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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

La Course à la Mort de l’An 2000, de Paul Bartel

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Date de sortie : 25 novembre 1975 (Allemagne de l’Ouest), 16 juin 1976 (France)
Réalisateur : Paul Bartel
Acteurs principaux : David Carradine, Sylvester Stallone, Simone Griffeth, Mary Woronov
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Paul Chiara

Tout est dans le design du casque !

Inspiré de la nouvelle Le Pilote écrite par Ib Melchior, La Course à la Mort de l’An 2000 constitue une dystopie futuriste dans laquelle un parti unique américain organise une course automobile annuelle voyant s’affronter cinq pilotes accompagnés d’un navigateur à travers l’axe est-ouest des États-Unis. Le champion Frankenstein est joué par David Carradine (Bertha Boxer, Mean Streets, Cannonball) tandis que Joe « Mitraillette » Vitarbo est porté par Sylvester Stallone (Rambo, Demolition Man), un an avant la propulsion de sa carrière grâce à Rocky. Le casting comporte aussi des femmes participant à l’épreuve, comme Simone Griffeth, Mary Woronov et Roberta Collins.

Succès débloqué : tête de méchant intimidante
Même Micro Machines n’aurait pas osé !

Chaque concurrent étant incité à écraser des piétons pour marquer des points (différents selon l’âge et le sexe), la violence est d’autant plus marquée par des gerbes de sang assez kitsch, les pièges des résistants et les insultes lâchées par Stallone, sublimées par le doublage de Bernard Murat. Pour couronner le tout, les pilotes survivants se font masser à chaque point de ravitaillement et les poitrines féminines déambulent sans aucun complexe. Charismatique, David Carradine reste particulièrement swag avec sa dégaine de super-vilain ressemblant à un prototype de Dark Vador.

Un présentateur télé comme on n’en fait plus !
L’étalon italien dans toute sa splendeur !

À l’instar de Rollerball, La Course à la Mort de l’An 2000 s’inscrit dans le pessimisme américain des années 1970, marquées par le premier choc pétrolier, le scandale du Watergate et la guerre du Vietnam. Le film critique ainsi l’influence des médias et les excès des événements sportifs à travers une course ultraviolente grâce à laquelle les politiques dirigent le peuple. Décoré d’une Licorne d’or au festival international de Paris du film fantastique et de science-fiction, le film refait parler de lui en 2008 à l’occasion d’un remake réalisé par Paul W.S. Anderson (Mortal Kombat, Resident Evil, Alien versus Predator) avec Jason Statham à l’affiche. Un film à la réalisation vieillissante mais au propos intéressant compte-tenu de son époque.

 

La Course à la mort de l'an 2000 de Paul Bartel

 

 

 

Esther (2009) de Jaume Collet-Serra

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Date de sortie : 24 juillet 2009 (États-Unis), 30 décembre 2009 (France)
Réalisateur : Jaume Collet-Serra
Acteurs principaux : Isabelle Fuhrman, Vera Farmiga, Peter Sarsgaard, Aryana Engineer, Jimmy Bennett
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeur : John Ottman

Une rencontre qui va bouleverser leur vie.

Réalisé par Jaume Collet-Serra (La Maison de Cire, Sans Identité, Non-Stop), Esther est un thriller psychologique dans lequel un couple décide d’adopter une petite fille après avoir subi une fausse couche. Joués par Vera Farmiga (Les Infiltrés, Le Garçon au Pyjama Rayé, The Passenger) et Peter Sarsgaard (Jarhead La fin de l’Innocence, Les Sept Mercenaires, The Batman), John et Katherine Coleman se dirigent alors vers un orphelinat où ils tombent sous le charme d’Esther, fillette de neuf ans isolée des autres et semblant très mature pour son jeune âge comme l’attestent son attitude posée et son langage soutenu : un rôle ayant révélé le talent de la jeune Isabelle Fuhrman.

Une petite fille tout ce qu’il y a de plus normal…
Des plans qui savent mettre en valeur le personnage principal.

Basé sur l’affaire judiciaire de Kuřim débutée en 2007 et République Tchèque, le film prend rapidement une tournure glauque et mystérieuse tandis qu’Esther se montre de plus en plus dangereuse et manipulatrice, allant jusqu’à casser la cheville d’une camarade qui se moquait d’elle, offrir des roses de la tombe du bébé mort-né à sa mère et obliger sa petite sœur à la couvrir. Tandis que John et la psychologue mettent tout sur le dos de Katherine pensant que des traumatismes venant de la mort de son enfant refont surface, Esther ne cesse de les dresser les uns contre les autres pour arriver à ses fins.

Des dessins à glacer le sang.
Des apparitions du plus bel effet !

