs, le film procédant alors à de nombreux flashbacks qui dévoilent le vécu du protagoniste, de sa paralysie au règlement de compte avec la mafia en passant par son interprétation magistrale de « La Foule » d’Edith Piaf. Loin des clichés sur les drag queens, l’épatante interprétation de Caleb Landry Jones rend son personnage touchant sur toute la durée du film, notamment lors de sa romance avec la chanteuse Salma Bailey, brillamment incarnée par Grace Palma.

Des situations abracadabrantes.
« J’ai toujours adoré me travestir : c’est ce qu’on fait quand on ne sait pas vraiment qui on est, n’est-ce pas ? »

Film aux tonalités sombres et mélancoliques, DogMan dispose d’une qualité d’écriture qui renforce l’intérêt de ses personnages jusqu’à des rôles secondaires comme l’assureur Ackerman, joué par Christopher Denham (Shutter Island, Argo, Oppenheimer). Tandis que le long métrage baigne dans la religion, la violence se veut tout aussi marquée sous des compositions toujours plus intenses. Malgré une fin un peu trop classique qui aurait mérité une plus grande brutalité, DogMan se démarque assez largement des autres films de son époque grâce au talent de son acteur principal, rappelant à la fois Le Silence des Agneaux pour les interrogatoires en prison ainsi qu’Orange Mécanique et Joker pour le faciès et la personnalité de Douglas.

« Autant que je sache, les chiens n’ont qu’un seul défaut : ils ont confiance en l’homme. »

Equalizer, la trilogie musclée d’Antoine Fuqua

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Equalizer

Date de sortie : 24 septembre 2014 (Belgique, Indonésie), 1er octobre 2014 (France)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs principaux : Denzel Washington, Chloë Grace Moretz, Marton Csokas, Johnny Skourtis, David Harbour, Haley Bennett, Bill Pullman, Melissa Leo, Vladimir Kulich
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Harry Gregson-Williams
Scénariste : Richard Wenk
Sociétés de production : CBS Films, Escape Artists, Village Roadshow Pictures, …
Budget : 55 millions de dollars

Un black dans la mafia ?

Adaptation de la série télévisée éponyme des années 80 par Antoine Fuqua (Training Day, Les Larmes du Soleil, Les Sept Mercenaires), Equalizer met en scène Denzel Washington (Déjà Vu, American Gangster, Fences) dans le rôle de Robert McCall, ancien agent secret coulant des jours tranquilles à Boston en travaillant dans un magasin de bricolage. Il lui est toutefois impossible de ne pas réagir face à la situation de la jeune Alina, jouée par Chloë Grace Moretz (Kick-Ass, Carrie la Vengeance, Si je reste), victime d’un réseau de proxénétisme russe particulièrement violent. McCall n’a pas oublié ses talents d’autrefois et se débarrasse des gangsters en calculant chaque geste à la seconde, la moindre action étant sublimée par une réalisation offrant différents plans de grande qualité. Parfois tourmenté par la liberté qu’il se donne en ôtant la vie des malfrats, il lui arrive de rendre visite à d’anciens collègues, l’un deux apparaissant sous les traits de Bill Pullman (Malice, Wyatt Earp, Casper).

Chloë Grace Moretz et ses rôles torturés.
Psychopathe jusqu’au bout.

Denzel Washington révèle ici un immense talent en jouant un personnage charismatique par son calme et ses mises en scène où il utilise des éléments du décor pour vaincre ses ennemis façon Jason Bourne. Il trouve alors un adversaire à sa hauteur en la personne de Nikolaï Itchenko, redoutable gangster envoyé par le chef du réseau incarné par Marton Csokas (Alice au Pays des Merveilles, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, The Amazing Spider-Man Le Destin d’un Héros), un de ses hommes de main étant joué par David Harbour (Quantum of Solace, Balade entre les Tombes, Stranger Things). Leurs affrontements de près ou de loin animent la grande majorité du film avec des scènes d’anthologie comme celle où il vient à bout de cinq hommes dans un bar après leur avoir demandé la liberté d’Alina et celle où il espionne ses vis-à-vis en train de le chercher dans son appartement.

Le face-à-face tant attendu.
Un affrontement final particulièrement soigné.

Non sans rappeler la prestance d’un James Bond, McCall est mis à rude épreuve pendant l’affrontement final alors que son ennemi et ses hommes l’attirent avec des otages. Sublimé par le suspense et la musique puissante de Harry Gregson-Williams, ce final renforce encore l’identité du personnage, qui planifie tout pour les anéantir avec des outils comme une perceuse et un fusil à clous, faisant ainsi passer Jason Voorhees pour un has-been. Entre l’altruisme de McCall qui laisse toujours une chance à ses adversaires, la sociopathie de Nikolaï qui s’y oppose gravement et l’évolution d’Alina mise en valeur par la talent de Chloë Moretz, ce premier Equalizer s’impose comme un thriller action de grande qualité n’ayant pas grand-chose à envier à Taken.

Junk Food Cinemas

 

Equalizer 2

Date de sortie : 19 juillet 2018 (Portugal, Australie), 15 août 2018 (France)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs principaux : Denzel Washington, Pedro Pascal, Ashton Sanders, Bill Pullman, Melissa Leo, Orson Bean
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Harry Gregson-Williams
Scénariste : Richard Wenk
Sociétés de production : CBS Films, Escape Artists, Lonetree Entertainment et Mace Neufeld Productions
Budget : 62 millions de dollars

Un relationnel plus poussé qu’avec Chloë Grace Moretz.

Quatre ans après un premier film qui avait déjà mis la barre haute sur la mise en scène de l’action,  Denzel Washington continue de surprendre dans une suite où Robert McCall vient en aide aux gens qui le contactent. Encore marqué par la perte de sa femme, il mène une vie de chauffeur à Boston et ne peut s’empêcher de corriger ceux qui ont l’audace de s’en prendre aux proches d’une personne innocente. Toujours au top, la réalisation d’Antoine Fuqua frappe dès l’introduction dans le train avec des scènes d’action originales et très bien rythmées dans lesquelles McCall vient à bout de ses opposants en prévisualisant et en calculant tous leurs mouvements.

Une amitié précieuse à l’avenir inattendu.
Une relation de confiance indestructible ?

Alors qu’une de ses proches se fait violemment écarter d’une enquête, McCall en fait une affaire personnelle et suit différentes pistes avec l’aide de son ancien collègue Dave York, brillamment interprété par Pedro Pascal (Game of Thrones, Kingsman Le Cercle d’Or, The Last of Us). Il vient également en aide à un jeune graphiste du nom de Miles, partagé entre ses cours d’art et des trafics avec un voisinage douteux. De la relation entre les deux personnages ressort une puissante leçon de vie sur l’avenir et la responsabilité de l’utilisation d’une arme à feu, Denzel Washington démontrant une fois de plus une implication forte à la manière d’un Fences.

« – Pourquoi moi ? – Pourquoi pas toi ? »
« Vous avez fait une erreur : vous avez tué mon amie. Donc… je vais tuer chacun d’entre vous, et la seule déception que j’éprouverai, c’est que je ne pourrai le faire qu’une fois. »

Si l’action est un grand point fort du film, la violence n’est pas en reste et le suspense est efficacement maintenu grâce à la tension suggérée par les plans et la musique au ton grave. La séquence où Miles est recherché dans la cachette de l’appartement de McCall illustre à ce propos parfaitement le talent du réalisateur. La dualité avec le principal antagoniste est encore plus marquée que dans le premier film du fait de l’effroyable trahison amenée par le scénario, notamment lors de l’assaut final sous le tempête, à plusieurs contre un façon Skyfall. Un très bon thriller action qui parvient à surpasser son prédécesseur !

 

Equalizer 3

Date de sortie : 30 août 2023 (1h 49min)
Réalisateur : Antoine Fuqua
Acteurs principaux : Denzel Washington, Dakota Fanning, David Denman, Sonia Ben Ammar, Andrea Scarduzio
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Marcelo Zarvos
Scénariste : Richard Wenk
Sociétés de production : Columbia Pictures et Escape Artists
Budget : 70 millions de dollars

Cette manie de se fourrer dans des situations dangereuses…

Cinq ans après un deuxième film des plus brillants, Robert McCall revient une dernière fois dans un Equalizer 3 faisant office de conclusion pour la trilogie d’Antoine Fuqua. Alors que l’ancien agent de la CIA s’est retiré en Italie pour y prendre une retraite paisible, il se voit obligé de reprendre du service quand la mafia locale s’attaque aux habitants avec lesquels il a soudé des liens. Après une introduction d’une violence particulièrement marquée, le film s’étend sur un joli cadre sicilien avec un McCall usé par la fatigue et prêt à en finir avec ses démons d’antan.

Une violence plus présente qu’à l’accoutumée.
Un duo à l’intrigue intéressante.

Enquêtant sur un trafic de drogue ayant lieu dans les vignobles locaux, il collabore à distance avec l’agent du FBI Emma Collins, interprétée par Dakota Fanning (La Guerre des Mondes, Brimstone, Once Upon A Time in Hollywood), qui retrouve Denzel Washington près de vingt ans après Man on Fire. À partir du premier coup de téléphone commence alors une relation particulière durant laquelle McCall lui fait parvenir toutes sortes d’indices sans savoir pourquoi il lui fait davantage confiance.

Un parrain qui ne plaisante pas.

Dirigée par le redoutable Vincent Quaranta sous les traits d’Andrea Scarduzio, la mafia se montre impitoyable mais est rapidement mise en difficulté par McCall, qui s’allie aux habitants pour mieux s’en protéger. Si on peut regretter que l’affrontement final soit remplacé par une simple infiltration dans la demeure du principal antagoniste, il reste magnifiquement mis en scène en plus d’insister sur le sadisme dont peut faire preuve le héros face à de tels personnages. Moins convaincant que ses prédécesseurs, Equalizer 3 constitue toutefois une belle conclusion jusqu’au générique de fin, où l’on apprend qu’Emma Collins est en réalité la fille de Brian et Susan Plummer.

« Votre mère serait fière de vous. »