Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 9 février 2022 (2h 07min) Réalisateur : Kenneth Branagh Acteurs principaux : Kenneth Branagh, Gal Gadot, Emma Mackey, Armie Hammer Genre : Policier Nationalité : Américain Compositeur : Patrick Doyle
Une présentation qui coûte cher.
Plus de quarante ans après le film de John Guillermin, Kenneth Branagh (All is True, Tenet) renfile son costume d’Hercule Poirot pour une nouvelle adaptation de Mort sur le Nil dans lequel il est encore une fois accompagné par Tom Bateman (Le Crime de l’Orient-Express, Sang Froid) dans le rôle de Monsieur Bouc. Tandis que l’introduction en dévoile davantage sur sa moustache en pleine première guerre mondiale, le thème de l’amour s’annonce d’emblée comme central pour l’enquête d’un nouveau meurtre lors d’un voyage de noces à bord d’un navire de croisière.
Une détente de routine.Emma Mackey confirme aisément son appétence pour le cinéma.
Un triangle amoureux ayant mal tourné s’était en effet installé entre la riche Linnet Ridgeway, sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort et son fiancé Simon Doyle, respectivement joués par Gal Gadot (Fast & Furious 4, Wonder Woman, Justice League), Armie Hammer (The Social Network, J. Edgar, Nocturnal Animals) et Emma Mackey (Sex Education, Eiffel). Rejoints par d’autres personnages comme la femme de chambre de Linnet et la chanteuse Salome Otterbourne, incarnées par Rose Leslie (Ygritte dans la série Game of Thrones) et Sophie Okonedo (Ace Ventura en Afrique, After Earth), ils se retrouvent alors au cœur d’une machination que seul Hercule Poirot peut se targuer de résoudre.
« Quelqu’un est mort. L’assassin est l’un d’entre vous ! »Un collier loin d’être innocent.
Pourvu d’un joli cadre égyptien et de personnages tout aussi distingués que dans le précédent film, Mort sur le Nil se prête aisément à l’exercice du huis clos grâce à une mise en scène de qualité et à un scénario qui ne se perd pas dans des méandres inutiles. An demeurant assez classique, le final reste efficace et brillamment porté par le talent des acteurs. Quelques scènes d’action et de nouveaux drames viennent apporter une touche de modernité appréciable dans ce polar tout à fait réussi. Pour sa deuxième adaptation de l’œuvre d’Agatha Christie, Kenneth Branagh confirme son talent d’interprète et de metteur en scène.
Date de sortie : 3 novembre 2017 (Royaume-Uni), 13 décembre 2017 (France) Réalisateur : Kenneth Branagh Acteurs principaux : Kenneth Branagh, Daisy Ridley, Michelle Pfeiffer, Penélope Cruz, Judi Dench, WIllem Dafoe, Johnny Depp Genre : Policier Nationalité : Américain Compositeur : Patrick Doyle
Des décors au service de la mise en scène.
Adapté du grand classique d’Agatha Christie, Le Crime de l’Orient-Express revient plus de quarante ans après sa première incursion au cinéma sous la direction de Kenneth Branagh (Thor, The Ryan Initiative, Cendrillon), qui joue également un Hercule Poirot méticuleux et brillamment modernisé. Le scénario s’articule autour d’une enquête menée à bord d’un train allant d’Istanbul jusqu’à Londres, dans lequel un meurtre vient d’être commis. Le casting se veut très généreux avec la présence d’acteurs comme Johnny Depp (Edward aux Mains d’Argent, Pirates des Caraïbes, Les Animaux Fantastiques), Michelle Pfeiffer (Batman Returns, Dark Shadows, Mother), Penélope Cruz (Ouvre les Yeux, Bandidas, Volver), Willem Dafoe (Platoon, Seven Sisters, Spider-Man No Way Home), Daisy Ridley (Rey dans la troisième trilogie Star Wars) et Judi Dench (J. Edgar, Skyfall, Miss Peregrine et les Enfants Particuliers).
Une inquiétude qui se dessine dès les premiers instants.Un voyage exactement comme les autres…
Loin du traditionalisme poussif du film de 1974, la trame scénaristique est largement assouplie et varie les situations en proposant des séquences en dehors du train, les paysages enneigés et le froid contribuant bellement à l’esthétique du film. Assez confus, le scénario laisse de côté les rappels séquentiels de la première adaptation pour laisser place à divers plans dans lesquels on découvre une nouvelle façon de penser les dialogues entre les personnages. Un peu d’action vient s’ajouter au tout, comme le comique de l’introduction qui montre le talent du détective innocentant trois pauvres accusés devant la foule, la poursuite dans la neige et le médecin qui s’en prend à lui.
Des personnages variés tous suspects à leur façon.Un personnage finement interprété par Michelle Pfeiffer.
La révélation finale dans le froid est d’une grande efficacité avec un Poirot qui apprend la vérité presque en même temps que le spectateur, laissant même croire qu’il pourrait être tué pour que les faits ne soit pas communiqués à la police. Omettant le clin d’œil des douze jurés du système britannique, la fin s’inscrit dans la perspective d’une nouvelle affaire à suivre tandis qu’Hercule Poirot descend du train pour se diriger vers une autre destination. Efficacement modernisé tout en conservant l’esprit du roman, Le Crime de l’Orient-Express marque le début d’un nouveau souffle pour les enquêtes policières du XXIème siècle.
Date de sortie : 27 juillet 1976 (États-Unis), 2 mars 1977 (France) Date de reprise : 6 janvier 2022 Réalisateur : James Goldstone Scénariste : Jeffrey Bloom Acteurs principaux : Robert Shaw, Geneviève Bujold, James Eart Jones, Peter Boyle Genre : Aventure, comédie Nationalité : Américain Compositeur : John Addison
L’avis d’Emmanuel
« Je ne suis pas un gentleman, je suis un Irlandais ! »
Film d’aventure réalisé par James Goldstone sans aucun rapport avec une certaine saga de films made in Disney, Le Pirate des Caraïbes (Swashbuckler) se veut très axé sur l’humour tout en présentant une bande de pirates comme des héros face à un dirigeant à l’autorité excessive, l’odieux Lord Durant interprété par Peter Boyle (Frankenstein Junior, Taxi Driver, Double Détente). Se déroulant dans la Jamaïque du XVIIIème siècle, il met alors en scène le capitaine Ned Lynch sous les traits du charismatique Robert Shaw (Bons Baisers de Russie, Les Dents de la Mer, La Rose et la Flèche) dans un superbe duo avec James Earl Jones (Docteur Folamour, L’Exorciste 2, À la Poursuite d’Octobre Rouge).