Malgré une réalisation relativement convenue, Jaume Collet-Serra parvient à maintenir un suspense haletant tandis que les musiques de John Ottman (Usual Suspects, Disjoncté, Bohemian Rhapsody) retranscrivent une ambiance sordide des plus convaincantes. Apparaissant souvent de manière soudaine à l’écran, Esther arbore régulièrement un faciès glacial tandis que des parties macabres de ses dessins commencent à dévoiler sa véritable nature. De nombreux indices sur la sexualité mettent la puce à l’oreille tout au long du film, ces derniers atteignant leur paroxysme lors qu’elle tente de séduire son père vêtue d’une robe de soirée avec du rouge à lèvres.

Une tristesse qui humanise fortement le personnage.

Souffrant d’une panhypopituitarisme à l’image de Baby Doll dans la série animée Batman, elle ne cherche en réalité qu’une reconnaissance de maturité et l’expression de sa sexualité. Une révélation troublante qui donne un sentiment de pitié sur le personnage alors qu’elle se démaquille sauvagement, enlève ses bracelets et son collier cachant des mutilations et arbore un physique de tueuse psychopathe. Déjà présente à travers l’alcoolisme de sa mère, l’adultère de son père et la surdité de sa sœur, le thème du trouble est efficacement exploité par le scénario, qui utilise aussi brillamment la langue des signes. Un très bon film aux thématiques maîtrisées développées dans un préquel de longues années plus tard !

Batman contre Dracula, de Michael Goguen

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Date de sortie : 18 octobre 2005 (États-Unis),
17 mai 2006 (Belgique)

Réalisateur : Michael Goguen
Comédiens de doublage : Adrien Antoine, Jean-Claude Donda, Laura Préjean, Philippe Peythieu, Pierre Hatet, Jacques Ciron
Genre : Animation, super-héros
Nationalité : Américain
Compositreur : Thomas Chase Jones

Pas de doute : le comte Dracula est de retour.

Long métrage animé basé sur la série The Batman, Batman contre Dracula sort des sentiers battus en imaginant la rencontre entre le chevalier noir et ce qui peut s’apparenter à son double maléfique issu d’une époque lointaine. Un affrontement qui avait en réalité déjà eu lieu à l’occasion d’une trilogie de comics entamée par Batman & Dracula Red Rain en 1991. Le scénario part de l’existence d’un trésor révélée au Joker et au Pingouin à l’asile d’Arkham, qui serait caché dans un caveau du cimetière de Gotham. En découvrant un cadavre dans un cercueil, ce dernier se coupe malencontreusement et laisser tomber une goutte de sang qui redonne vie au corps.

Le Joker toujours dans les bons coups !
Une fois n’est pas coutume, Batman doit de nouveau échapper à la police.

Exilé depuis sa défaite en Transylvanie, Dracula est ainsi de retour et compte bien prendre le contrôle de la ville en transformant ses habitants en morts-vivants. Malgré un certain accent placé sur l’action, Batman contre Dracula détone avec la série par son ambiance beaucoup plus sombre, qui tire parfois vers le glauque, avec la présence de morts-vivants non sans rappelés l’excellent épisode « Le Fléau ». La direction artistique est très soignée et la violence laisse place à des tirs violents de policiers sur Batman, l’électrocution du Joker ainsi qu’une douche de sang. Du côté de l’animation, on peut retenir le premier combat entre Batman et Dracula, qui comporte des ralentis à la Matrix et se poursuit en ombres chinoises qui ressortent grâce à la lune.

Un affrontement qui vaut son pesant d’ail !
Une romance bienvenue qui arpporte un peu de légèreté au scénario.

Malgré une menace surnaturelle plus poussée qu’à l’accoutumée, le film joue efficacement sur les points communs entre les deux personnages, ainsi que sur l’opposition entre la science et la superstition. Le mythe de Dracula s’accommode parfaitement à l’ambiance de Gotham City, ce dernier arborant une prestance qui rappelle fortement Ra’s Al Ghul. Batman contre Dracula revient également sur l’enfance de Bruce Wayne et la genèse de Batman, inédites dans la série. La scène où ce dernier se découvre une peur pour les chauves-souris avait notamment été traitée dans l’excellent Batman contre le Fantôme Masqué et dans Batman Forever. L’introduction du personnage de Vicki Vale, absente depuis l’adaptation de Tim Burton, apporte un peu de romance au scénario et permet de faire écho aux flashbacks.

Des images qui parlent d’elles-mêmes.
De superbes décors qui rappellent les meilleurs épisodes de la saga Castlevania.

