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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Horizon : une Saga Américaine de Kevin Costner

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Date de sortie : 26 juin 2024 (Islande), 3 juillet 2024 (France)
Réalisateur : Kevin Costner
Acteurs principaux : Kevin Costner, Sienna Miller, Sam Worthington, Jena Malone, Michael Rooker, Abbey Lee Kershaw, Isabelle Fuhrman
Genre : Western
Nationalité : Américaine
Compositeur : John Debney
Scénaristes : Kevin Costner et Jon S. Baird
Sociétés de production : New Line Cinema et Territory Pictures
Budget : 50 millions de dollars

Des scènes de tension inhérentes au genre.

Western marquant le grand retour de Kevin Costner (Danse avec les Loups, Robin des Bois Prince des Voleurs, Postman) à la réalisation vingt ans après Open Range, Horizon Une Saga Américaine constitue le premier chapitre d’une trilogie qui se déroule dans l’Ouest américain sur une période de quinze ans précédant et suivant la guerre de Sécession. Prenant place en 1859 puis en 1863, l’intrigue suit la vie de plusieurs pionniers et leurs confrontations avec les Apaches. Le réalisateur lui-même y incarne le marchand de chevaux Hayes Ellison, rapidement courtisé par la prostituée Marigold, sous les traits d’Abbey Lee Kershaw (Mad Max Fury Road, The Neon Demon, Old).

Un récit réconté selon plusieurs points de vue.
Des personnages charismatiques.

Si le scénario s’intéresse principalement à la survivante Frances Kittredge et au lieutenant Trent Gephardt, respectivement joués par Sienna Miller (Layer Cake, Stardust Le Mystère de l’Étoile, American Sniper) et Sam Worthington (Avatar, Le Choc des Titans, Tu ne Tueras Point), il met aussi en scène des personnages charismatiques interprétés par Michael Rooker (Replicant, Super, The Walking Dead), Jamie Campbell Bower (Sweeney Todd, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Stranger Things) et Jeff Fahey (Wyatt Earp, Lost, Alita Battle Angel). Mises en avant tout au long du film, les femmes ne sont pas en reste avec la présence de Jena Malone (Into the Wild, Nocturnal Animals, Rebel Moon Enfant du Feu) et d’Isabelle Fuhrman (Esther, Hunger Games, After Earth).

Une romance qui surgit pendant la guerre.
Un gentleman extraordinaire…

Pourvu d’une très belle réalisation qui prouve que Kevin Costner n’a rien perdu de ses talents, le film parvient à maintenir un bon rythme pendant trois heures avec plusieurs histoires qui s’entrecroisent autour d’Horizon, ville moderne représentant l’avenir à atteindre. Si les dialogues sont nombreux, l’action est aussi présente durant quelques passages, le principal ne lésinant pas sur la violence avec un incendie des plus impressionnants. L’absence de manichéisme se fait également ressentir par les points de vue de chaque camp, le chef Apache remettant lui-même en question les actions de son peuple. Auréolé de superbes musiques composées par John Debney (Hocus Pocus, L’Île aux Pirates, Menteur Menteur), ce premier Horizon pose les bases d’une production solide dont on espère voir le dénouement malgré son échec commercial.

 

Brisby et le Secret de NIMH, premier film de Don Bluth

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Date de sortie : 15 juillet 1982 (République Fédérale Allemande), 8 décembre 1982 (France)
Réalisateur : Don Bluth
Comédiens de doublage : Jane Val, Micheline Dax, Jean Martinelli, Georges Atlas, Guy Chapellier, Jackie Berger
Genre : Animation, drame
Nationalité : Américaine
Compositeur : Jerry Goldsmith
Scénaristes : Don Bluth, Gary Goldman, John Pomeroy et Will Finn
Société de production : Don Bluth Productions
Budget : 7 millions de dollars

Un synopsis qui se montre d’emblée dramatique.