« Un pirate amoureux ? Comme un poisson hors de l’eau : les deux sont là où ils ne devraient pas être, mais seul le poisson est assez intelligent pour le savoir. »Le courage habituel des grands politiciens !
Puisqu’une femme au caractère bien trempé ne peut qu’aller de pair avec un pirate, Geneviève Bujold (Anne des Mille Jours, L’Incorrigible, Faux-Semblants) incarne la redoutable Jane Barnet, tandis que Geoffrey Holder (Vivre et Laisser Mourir) troque son costume du Baron Samedi pour celui d’un pirate lanceur de couteaux. Laissant une belle part aux scènes d’action et aux combats à l’épée, Le Pirate des Caraïbes se pare aussi d’une réalisation de qualité, comprenant de magnifiques panoramas sur l’archipel et des musiques à la légèreté entraînante composées par John Addison. Un vieux classique à redécouvrir avec plaisir !
L’avis de Nicolas
Le pirate est une figure matricielle de la fiction. Il incarne une dualité assez ambivalente. En effet, il peut être à la fois un protagoniste et un antagoniste, ou les deux. C’est en cela que cette figure fictionnelle fascine tant et intéresse forcément le cinéma.
On connaît évidemment la trilogie Pirates des Caraïbes, basée sur une attraction du parc Disney. En 1976 sort Swashbuckler, ou Le Pirate des Caraïbes en français.
Film d’aventure hollywoodien qui raconte les pérégrinations du pirate Ned Lynch face au cruel Lord Durant. Le Pirate des Caraïbes est un amusant petit film de pirates qui s’incarne comme un vestige de l’ère classique hollywoodienne en plein Nouvel Hollywood.
Des situations déjà cocasses pour l’époque.
C’est ainsi qu’existe ce petit film un peu arriéré, mais amusant qui s’autorise de traiter le genre avec candeur et violence. La violence s’incarne dans le personnage de Durant, cruel esclavagiste et tortionnaire pédéraste.
Ce personnage peut être parfois agaçant, souffrant d’une écriture profondément caricaturale qui enlève toute possibilité de nuance. Parfois, il ressemble à un véritable ogre de conte notamment dans les séquences qui le confronte à ses ennemis.
Le film propose de beaux plans océaniques où le bateau baigne dans un crépuscule poétique. C’est alors que la mécanique de l’appel de l’aventure se dévoile sous nos yeux.
Une ambiance particulière dans les appartements du lord.
Le cinéma qui croit à son aventure est en voie de disparition dans le paysage hollywoodien. La figure du pirate ne s’incarne que par le prisme de Jack Sparrow. Le cinéma d’aventure quant à lui sert les intérêts d’une industrie mortifère.
Donc, malgré cette candeur un peu envahissante, une mise en scène trop souvent académique et statique, Le Pirate des Caraïbes est un film d’aventure dans lequel se plonger relève d’un véritable plaisir.
Le film se clôt d’ailleurs par un combat à l’épée assez époustouflant et d’une sacrée longueur. Le temps permet de saisir chaque instant de ce duel afin d’y ressentir toute la gravité. Le Pirate des Caraïbes n’est pas le meilleur film de pirates qui puisse exister à cause de son caractère suranné, mais cela reste plutôt respectable et prenant par instant pour y déceler quelquefois la force du cinéma.
L’édition :
Le film est disponible depuis le 6 janvier 2022 chez Rimini, qui le propose dans un beau combo Blu-ray/DVD. Le master est très propre et propose une image très belle et contrastée qui rend un peu justice au film.
Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 1991 Développeurs : Nintendo, Sega, Squaresoft, SNK, Capcom, Konami Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Hironobu Sakaguchi, Yoshiki Okamoto, Koichi Ishii
Genres : Plates-formes, action aventure, RPG, beat’em up, combat, shoot’em up Compositeurs : Koji Kondo, Nobuo Uematsu, Yoko Shimomura, Yuzo Koshiro
Supports : Super Nintendo, Mega Drive, PC Engine, Neo Geo AES, Game Boy, Game Gear, NES, Master System, Arcade
Il y a 35 ans, l’année 1991 marquait
le début d’une décennie exceptionnelle
pour l’histoire du jeu vidéo avec
l’émergence d’une concurrence explosive
entre les consoles de 4ème génération.
Une Super Nintendo qui commence déjà à se parer de hits incontournables !
Sortie la fin de l’année précédente au Japon et arrivant en cours d’année en Amérique du Nord, la Super Nintendo commence à enchaîner les hits avec un Final Fantasy IV aux personnages bien plus marqués, un Super Castlevania IV qui dépoussière le premier épisode avec une plus grande accessibilité, un Super Ghouls’n Ghosts de très grande qualité et surtout The Legend of Zelda A Link to the Past qui fait définitivement entrer la saga dans la légende. D’autres titres viennent alimenter la ludothèque de la console comme les shoot’em up Super R-Type, Darius Twin et HyperZone, les jeux d’action aventure Goemon The Legend of the Mystical Ninja et Super Ninja Boy, sans oublier les simulations de sport Super Tennis et Super Soccer.
La Mega Drive contre-attaque
Face à Nintendo, Sega commence à sortir l’artillerie lourde.
Pour contrer son grand rival, Sega peut enfin compter sur une mascotte efficace avec Sonic the Hedgehog, qui impressionne les joueurs pour sa vitesse de déplacement et l’immensité de ses niveaux. Outre un Golden Axe II exclusif à la Mega Drive, Streets of Rage devient la nouvelle référence du beat’em up urbain grâce à la qualité de son gameplay et à ses musiques composées par Yuzo Koshiro. Côté aventure, Shining in the Darkness marque les débuts de la saga Shining tandis que Wonder Boy in Monster World suit les traces de son aîné dans un jeu toutefois moins ouvert.
Alors que le shoot’em up Gynoug fait sensation, ToeJam & Earl se démarque des jeux de recherche habituels et les créateurs de Castle of Illusion livrent un superbe jeu de plates-formes pourvu d’une légère dimension aventure avec QuackShot, mettant en scène Donald Duck. De son côté, Mickey se retrouve piégé dans l’univers de Fantasia par Infogrames dans un platformer au game design largement perfectible.
Des consoles portables qui fusent
Une ludothèque d’une très grande richesse sur Game Boy et Game Gear.
Du côté des consoles portables, la Game Boy continue d’agrémenter sa ludothèque avec plusieurs jeux d’action plates-formes comme le très réussi Castlevania Belmont’s Revenge, un Ninja Gaiden exclusif, deux Mega Man qui se démarquent de leurs homologues NES ainsi qu’un Dragon’s Lair The Legend bancal qui n’est en fait qu’un reskin de Roller Coaster. Contra s’adapte parfaitement au support avec Operation C tandis que les shoot’em up Nemesis et Choplifter trouvent tous les deux une suite.
C’est également le cas des Tortues Ninja avec Teenage Mutant Ninja Turtles Back from the Sewers et du jeu d’action aventure Ninja Boy. Deux licences Nintendo débutées sur NES cinq ans plus tôt s’émancipent alors sur Game Boy avec Metroid II Returns of Samus et Kid Icarus of Myths and Monsters. Outre un nouveau Battletoads exclusif à la machine, le genre du RPG se défend plus que bien avec le troisième épisode des SaGa, le tactical Game Boy Wars et surtout Mystic Quest, qui introduit la légendaire saga des Mana.
Sortie peu avant la Super Famicom, la Game Gear de Sega arrive en Occident et se défend tant bien que mal avec un petit panel de jeux intéressants. Parmi eux se trouvent un Ninja Gaiden et un Shinobi inédits, le jeu d’action aventure Ax Battler dérivé de Golden Axe, le shoot’em up Fantasy Zone Gear et le sympathique The Lucky Dime Caper, mettant en scène Donald dans un nouveau jeu de plates-formes.
Une NES et une Master System
toujours en grande forme
Une époque où les consoles de l’ancienne génération continuaient de sortir de belles exclusivités.
Tandis que la Super Nintendo et la Mega Drive prennent une place de plus en plus importantes, les consoles de troisième génération continuent d’être exploitées pour le plus grand bonheur des joueurs. Sur Master System, on trouve notamment un jeu de plates-formes Astérix, l’Action-RPG Golden Axe Warrior, une version de Castle of Illusion très bien adaptée au support et même un Sonic the Hedgehog au game design le rapprochant davantage de Super Mario Bros.
Loin d’avoir dit son dernier mot, la NES ne manque pas de nouveaux jeux de qualité avec des jeux d’action plates-formes comme Ninja Gaiden III, Mega Man 4, le cross-over Konami Wai Wai World 2 et le jouissif Batman Return of the Joker. D’autres jeux obtiennent des suites avec les beat’em up Teenage Mutant Ninja Turtles The Manhattan Project et un Double Dragon III The Sacred Stone très différent de la version Arcade. Outre le sympathique TaleSpin de Capcom qui fait office de shoot’em up accessible, le genre du puzzle-game s’émancipe avec Mario & Yoshi et le tout premier Puyo Puyo.
D’autres jeux se démarquent davantage comme un Bomberman II bien moins répétitif que son prédécesseur et introduisant enfin le mode arène, NES Open Tournament Golf qui fait participer Mario et Luigi ainsi que le premier épisode de deux sagas : Micro Machines avec ses courses endiablées et l’abominable Battletoads, dont les défis peuvent réduire à néant les nerfs les plus solides.
L’Arcade en pleine révolution
Le début d’un âge d’or pour le versus fighting et le beat’em up !
N’oublions surtout pas le support de l’Arcade en pleine euphorie après le phénoménal Street Fighter II, qui révolutionne purement et simplement le jeu de combat avec huit personnages jouables et un gameplay d’une richesse encore jamais atteinte à l’époque. Rapidement suivi par l’anecdotique King of the Monsters, il est quelques mois plus tard concurrencé par SNK et son premier Fatal Fury, qui signe le début d’une longue bataille entre les deux firmes. Bataille qui s’exprime également par la sortie de nombreux beat’em up de qualité, notamment The King of Dragons, Captain Commando et Knights of the Rounds par Capcom.
Tandis que Konami contre-attaque avec le jouissif Teenage Mutant Ninja Turtles in Time, Vendetta et même un beat’em up adapté des Simpson, SNK n’est pas en reste avec le premier Sengoku et le sympathique Burning Fight. Irem s’y essaie également avec Blade Master ainsi que Data East avec Captain America and the Avengers. Alors que Capcom propose trois jeux de genres différents en un avec Three Wonders, Konami excelle avec Sunset Riders, un run’n gun très immersif jouable à quatre dans un superbe univers digne des meilleurs westerns. Outre le platformer Joe & Mac qui se déroule à la préhistoire et un Bomberman exclusif à l’Arcade, les shoot’em up sont représentés par Earth Defense Force, Ghosts Pilot, Alpha Mission 2 et After Burner III.
Des supports à ne pas négliger
La naissance de nouvelles franchises sur ordinateur.
Tandis que la PC Engine trouve de nouveaux titres comme PC Kid 2, Parasol Stars The Story of Bubble Bobble III, le shoot’em up Final Soldier et le très moyen TaleSpin de Radiance Software, de nouvelles consoles voient le jour à commencer par la Neo Geo AES, véritable rolls-royce accueillant de nombreux jeux déjà présents sur le système d’Arcade Neo Geo MVS. Le support CD commence également à faire son apparition sur console avec la sortie du Mega CD, périphérique de la Mega Drive permettant un son de meilleure qualité et certains effets graphiques. La fin d’année voit l’arrivée du Compact Disk Interactif, console née d’un projet avortée entre Philips et Nintendo.
Sur micro-ordinateurs, l’Amiga donne naissance aux saga Lemmings et Chuck Rock, Civilization voit le jour sur PC et le premier Duke Nukem en side scrolling fait démarrer la saga sur DOS. On trouve également Another World d’Éric Chahi, le deuxième épisode de la saga Monkey Island ainsi que le troisième Gauntlet.
Mon top 10 des meilleurs jeux de 1991
Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 1991 :
10ème : Sonic the Hedgehog (Master System) 9ème : Streets of Rage 8ème : QuackShot 7ème : Teenage Mutant Ninja Turtles Turtles in Time 6ème : Super Ghouls’n Ghosts 5ème : Mystic Quest 4ème : Final Fantasy IV 3ème :Street Fighter II 2ème : Sunset Riders 1er : The Legend of Zelda A Link to the Past
Date de sortie : 15 décembre 2021 (2h28min) Réalisateur : Matthew Vaughn Acteurs principaux : Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Harris Dickinson, Djimon Hounsou Genre : Super-héros, fantastique Nationalité : Américain Compositeurs : Matthew Margeson et Dominic Lewis
Une introduction qui annonce la violence à venir.
Préquel de Kingsman Services Secrets et Kingsman Le Cercle d’Or toujours réalisé par Matthew Vaughn (Stardust, Kick-Ass, X-Men Le Commencement), The King’s Man Première Mission prend place au début du XXème siècle avec l’histoire du duc Orlando Oxford, interprété par Ralph Fiennes (The Reader, The Grand Budapest Hotel, Mourir Peut Attendre). Pressentant la provocation d’un conflit mondial par une sombre organisation, il met en place un réseau d’espionnage mondial avec l’aide de ses camarades Shola et Polly, respectivement joués par Djimon Hounsou(Blood Diamond, Aquaman, Shazam) et Gemma Arterton (Quantum of Solace, Prince of Persia Les Sables du Temps, Hansel et Gretel Chasseurs de Sorcières).
Une relation père fils profonde.Un danger à ne pas négliger.
Incarné par Harris Dickinson (Les Bums de la Plage, Maléfique Le Pouvoir du Mal), son fils Conrad envisage de s’engager dans l’armée britannique tandis que le charismatique Raspoutine, sous les traits de Rhys Ifans (Snowden, Alice de l’Autre Côté du Miroir, Spider-Man No Way Home), se dévoile comme premier antagoniste. Véritable réécriture de la Première Guerre Mondiale, The King’s Man met précisément en scène plusieurs personnages historiques comme François-Ferdinand d’Autriche, Lénine, Woodrow Wilson, ainsi que plusieurs souverains joués par Tom Hollander (Breathe, Bohemian Rhapsody, Mowgli). Charles Dance (Last Action Hero, Game of Thrones, Enfant 44) y apparaît même quelques instants dans le rôle d’ Horatio Herbert Kitchener.
Des entraînements dépaysants.Polly, une alliée précieuse.
Pourvu d’une réalisation impressionnante dont seul Matthew Vaughn a le secret, The King’s Man est efficacement rythmé par des scènes d’action de haute volée, sublimées par des musiques entraînantes et des chorégraphies de combat d’une grande qualité. Plus réaliste que dans les deux précédents films, l’action se permet toutefois quelques artifices pour assurer le spectacle. Le scénario sait également surprendre par sa tournure dramatique et son suspense vis-à-vis de la tête pensante de l’organisation adverse. Un préquel exemplaire qui se démarque aisément de ses prédécesseurs tout en assurant leur héritage, la scène post-générique annonçant déjà une suite tonitruante.
Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 1986 Développeurs : Nintendo, Sega, Enix, Capcom, Konami, Taito, Namco, Technos Concepteurs : Shigeru Miyamoto, Yūji Horii, Satoru Okada, Gunpei Yokoi
Genres : Plates-formes, action aventure, RPG, beat’em up, combat, shoot’em up Compositeurs : Koji Kondo, Kōichi Sugiyama, Hirokazu Tanaka, Kinuyo Yamashita
Supports : NES, Master System, Arcade, MSX
Il y a 40 ans, l’année 1986 marquait
un essor important pour le jeu vidéo
suite à la révolution Super Mario Bros.
Les débuts de grandes sagas ayant fortement influencé l’histoire du jeu vidéo.
Sur NES, l’arrivée du Famicom Disk System favorise l’émergence de nombreuses sagas devenues mythiques à commencer par The Legend of Zelda, mais aussi Metroid, Kid Icarus et Castlevania, rapidement adapté sur MSX sous le nom de Vampire Killer. Outre la sortie de la console dans certains pays européens au 1er septembre, 1986 marque également les débuts du jeu de rôles japonais avec le premier Dragon Quest, un an et demi avant Final Fantasy.
La ludothèque de la NES s’enrichit notamment avec un Super Mario Bros. 2 (plus tard connu sous le nom de Super Mario Bros. The Lost Levels en Occident) aux niveaux d’une difficulté exponentielle, le Ninja Kid de Bandai à ne pas confondre avec le titre Arcade sorti deux ans plus tôt, un Ganbare Goemon largement inspiré de The Legend of Zelda, le shoot’em up vertical Star Soldier et un Dragon Ball Le Secret du Dragon à la jouabilité désastreuse.
Sur Master System, c’est bien Alex Kidd in Miracle World qui marque l’année dans un jeu d’action plates-formes très inventif qui se démarque efficacement de Super Mario Bros. Tandis que la console arrive en Amérique du Nord au mois d’octobre, quelques sorties viennent égayer l’année comme le beat’em up Hokuto No Ken (décliné chez nous sous le nom de Black Belt), l’action platformer Ghost House, les shoot’em up Action Fighter et Astro Warrior, le run’n gun Rambo First Blood Part 2 et le jeu de tir direct à l’écran Safari Hunt.
Des salles d’Arcade en pleine expansion
Une grande variété de jeux pour des affiches qui claquent !
De son côté, l’Arcade reste un support de référence avec les débuts de la saga Wonder Boy, dont le premier épisode abuse tout autant de sa répétitivité dans sa déclinaison NES Adventure Island. Le genre action plates-formes est plus que jamais présent avec Athena de SNK, le tout premier Goemon, Rygar de Tecmo, Rolling Thunder de Namco et le bien trop simpliste Alex Kidd The Lost Stars.
Outre les run’n gun Ikari Warriors et KiKi KaiKai, l’Arcade se dote de plusieurs shoot’em up tels Fantasy Zone de Sega, Salamander de Konami, Hyper Dyne Side Arms de Capcom, Legendary Wings et Sky Kid Deluxe de Namco. Tandis que les jeux de course continuent de fuser avec Out Run et Enduro Racer, les beat’em up ne sont pas en reste avec Avengers pour lequel Capcom choisit une vue aérienne, Trojan du même développeur, Gladiator de Taito et surtout Renegade de Technos, qui modernise le genre un an avant l’arrivée de Double Dragon.
D’autres jeux s’aventurent aussi vers des styles différents avec un sympathique Bubble Bobble axé sur le scoring avec plusieurs écrans fixes, le labyrinthique The Return of Ishtar, le casse-briques Arkanoid héritier de Breakout, le dungeon-crawler Gauntlet II et un Rampage proposant de survivre à l’assaut de l’armée en contrôlant des créatures proches de Godzilla et de King Kong.
Des micro-ordinateurs à ne pas négliger
Une jolie petite sélection de jeux en tout genre.
Du côté des micro-ordinateurs, on peut retenir le jeu de plates-formes Cauldron II dans lequel le jouer incarne une citrouille, le terrifiant Dark Castle qui a gagné en popularité depuis la vidéo du Joueur du Grenier, le jeu de stratégie Defender of the Crown, le sympathique jeu de basket GBA Championship Basketball Two-On-Two ainsi qu’un Yie Ar Kung-Fu II qui ressemble davantage à un beat’em up.
Outre le portage Bomber Man Special et la version MSX Vampire Killer qui se démarque de Castlevania, les micro-ordinateurs accueillent aussi un certain nombre de jeux à licence comme Astérix et la Potion Magique, Astérix and the Magic Cauldron, une adaptation de Taram et le Chaudron Magique et Howard the Duck.
Mon top 10 des meilleurs jeux de 1986
Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs jeux de 1986, sans surprise largement dominé par la NES :
10ème : Wonder Boy 9ème : Renegade 8ème : Bubble Bobble 7ème : Super Mario Bros. The Lost Levels 6ème : Kid Icarus 5ème : Metroid 4ème : Castlevania 3ème : Alex Kidd in Miracle World 2ème : Dragon Quest 1er : The Legend of Zelda
Date de sortie : 10 juin 1996 (Brésil),
13 novembre 1996 (France) Réalisateur : Ben Stiller Acteurs principaux : Jim Carrey, Matthew Broderick, Leslie Mann, Jack Black Genre : Comédie dramatique Nationalité : John Ottoman
Steven ne sait pas encore dans quoi il s’engage.
Deuxième film réalisé par Ben Stiller (Génération 90, Mary à Tout Prix, Mystery Men), Disjoncté commence à annoncer l’évolution de Jim Carrey vers le genre de la comédie dramatique après ses accès de folie mémorables dans des longs métrages comme Dumb & Dumber, Batman Forever et Ace Ventura en Afrique. Interprétant un technicien venant installer le câble chez l’un peu trop gentil Steven Kovacs incarné par Matthew Broderick (WarGames, La Folle Journée de Ferris Bueller, Godzilla), il se présente comme un certain Ernie « Chip » Douglas et refuse d’être payé pour ses services, en échange de l’amitié de Steven afin de partager sa passion pour la télévision en commençant par percer le bon endroit du mur comme s’il s’agissait d’un point G.
« Je vous conseille de mettre un maillot de bain : dans très peu de temps vous allez surfer sur les chaînes ! »Des situations toutes aussi saugrenues les unes que les autres.
S’immisçant toujours plus dans sa vie privée, il tente de le persuader d’être son ami et va jusqu’à se servir dans son frigo, s’héberger chez lui, semer la zizanie avec un Time’s Up érotique lors d’une soirée dans sa famille et passer du temps avec son ex-copine, jouée par Leslie Mann (George de la Jungle, I Love You Philip Morris). Un casting sympathique également composé de Jack Black (Demolition Man, L’Histoire Sans Fin 3, Waterworld), Bob Odenkirk (l’avocat véreux de Breaking Bad) en caméo et Owen Wilson qui signe un de ses premiers rôles avant d’autres collaborations avec Ben Stiller comme Mon Beau-Père et Moi, Zoolander et Starsky & Hutch.
« Le futur, c’est maintenant ! Bientôt chaque foyer aura intégré la télévision, le téléphone, l’ordinateur. On pourra visiter le Louvre sur une chaîne, ou suivre le catch féminin dans la boue sur une autre. On pourra faire du shopping à domicile ou une partie de Mortal Kombat avec un ami au Vietnam. Les possibilités sont infinies ! »Un pervers narcissique qui sait profiter de chaque situation !
Allant du combat de chevaliers à la chanson « Somebody to Love » de Jefferson Airplane interprétée par Jim Carrey pendant une soirée, le scénario comique de Disjoncté se permet de surcroît une critique de la télévision lorsque Chip sauve les gens de son influence néfaste en chutant sur la parabole. Si Ben Stiller y apparaît plusieurs fois comme accusé attendant son verdict durant une émission regardée par tous, le film fourmille aussi de références à la pop culture avec la mention de classiques comme Star Trek, Le Silence des Agneaux, Waterworld, GoldenEye et Mortal Kombat.