Du côté des doublages, Richard Darbois laisse sa place à Adrien Antoine, qui devient alors la nouvelle voix française de Batman. Célèbre interprète de Flagada Jones dans La Bande à Picsou et Myster Mask, Jean-Claude Donda incarne Dracula avec beaucoup d’assurance. Outre Pierre Hatet, Philippe Peythieu et Jacques Ciron toujours présents pour prêter leur voix au Joker, au Pingouin et à Alfred, Vicki Vale est jouée par Laura Préjean, qui doublait déjà Dana et Batgirl dans Le Retour du Joker. Sans doute le moins connu de tous les films animés de la saga, Batman contre Dracula est une belle réussite et le dernier film basé sur une série animée, avant que Warner n’exploite directement les comics dans la multitude d’adaptations des années 2010.

Bullet Train : quand Brad Pitt rencontre Snowpiercer

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Date de sortie : 3 août 2022 (2h07min)
Réalisateur : David Leitch
Acteurs principaux : Brad Pitt, Joey King, Brian Tyree Henry, Aaron Taylor-Johnson, Hiroyuki Sanada, Michael Shannon
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Dominic Lewis

Règle numéro un : la discrétion !

Adaptation du roman japonais Maria Beetle de Kōtarō Isaka par David Leitch (Atomic Blonde, Deadpool 2, Fast and Furious Hobbs and Shaw), Bullet Train se présente comme un thriller action survolté dans lequel cinq tueurs à gages se retrouvent liés par leur mission dans un train allant de Tokyo à Morioka avec assez peu d’arrêts. En tête d’affiche, Brad Pitt (Alliés, Once Upon a Time in Hollywood, Ad Astra) y joue le personnage principal Coccinelle, chargé de récupérer une mallette et complètement dépassé par les événements qui s’enchaînent. Il ne tarde pas à y croiser le duo Citron et Mandarine, interprétés par Brian Tyree Henry (Joker, Godzilla versus Kong, Les Éternels) et Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass, Nocturnal Animals, The King’s Man Première Mission), bien décidés à protéger le fils de leur commanditaire et chargé de conserver la mallette.

Un petit air de Jules et Vincent de Pulp Fiction ?
Une apparence bien trop sage pour ne rien avoir à cacher.

Tandis que l’énigmatique Ancien apparaît sous les traits d’Hiroyuki Sanada (Ring, Wolverine Le Combat de l’Immortel, Mortal Kombat), Michael Shannon (Batman V Superman, La Forme de l’Eau, À Couteaux Tirés) incarne La Mort Blanche, qui semble fortement redoutée par les personnages qui la mentionnent. De son côté, Joey King (The Dark Knight Rises, The Kissing Booth, Slender Man) y interprète Prince, une jeune femme qui joue brillamment la comédie en se faisant passer pour une innocente sans défense alors qu’elle tient un petit garçon hospitalisé sous sa menace.

« Tu voulais un plan facile pour ton retour dans les affaires ? Y’a pas plus facile ! »
« Tout ce qui vous est arrivé dans la vie vous a conduit jusqu’ici. Le destin ! »

De très grande qualité, la réalisation de Bullet Train rappelle fortement le style de Quentin Tarantino avec ses personnages ayant tous un nom de code, ses dialogues à l’écriture très maîtrisée, ses combats chorégraphiés à la perfection et ses flashbacks rassemblant les pièces du puzzle de l’intrigue. L’action est notamment renforcée par des musiques au ton décalé tandis que la direction artistique laisse place à de nombreuses gerbes de sang, provoquées par toutes sortes d’armes à feu et tranchantes. Il est également possible que le producteur Antoine Fuqua, à qui l’on doit le diptyque Equalizer et le remake des Sept Mercenaires, ait eu une certaine influence sur la réalisation. Se démarquant largement des blockbusters habituels, Bullet Train s’impose aisément comme un des meilleurs films de l’année 2022.

RoboCop (1987) de Paul Verhoeven

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robocop header

 

Date de sortie : 17 juillet 1987 (États-Unis),
20 janvier 1988 (France)

Réalisateur : Paul Verhoeven
Acteurs principaux : Peter Weller, Nancy Allen, Kurtwood Smith, Ronny Cox
Genre : Science-fiction, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Basil Poledouris

Un duo prêt à en découdre.

Après l’échec de La Chair et le Sang au box-office, Paul Verhoeven (Total Recall, Basic Instinct, Benedetta) est introduit par Steven Spielberg dans le milieu hollywoodien et se met au travail pour son tout premier film outre-Atlantique. Inspiré par Blade Runner mais surfant surtout sur le succès de Terminator et sa thématique autour des cyborgs très en vogue dans les années 1980, RoboCop marque le premier rôle majeur de Peter Weller en tant qu’Alex Murphy, policier de Détroit sous le joug de l’Omni Cartel des Produits (OCP), société spécialisée dans l’armement et la robotique ayant aussi la mainmise sur la police locale. Faisant équipe avec Nancy Allen (Carrie au Bal du Diable, 1941, Blow Out), il tombe dans une embuscade et se fait trucider par une bande de malfrats dirigés par le redoutable Clarence Boddicker, sous les traits de Kurtwood Smith (Staying Alive, Rambo III, Le Cercle des Poètes Disparus).