Adaptation animée du roman éponyme de Robert C. O’Brien, Brisby et le Secret de NIMH constitue le tout premier long métrage réalisé par Don Bluth (Fievel et le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, Charlie mon Héros), ce dernier ayant pris son indépendance en créant son propre studio de production après que Disney lui a refusé ce projet estimé trop sombre. Le scénario prend place dans un champ aux abords d’une ferme alors que Madame Brisby, mère de quatre souriceaux, part à la recherche d’un remède pour soigner la pneumonie de son jeune fils avant de devoir trouver un moyen de déplacer leur habitat en urgence à cause de la dangerosité des tracteurs lors des moissons en approche.

De très jolis arrières-plans.
Une hostilité permanente.

Détaillé au niveau de son animation, le film se démarque fortement de la concurrence de son époque par un univers glauque pourvu d’un certain nombre de personnages au rendu hostile ou inquiétant, qu’il s’agisse du chat Dragon, du chef des rats Nicodemus ou du grand hibou imposant. Le scénario va même jusqu’à faire référence au National Institute of Mental Health, institution gouvernementale américaine pour la santé ici utilisée comme organisation ayant effectué d’étranges expériences sur des rats. Si l’histoire ne raconte rien d’exceptionnel, tout se joue au niveau de la qualité de sa narration, qui sait aussi instaurer des moments plus apaisants avec l’unique chanson « Pour l’Amour d’un Enfant », ou encore comiques avec le corbeau Jérémy, qui n’arrête pas de s’emmêler dans des fils.

Un des personnages les plus impressionnants.
Un antagoniste qui aurait plus être plus percutant.

Lors de sa sortie française, Brisby et le Secret de NIMH a notamment bénéficié du talent de plusieurs comédiens de doublages. On trouve ainsi Micheline Dax (Cléopâtre dans Astérix et Cléopâtre, Bianca Castafiore dans Tintin et le Lac aux Requins, Ursula dans La Petite Sirène) pour Tatie Musaraigne, Jacques Balutin (Tweedle Dum dans Alice au Pays des Merveilles, Kay dans Merlin l’Enchanteur, Zig-Zag dans Toy Story) pour Jérémy, Guy Chapellier (Jim Chéri dans La Belle et le Clochard, le prince Philippe dans La Belle au Bois Dormant, Ryu dans le film animé Street Fighter II) pour le rat Justin ou encore Jackie Berger, connue pour ses  nombreuses voix d’enfants. Le film marque également le dernier doublage de Jean Martinelli (Shere Kahn dans Le Livre de la Jungle, le roi Richard dans Robin des Bois, César dans Les Douze Travaux d’Astérix) avant son décès. Un film d’anthologie ayant pleinement lancé la carrière de Don Bluth dans la réalisation de longs métrages animés qui ont marqué toute une génération.

 

Contenu de l’édition :

  • Boîtier Digipack 3 volets avec étui
  • Blu-ray du film (82’46 »)
  • DVD du film (79’22 »)
  • 5 cartes postales
  • Interview de Xavier Kawa-Topor, spécialiste du cinéma d’animation (2024, 26’58 »)
  • Making of d’époque (inédit, HD d’après scan 16mm, 52’05 », VOST)
  • Bande-annonce (2’21 », VOST)

Le Comte de Monte-Cristo (2024), d’Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte

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Date de sortie : 28 juin 2024 (2h 58min)
Réalisateurs : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte
Acteurs principaux : Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier, Laurent Lafitte, Patrick Mille, Anamaria Vartolomei
Genre : Aventure, historique
Nationalité : Française
Compositeur : Jérôme Rebotier
Scénaristes : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte
Sociétés de production : Chapter 2 et Pathé Films, en coproduction avec Fargo Films et M6 Films
Budget : 43 millions d’euros

Ayant subi les pires affronts, Dantès est bien décidé à régler ses comptes.

Adaptation du roman éponyme d’Alexandre Dumas par Alexandre de La Patellière (Le Prénom, Le Meilleur reste à venir) et Matthieu Delaporte (La Jungle, Un Illustre Inconnu), Le Comte de Monte-Cristo propose une version modernisée de cette célèbre histoire de vengeance se déroulant au début du XIXème siècle, avec le talentueux Pierre Niney (Yves Saint Laurent, Sauver ou Périr, OSS 117 Alerte Rouge en Afrique Noire) dans le rôle principal. Jeune marin promu capitaine sur le point de se marier avec la ravissante Mercédès Herrera sous les traits d’Anaïs Demoustier (La Fille au Bracelet, Noembre, Daaaaaali !), Edmond Dantès est en effet dénoncé comme sympathisant bonapartiste par trois hommes et ressurgit tel Batman après quatorze années d’enfermement sous sa nouvelle identité.