« Tout ce que je voulais c’est qu’on traîne ensemble, je demandais pas la lune !! »« C’est encore moi qui ai tout gâché. Je voulais seulement être ton ami ! »
Arrêté pour recel après que Chip lui a installé un équipement haut de gamme, Steven comprend enfin qu’il a à faire à un aliéné et décide de se rebeller provoquant alors final à la dramaturgie touchante. Disjoncté prend en effet des tournures de film de super-héros tandis que Jim Carrey sublime son rôle dans un monologue illustrant toute la condition pathétique de son personnage, dans un final pouvant rappeler celui du Batman de Tim Burton. Un film poignant qui l’amènera vers des rôles différents de ses comédies habituelles dans des œuvres au ton particulier comme The Truman Show, Man on the Moon, The Majectic et Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Date de sortie : 31 mars 1999 (États-Unis), 23 juin 1999 (France) Réalisatrices : Lana et Lilly Wachowski Acteurs principaux : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Laurence Fishburne, Hugo Weaving Genre : Science-fiction, action Nationalité : Américain Compositeur : Don Davis
« Comme tous les autres, tu es né enchaîné. Le monde est une prison où il n’y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison pour ton esprit. »
Film de science-fiction emblématique de son époque réalisé par Lana et Lilly Wachowski, Matrix prend place dans un futur dystopique où de puissantes intelligences artificielles asservissent les humains à leur insu en leur faisant croire à une réalité fictive. Interprété par Keanu Reeves (Speed, Johnny Mnemonic, L’Associé du Diable), l’informaticien Thomas Anderson rejoint alors un groupe de résistants combattant la Matrice, dans laquelle les humains sont gardés sous contrôle. Sous le commandement de Morpheus, joué par Laurence Fishburne (La Couleur Pourpre, Double Détente, Othello), il fait la connaissance de Trinity, premier rôle d’envergure de Carrie-Anne Moss, et fait équipe avec tout un groupe dont l’excentrique Cypher, sous les traits de Joe Pantoliano (Bad Boys, Bound, Memento).
« Choisis la pilule bleue et tout s’arrête. […] Choisis la pilule rouge : tu restes au Pays des Merveilles et on descend avec le Lapin Blanc au fond du gouffre. »Une complicité se voulant d’emblée naturelle.
Considéré comme l’élu pouvant libérer les humains du joug de la Matrice, Neo (selon son pseudonyme de hacker) doit alors faire face au redoutable agent Smith, incarné par le charismatique Hugo Weaving (Elrond dans Le Seigneur des Anneaux), dont les capacités dépassent les limites du réel. Grand classique du cyberpunk, Matrix brise efficacement le quatrième mur afin d’interroger le spectateur sur le monde dans lequel il vit. Pourvu de scènes d’action impressionnantes, il est aussi connu pour avoir popularisé le bullet time, cet effet visuel ralentissant la progression de certains personnages pendant que le reste se déroule à vitesse normale. Une technique réexploitée de nombreuses fois au cinéma et dans des jeux vidéo comme Max Payne.
Un sympathique hommage au cinéma hongkongais.Neo et Trinity, héros emblématiques.
Inspiré par plusieurs films comme Tron pour son programmeur qui s’appelle Anderson, il emprunte aussi à Terminator pour son univers dominé par les machines ainsi qu’au cinéma hongkongais pour ses combats chorégraphiés à la manière d’un John Woo. Matrix puise également dans le manga Ghost in the Shell pour son esthétique générale, sans oublier Alice au Pays des Merveilles pour son univers parallèle où tout semble se retourner contre le personnage principal. Récompensé à de nombreuses reprises avec notamment les oscars des meilleurs effets visuels, du meilleur montage, du meilleur son et du meilleur montage sonore, le film des sœurs Wachowoski raisonne comme une œuvre visionnaire ayant fortement marqué la fin des années 1990.
Animatrix
Date de sortie : 17 avril 2003 (Argentine, Pérou), 12 juin 2003 (France) Réalisateurs : Andy Jones, Mahiro Maeda, Shin’ichirō Watanabe, Yoshiaki Kawajiri, Takeshi Koike, Kôji Morimoto, Peter Chung Doubleurs principaux : Patrice Baudrier, Agnès Manoury, Danièle Douet, Alain Dorval Genre : Animation, science-fiction Nationalité : Américain, japonais Compositeurs : Don Davis, Machine Head et Photek
Un magnifique combat d’introduction.
Sorti peu de temps avant le deuxième film de la saga, Animatrix se compose de neuf courts métrages animés réalisés conjointement par des studios américains et japonais. Scénarisés par les Wachowski, ils abordent des thèmes comme la manipulation des humains et la trahison tout en enrichissant le background de la saga. « Dernier Vol de l’Osiris » constitue par exemple une introduction à Matrix Reloaded et comporte une superbe scène de combat dans la pure tradition des films d’arts martiaux, à l’instar de l’épisode « Programme ». Le conflit entre humains et machines est notamment raconté dans « La Seconde Renaissance », son origine ayant amené à la rébellion de ces dernières jusqu’à la création de la Matrice.
Un véritable hommage aux samouraïs.Un choix de couleurs non sans rappeler celui du comics Sin City.
Mêlant à la fois dessins traditionnels et images de synthèse, l’animation se veut de haute qualité grâce à sa fluidité et à la grande variété de ses rendus. Si « Record du Monde » utilise des traits à la perspective exagérée pour mieux accentuer la démence de son personnage, « Histoire d’un Détective » fait le choix de se limiter aux nuances de gris pour rappeler l’esthétique des films noirs. Un des plus frappants est également « Matriculé », dont la direction artistique est un hommage certain à Ghost in the Shell. Accompagnant les films d’une manière atypique, Animatrix s’impose comme un très bon cru à consommer sans modération.
Matrix Reloaded
Date de sortie : 15 mai 2003 (2h 12min) Réalisatrices : Lana et Lilly Wachowski Acteurs entrants : Jada Pinkett Smith, Lambert Wilson, Monica Belluci, Randall Duk Kim Genre : Science-fiction, action Nationalité : Américain Compositeur : Don Davis
Un deuxième film qui laisse une belle part à l’action.
Se situant six mois après les événements du premier film, Matrix Reloaded commence à se la jouer Star Wars alors que Neo, Trinity et Morpheus sont regroupés avec les derniers humains dans leur quartier général Sion pour faire face aux sentinelles envoyées par les machines. Aidés par les capitaines Soren et Niobe, cette dernière étant jouée par Jada Pinkett Smith (Le Professeur Foldingue, Scream 2, Ali), ils cherchent à accéder à la source de la Matrice en trouvant le Maître des Clés, incarné par Randall Duk Kim (Mémoires d’une Geisha, Dragon Ball Evolution, Le Dernier Maître de l’Air).
L’élu face au programme renégat.Un rôle qui sied particulièrement à Lambert Wilson.