Un gang qui ne plaisante pas avec les flics.
Une performance impressionante.

La criminalité étant à son comble dans la ville de Détroit, le président de l’OCP, joué par Dan O’Herlihy (Halloween 3, Starfighter, Twin Peaks), donne son accord pour un projet de cyborg policier à la précision sans faille qui suivrait les ordres de la société pour faire respecter la loi. Murphy est alors ramené à la vie et devient RoboCop en intégrant l’armure, son côté humain pouvant toujours ressurgir en cas de décision importante. Ayant oublié son ancienne ville, il traque alors les criminels de Détroit et éradique toute violence avec une redoutable efficacité. Mais c’était sans compter le vice-président Richard Jones, interprété par Ronny Cox (Le Flic de Beverly Hills, Total Recall), qui est de mèche avec les truands et compte bien contrôler la police et la criminalité grâce à un robot entièrement mécanique.

L’ED-209, aussi dangereux qu’inefficace.
Des explosions qui en jettent !

Apportant une réflexion sur l’obsession de l’ordre et de la sécurité, RoboCop affiche une violence particulièrement marquée par ses personnages qui se font cribler de balles de manière explicite, le sang étant d’un rouge très vif et les os se faisant broyer sous leur impact. Paul Verhoeven utilise en réalité l’ultraviolence pour appuyer sa satire de la culture américaine. Un procédé qui se remarque dès le début du film par l’intermédiaire d’un faux journal télévisé dans lequel les images d’une société déchaînée se succèdent avec des plages de publicité qui s’intercalent comme si de rien n’était. La dualité entre l’homme et la machine reste centrale tandis que RoboCop fait preuve d’une humanité émouvante dans des passages comme celui où il retrouve des souvenirs liés à sa femme et à son fils en revenant dans son ancienne maison. Son œil apeuré à travers la visière endommagée et son visage apparent quand il enlève son casque devant sa partenaire rappellent que c’est bien un humain qui se trouve derrière le costume.

Un système de sécurité qu’il croyait infaillible…
« Dick, vous êtes viré ! »

Malgré une réalisation vieillissante, RoboCop reste un film de science-fiction très réussi grâce au charisme de son héros, dont les interventions sont renforcées par l’excellent thème musical de Basil Poledouris (Le Lagon Bleu, Conan le Barbare, La Chair et le Sang). Il n’hésite pas non plus à se montrer plus léger avec une certaine dose d’humour qui détonne efficacement avec la dramaturgie ambiante. Véritable succès à son époque, RoboCop a vu son univers s’élargir à l’occasion de deux suites puis d’un remake en 2014. Il fait également partie de ces grands classiques à avoir été adaptés en jeux vidéo de qualité sur plusieurs supports, notamment l’Arcade, la NES et la Game Boy.

Tekken Bloodline trouve une date de sortie !

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bloodline tekken

Date de sortie : 18 août 2022
Réalisateur : Katsuhiro Harada
Comédiens de doublage : Isshin Chiba, Mamiko Noto, Taiten Kusunoki, Masanori Shinohara
Genre : Action, animation
Nationalité : Japonaise
Compositeur : NC

Après deux longs métrages d’animation et deux films en prises de vue réelles, l’incontournable saga Tekken s’émancipe dans une série animée qui semble reprendre le scénario de l’excellent Tekken 3. Ce dernier place en effet Jin Kazama face à ses démons dans la préparation de l’habituel tournoi mettant en scène de nombreux personnages emblématiques, dont Feng Wei et Leroy Smith, pourtant apparus beaucoup plus tard. Disponible le 18 août 2022 sur Netflix, la saison 1 comportera six épisodes.

Synopsis :

Malgré les enseignements de sa mère, qui lui a appris dès son plus jeune âge les arts martiaux traditionnels dans le plus pur style de la famille Kazama, Jin n’a pas pu empêcher un être démoniaque de détruire tout ce qui lui était cher, bouleversant sa vie à jamais. Furieux contre lui-même, il a juré de se venger et se met en quête du pouvoir absolu pour parvenir à ses fins. Son épopée le conduira à l’ultime combat sur une arène mondiale : le King of Iron Fist Tournament.

Charlie mon Héros, de Don Bluth, Gary Goldman et Dan Kuenster

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Date de sortie : 17 novembre 1989 (États-Unis), 28 mars 1990 (France)
Date de reprise : 6 juillet
2022
Réalisateur : Don Bluth
Comédiens de doublage : Richard Darbois, Alexandra Garijo, