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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Uncharted : une adaptation réussie du jeu de Naughty Dog ?

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Date de sortie : 10 février 2022 (1h 56min)
Réalisateur : Ruben Fleischer
Acteurs principaux : Tom Holland, Mark Wahlberg, Sophia Ali, Antonio Banderas, Tati Gabrielle
Genre : Aventure, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Ramin Djawadi

Le début d’une longue coopération !

Évoquée dès 2010, l’adaptation cinématographique de la saga de jeux vidéo Uncharted débutée sur PlayStation 3 est rapidement devenue un projet chaotique voyant se succéder plusieurs réalisateurs. C’est finalement Ruben Fleischer (Gangster Squad, Venom, Retour à Zombieland) qui récupère le projet pour une sortie douze ans plus tard de ce préquel se déroulant avant même les événements d’Uncharted Golden Abyss. Fort de son expérience dans les Spider-Man du MCU, Tom Holland y incarne un Nathan Drake très jeune sur les traces d’un trésor de Fernand de Magella estimé à plusieurs milliards de dollars. On y découvre la rencontre avec son futur mentor Victor Sullivan joué par « Marky » Mark Wahlberg, qui avait déjà participé à l’adaptation du jeu vidéo Max Payne plusieurs années auparavant.

L’illustre croix de Saint Dismas.
Course-poursuite sur les toits : la routine !

Suivant les indices laissés par Samuel Drake, le frère disparu de Nate, ils partent à l’aventure de New York à l’Océan Pacifique en passant par Barcelone où les rejoint Chloé Fraser, sous les traits de Sophia Taylor Ali (Faking It, Grey’s Anatomy, The Wilds). Comme dans toute chasse au trésor qui se respecte, et Sully ayant cette fâcheuse tendance à se mettre des gens à dos, ils sont concurrencés par Santiago Moncada et la dangereuse Jo Braddock, respectivement interprétés par Antonio Banderas (Desperado, La Légende de Zorro, Expendables 3) et Tati Gabrielle (Les 100, The Last of Us, Mortal Kombat II).

Une séquence parfatiement adaptée !
Une antogoniste efficace.

Malgré ses airs de film d’aventure ultra classique, Uncharted s’en sort très correctement grâce à une bonne réalisation et à un jeu d’acteur qui fait le job. Tom Holland est efficace, les méchants ont un certain charisme et même Mark Wahlberg montre qu’il peut ne pas être si mauvais. Les scènes d’action sont tout aussi barrées que dans le jeu vidéo et on trouve plusieurs clins d’œil aux différentes épisodes, comme le passé de voleur de Nate aux côtés de son frère, le bar qui rappelle le début d’Uncharted 3 ainsi que la scène de l’avion de ce dernier, teasée dès l’introduction. Si on aurait pu espérer une Chloé plus fidèle, on peut surtout regretter l’absence d’Elena Fisher parmi les personnages. Avec une scène post-générique annonçant sympathiquement la suite, nul doute qu’Uncharted refera parler de lui au cinéma !

Mort ou Vif, le somptueux western de Sam Raimi

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Date de sortie : 10 février 1995 (Amérique du Nord), 21 juin 1995 (France)
Réalisateur : Sam Raimi
Acteurs principaux : Sharon Stone, Gene Hackman, Russell Crowe, Leonardo DiCaprio
Genre : Western
Nationalité : Américain
Compositeur : Alan Silvestri

Un des meilleurs rôles de la carrière de Sharon Stone.

Véritable hommage aux meilleurs westerns spaghetti par l’excellent Sam Raimi (Evil Dead, Darkman, la trilogie Spider-Man), Mort ou Vif prend place à la fin du XIXème siècle dans la ville de Redemption, théâtre d’un tournoi de duels récompensé par une grande somme d’argent. Dirigée par l’impitoyable John Herod sous les traits de Gene Hackman (Impitoyable, Geronimo, Wyatt Earp), elle attire différents profils de tireurs dont le sergent Clay Cantrell et le ténébreux Ace Hanlon, respectivement joués par Keith David (The Thing, Platoon, Mary à Tout Prix) et Lance Henriksen (Alien 3, Chasse à l’Homme, Scream 3).

Gene Hackman imperturbable.
DiCaprio déjà très doué à l’aube de ses vingt ans.

C’est pourtant une jeune étrangère du nom d’Ellen, incarnée par Sharon Stone (Total Recall, Basic Instinct, Casino), qui fait office de protagoniste en débarquant dans une ville dévastée tel Clint Eastwood dans Pour une Poignée de Dollars. Pourvu d’un casting cinq étoiles, Mort ou Vif marque un des premiers rôles phare de Russell Crowe (LA Confidential, Gladiator, Robin des Bois) et de Leonardo DiCaprio (Blessures Secrètes, Gilbert Grape, Rimbaud Verlaine), dont la qualité de l’interprétation laisse déjà présager leur carrière à venir.

Une superbe retranscription et des personnages typés.
Malgré son rôle de révérend, Russell Crowe a plus d’un tour dans son sac.

On y trouve également Pat Hingle (Le Retour de l’Inspecteur Harry, Maximum Overdrive, Batman) dans le rôle du barman, ainsi que la dernière performance cinématographique de Roberts Blossom (L’Évadé d’Alcatraz, La Dernière Tentation du Christ, Maman j’ai raté l’Avion). Relativement classique dans son scénario mettant en scène une vengeance à travers des affrontements au tir façon Lee Van Cleef dans Et Pour Quelques Dollars de Plus, Mort ou Vif vaut surtout pour sa réalisation de folie, Sam Raimi utilisant habilement plans sur les armes, gros plans, zooms et dézooms pour valoriser chaque duel de différentes manières.

De somptueux décors.
Rarement Sharon Stone n’aura été aussi charismatique.

Les musiques d’Alan Silvestri (Retour vers le Futur, Qui veut la Peau de Roger Rabbit, Forrest Gump) subliment fortement les situations les plus épiques dans la droite lignée des compositions d’Ennio Morricone. Sharon Stone perce l’écran en faisant preuve d’un jeu d’actrice exceptionnel tandis que Gene Hackman impose le respect en arborant un charismatique allant jusqu’à rappeler Le Parrain. Échec commercial en 1995, Mort ou Vif fait partie de ces films devenus culte lorsqu’ils se sont enfin fait connaître. Un excellent western qui modernise brillamment un genre plus si courant dans les années 90.

 

Réédité le 15 mars 2022 en Blu-Ray et Blu-Ray 4K, le film comporte les bonus exclusifs suivants :

  • Mort ou Vif par Stéphane Moïssakis et Julien Dupuy: Analyse de séquence
  • Interview récente de l’équipe du film
  • Entretien avec le scénariste Simon Moore
  • Cinq minutes de scènes coupées

 

 

 

Tortues Ninja The Cowabunga Collection précise sa date de sortie !

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[EDIT] 22 juillet 2022

À l’occasion d’une nouvelle bande-annonce au Comic-Con de San Diego, nous apprenons que Teenage Mutant Ninja Turtles The Cowabunga Collection sera disponible le 30 août 2022 en magasin. Une compilation très généreuse car composée de pas moins de treize jeux complets ! En attendant, n’hésitez pas à vous plonger dans le superbe Teenage Mutant Ninja Turtles Shredder’s Revenge, superbe épisode hommage à l’âge d’or de la licence, qui sera lui aussi disponible en physique le 29 juillet prochain.

 

Liste des jeux de la compilation :

Teenage Mutant Ninja Turtles (1989, NES)
Teenage Mutant Ninja Turtles II The Arcade Game (1990, NES)
Teenage Mutant Ninja Turtles III The Manhattan Project (1991, NES)
Teenage Mutant Ninja Turtles Tournament Fighters (1994, NES)

Teenage Mutant Ninja Turtles (1989, Arcade)
Teenage Mutant Ninja Turtles Turtles in Time (1991, Arcade)

Teenage Mutant Ninja Turtles Fall of the Foot Clan (1990, Game Boy)
Teenage Mutant Ninja Turtles II Back from the Sewers (1991, Game Boy)
Teenage Mutant Ninja Turtles III Radical Rescue (1993, Game Boy)

Teenage Mutant Ninja Turtles IV Turtles in Time (1992, Super Nintendo)
Teenage Mutant Ninja Turtles Tournament Fighters (1993, Super Nintendo)

Teenage Mutant Ninja Turtles The Hyperstone Heist (1992, Mega Drive)
Teenage Mutant Ninja Turtles Tournament Fighters (1993, Mega Drive)

 

13 mars 2022

Alors que le beat’em up Teenage Mutant Ninja Turtles Shredder’s Revenge se fait toujours attendre pour 2022, Konami crée la surprise au State of Play en annonçant une compilation très complète des jeux rétro basée sur la célèbre licence Tortues Ninja, nommée Cowabunga Collection. De la NES à la Mega Drive en passant par l’Arcade, la Game Boy et la Super Nintendo, on retrouve l’intégralité des jeux arcade et consoles de l’époque 1989-1994, y compris leurs multiples versions (excepté donc les itérations micro-ordinateurs du tout premier, et le remake douteux de Turtles in Time sorti sur Xbox Live Arcade). Bien sûr, la compilation comportera des fonctionnalités de sauvegarde, de rembobinage, de configuration de touches, de jeu local et même de jeu en ligne pour certains titres. Selon nos confrère de l’Association MO5, Teenage Mutant Ninja Turtles The Cowabunga Collection aura même droit à une version physique. Une véritable aubaine pour les jeux jamais sortis en Europe et les titres difficiles d’accès aujourd’hui !

 

The Batman (2022) l’homme chauve-souris selon Matt Reeves

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Date de sortie : 1er mars 2022 (2h55min)
Réalisateur : Matt Reeves
Acteurs principaux : Robert Pattinson, Zoë Kravitz, Paul Dano, Colin Farrell, Jeffrey Wright, John Turturro, Andy Serkis
Genre : Super-héros, polar
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Giacchino

 

L’avis d’Emmanuel

 

Que fait un menteur en mourant ? Il ment comme il expire…

 

Robert Pattinson, nouvelle figure emblématique de Batman.

Il aura fallu une dizaine d’années pour retrouver un film en prises de vue réelles uniquement concentré sur Batman sans que la Ligue des Justiciers vienne marvelliser le tout. En 2012, c’est en effet The Dark Knight Rises qui clôturait la trilogie de Christopher Nolan avant que Ben Affleck n’endosse le costume de l’homme chauve-souris face à Henry Cavill dans Batman V Superman. L’univers cinématique DC étant en pleine remise en question suite à plusieurs films à la qualité douteuse, c’est finalement Matt Reeves qui obtient les droits pour une nouvelle trilogie renouant avec ce qui fait l’excellence de ce héros d’anthologie. Fort de l’imposant dépoussiérage qu’il a opéré pour La Planète des Singes L’Affrontement et Suprématie, il dépeint une Gotham plus que jamais ravagée par la corruption, sombre et tourmentée dans une atmosphère proche du postapocalyptique.

« La peur est un outil. Cette lumière qui déchire le ciel, ce n’est pas qu’un appel à l’aide : c’est un avertissement. »
« Elle peut être cruelle, aveugle ou inachevée, mais qui en est privé veut voir la violence se lever. »

De longues années après ses débuts au cinéma dans la saga Twilight, Robert Pattinson (Tenet, The Lighthouse, Mickey 17) passe de vampire à chauve-souris en interprétant un Batman torturé et rongé par la vengeance. Lors de sa deuxième année de lutte contre le crime, il est amené à enquêter sur l’histoire de sa propre famille tout en élucidant les énigmes d’un dangereux tueur en série. Après la version déjantée de Jim Carrey dans Batman Forever et le grand talent de Cory Michael Smith dans la série Gotham, Edward Nygma retrouve son nom originel de Riddler sous les traits du talentueux Paul Dano (Looper, Prisoners, Okja) dans une interprétation particulièrement violente. Près de trente ans après l’exceptionnel Pingouin de Danny DeVito dans Batman Returns suivi de la superbe incarnation de Robin Lord Taylor pour Gotham, Oswald Cobblepot effectue son grand retour au cinéma par l’intermédiaire de Colin Farrell (Les Veuves, Dumbo, The Gentlemen), dans une version bien plus proche du trafiquant d’armes des comics.

Colin Farrell méconnaissable dans son rôle du Pingouin.
« Le Bat et la Cat. »

De son côté, Zoë Kravitz (After Earth, Mad Max Fury Road, Spider-Man New Generation) interprète une Catwoman bien plus sage que celle de Michelle Pfeiffer, mais tout aussi malicieuse et combattive que celles d’Anne Hathaway et de Camren Bicondova. Si Andy Serkis (Les Aventures de Tintin Le Secret de la Licorne, Mowgli, Star Wars épisode IX) est assez peu présent dans le rôle d’Alfred, Jeffrey Wright (Ali, La Jeune-Fille de l’Eau, Mourir Peut Attendre) assure un James Gordon d’une certaine importance. Très présents dans le scénario, les mafieux sont notamment dirigés par l’incontournable Carmine Falcone, John Turturro apportant un sacré charisme au personnage grâce au doublage de Vincent Violette, éminente voix de l’Épouvantail et de l’Homme Mystère dans la série animée de 1992.

 

Qui erre sur Terre et fend les airs pour mordre la poussière ? 

 

« C’est une vraie poudrière, et Riddler est l’étincelle. »
Carmine Falcone, véritable figure du Parrain.

Véritable polar pourvu d’une réalisation sublimée par des jeux de lumière éblouissants et une photographie bluffante, The Batman place à la fois le chevalier noir comme héros et détective. Les compositions glauques et intenses de Michael Giacchino, dont la réorchestration de l’enivrante « Something in the Way » de Nirvana, renforce encore plus le caractère malsain et dangereux de Gotham City que dans le film Joker, qui se situe dans la même critique sociétale. Si le film impose un rythme lent pour mieux s’attarder sur la morosité de la ville, plusieurs scènes d’action viennent dynamiser le scénario avec des combats musclés aux bruitages rappelant les rixes des jeux Batman Arkham.

Des effets de lumière saisissants.

N’apparaissant qu’une seule fois de manière présentable, le jeune Bruce Wayne se montre le plus souvent tourmenté avec ses cheveux ébouriffés et ses yeux entourés de noir. D’abord craint par la police et certains habitants, il finit par se faire accepter pour ses services rendus, à la manière du Batman de Tim Burton. Si le costume du Riddler a de quoi surprendre, Paul Dano assure une prestation étonnante qui redéfinit le personnage. Bien que simple sous-fifre, le Pingouin arbore une sacrée prestance grâce à la métamorphose de Colin Farrell tandis que Zoë Kravitz propose une nouvelle approche intéressante de Catwoman. À l’instar de Batman Begins, The Batman démarre une nouvelle trilogie avec une belle touche auteuriste annonçant la présence du Joker pour la suite du scénario. Un excellent film qui se démarque efficacement de ses prédécesseurs !

 

 

L’avis d’Orel

La trilogie de Christopher Nolan nous avait offert une version de Batman plutôt novatrice où le réalisateur offrait une version sombre du chevalier noir avec sous le costume un Christian Bale investi. Ben Affleck, quant à lui, n’aura pas eu la chance d’avoir son film solo, et c’est assez regrettable car il y avait matière à faire. Finalement, on ne l’aura vu que dans Batman V Superman : Dawn of justice, ou encore Justice League. Quand le nom du prochain chevalier noir fut annoncé, et qu’il serait interprété par Robert Pattinson, peu furent convaincus par ce choix, pourtant le comédien a fait ses preuves dans de nombreux films, sous la direction de réalisateurs talentueux. Matt Reeves, qui est à la réalisation de The Batman, a fait ses preuves avec comme premier film Cloverfield, et ensuite La planète des singes : l’affrontement et La planète des singes : suprématie. Des films qui font partie des blockbusters les plus intéressants ces dernières années. Dans cette nouvelle version très sombre, un batou plus jeune et donc torturé par le passé dans un Gotham gangréné par le crime. Le réalisateur Matt Reeves met en scène des vilains emblématiques de l’univers de Batman. Le réalisateur s’inspire de Zodiac ou encore Seven de David Fincher, car avec The Batman, nous sommes clairement dans un polar sombre.

Quand le maire de la ville est en pleine campagne de réélection, il est assassiné chez lui. Les minces indices annoncent qu’il s’agit du Riddler, un psychopathe qui a soif de vengeance. Cependant, dans les rues de Gotham, les criminels craignent Batman, qui est caché dans l’ombre pour arrêter les criminels. Batman apporte son aide au lieutenant James Gordon, un des rares flics honnêtes de la ville qui ne semble pas corrompu. Tous deux vont enquêter sur les indices que sème Riddler, des pistes qui le conduiront à sa rencontre avec Selina Kyle alias Catwoman. Cette dernière cherche à venger la mort de son amie Annika, qui accompagnait Carmine Falcone, le plus gros mafieux de la ville. Le Riddler, quant à lui, est loin d’en avoir terminé avec les meurtres. The Batman est sans doute, l’une des représentations du chevalier noir les plus réussies. Gotham est une ville poisseuse, où règne sans cesse le crime. Cette représentation de Gotham est aussi réussie, elle est la ville telle que nous la connaissons. L’écriture du scénario est de Matt Reeves et Peter Craig, qui signent un polar sombre. Si certains personnages manquent de développement, ce qui est le défaut du film, le traitement de Bruce Wayne reste intéressant. C’est un jeune Batman que nous découvrons, qui combat le crime depuis seulement deux ans, mais arrive à faire craindre les criminels.

Une mise en scène très sombre où l’obscurité est quasiment omniprésente, ainsi que la pluie. Matt Reeves retranscrit l’univers de Batman de façon exemplaire, où la mise en scène est maîtrisée jusqu’au bout. Des comédiens investis, comme Colin Farrell absolument méconnaissable en Pingouin. Paul Dano est parfait en Riddler, il livre un psychopathe excellent. The Batman est un polar, et Matt Reeves s’en inspire comme Zodiac par exemple, bien plus qu’un simple film de super-héros, un grand film qui marquera cette année.

1996 : l’essor de la 5ème génération de consoles

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Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 1996
Développeurs : Nintendo, Capcom, Konami, Core Design, Game Freak, Squaresoft
Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Shinji Mikami, Toby Gard, Satoshi Tajiri, Ed Boon
Genres : Plates-formes, survival-horror, RPG, sport, beat’em up, combat, run’n gun

Compositeurs : Koji Kondo, Takashi Niigaki, Nathan McCree, Junichi Masuda
Supports : PlayStation, Saturn, Nintendo 64, Super Nintendo, Mega Drive, Neo Geo AES, Game Boy, Game Gear, Arcade

 

Il y a 30 ans, l’année 1996 voyait
la cinquième génération obtenir
ses premiers incontournables
en faisant passer la 3D comme
une nouvelle aire de jeu ambitieuse.

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Un panel de jeux riches et variés qui annonce aisément la dominance de la console pour sa génération.

La PlayStation domine alors largement le marché avec des hits comme le premier Crash Bandicoot, un International Track & Field qui effectue un superbe passage à la 3D, un Mortal Kombat Trilogy au casting orgasmique, les RPG Wild Arms et Vandal Hearts, sans oublier le révolutionnaire Resident Evil, qui ouvre de nouvelles portes au jeu vidéo en inaugurant le terme de survival horror. D’autres nouvelles sagas y naissent, à commencer par le snowboard avec Cool Boarders, l’iconique PaRappa the Rapper, la plateforme avec Pandemonium, le spin-off de Shin Megami Tensei Revelations Persona, Tobal n°1 et ses nombreux personnages jouables ainsi que l’emblématique Blood Omen Legacy of Kain.

Outre de nombreuses suites comme WipEout 2097, Battle Arena Toshinden 3, Rage Racer, Mega Man 8, King’s Field III, Contra Legacy of War et Clock Tower 2, la PlayStation accueille les jeux à licence Alien et Die Hard Trilogy, le jeu de combats réalistes K-1 The Arena Fighters, un Dragon Ball Z The Legend qui tente des combats aussi dynamiques que dans la série animée, ou encore le run’n gun sanglant Project Overkill. Les jeux de plates-formes 2D sont toujours légion avec Punky Skunk et The Adventures of Lomax, tandis que Bubsy tue complètement son personnage avec un épisode en 3D totalement désastreux.

 

Sega toujours en forme

image 1996 mega drive saturn
Des jeux de grande qualité malgré la perte de vitesse du constructeur.

Sur Saturn, Sega frappe un grand coup avec le superbe Saturn Bomberman qui permet de jouer jusqu’à dix, la mascotte Nights into Dreams et son gameplay particulier, ainsi que le beat’em up Guardian Heroes et ses multiples fins. La Saturn est aussi le support d’origine du premier Tomb Raider, qui marque le début d’une longue saga de plates-formes aventure mettant en scène Lara Croft, nouvelle ambassadrice des héroïnes du jeu vidéo.

Non avare en RPG, elle se pare de Dragon Force, The Story of Thor 2, Dark Savior, Langrisser III, Albert Odyssey Legend of Eldean et Shining The Holy Ark. Les jeux Sega ne manquent pas à l’appel avec un très bon Panzer Dragoon II, une version Kids de Virtua Fighter et un Fighters Megamix faisant s’affronter plusieurs personnages de la firme. Paraissent également le beat’em up 2D Three Dirty Dwarves, le jeu d’aventure à la première personne Exhumed et les jeux horrifiques en vue subjective Torico et Enemy Zero.

Pendant ce temps, la Mega Drive termine sa vie tranquillement avec une bonne adaptation du dessin animé Pocahontas, un Sonic 3D qui casse un peu trop les codes de la saga, un Micro Machines Military qui augmente le fun avec la possibilité de tirer sur ses adversaires, un Bugs Bunny in Double Trouble qui n’a rien à envier à son homologue Super Nintendo, ainsi qu’une suite pour l’action platformer Vectorman.

 

Nintendo révolutionne la 3D

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Tandis que la Nintendo 64 débarque, la Super Nintendo sort ses derniers grands hits.

Le 26 juin 1996 marque l’arrivée de la tant attendue Nintendo 64 avec un line-up composé du révolutionnaire Super Mario 64, du simulateur aérien PilotWings 64 et du jeu de mahjong Saikyō Habu Shōgi. Arrivant le 29 septembre 1996 en Amérique du Nord, elle s’enrichit de Star Wars Shadows of the Empire, Wave Race 64 et Mario Kart 64 qui marque les esprits pour ses courses endiablées.

En baisse de régime mais toujours assez active, la Super Nintendo continue de sortir plusieurs RPG en import avec Bahamut Lagoon, le spin-off Front Mission Gun Hazard, Rudra no Hihou, Fire Emblem Genealogy of the Holy War, le tout premier Star Ocean, un magnifique remake du très apprécié Dragon Quest III et un Super Mario RPG qui marque le début d’une nouvelle itération de la mascotte de Nintendo.

Le jeu de plates-formes reste un standard important avec une adaptation du disney Pinocchio, le coriace Schtroumpfs Autour du Monde, un Donkey Kong Country 3 de grande qualité, un Kirby Super Star aux multiples modes de jeu et le méconnu Incantation. Outre le sympathique Super Bomberman 4 et le premier Harvest Moon, la Super Nintendo se pare de nouveaux jeux à licence comme une adaptation du film Casper, le beat’em up Marvel Super Heroes In War of the Gems, mais aussi Dragon Ball Z Hyper Dimension, qui se distingue des Butoden par un gameplay différent et une réalisation impressionnante.

 

Attrapez-les tous !

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Un jeu d’anthologie qui relance la Game Boy tandis que la Game Gear vit ses derniers instants.

Du côté des portables, la Game Boy trouve un nouvel élan avec le raz-de-marée Pokémon, un véritable succès qui remet immédiatement la console de Nintendo au goût du jour. On y trouve également des jeux de plates-formes adaptés de Lucky Luke, Pocahontas et Pinocchio, ainsi qu’une suite à Donkey Kong Land. La Game Boy continue de se parer en jeux de combat avec une adaptation de Battle Arena Toshinden, The King of Fighters ’95 et Super Chinese Fighter GB, tandis que le genre du puzzle-game s’émancipe avec Mole Mania, Tetris Attack et Mario’s Picross 2. On y trouve aussi une adaptation de Casper pourvue de mini-jeux et un Bomberman 3 exclusif. Quant à la Game Gear, elle obtient ces tout derniers jeux avec Sonic Blast, Lunar Sanposuru Gakuen, Virtua Fighter Animation et Panzer Dragoon Mini.

 

Round 1, fight !

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Des salles d’arcade plus que jamais dominées par le versus fighting.

Plus attractives que jamais, les salles d’Arcade obtiennent de très nombreux jeux de combat. Capcom y est particulièrement actif avec Street Fighter Alpha 2, X-Men versus Street Fighter et Street Fighter EX, qui marque la première modélisation des personnages de la franchise, accompagnés pour l’occasion de plusieurs personnages inédits créés par Arika. Capcom innove même avec de nouvelles licences telles que Star Gladiator et Red Earth, tandis que Mega Man 2 The Power Fighters fait davantage office de boss fight. Outre les suites Killer Instinct 2, Virtua Fighter 3, Art of Fighting 3, The King of Fighters ’96 et Samurai Shodown IV, Tecmo entame une nouvelle saga emblématique avec Dead or Alive, basée sur les combos et comportant des contres fortement punitifs. On peut ajouter à cela le jeu de combat 3D Yusha Heaven’s Gate, ainsi que Sonic the Fighters et Last Bronx de Sega.

Les beat’em up sont évidemment de la partie avec Dungeons & Dragons Shadow over Mystara, Die Hard Arcade et l’envahissant Batman Forever The Arcade Game, tandis que Super Puzzle Fighter II Turbo, Puyo Puyo Sun, Magical Drop II, Tetris Plus et Bust-A-Move 3 viennent compléter le catalogue des puzzle-games. Outre le sympathique The Ultimate 11 SNK Football Championship, l’Arcade se pourvoit des shoot’em up comme Sengoku Blade, Salamander 2 et Sexy Parodius, sans oublier le tout premier Metal Slug de SNK et le premier The House of the Dead de Sega.

 

Le PC est toujours là !

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De grands classiques dont la plupart ont été portés sur consoles.

Le PC n’est bien sûr pas en reste avec le passage à la 3D de Duke Nukem, le tout premier Quake, Final Doom et Descent II. On y trouve aussi le jeu de gestion Civilization II, le RPG The Elder Scrolls II Daggerfall ainsi que les point’n click Discworld II, Les Chevaliers de Baphomet et Phantasmagoria II.

 

Mon top 10 des meilleurs jeux de 1996

Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 1996 :

10ème : Metal Slug
9ème : Super Mario RPG
8ème : Saturn Bomberman
7ème : Street Fighter EX
6ème : International Track & Field
5ème : Mortal Kombat Trilogy
4ème : Pokémon Rouge et Bleu
3ème : Tomb Raider
2ème : Super Mario 64
1er : Resident Evil

 

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Scream : analyse de la saga de Wes Craven

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Scream (1996)

Date de sortie : 20 décembre 1996 (États-Unis),
16 juillet 1997
(France)
Réalisateur : Wes Craven
Acteurs principaux : Neve Campbell, Skeet Ulrich, David Arquette, Courteney Cox
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Une introduction d’un tragique à glacer le sang…

Inspiré de grands classiques comme Halloween La Nuit des Masques et de l’affaire du tueur de Gainesville, Scream a marqué les années 1990 pour son regard nouveau sur les films d’épouvante proposé par Wes Craven (Les Griffes de la Nuit, Le Sous-Sol de la Peur, Un Vampire à Brooklyn). Se déroulant dans la petite ville américaine de Woodsboro, il met en scène plusieurs lycéens aux prises avec un meurtrier armé d’un couteau de survie, vêtu de noir et portant un masque effrayant lui valant le nom de Ghostface. Détournant astucieusement le genre du slasher, il y apporte une dimension policière avec ce tueur en série dont le spectateur est invité à trouver l’identité parmi les principaux personnages du film.

Une ambiance de lycée tout ce qu’il y a de plus naturel.
« Hey Syd, si Hollywood faisait un film sur ta vie, tu verrais qui dans ton rôle ? »

Révélée après ses apparitions dans les séries Fais-Moi Peur et La Vie à Cinq, Neve Campbell y incarne l’héroïne Sidney Prescott, adolescente tourmentée depuis le décès de sa mère un an auparavant. Skeet Ulrich devient quant à lui connu pour le rôle de Billy Loomis, son petit ami au regard blafard qui le rend rapidement suspect. Le casting des jeunes est également composé de Rose McGowan (California Man, The Doom Generation, Bio-Dome), Matthew Lillard et Jamie Kennedy (Roméo + Juliette) qui fait office de geek de la bande spécialisé dans les films d’horreurs. La présence de Drew Barrymore (Le Double Maléfique, Wayne’s World 2, Batman Forever) marque également les premiers assassinats de la cultissime introduction, durant laquelle le tueur lui demande quel est son film d’horreur préféré au téléphone.

Une attirance qui s’installe rapidement entre les deux adultes.
Cette fâcheuse habitude de dévoiler les futures échappatoires…

Parmi les représentants adultes des personnages, David Arquette (Buffy Tueuse de Vampires) interprète Dewey, un jeu policier promu shérif adjoint pour l’enquête. Il s’éprend rapidement de Gale Weathers, jouée par Courteney Cox (Cocoon, Ace Ventura Détective Chiens et Chats, Friends), une journaliste opportuniste qui se joue des drames pour faire la une à la télévision. Leur âge ne les empêche pourtant pas de se fondre parmi les lycéens, ce qui appuie d’autant plus la dimension teen-movie du film avec la fête à la maison, la diffusion d’un film d’horreur et les discussions sur le sexe. Scream utilise surtout efficacement la mise en abyme avec la mention de nombreux classiques de l’épouvante tels que Carrie au Bal du Diable, Evil Dead, Candyman et Dracula.

Une soirée qui pourrait bien mal tourner…
Un masque devenu iconique.

Tandis que Jamie Lee Curtis est également nommée pour Le Bal de l’Horreur et apparaît à l’écran lors d’une diffusion d’Halloween, Ghostface parvient à tromper une de ses victimes en lui demandant qui est le tueur dans Vendredi 13. Outre la mention de Jodie Foster pour Le Silence des Agneaux et de Sharon Stone pour Basic Instinct, Wes Craven effectue un caméo en tant que concierge du lycée habillé comme Freddy Krueger. De manière générale, Scream détourne brillamment les stéréotypes du slasher pour mieux en faire la satire, avec des sursauts abusifs et des profils volontairement trop suspects. Pourvu d’une très bonne réalisation et de musiques stressantes, il surprend aussi par ses meurtres gores et ses mises en scène macabres, comme la pendaison d’une victime ensanglantée à un arbre et le coincement d’une autre dans la chatière de la porte du garage.

« Mais on est tous un peu fous à notre manière. Anthony Perkins, Psychose. »

Plus qu’un simple film d’horreur, Scream induit surtout les spectateurs en erreur avec non pas un, mais bien deux meurtriers qui se partagent le costume. Créant plusieurs alibis pour Billy alors que tous les éléments convergent vers lui, ce dernier révèle qu’il fait pourtant bien parti du duo lors d’une réplique cinglante empruntée à Psychose. Si le mobile des meurtres demeure anecdotique, le scénario parvient à garder le suspense sur qui se cache derrière le masque et apporte sa petite touche satirique lorsque Sidney enfile elle-même le costume pour achever ses opposants. Un grand classique dont le succès a donné lieu à plusieurs suites, une série télévisée, la saga parodique Scary Movie (en référence au titre initialement prévu pour Scream) et lancé une nouvelle vague de slashers, comme Souviens-toi l’Été Dernier.

« La vie c’est ça, un grand film où tous les genres de mélangent, nous ne sommes jamais que des figurants. »

 

Scream 2

Date de sortie : 12 décembre 1997 (États-Unis),
8 juillet 1998
 (France)
Réalisateur : Wes Craven
Acteurs principaux : Neve Campbell, Jerry O’Connell, Timothy Olyphant, Courteney Cox
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Une soirée cinéma tout ce qu’il y a de plus classique…

Un an seulement après le succès du premier film, Scream 2 poursuit son analyse et sa satire du slasher avec une mise en abyme intéressante et une belle évolution des personnages. Deux ans après les événements de Woodsboro, Sidney étudie l’art dramatique à l’université de Windsor auprès de son petit-ami Derek, interprété par Jerry O’Connell (Stand by Me, Bienvenue chez Joe, Jerry Maguire). De nouveaux venus apparaissent parmi les étudiants, notamment Cici, Mickey et sa colocataire Hallie, respectivement joués par Sarah Michelle Gellar (Buffy contre les Vampires, Souviens-toi l’Été Dernier, Sexe Intentions), Timothy Olyphant (Une Vie moins Ordinaire, Go) et Elise Neal (Malcolm X, Mission to Mars).

Une nouvelle fois menacée, Sidney mène l’enquête.
Sarah Michelle Gellar, décidément reliée aux productions horrifiques.

Neve Campbell, Jamie Kennedy, David Arquette et Courteney Cox reprennent quant à eux leur rôle des survivants de Woodsboro. Tandis que Liev Schreiber incarne un Cotton Weary à l’importance largement revalorisée, Gale obtient une concurrente de taille avec la journaliste Debbie Salt, interprétée par Laurie Metcalf (JFK, U-Turn). Restant dans la lignée de son aîné, Scream 2 se pourvoit d’une réalisation toujours au top, Sidney gagnant fortement en charisme. Il entame les références dès son introduction en prenant place dans un cinéma pour la sortie d’un film qui raconte le massacre de Woodsboro. Tandis que plusieurs spectateurs revêtent le masque de Ghostface, un étudiant et sa copine sous les traits de Jada Pinkett Smith (Le Professeur Foldingue, Ali, Matrix Reloaded) se font tuer comme s’il s’agissait d’une campagne publicitaire.

Des plans pertinents qui font toute la qualité de cette suite.
Le geek de service gagne lui aussi en charisme.

Le film amène aussi les étudiants à débattre sur l’imputabilité du film vis-à-vis des meurtres puis sur l’intérêt des suites. Allant du prétexte que « par définition, la suite est un sous-produit » à la considération que « bien des suites ont surpassé l’œuvre originale », la discussion mentionne des classiques comme Aliens Le Retour et House 2, allant au-delà même du genre de l’épouvante avec Le Parrain 2 et Terminator 2, Sarah Connor et Linda Hamilton étant également mentionnées. Outre un extrait de Nosferatu Le Vampire sur un écran de télévision en clin d’œil à Buffy contre les Vampires, Scream 2 dévoile ses meurtriers subrepticement avec des identités qui peuvent surprendre, mais plutôt cohérentes avec le scénario. Auréolé d’un succès proche de celui du premier film, il demeure une suite de réelle qualité.

Une antagoniste étonnante difficile à déceler.

 

Scream 3

Date de sortie : 4 février 2000 (États-Unis),
19 avril 2000
 (France)
Réalisateur : Wes Craven
Acteurs principaux : Neve Campbell, Patrick Dempsey, Scott Foley, Emily Mortimer, Lance Henriksen
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Nouveau départ pour Sidney, qui n’est pourtant pas au bout de ses peines.

Un peu plus de deux ans après le deuxième film, Scream 3 passe à la satire des trilogies de films d’horreur tout en étant un peu plus orienté vers la comédie au détriment des scènes gore suite au massacre de Columbine en 1999. Après une introduction mettant en scène un Cotton Weary devenu célèbre, on retrouve Sidney recluse dans une forêt près de Los Angeles, travaillant comme téléconseillère pour femmes en détresse sous un nom d’emprunt. Alors que Gale se tient à l’affût d’un nouveau meurtre, Dewey travaille comme assistant sur le tournage de Stab 3, troisième volet de la trilogie racontant l’histoire de Sidney dont un nouveau Ghostface cible les acteurs.

La classe (presque) incarnée.
« Le vieux truc du tueur qui joue avec les flics ça fait très Hannibal Lecter, très Seven. »

Réalisé par un certain Roman Bridger incarné par Scott Foley, Stab 3 stoppe alors rapidement son tournage tandis que l’inspecteur Mark Kincaid mène l’enquête sous les traits de Patrick Dempsey. Interprété par Lance Henriksen (Terminator, Aliens Le Retour, Chasse à l’Homme), le producteur John Milton reçoit alors de lourdes accusations d’intimidation sexuelle par divers actrices qui se mêlent au scénario principal, comme celles jouées par Parker Posey et Emily Mortimer (Le Retour de Mary Poppins). Une habile attaque de Wes Craven envers les pratiques de certains producteurs hollywoodiens dont Harvey Weinstein, qui produit justement Scream 3. Carrie Fisher est elle-même présente lors d’une scène en référence à son passé tumultueux avec George Lucas.

Un décor des plus rassurants pour se cacher…
« On en revient au commencement et on découvre les choses qui n’étaient pas vraies au départ. »

Le film n’en oublie pas sa mise en abyme habituelle avec un caméo de Jamie Kennedy, à l’occasion d’une vidéo dans laquelle il annonce qu’il s’agit du chapitre final et présente le mode d’emploi d’une trilogie, en prenant comme exemple Le Parrain et Star Wars. Outre la mention de Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, on retrouve sur le plateau de tournage les répliques exactes des maisons dans lesquelles vivaient Stuart et de Sidney à Woodsboro, cette dernière s’amusant à demander à l’inspecteur de police quel est son film d’horreur préféré. Moyennement reçu par la critique et le public, Scream 3 ne manque pourtant pas d’atouts bien qu’il accuse un certaine essoufflement qui place la saga en stand-by durant la décennie à venir.

 

Scream 4

Date de sortie : 13 avril 2011 (1h 51min)
Réalisateur : Wes Craven
Acteurs principaux : Neve Campbell, Emma Roberts, Hayden Panettiere, Rory Culkin
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Comme un air de déjà-vu, les pop-corn en moins.

Plus de dix ans après la trilogie d’origine, Scream effectue son grand retour sous l’objectif de Wes Craven avec une nouvelle suite dans laquelle Sidney se retrouve à Woodsboro pour la promotion de son premier livre autobiographique. Dewey y est désormais shérif aux côtés d’une adjointe jouée par Marley Shelton (Boulevard de la Mort, Planète Terreur) et marié à Gale, qui souffre d’un manque d’inspiration depuis que le calme est revenu. Heureusement pour elle, une nouvelle vague de meurtres survient pour s’attaquer à Sidney et à plusieurs jeunes dont sa cousine Jill, interprétée par Emma Roberts (American Horror Story, Nerve). De nouveaux personnage font alors leur apparition avec Charlie, Robbie et Trevor, respectivement incarnés par Rory Culkin (Richie Rich, Signes), Erik Knudsen (Saw II, Scott Pilgrim) et Nico Tortorella (Felix de The Walking Dead World Beyond).

Enfin un peu d’animation après dix années d’inertie.
Réelle frayeur, comédie bien trempée ou les deux ?

Reprenant le style de l’introduction du premier film plusieurs fois de suite, Scream 4 propose d’emblée une réflexion sur les remakes de films d’horreur, qui ont particulièrement sévi dans les années 2000 avec des titres comme Vendredi 13, Les Griffes de la Nuit, Massacre à la Tronçonneuse et La Maison de Cire. De plus, le cinéma d’horreur avait évolué vers des films plus violents et gore comme Saw et Hostel. Plusieurs éléments du premier Scream sont ainsi réinterprétés et modifiés pour mieux surprendre, tandis que le film pointe du doigt l’obsession de célébrité de certains jeunes par l’usage excessif des réseaux sociaux et des téléphones portables.

Des situations toujours plus inventives.
Sidney sur le qui-vive, Ghostface est partout.

Les références aux classiques du cinéma d’épouvante ne manquent évidemment pas avec les affiches de La Colline a des Yeux, The Thing, La Ligne Verte et L’Armée des Morts dans le ciné-club, ou encore la mention de Destination Finale et Shaun of the Dead, allant même jusqu’à présenter Le Voyeur de Michael Powell comme le précurseur des slashers. /!\ SPOILERS /!\ Toujours aussi bien ficelé, le scénario mène à de nouvelles révélations sur la famille de Sidney, sa cousine ayant visiblement un peu trop mal vécu le fait de vivre dans son ombre. Le final à l’hôpital apporte une tension supplémentaire efficace alors que les journalistes continuent de présenter Jill comme une héroïne, faire la une l’emportant plus que jamais sur le reste. Pour son tout dernier, Wes Craven réussit haut la main le retour de sa plus grande saga à succès.

 

Scream (2022)

Date de sortie : 12 janvier 2022 (1h 55min)
Réalisateurs : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
Acteurs principaux : Melissa Barerra, Jenna Ortega, Jack Quaid, Mikey Madison, Dylan Minnette, Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Une introduction très réussie.

Il faut attendre onze nouvelles années pour que Ghostface réapparaisse au cinéma sous forme de requel, une suite faisant aussi office de reboot avec le retour d’anciens acteurs phare auxquels s’ajoutent une toute nouvelle génération. Sobrement intitulé Scream pour cette raison, il marque le vingt-cinquième anniversaire de la saga avec Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin à la réalisation, déjà connus pour des films horrifiques comme The Baby, 666 Road et Wedding Nightmare. L’intrigue démarre à Woodsboro autour de deux sœurs, Samantha et Tara Carpenter, jouées par Melissa Barrera et Jenna Ortega (The Fallout, X, Mercredi), menacées par un nouveau Ghostface.

Une nouvelle génération très branchée.
De nouveaux personnages corrects, mais sans le charisme des précédents.

Portée par de jeunes acteurs comme Jack Quaid (Hunger Games, The Boys), Mikey Madison (Once Upon A Time in Hollywood, La Famille Addams) et Dylan Minnette (Prisoners, Don’t Breathe, 13 Reasons Why), leur bande d’amis est rapidement mise en danger et se trouve reliée aux survivants des précédents massacres. Sidney est désormais mariée et mère de deux filles, Gale se retrouve animatrice d’un talk-show matinal et Dewey a laissé sa place de shérif à sa collègue Judy Hicks. Pourvu de meurtres plus brutaux et sanglants, Scream compose avec une réalisation tout à fait correcte tandis que certains personnages se font tuer un peu trop facilement. Il n’en oublie pas pour autant ses origines avec un final se déroulant dans la maison de Stu Macher et Samantha qui est guidée par le reflet dans le miroir de son père Billy Loomis.

Vingt-cinq ans plus tard, Neve Campbell est toujours là.
Des plans réussis témoignant d’une belle réalisation.

Conscient d’être le résultat d’une pure exploitation commerciale d’un genre en déclin depuis déjà plusieurs années, le scénario commence par s’en prendre à la nouvelle vague de films d’horreur psychologique apparue lors des années 2010, comme It Follows et Hérédité, qu’il considère comme trop sérieux. Avec la mise en abyme de Stab 8, Scream dénonce également la tendance qu’a Hollywood de toujours vouloir rallonger ses franchises à succès, une critique des suites à outrance déjà présente dans Matrix Resurrections. Mieux encore, le film dénonce la toxicité de certaines communautés de fans, qui exigent toujours plus et déversent leur haine sur les réseaux sociaux en voulant réécrire le film, les tueurs constituant une parfaite caricature de ce genre de fans toxiques. Pas aussi marquant que ses prédécesseurs, Scream en reprend toutefois suffisamment de qualités pour proposer un film honnête.

 

Scream VI

Date de sortie : 8 mars 2023 (2h 03min)
Réalisateurs : Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett
Acteurs principaux : Melissa Barerra, Jenna Ortega, Hayden Panettiere, Dermot Mulroney, Tony Revolori, Liana Liberato, Courteney Cox
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Un duo d’héroïnes très efficace !

Tout juste un an après le second retour de la franchise, Ghostface sévit de nouveau dans un sixième film faisant directement suite au précédent. Parvenant toujours aussi bien à renouveler le casting, Melissa Barrera et Jenna Ortega y reprennent leur rôle respectif aux côtés de Jasmin Savoy Brown et Mason Gooding. Si Neve Campbell est bel et bien absente, Hayden Panettiere y effectue un retour remarqué pour son rôle de Kirby Reed, devenue membre du FBI. Le reste du casting compte notamment l’inspecteur Wayne Bailey sous les traits de Dermot Mulroney (Zodiac, Stoker, Insidous 3), sa fille Quinn interprétée par Liana Liberato (Trust, Si Je Reste) ainsi que des personnages plus secondaires incarnés par Tony Revolori (La Cinquième Vague, Spider-Man No Way Home, la série Willow) et Henry Czerny (Danger Immédiat, Mission Impossible, Chaos).

Armé d’un fusil à pompe, Ghostface ne plaisante pas.
Absente du précédent film, Kirby compte bien démasquer le nouveau tueur.

/!\ SPOILERS /!\ Classique sur plus d’un point, Scream VI bouscule néanmoins les codes dès son introduction avec un appel téléphonique passé dans un bar en lieu et place du domicile de la victime et un tueur qui dévoile d’entrée son visage avant de se faire lui-même poignarder. Pourvu d’une belle réalisation, le film prend cette fois-ci place à New York avec des meurtres toujours aussi brutaux et un Ghostface qui n’a peur de rien au point d’attaquer ses cibles en public, la scène du métro provoquant une tension des plus haletantes en huis clos. On peut toutefois pester face au fait que certains personnages soient toujours vivants après avoir été transpercés une dizaine de fois, ou encore que les gens ne semblent plus si effrayés par les meurtres commis sous leurs yeux.

Un sanctuaire rassemblant de nombreuses pièces à conviction.
Même en public, plus personne n’est en sécurité.

Méta-slasher bien assumé, Scream VI ne coupe pas à une analyse manifeste des potentiels tueurs, qui se devraient d’être le parfait inverse de leurs prédécesseurs. Le film fait également office de rétrospective en proposant un jeu de piste à partir des masques des tueurs de chaque épisode tandis que pour la première fois dans la saga, deux Ghostface apparaissent sur un même écran et on dénombre trois tueurs en comptant leur complice. Si Melissa Barrera et Jenna Ortega assurent en tant que nouvelles héroïnes, il est dommage que le personnage de Samantha ne soit pas plus développé dans sa lutte pour ne pas céder à ses pulsions meurtrières, bien que les quelques apparitions de Billy Loomis restent appréciables. Un film très correct qui fait efficacement perdurer la saga !

 

Scream 7

Date de sortie : 25 février 2026 (1h 54min)
Réalisateur : Kevin Williamson
Acteurs principaux : Neve Campbell, Isabel May, Courteney Cox, Joel McHale, Anna Camp, Celeste O’Connor, Sam Rechner, Asa Germann, Mckenna Grace, Matthew Lillard, Ethan Embry
Genre : Slasher, policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Marco Beltrami

Une introduction efficace avec une tension très maîtrisée.

Pour le septième film de la franchise, la réalisation est confiée à Kevin Williamson, déjà connu pour avoir écrit le scénario de Scream, Souviens-Toi l’Été Dernier, Scream 2 et Scream 4. Restant dans la droite lignée de ses prédécesseurs, Scream 7 marque le retour de Neve Campbell comme actrice principale en lieu et place de Melissa Barrera et Jenna Ortega, absentes de cet épisode. Le scénario se déroule quelques années plus tard dans la petite ville de Pine Grove où Sidney refait sa vie avec sa fille Tatum, incarnée par Isabel May. La réalisation se montre d’emblée ambitieuse avec une superbe introduction dans l’ancienne maison de Stuart devenue musée horrifique.

Les petites nouvelles dans la liste des suspectes.
Un duo qui fonctionne toujours aussi bien !

Si Jasmin Savoy Brown et Mason Gooding reprennent leurs rôles aux côtés de Courteney Cox, le film renouvelle son casting avec Joel McHale (Spider-Man 2, Assassination Nation) dans la peau de Mark Evans, policier et mari de Sidney, Anna Camp (La Couleur des Sentiments, Café Society) qui interprète leur voisine Jessica Bowden, ou encore Asa Germann (The Boys) qui incarne le fils de cette dernière, féru d’émissions criminelles. On trouve également Celeste O’Connor (SOS Fantômes L’Héritage, Madame Web) dans le rôle de Chloe Parker, Mckenna Grace (Frankenstein, Mary, Moi Tonya) dans la peau d’Hannah Thurman et Ethan Embry (Empire Records, Lame de Fond, Once Upon A Time) pour Marco Davis, superviseur d’un hôpital psychiatrique.

Un retour au huis clos terriblement prenant.
Un danger omniprésent.

/!\ SPOILERS /!\ Étonnamment qualitatif, Scream 7 renoue avec le dynamisme des premiers épisodes grâce à une réalisation ingénieuse (les multiples apparitions de Ghostface dans le noir en arrière-plan) ainsi qu’au duo appréciable entre Sidney et sa fille. Bousculant les codes avec un Ghostface qui se fait tuer au milieu du film, il émet notamment une critique des retcons et des deepfakes de célébrités décédées générées par intelligence artificielle, ou encore des communautés de fans qui cherchent à tout prix à théoriser la survie de personnages morts dans les précédents films. On trouve ainsi plusieurs apparitions de Matthew Lillard en Stu Macher vieilli, mais aussi des caméos de David Arquette, Laurie Metcalf et Scott Foley. Un très bon film qui montre qu’une saga ancienne peut toujours réussir à se réinventer !

Mort sur le Nil (2022) Hercule Poirot toujours en forme ?

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Date de sortie : 9 février 2022 (2h 07min)
Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs principaux : Kenneth Branagh, Gal Gadot, Emma Mackey, Armie Hammer
Genre : Policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Patrick Doyle

Une présentation qui coûte cher.

Plus de quarante ans après le film de John Guillermin, Kenneth Branagh (All is True, Tenet) renfile son costume d’Hercule Poirot pour une nouvelle adaptation de Mort sur le Nil dans lequel il est encore une fois accompagné par Tom Bateman (Le Crime de l’Orient-Express, Sang Froid) dans le rôle de Monsieur Bouc. Tandis que l’introduction en dévoile davantage sur sa moustache en pleine première guerre mondiale, le thème de l’amour s’annonce d’emblée comme central pour l’enquête d’un nouveau meurtre lors d’un voyage de noces à bord d’un navire de croisière.

Une détente de routine.
Emma Mackey confirme aisément son appétence pour le cinéma.

Un triangle amoureux ayant mal tourné s’était en effet installé entre la riche Linnet Ridgeway, sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort et son fiancé Simon Doyle, respectivement joués par Gal Gadot (Fast & Furious 4, Wonder Woman, Justice League), Armie Hammer (The Social Network, J. Edgar, Nocturnal Animals) et Emma Mackey (Sex Education, Eiffel). Rejoints par d’autres personnages comme la femme de chambre de Linnet et la chanteuse Salome Otterbourne, incarnées par Rose Leslie (Ygritte dans la série Game of Thrones) et Sophie Okonedo (Ace Ventura en Afrique, After Earth), ils se retrouvent alors au cœur d’une machination que seul Hercule Poirot peut se targuer de résoudre.

« Quelqu’un est mort. L’assassin est l’un d’entre vous ! »
Un collier loin d’être innocent.

Pourvu d’un joli cadre égyptien et de personnages tout aussi distingués que dans le précédent film, Mort sur le Nil se prête aisément à l’exercice du huis clos grâce à une mise en scène de qualité et à un scénario qui ne se perd pas dans des méandres inutiles. An demeurant assez classique, le final reste efficace et brillamment porté par le talent des acteurs. Quelques scènes d’action et de nouveaux drames viennent apporter une touche de modernité appréciable dans ce polar tout à fait réussi. Pour sa deuxième adaptation de l’œuvre d’Agatha Christie, Kenneth Branagh confirme son talent d’interprète et de metteur en scène.

Le Crime de l’Orient-Express (2017) de Kenneth Branagh

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Date de sortie : 3 novembre 2017 (Royaume-Uni), 13 décembre 2017 (France)Le Crime de l'Orient-Express - film 2017 - AlloCiné
Réalisateur : Kenneth Branagh
Acteurs principaux : Kenneth Branagh, Daisy Ridley, Michelle Pfeiffer, Penélope Cruz, Judi Dench, WIllem Dafoe, Johnny Depp
Genre : Policier
Nationalité : Américain
Compositeur : Patrick Doyle

Des décors au service de la mise en scène.

Adapté du grand classique d’Agatha Christie, Le Crime de l’Orient-Express revient plus de quarante ans après sa première incursion au cinéma sous la direction de Kenneth Branagh (Thor, The Ryan Initiative, Cendrillon), qui joue également un Hercule Poirot méticuleux et brillamment modernisé. Le scénario s’articule autour d’une enquête menée à bord d’un train allant d’Istanbul jusqu’à Londres, dans lequel un meurtre vient d’être commis. Le casting se veut très généreux avec la présence d’acteurs comme Johnny Depp (Edward aux Mains d’Argent, Pirates des Caraïbes, Les Animaux Fantastiques), Michelle Pfeiffer (Batman Returns, Dark Shadows, Mother), Penélope Cruz (Ouvre les Yeux, Bandidas, Volver), Willem Dafoe (Platoon, Seven Sisters, Spider-Man No Way Home), Daisy Ridley (Rey dans la troisième trilogie Star Wars) et Judi Dench (J. Edgar, Skyfall, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers).

Une inquiétude qui se dessine dès les premiers instants.
Un voyage exactement comme les autres…

Loin du traditionalisme poussif du film de 1974, la trame scénaristique est largement assouplie et varie les situations en proposant des séquences en dehors du train, les paysages enneigés et le froid contribuant bellement à l’esthétique du film. Assez confus, le scénario laisse de côté les rappels séquentiels de la première adaptation pour laisser place à divers plans dans lesquels on découvre une nouvelle façon de penser les dialogues entre les personnages. Un peu d’action vient s’ajouter au tout, comme le comique de l’introduction qui montre le talent du détective innocentant trois pauvres accusés devant la foule, la poursuite dans la neige et le médecin qui s’en prend à lui.

Des personnages variés tous suspects à leur façon.
Un personnage finement interprété par Michelle Pfeiffer.

La révélation finale dans le froid est d’une grande efficacité avec un Poirot qui apprend la vérité presque en même temps que le spectateur, laissant même croire qu’il pourrait être tué pour que les faits ne soit pas communiqués à la police. Omettant le clin d’œil des douze jurés du système britannique, la fin s’inscrit dans la perspective d’une nouvelle affaire à suivre tandis qu’Hercule Poirot descend du train pour se diriger vers une autre destination. Efficacement modernisé tout en conservant l’esprit du roman, Le Crime de l’Orient-Express marque le début d’un nouveau souffle pour les enquêtes policières du XXIème siècle.

Le Pirate des Caraïbes, de James Goldstone

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Date de sortie : 27 juillet 1976 (États-Unis), 2 mars 1977 (France)
Date de reprise : 6 janvier 2022

Réalisateur : James Goldstone
Scénariste : Jeffrey Bloom

Acteurs principaux : Robert Shaw, Geneviève Bujold, James Eart Jones, Peter Boyle
Genre : Aventure, comédie
Nationalité : Américain
Compositeur : John Addison

 

L’avis d’Emmanuel

« Je ne suis pas un gentleman, je suis un Irlandais ! »

Film d’aventure réalisé par James Goldstone sans aucun rapport avec une certaine saga de films made in Disney, Le Pirate des Caraïbes (Swashbuckler) se veut très axé sur l’humour tout en présentant une bande de pirates comme des héros face à un dirigeant à l’autorité excessive, l’odieux Lord Durant interprété par Peter Boyle (Frankenstein Junior, Taxi Driver, Double Détente). Se déroulant dans la Jamaïque du XVIIIème siècle, il met alors en scène le capitaine Ned Lynch sous les traits du charismatique Robert Shaw (Bons Baisers de Russie, Les Dents de la Mer, La Rose et la Flèche) dans un superbe duo avec James Earl Jones (Docteur Folamour, L’Exorciste 2, À la Poursuite d’Octobre Rouge).

« Un pirate amoureux ? Comme un poisson hors de l’eau : les deux sont là où ils ne devraient pas être, mais seul le poisson est assez intelligent pour le savoir. »
Le courage habituel des grands politiciens !

Puisqu’une femme au caractère bien trempé ne peut qu’aller de pair avec un pirate, Geneviève Bujold (Anne des Mille Jours, L’Incorrigible, Faux-Semblants) incarne la redoutable Jane Barnet, tandis que Geoffrey Holder (Vivre et Laisser Mourir) troque son costume du Baron Samedi pour celui d’un pirate lanceur de couteaux. Laissant une belle part aux scènes d’action et aux combats à l’épée, Le Pirate des Caraïbes se pare aussi d’une réalisation de qualité, comprenant de magnifiques panoramas sur l’archipel et des musiques à la légèreté entraînante composées par John Addison. Un vieux classique à redécouvrir avec plaisir !

 

L’avis de Nicolas

Le pirate est une figure matricielle de la fiction. Il incarne une dualité assez ambivalente. En effet, il peut être à la fois un protagoniste et un antagoniste, ou les deux. C’est en cela que cette figure fictionnelle fascine tant et intéresse forcément le cinéma.

On connaît évidemment la trilogie Pirates des Caraïbes, basée sur une attraction du parc Disney. En 1976 sort Swashbuckler, ou Le Pirate des Caraïbes en français.

Film d’aventure hollywoodien qui raconte les pérégrinations du pirate Ned Lynch face au cruel Lord Durant. Le Pirate des Caraïbes est un amusant petit film de pirates qui s’incarne comme un vestige de l’ère classique hollywoodienne en plein Nouvel Hollywood.

Des situations déjà cocasses pour l’époque.

C’est ainsi qu’existe ce petit film un peu arriéré, mais amusant qui s’autorise de traiter le genre avec candeur et violence. La violence s’incarne dans le personnage de Durant, cruel esclavagiste et tortionnaire pédéraste.

Ce personnage peut être parfois agaçant, souffrant d’une écriture profondément caricaturale qui enlève toute possibilité de nuance. Parfois, il ressemble à un véritable ogre de conte notamment dans les séquences qui le confronte à ses ennemis.

Le film propose de beaux plans océaniques où le bateau baigne dans un crépuscule poétique. C’est alors que la mécanique de l’appel de l’aventure se dévoile sous nos yeux.

Une ambiance particulière dans les appartements du lord.

Le cinéma qui croit à son aventure est en voie de disparition dans le paysage hollywoodien. La figure du pirate ne s’incarne que par le prisme de Jack Sparrow. Le cinéma d’aventure quant à lui sert les intérêts d’une industrie mortifère.

Donc, malgré cette candeur un peu envahissante, une mise en scène trop souvent académique et statique, Le Pirate des Caraïbes est un film d’aventure dans lequel se plonger relève d’un véritable plaisir.

Le film se clôt d’ailleurs par un combat à l’épée assez époustouflant et d’une sacrée longueur. Le temps permet de saisir chaque instant de ce duel afin d’y ressentir toute la gravité. Le Pirate des Caraïbes n’est pas le meilleur film de pirates qui puisse exister à cause de son caractère suranné, mais cela reste plutôt respectable et prenant par instant pour y déceler quelquefois la force du cinéma.

L’édition :

Le film est disponible depuis le 6 janvier 2022 chez Rimini, qui le propose dans un beau combo Blu-ray/DVD. Le master est très propre et propose une image très belle et contrastée qui rend un peu justice au film.

 

 

 

1991 : une année explosive pour les consoles de quatrième génération

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image 1991 header

Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 1991
Développeurs : Nintendo, Sega, Squaresoft, SNK, Capcom, Konami
Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Hironobu Sakaguchi, Yoshiki Okamoto, Koichi Ishii
Genres : Plates-formes, action aventure, RPG, beat’em up, combat, shoot’em up

Compositeurs : Koji Kondo, Nobuo Uematsu, Yoko Shimomura, Yuzo Koshiro
Supports : Super Nintendo, Mega Drive, PC Engine, Neo Geo AES, Game Boy, Game Gear, NES, Master System, Arcade

 

Il y a 35 ans, l’année 1991 marquait
le début d’une décennie exceptionnelle
pour l’histoire du jeu vidéo avec
l’émergence d’une concurrence explosive
entre les consoles de 4ème génération.

image 1991 snes
Une Super Nintendo qui commence déjà à se parer de hits incontournables !