Ils doivent pour cela le libérer de l’emprise du Mérovingien, un trafiquant d’informations interprété par Lambert Wilson (La Boum 2, De Gaulle, Benedetta), accompagné de sa femme Perséphone sous les traits de Monica Belluci (Dracula, Le Pacte des Loups, Astérix & Obélix Mission Cléopâtre). Enrichissant de plus belle le lore de la saga, Matrix Reloaded constitue surtout une superbe vitrine du savoir-faire des Wachowski en termes de scènes d’action. De retour d’entre les morts, l’agent Smith refuse alors sa suppression et se propage comme un virus en multipliant les clones lors d’un affrontement mémorable face à Neo.
Assez flippants, les Jumeaux ont plus d’un tour dans leur sac.Sans doute la séquence la plus emblématique du film.
Outre la superbe course poursuite contre les Jumeaux, la réalisation de la vision du futur durant laquelle Trinity effectue un saut dans le vide tout en tirant sur l’agent Thompson démontre une grande maîtrise de la caméra et du bullet time. À noter que l’agent Johnson est de son côté incarné par Daniel Bernhardt, connu pour son rôle de Siro dans Mortal Kombat Conquest. Valant essentiellement pour la qualité de ses chorégraphies, Matrix Reloaded se veut complémentaire à son aîné. Sorti exactement le même jour, le jeu vidéo Enter the Matrix complète quant à lui le scénario de ce deuxième film.
Matrix Revolutions
Date de sortie : 16 octobre 2003 (Lituanie),
5 novembre 2003 (France) Réalisatrices : Lana et Lilly Wachowski Acteurs principaux : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Sing Ngai, Mary Alice Genre : Science-fiction, action Nationalité : Américain Compositeur : Don Davis
Le Mérovingien, toujours autant la classe.
Tourné parallèlement à Matrix Reloaded, Matrix Revolutions sort seulement six mois après son prédécesseur et s’avère être le premier film de l’histoire à paraître simultanément dans une grande majorité de pays. Dans cette conclusion de la trilogie d’origine, Neo cherche à se rendre à la ville des machines pour négocier la paix avec leur dirigeant en éliminant l’agent Smith, capable de transgresser les lois de la Matrice depuis son absorption de l’Oracle. Encore plus tourné vers l’action, le film confirme d’autant plus son inspiration pour Star Wars avec un combat spatial qui en met plein la vue.
Des machines, en veux-tu en voilà…Un affontement final spectaculaire !
La violence se veut beaucoup plus marquée, notamment au niveau des visages lors de l’affrontement face à Bane et quand Trinity se fait transpercer avant l’arrivée du vaisseau à la ville machine. Le duel final ressemble quant à lui à un combat de super-héros tandis que Neo fait face à l’agent Smith sous une pluie battante devant une multitude de clones.Durant ces chorégraphies filmées avec un dynamisme fulgurant, Neo a en effet de fortes allures de Superman avec sa cape et sa vitesse d’envol. Assez différent des premiers films, Matrix Revolutions termine alors le récit en suggérant que l’Oracle et l’Architecte ne seraient pas humains. Deux ans plus tard sort le jeu vidéo Matrix Path of Neo, qui propose de revivre les éléments des trois films agrémentés de passages inédits.
Matrix Resurrections
Date de sortie : 16 décembre 2021 (Russie, Thaïlande, …), 22 décembre 2021 (France) Réalisatrices : Lana Wachowski Acteurs principaux : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Yahya Abdul-Mateen II, Jonathan Groff Genre : Science-fiction, action Nationalité : Américain Compositeurs : Johnny Klimek et Tom Tykwer
Un Keanu Reeves en grande forme malgré l’âge.
Près de vingt ans après la trilogie Matrix, un quatrième film voit le jour sous l’objectif de Lana Wachowski seule, Lilly Wachowski consacrant tout son temps à la série Work in Progress. Se déroulant soixante ans après Matrix Revolutions, il met en scène un Thomas Anderson n’ayant plus de souvenir du passé et créateur d’une trilogie de jeux vidéo portant le nom de Matrix. Sujet à des visions perturbantes, il consulte un psychiatre qui lui prescrit d’étranges pilules bleues. Tandis qu’il recroise Morpheus, sa quête d’identité reprend et une nouvelle bataille s’enclenche dans la Matrice.
Un Neil Patrick Harris des plus intrigants.Et pourquoi n’aurait-on pas le droit de faire les soldes dans la Matrice ?
Si on retrouve de nombreux personnages des précédents films, le casting subit des changements importants. Là où Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss et Jada Pinkett Smith reprennent leur rôle de Neo, Trinity et Niobe, Morpheus est désormais incarné par Yahya Abdul-Mateen II (Aquaman, Us, Candyman) et l’agent Smith par Jonathan Groff (Spring Awakening, Glee). On trouve également une Sati devenue adulte sous les traits de Priyanka Chopra Jonas, ainsi que de nouveaux personnages comme l’Analyste joué par Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother, Albert à l’Ouest, Gone Girl), Bugs par Jessica Henwick (Game of Thrones, Star Wars VII, On the Rocks) et Gwyn de Vere par Christina Ricci (La Famille Addams, Casper, After.Life).
Malgré un charisme certain, Jonathan Groff n’égale pas le talent d’Hugo Weaving.Ayant bien grandi, Sati prend elle aussi une place plus importante.
Dans la droite lignée de ses prédécesseurs, Matrix Resurrections remet en question nos acquis de la société actuelle en proposant une nouvelle réflexion sur notre identité, thème faisant écho à la transgenrisme des auteurs d’origine. Un lien naturel est effectué par les visions qu’a Neo des précédents événements, ce dernier ayant amusamment de faux airs de John Wick quand il enchaîne ses chorégraphies de combat. Malgré des acteurs au charisme amoindri et un scénario quelque peu confus, Lana Wachowski parvient à émettre une critique des suites de film à outrance renvoyant efficacement aux dérives de l’époque actuelle. Techniquement bien abouti, Matrix Resurrections lance alors un pavé dans la mare des plus percutants.