Des dialogues bien construits servis par de magnifiques décors.

 

Un trio d’antagonistes au charisme avéré.

Film d’aventure grandiose, Le Comte de Monte-Cristo se montre bien plus convaincant que le diptyque des Trois Mousquetaires D’Artagnan et Milady par la qualité de sa réalisation, de ses costumes d’époque et de ses décors, allant du massif de la Clape à la chapelle de Villeneuvette en passant par le château d’If. Les musiques au violon viennent fortement renforcer l’intrigue tandis que Pierre Niney excelle dans son interprétation, son personnage se plaisant à se vêtir de toutes sortes de masques pour parvenir à ses fins. Sachant s’entourer de personnages secondaires attachants comme Haydée et André de Villefort, il va même jusqu’à leur faire répéter les répliques qu’ils devront prononcer durant certains passages, le parallèle entre la préparation et la réalité étant efficacement mis en scène.

Une vengeance astucieusement menée.
De mélancoliques retrouvailles.

Du haut de ses trois heures, le film se montre étonnamment bien rythmé et régale le spectateur par son jeu d’acteur et son casting cinq étoiles. En plus des deux personnages principaux, les traîtres sont en effet incarnés par Bastien Bouillon (La Nuit du 12, Simone Le Voyage Du Siècle, Un Homme en Fuite), Laurent Lafitte (Mais qui a Re-Tué Pamela Rose, Elle, Au Revoir Là-Haut) et Patrick Mille (99 Francs, Les Trois Mousquetaires D’Artagnan et Milady). Concrétisant une vengeance astucieuse mais qu’on aurait pu imaginer plus violente dans son exécution, Le Comte de Monte-Cristo s’impose aisément comme un des meilleurs films français de sa génération.

 

 

Les Noces Rebelles, de Sam Mendes

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Date de sortie : 19 décembre 2008 (Indonésie), 21 janvier 2009 (France)
Réalisateur : Sam Mendes
Acteurs principaux : Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, David Harbour, Dylan Baker, Kathy Bates, Zoe Kazan
Genre : Drame, romance
Nationalité : Américano-britannique
Compositeur : Thomas Newman
Scénariste : Justin Haythe
Sociétés de production : Evamere Entertainment, Neal Street Productions et Scott Rudin Productions, en association avec BBC Films et Goldcrest Pictures
Budget : 35 millions de dollars

Tout commence par une belle rencontre.

Adaptation du roman Revolutionary Road de Richard Yates par Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la Perdition, Skyfall), Les Noces Rebelles marque les retrouvailles entre Leonardo DiCaprio (Mort ou Vif, Roméo + Juliette, Once Upon a Time in Hollywood), et Kate Winslet (Hamlet, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, The Reader) plus de dix ans après leur révélation au grand public dans Titanic. Ces derniers incarnent Frank et April Wheeler, jeune couple américain des années 1950 qui cherche à sortir de sa routine quotidienne en envisageant une nouvelle situation professionnelle au cœur de la ville de Paris.

Une mélancholie dont seule Kate Winslet a le secret.
Un plan des plus évocateurs.

Se considérant comme bien au-dessus de toutes conventions sociales, ils se plaisent pourtant à mener une vie morose aux côtés de leurs voisins ou collègues, interprétés par David Harbour (Le Secret de Brokeback Mountain, Quantum of Solace, Equalizer), Kathy Bates (Misery, Apparitions, Le Tour du Monde en 80 Jours) ou encore Dylan Baker (Celebrity, Requiem for a Dream, Spider-Man 2 et 3). Tandis qu’ils finissent par devenir ce qu’ils voulaient éviter d’être, ils commencent à sombrer dans l’adultère, ce qui les conduit inévitablement vers la perte de confiance et la violence.

Le début de la déchéance…
Un plan sombre pouvant rappeler les films noirs.

Pourvu d’une belle réalisation bien qu’assez classique pour les talents du réalisateur, Les Noces Rebelles constitue une charge contre le conformisme traitant de la difficulté des relations de couple, parfois bien éloignées de l’image qu’elles renvoient à l’extérieur. Non sans rappeler l’iconique Gone Girl de David Fincher, le film effleure aussi des thèmes comme celui de l’avortement et du suicide en affichant un ton dramatique sous les compositions au piano à la fois tristes et joyeuses de Thomas Newman. Un film intéressant qui vaut surtout pour l’interprétation de ses acteurs.

Mad Max Fury Road et Furiosa : le diptyque de George Miller

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Mad Max Fury Road

 

Date de sortie : 13 mai 2015 (2h 00min)
Réalisateur : George Miller
Acteurs principaux : Tom Hardy, Charlize Theron, Hugh Keays-Byrne, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Riley Keough, Abbey Lee Kershaw, Zoë Kravitz
Genre : Action, road movie
Nationalité : Australien
Compositeur : Junkie XL
Scénaristes : George Miller, Brendan McCarthy et Nick Lathouris
Sociétés de production : Kennedy Miller Productions et Village Roadshow Pictures
Budget : 150 millions de dollars

Un héros au charisme conservé !

Trente ans après une trilogie devenue culte grâce à son univers postapocalyptique et la révélation de Mel Gbison pour son personnage de Max Rockatansky, George Miller (Les Sorcières d’Eastwick, Lorenzo, Happy Feet) remet la licence Mad Max au goût du jour en modernisant fortement son univers dans un quatrième film à la réalisation démentielle. Le scénario prend place dans la Citadelle, société anarchique dirigée par l’imposant Immortan Joe sous les traits de Hugh Keays-Byrne, qui avait déjà joué l’antagoniste du premier Mad Max. Le sectarisme et la désolation règnent tandis que Max, désormais incarné par Tom Hardy (Inception, The Dark Knight Rises, Enfant 44), s’y retrouve muselé et prisonnier afin de servir de donneur universel.

L’imperturbable Immortan Joe

La singularité de Mad Max Fury Road réside dans la gigantesque course poursuite des hommes d’Immortan Joe face à la rebelle Furiosa, brillamment interprétée par Charlize Theron (Monster, La Route, Blanche-Neige et le Chasseur). Cette dernière tente en effet de s’enfuir vers une terre verte auprès des femmes esclaves de son ennemi, l’une d’entre elle étant jouée par Zoë Kravitz (X-Men Le commencement, After Earth, The Batman). Le film traite ainsi des thèmes de la rébellion et de la renaissance de l’espèce humaine, les femmes à l’apparence pure vêtue de blanc détonnant fortement avec les hommes tatoués et percés au comportement barbare, dont Nux incarné par Nicholas Hoult (Le Menu, Juré N°2, Nosferatu).

Une mise en scène absolument incroyable.

Si Mad Max Fury Road reste un des plus grands films de son époque, c’est bien pour son immense maîtrise de l’action à bord de bolides customisés avec des personnages particulièrement typés, dont des perchistes et un guitariste électrique effréné. Tournées dans le désert de Namib avec de vrais véhicules, les scènes laissent place à de magnifiques décors sublimés par des effets spéciaux époustouflants en pleine tempête de sable sous les musiques entraînantes de Junkie XL. Tom Hardy se montre très convaincant dans son interprétation tandis que son personnage laisse transparaître un passé douloureux à travers des flashbacks dévoilant des enfants qui pourraient bien être ceux du troisième épisode de la saga. Auréolé par six oscars, Mad Max Fury Road demeure un film unique pour l’intensité de sa réalisation.

 

Furiosa

 

Date de sortie : 22 mai 2024 (2h 28min)
Réalisateur : George Miller
Acteurs principaux : Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth, Tom Burke, Lachy Hulme, George Shevtsov, John Howard, Angus Sampson, Nathan Jones, Josh Helman
Genre : Action, road movie
Nationalité : Australien
Compositeur : Junkie XL
Scénaristes : George Miller et Nico Lathouris
Sociétés de production : Kennedy Miller Productions et Village Roadshow Pictures
Budget : 168
millions de dollars

Une luxuriance qui ne pouvait durer.

Préquel très attendu de l’incroyable Mad Max Fury Road, Furiosa propose d’étoffer le background du personnage initialement interprété par Charlize Theron, qui laisse ici sa place à Anya Taylor-Joy (Radioactive, Last Night in Soho, Le Menu). Le scénario prend place alors que la jeune héroïne est arrachée de la Terre Verte par une horde de motards dirigée par un tyran nommé Dementus, sous les traits de Chris Hemsworth (Thor, Blanche-Neige et le Chasseur, Men in Black International). En guerre contre Immortan Joe pour dominer les Terres Désolées, il compte bien mettre la main sur les ressources de cette oasis inconnue de tous.

Un antagoniste au charisme discutable.
Un duo devenu iconique.

Tandis que Furiosa cherche un moyen de revenir d’où elle vient, elle se retrouve embrigadée dans la bataille mais finit par s’associer avec Prétorien Jack, mercenaire aux faux airs de Solid Snake incarné par Tom Burke (Cœur de Dragon Un Nouveau Départ, Mank, Vivre). Si Lachy Hulme (Matrix Reloaded et Revolutions, Killer Elite) reprend le rôle d’Immortan Joe suite au décès de Hugh Keays-Byrne, on retrouve les catcheurs australiens Nathan Jones (Troie, Tekken, Mortal Kombat) et Josh Helman (Jack Reacher, X-Men Days of the Future Past, Monster Hunter), dans les rôles de Rictus Erectus et de Scrotus.

Une tentative ratée de jouer les Clint Eastwood.
Une héroïne qui en jette !

Reprenant une trame plus proche des premiers Mad Max, Fusiosa se montre très convaincant au niveau de sa réalisation même s’il est loin d’impressionner autant que son prédécesseur. Bien qu’Anya Taylor-Joy se montre toujours aussi talentueuse, le scénario reste un peu trop convenu et le jeu d’acteur de Chris Hemsworth laisse à désirer, son personnage manquant pas mal de charisme comparé à des antagonistes comme Immortan Joe, avec l’impression de simplement voir un Thor à la sauce Mad Max. Pas aussi mémorable que Mad Max Fury Road, Furiosa reste suffisamment qualitatif pour trouver sa place dans la saga de Georges Miller.

Mars Express, de Jérémie Périn

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Date de sortie : 22 novembre 2023 (1h 28min)
Réalisateur : Jérémie Périn
Comédiens de doublage : Léa Drucker, Mathieu Amalric, Daniel Njo Lobé, Marie Bouvet, Sébastien Chassagne, Usul, Geneviève Doang, Marthe Keller, Thomas Roditi
Genre : Animation, science-fiction
Nationalité : Français
Compositeurs : Fred Avril et Philippe Monthaye
Scénaristes : Jérémie Périn et Laurent Sarfati
Société de productions : Everybody On Deck et
Je suis bien content

Aline et Carlos mènent l’enquête.

Premier long métrage animé réalisé par Jérémie Périn (CO2, Lastman, Crisis Jung), Mars Express laisse place à un magnifique univers futuriste alors que la vie sur Mars prend peu à peu le pas sur la civilisation terrestre en l’an 2200. Le scénario suit l’enquête de la détective Aline Ruby et de la réplique androïde de son défunt coéquipier Carlos Rivera, envoyés sur terre pour arrêter une hackeuse. Les événements prennent rapidement une tournure dramatique avec la disparition d’une étudiante en cybernétique et des expériences clandestines dans une cité particulièrement à la pointe.

Un magnifique univers qui a le souci du détail.
Des scènes d’action aux plans tout aussi travaillés.

En s’inspirant de classiques de la science-fiction comme 2001 L’Odyssée de l’Espace, Les Maîtres du Temps, RoboCop, Ghost in the Shell et Terminator 2, le film innove avec un univers impressionnant grâce à la qualité de sa direction artistique et aux animations qui se distinguent fortement de la concurrence. Prenant de bout en bout, le scénario pose une nouvelle fois la condition de l’homme face à la machine tandis qu’un groupe de personnages tentent de libérer les robots de la restriction de sécurité imposée par les humains, qui craignent leur dangerosité potentielle.

Un film pour public averti…
Une violence particulièrement marquée.

La coexistence entre humains, androïdes et robots soulève en effet des question plus que jamais d’actualité avec un traitement qui rappelle le scénario du jeu vidéo Detroit Become Human, les machines étant souvent traitées avec violence pour la peur qu’elles suscitent. Pourvu de doublages de qualité comprenant les voix de Léa Drucker (Un Homme en Fuite), Mathieu Amalric (Quantum of Solace) et même Usul, Mars Express laisse une empreinte indélébile grâce à la richesse de son écriture et à la gravité de son final, sous une musique intense digne de La Soupe aux Choux. Un film d’animation très réussi qui n’a rien à envier à ses semblables américains et japonais !

Un Homme en Fuite, de Baptiste Debraux

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Date de sortie : 8 mai 2024 (1h 46min)
Réalisateur : Baptiste Debraux
Acteurs principaux : Bastien Bouillon, Léa Drucker, Pierre Lottin, Marion Barbeau, Théo Navarro-Mussy, Anne Consigny
Genre : Policier, drame
Nationalité : Français
Compositeur : Feu! Chatterton
Scénaristes : Baptiste Debraux et Armel Gourvennec
Sociétés de production : Agat Films & Cie, UMedia et Orange Studio
Budget : 3,2 millions de dollars

Un protagoniste fort bien interprété.

Premier long métrage de Baptiste Debraux, Un Homme en Fuite est un polar se déroulant à Rochebrune, ville fictive des Ardennes inspirée de Fumay, Vireux et Revin dans lequel une enquête vient de s’ouvrir pour le meurtre d’un convoyeur. Meneur d’un mouvement de lutte ouvrière joué par Pierre Lottin (Les Tuche, Présidents, Notre-Dame Brûle), Johnny Laforge a disparu suite au braquage du fourgon et se trouve vivement recherché par l’agent Anna Werner, interprétée par Léa Drucker (Peut-Être, Coluche L’Histoire d’un Mec, La Vérité si je Mens 3).

Gendarme aguerrie, Anna a elle aussi grandi à Rochebrune?
Les deux jeunes amis sur le chemin vers leur île.

Incarné par Bastien Bouillon (La Guerre des Boutons, La Nuit du 12, Simone Le Voyage du Siècle), Paul Ligre, ami d’enfance de Johnny, revient alors dans sa ville natale pour le retrouver avant la police. Tandis qu’il renoue difficilement avec ses parents après quinze ans d’absence, il retrouve également sa camarade Charlène, sous les traits de Marion Barbeau (En Corps). Coscénarisé par Armel Gourvennec, le film tient en haleine grâce à une narration révélant le passé des personnages, tantôt enfants, tantôt jeunes adultes, brillamment valorisée par la réalisation et les musiques du groupe de pop rock Feu Chatterton.

Une enquête tumultueuse.
Tandis que la protestation grandit, quelque chose se prépare…

Faisant écho à divers problématiques sociétales comme la baisse démographique et la fermeture des usines, Un Homme en Fuite relie efficacement l’histoire de chaque personnage sur un fond dramatique, le héros et sa poursuivante ayant plusieurs points communs en plus d’être tous deux présentés sur un même plan. Un parallèle qui n’est pas sans rappeler le jeu vidéo Fahrenheit, où le joueur incarne à la fois un personnage accusé de meurtre et la police qui le recherche. Si les acteurs se montrent très impliqués, le scénario revêt aussi une dimension aventure avec son allusion à L’Île au Trésor à travers un petit îlot issu de la vallée de la Meuse où Paul et Johnny se retrouvaient. Un très bon film à la fin touchante qui montre que trouver un coupable n’est pas toujours la solution.

 

Back to Black, de Sam Taylor-Johnson

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Date de sortie : 11 avril 2024 (Royaume-Uni),
24 avril 2024 (France)

Réalisatrice : Sam Taylor-Johnson
Acteurs principaux : Marisa Abela, Jack O’Connell, Eddie Marsan, Juliette Cowan, Lesley Manville, Jeff Tunke
Genre : Biopic musical, drame
Nationalité : Américano-britannique
Compositeurs : Nick Cave et Warren Ellis
Scénariste : Matt Greenhalgh
Sociétés de production : StudioCanal UK, Focus Features et Monumental Pictures
Budget : 30 millions de dollars

Une complicité d’emblée reconnaissable.

Film biographique réalisé par Sam Taylor-Johnson (Nowhere Boy, Cinquante Nuances de Grey, A Million Little Pieces), Back to Black revient sur la vie tumultueuse de la chanteuse Amy Winehouse, incarnée par Marisa Abela (déjà remarquée dans Barbie), de ses premiers pas dans le jazz londonien au début des années 2000 à son ascension internationale. En plus de faire vivre ses plus grands succès au spectateur, le film met en lumière la relation toxique qu’elle entretient avec son futur mari Blake Fielder-Civil, interprété par Jack O’Connell (300 La Naissance d’un Empire, Invincible, Ferrari).

Une rencontre qui change une vie.
Mitchell Winehouse, également chanteur de jazz.

Également porté par des acteurs comme Eddie Marsan (Sherlock Holmes, The Gentlemen, Opération Fortune Ruse de Guerre) et Lesley Manville (Maléfique, Maléfique Le Pouvoir du Mal, The Crown), Back to Black effectue un parallèle entre la vie d’Amy Winehouse et ses chansons iconiques alliant joliment le jazz, le blues et la soul. Le film a alors l’ingéniosité de proposer des sous-titres traduits pour mieux comprendre le sens des paroles, Marisa Abela s’avérant absolument épatante en chantant elle-même des classiques comme « Back to Black », « Valerie » et « Rehab » à la manière de Taron Egerton dans Rocketman.

Une relation qui s’effrite au fil du temps.
Un véritable monument sur scène.

Le scénario prend toutefois une tournure plus dramatique tandis qu’il insiste sur la toxicomanie et les crises de violence de son héroïne. Si la chanteuse se montre aisément reconnaissable avec son chignon à l’ancienne, ses tatouages et ses tenues provocatrices, le film dépeint ses addictions jusqu’au bout entre l’alcool, le tabac, la drogue et le harcèlement qu’elle subit des journalistes, qui n’hésitent pas à la suivre partout et à tenter de la filmer à son domicile. Avec le choix d’un final relativement calme et discret là où on pouvant l’attendre bien plus violent, Back to Black parvient néanmoins à rendre un bel hommage à Amy Winehouse grâce au talent de son actrice principale.

Tetris (2023) de Jon S. Baird

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Date de sortie : 31 mars 2023 (1h 58min)
Réalisateur : Jon S. Baird
Acteurs principaux : Taron Egerton, Toby Jones, Nikita Efremov, Sofia Lebedeva, Roger Allam, Anthony Boyle, Togo Igawa
Genre : Biopic, historique
Nationalité : Américano-britannique
Compositeur : Lorne Balfe
Scénariste : Noah Pink
Sociétés de production : AI-Film et Marv Films
Budget : 80 millions de dollars

Taron Egerton, quatre ans après Rocketman.

Adaptation sous forme de biopic avec un fond dramatique et une portée historique, Tetris à la particularité de revenir sur la bataille juridique pour obtenir les droits du célèbre puzzle-game en Occident. Se déroulant sur les dernières années de la guerre froide, il place le talentueux Taron Egerton (Kingsman Le Cercle d’Or, Robin des Bois, Rocketman) dans la peau de Henk Rogers, promoteur de jeux vidéo qui découvre Tetris au CES de Las Vegas avant de courir le risque de se rendre en URSS pour négocier les droits du jeu afin d’en faire profiter le reste du monde.

Un prototype qui allait changer le cours de l’histoire.
Robert et Kevin Maxwell, dirigeants de Mirrorsoft.