Sortie la fin de l’année précédente au Japon et arrivant en cours d’année en Amérique du Nord, la Super Nintendo commence à enchaîner les hits avec un Final Fantasy IV aux personnages bien plus marqués, un Super Castlevania IV qui dépoussière le premier épisode avec une plus grande accessibilité, un Super Ghouls’n Ghosts de très grande qualité et surtout The Legend of Zelda A Link to the Past qui fait définitivement entrer la saga dans la légende. D’autres titres viennent alimenter la ludothèque de la console comme les shoot’em up Super R-Type, Darius Twin et HyperZone, les jeux d’action aventure Goemon The Legend of the Mystical Ninja et Super Ninja Boy, sans oublier les simulations de sport Super Tennis et Super Soccer.

 

La Mega Drive contre-attaque

image 1991 mega drive
Face à Nintendo, Sega commence à sortir l’artillerie lourde.

Pour contrer son grand rival, Sega peut enfin compter sur une mascotte efficace avec Sonic the Hedgehog, qui impressionne les joueurs pour sa vitesse de déplacement et l’immensité de ses niveaux. Outre un Golden Axe II exclusif à la Mega Drive, Streets of Rage devient la nouvelle référence du beat’em up urbain grâce à la qualité de son gameplay et à ses musiques composées par Yuzo Koshiro. Côté aventure, Shining in the Darkness marque les débuts de la saga Shining tandis que Wonder Boy in Monster World suit les traces de son aîné dans un jeu toutefois moins ouvert.

Alors que le shoot’em up Gynoug fait sensation, ToeJam & Earl se démarque des jeux de recherche habituels et les créateurs de Castle of Illusion livrent un superbe jeu de plates-formes pourvu d’une légère dimension aventure avec QuackShot, mettant en scène Donald Duck. De son côté, Mickey se retrouve piégé dans l’univers de Fantasia par Infogrames dans un platformer au game design largement perfectible.

 

Des consoles portables qui fusent

image 1991 game boy gear
Une ludothèque d’une très grande richesse sur Game Boy et Game Gear.

Du côté des consoles portables, la Game Boy continue d’agrémenter sa ludothèque avec plusieurs jeux d’action plates-formes comme le très réussi Castlevania Belmont’s Revenge, un Ninja Gaiden exclusif, deux Mega Man qui se démarquent de leurs homologues NES ainsi qu’un Dragon’s Lair The Legend bancal qui n’est en fait qu’un reskin de Roller Coaster. Contra s’adapte parfaitement au support avec Operation C tandis que les shoot’em up Nemesis et Choplifter trouvent tous les deux une suite.

C’est également le cas des Tortues Ninja avec Teenage Mutant Ninja Turtles Back from the Sewers et du jeu d’action aventure Ninja Boy. Deux licences Nintendo débutées sur NES cinq ans plus tôt s’émancipent alors sur Game Boy avec Metroid II Returns of Samus et Kid Icarus of Myths and Monsters. Outre un nouveau Battletoads exclusif à la machine, le genre du RPG se défend plus que bien avec le troisième épisode des SaGa, le tactical Game Boy Wars et surtout Mystic Quest, qui introduit la légendaire saga des Mana.

Sortie peu avant la Super Famicom, la Game Gear de Sega arrive en Occident et se défend tant bien que mal avec un petit panel de jeux intéressants. Parmi eux se trouvent un Ninja Gaiden et un Shinobi inédits, le jeu d’action aventure Ax Battler dérivé de Golden Axe, le shoot’em up Fantasy Zone Gear et le sympathique The Lucky Dime Caper, mettant en scène Donald dans un nouveau jeu de plates-formes.

 

Une NES et une Master System
toujours en grande forme

image 1991 nes master system
Une époque où les consoles de l’ancienne génération continuaient de sortir de belles exclusivités.

Tandis que la Super Nintendo et la Mega Drive prennent une place de plus en plus importantes, les consoles de troisième génération continuent d’être exploitées pour le plus grand bonheur des joueurs. Sur Master System, on trouve notamment un jeu de plates-formes Astérix, l’Action-RPG Golden Axe Warrior, une version de Castle of Illusion très bien adaptée au support et même un Sonic the Hedgehog au game design le rapprochant davantage de Super Mario Bros.

Loin d’avoir dit son dernier mot, la NES ne manque pas de nouveaux jeux de qualité avec des jeux d’action plates-formes comme Ninja Gaiden III, Mega Man 4, le cross-over Konami Wai Wai World 2 et le jouissif Batman Return of the Joker. D’autres jeux obtiennent des suites avec les beat’em up Teenage Mutant Ninja Turtles The Manhattan Project et un Double Dragon III The Sacred Stone très différent de la version Arcade. Outre le sympathique TaleSpin de Capcom qui fait office de shoot’em up accessible, le genre du puzzle-game s’émancipe avec Mario & Yoshi et le tout premier Puyo Puyo.

D’autres jeux se démarquent davantage comme un Bomberman II bien moins répétitif que son prédécesseur et introduisant enfin le mode arène, NES Open Tournament Golf qui fait participer Mario et Luigi ainsi que le premier épisode de deux sagas : Micro Machines avec ses courses endiablées et l’abominable Battletoads, dont les défis peuvent réduire à néant les nerfs les plus solides.

 

L’Arcade en pleine révolution

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Le début d’un âge d’or pour le versus fighting et le beat’em up !

N’oublions surtout pas le support de l’Arcade en pleine euphorie après le phénoménal Street Fighter II, qui révolutionne purement et simplement le jeu de combat avec huit personnages jouables et un gameplay d’une richesse encore jamais atteinte à l’époque. Rapidement suivi par l’anecdotique King of the Monsters, il est quelques mois plus tard concurrencé par SNK et son premier Fatal Fury, qui signe le début d’une longue bataille entre les deux firmes. Bataille qui s’exprime également par la sortie de nombreux beat’em up de qualité, notamment The King of Dragons, Captain Commando et Knights of the Rounds par Capcom.

Tandis que Konami contre-attaque avec le jouissif Teenage Mutant Ninja Turtles in Time, Vendetta et même un beat’em up adapté des Simpson, SNK n’est pas en reste avec le premier Sengoku et le sympathique Burning Fight. Irem s’y essaie également avec Blade Master ainsi que Data East avec Captain America and the Avengers. Alors que Capcom propose trois jeux de genres différents en un avec Three Wonders, Konami excelle avec Sunset Riders, un run’n gun très immersif jouable à quatre dans un superbe univers digne des meilleurs westerns. Outre le platformer Joe & Mac qui se déroule à la préhistoire et un Bomberman exclusif à l’Arcade, les shoot’em up sont représentés par Earth Defense Force, Ghosts Pilot, Alpha Mission 2 et After Burner III.

 

Des supports à ne pas négliger

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La naissance de nouvelles franchises sur ordinateur.

Tandis que la PC Engine trouve de nouveaux titres comme PC Kid 2, Parasol Stars The Story of Bubble Bobble III, le shoot’em up Final Soldier et le très moyen TaleSpin de Radiance Software, de nouvelles consoles voient le jour à commencer par la Neo Geo AES, véritable rolls-royce accueillant de nombreux jeux déjà présents sur le système d’Arcade Neo Geo MVS. Le support CD commence également à faire son apparition sur console avec la sortie du Mega CD, périphérique de la Mega Drive permettant un son de meilleure qualité et certains effets graphiques. La fin d’année voit l’arrivée du Compact Disk Interactif, console née d’un projet avortée entre Philips et Nintendo.

Sur micro-ordinateurs, l’Amiga donne naissance aux saga Lemmings et Chuck Rock, Civilization voit le jour sur PC et le premier Duke Nukem en side scrolling fait démarrer la saga sur DOS. On trouve également Another World d’Éric Chahi, le deuxième épisode de la saga Monkey Island ainsi que le troisième Gauntlet.

 

Mon top 10 des meilleurs jeux de 1991

Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 1991 :

10ème : Sonic the Hedgehog (Master System)1991 top 10
9ème : Streets of Rage
8ème : QuackShot
7ème : Teenage Mutant Ninja Turtles Turtles in Time
6ème : Super Ghouls’n Ghosts
5ème : Mystic Quest
4ème : Final Fantasy IV
3ème : Street Fighter II
2ème : Sunset Riders
1er : The Legend of Zelda A Link to the Past

 

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