Date de sortie : 15 décembre 2021 (2h28min) Réalisateur : Jon Watts Acteurs principaux : Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch, Marisa Tomei Genre : Super-héros, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Michael Giacchino
Piégé par le pouvoir des médias, Peter doit trouver une solution pour convaincre les gens de son impunité.
Troisième épisode de l’univers cinématographique Marvel plaçant Tom Holland dans la peau de l’homme-araignée, Spider-Man No Way Home entame un scénario dramatique des plus intéressants suite à la révélation de l’identité du super-héros par Mystério dans le précédent film. Accusé du meurtre de ce dernier et traqué par les médias, Peter demande alors au Docteur Strange, toujours aussi bien interprété par Benedict Cumberbatch (Doctor Strange, Mowgli, 1917) de lancer un sort pour faire effacer son identité secrète de la mémoire des gens. Peter exigeant de plus en plus d’exceptions pour ses proches, le sort déstabilise l’espace-temps et introduit le Multivers, faisant alors réapparaître plusieurs personnages issus des précédents film Spider-Man.
Tout comme Ned, MJ subit les conséquences de la réputation de Spider-Man.Stephen Strange, un allié essentiel qui reste correctement à sa place de personnage secondaire.
/!\ SPOILERS /!\ En plus de Zendaya, Jacob Batalon, Marisa Tomei et Jon Favreau qui réitèrent leur rôle, on a ainsi le plaisir de retrouver l’intégralité des principaux antagonistes des films précédant l’ère Holland. Outre un Docteur Octopus très présent sous les traits de l’excellent Alfred Molina (Da Vinci Code, Prince of Persia Les Sables du Temps), Peter Parker doit aussi en découvre face au Bouffon Vert, l’Homme-Sable, le Lézard et Électro, de nouveau incarnés par Willem Dafoe (Platoon, Beyond Two Souls, Le Crime de l’Orient-Express), Thomas Haden Church (John Carter, Killer Joe, Hellboy), Rhys Ifans (Snowden, Alice de l’Autre Côté du Miroir, The King’s Man Première Mission) et Jamie Foxx (Django Unchained, Baby Driver, Robin des Bois).
« Hello, Peter ! »Un plan qui sort clairement du lot.
La naissance du Multivers est notamment marquée par le retour tant espéré de Tobey Maguire (Gatsby le Magnifique, Le Prodige) et d’Andrew Garfield (Breathe, Under the Silver Lake, Tick, Tick… Boom !), tous deux anciens interprètes de l’homme-araignée. Même le journaliste J. Jonah Jameson nous fait l’honneur de sa présence sous les traits du talentueux JK Simmons (Whiplash, Terminator Genisys, La La Land). Pour les connaisseurs des anciens Spider-Man, c’est ainsi un véritable plaisir de retrouver ces anciennes figures du cinéma, qui effectuent bien plus qu’un simple caméo.
Une mise en scène vraiment réussie pour certains passages grand spectacle.Un Bouffon Vert plus dangereux que jamais, servi par un Willem Dafoe en grande forme !
Toutefois, leur temps de présence demeure assez mal exploité tandis que les dialogues inutiles ne cassent de traîner avant le combat final, faisant ainsi durer le film bien trop longtemps pour ce qu’il propose. Le dramatique lié à la révélation de l’identité de Spider-Man est également trop peu mis en avant malgré une introduction qui allait dans ce sens. Outre la mort de tante May à la dramaturgie tout juste acceptable, Spider-Man No Way Home manque sans surprise d’ambition cinématographique mais reste un divertissement réussi qui introduit le Multivers d’une bien belle manière.
Date de sortie : 10 novembre 1995 (États-Unis),
10 juillet 1996 (France) Réalisateur : Steve Oedekerk Acteurs principaux : Jim Carrey, Ian McNeice, Simon Callow, Sophie Okonedo Genre : Comédie Nationalité : Américain Compositeur : Robert Folk
« Ah oui ! Mais si t’étais moi, alors moi je serais toi et j’utiliserais tes jambes pour continuer à grimper ! »
Deuxième film mettant en scène le fameux détective pour animaux incarné par Jim Carrey (The Mask, Dumb & Dumber, Batman Forever), Ace Ventura en Afrique nous fait voyager au Tibet puis dans un pays fictif à la recherche d’une chauve-souris blanche sacrée nommée Chickaka, dont la disparition a provoqué un conflit entre deux tribus. Réalisé par Steve Oedekerk (Le Professeur Foldingue, Bruce Tout Puissant), il met notamment en scène Simon Callow (Amadeus, Bons Baisers d’Hollywood, Street Fighter L’Ultime Combat), Bob Gunton (Demolition Man, Les Évadés) et Adewale Akinnuoye-Agbaje (Légionnaire, Le Retour de la Momie, La Mémoire dans la Peau).
« L’arme à feu ou le vieux poignard !? »Une dégaine à la Michel Courtemanche !
À la suite d’une introduction parodiant celle de Cliffhanger Traque au Sommet par l’intermédiaire d’un malencontreux accident de raton-laveur, Ace Ventura en Afrique poursuit son scénario en enchaînant les gags propres au comique de Jim Carrey. Outre un personnage qu’il compare au Colonel Moutarde du jeu de société Cluedo (alors qu’il parle du bonhomme Monopoly dans la version québécoise), il s’amuse à faire des ombres chinoises potaches pendant une projection sérieuse tandis qu’il conduit une voiture n’importe comment en réalisant un rangement en bataille (qu’il appelle un créneau) après plusieurs tonneaux.
« Chickaka ! »Des situations à nulle autre pareille !
Les sonorités de « Chickaka » donnent évidemment lieu à toutes sortes de jeux de mots et la caricature des tribus africaines bat son plein entre la coutume des crachats et leurs noms fictifs Wachati et Wachootoo. Véritable réussite dans la lignée de son prédécesseur, Ace Ventura en Afrique est en réalité la seule suite à laquelle Jim Carrey a bien voulu participer à l’époque. Il décline en effet sa présence dans les années 2000 pour le dispensable préquel Dumb & Dumberer, l’affligeant Fils du Mask et l’abominable Evan Tout Puissant. Une habitude qu’il semble avoir changée ces dernières années étant donné sa participation dans Dumb & Dumber De et son retour dans la suite du film Sonic.