Faisant alors face à un monde des affaires infesté par la corruption, il rencontre de nombreux opposants à commencer par Robert Stein, homme d’affaire prêt à tout pour obtenir les droits de Tetris sous les traits de Toby Jones (Jurassic World Fallen Kingdom, Empire of Light, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée). Pour obtenir les droits sur d’une sortie sur NES et sur la future Game Boy, il se rapproche aussi de personnalités de Nintendo comme Hiroshi Yamauchi et Howard Lincoln, respectivement joués par Togo Igawa (Eyes Wide Shut, Mémoires d’une Geisha, The Gentleman) et Ben Miles (V pour Vendetta, Speed Racer, Napoléon).

Une narration intéressante avec l’interprète Sasha, incarnée par Sofia Lebedeva.
Les futurs fondateurs de The Tetris Company en 1996.

Le film comporte toutefois des passages plus heureux tels que l’amitié naissante entre Henk Rogers et le concepteur de Tetris Alekseï Pajitnov, donnant l’occasion de voir que la première version du jeu ne permet de faire disparaître qu’une seule ligne à la fois. Parfois complexe à suivre à cause de trop nombreux allers-retours et coups fourrés sur la négociation des contrats, le scénario effectue également un parallèle avec les dernières heures de l’URSS, dépeignant le pays d’une manière romancée avec l’incontournable présence d’une agent double. Pourvu de sympathiques clins d’œil et de transitions de style rétro dont le design fait davantage penser à des jeux vidéo indépendants sortis des années plus tard, Tetris constitue un film très intéressant pour comprendre comment ce grand classique du média a fini par paraître dans les contrées occidentales.

Nicky Larson (2024) de Sato Yuichi

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Date de sortie : 25 avril 2024 (1h 44min)
Réalisateur : Sato Yuichi
Acteurs principaux : Ryohei Suzuki, Misato Morita, Masanobu Andô, Fumino Kimura, Asuka Hanamura, Isao Hashizume
Genre : Action, comédie policière
Nationalité : Japonais
Compositeur : Yoshihide Otomo
Scénariste : Mishima Tatsuro
Société de production : HoriPro et Netflix

Nicky Larson fidèle à lui-même !

Après deux films hongkongais à la qualité discutable et la comédie très réussie de Philippe Lacheau, Nicky Larson obtient enfin son adaptation japonaise en prises de vue réelles à destination de la plateforme Netflix. Contrairement à ses prédécesseurs, le réalisateur Sato Yuichi fait le choix de raconter le début du scénario alors que le détective privé et Tony Marconi, joué par Masanobu Ando (Kids Return, Battle Royale, Kenshin Le Commencement), enquêtent sur la disparition d’une jeune femme ayant été victime de l’angel dust, drogue qui décuple la force et la folie de ceux qui se l’injectent.

Une introduction poignante qui annonce d’emblée la violence des enjeux.
Des scènes d’action de grande qualité.

Cette adaptation de Nicky Larson innove d’abord par sa modernité, l’action prenant place au Japon du XXIème siècle avec présence de smartphones et de cosplayeuses. Dans un premier temps assez timide, le scénario prend rapidement de l’ampleur avec une violence qui se manifeste dès l’assassinat de Tony, la réalisation ne lésinant pas sur le sang, les bris de verre et la pluie afin d’accentuer la dramaturgie. Pour autant, l’aspect comique ne manque pas et il n’est pas rare de voir Nicky faire les yeux doux à la moindre jolie fille qu’il croise, quand il n’est pas en train de se pavaner pas en slip dans un club au goût douteux.

Un humour qui n’a pas peur d’aller très loin !
Un tireur toujours aussi exceptionnel.

Pourvu de scènes d’action très bien réalisées, le film se permet aussi de jolis clins d’œil avec notamment un remix musical de « Footsteps » durant le combat contre les soldats. Bien plus efficace que Jackie Chan et Michael Chow dans les années 90, Ryohei Suzuki interprète un Nicky Larson très convenable tandis que Misato Morita incarne une Laura plus effacée, leur relation encore assez peu poussée à ce stade. De son côté, Fumino Kimura est immédiatement reconnaissable en Hélène Lamberti. Une adaptation très réussie qui se démarque joliment de ses aînées !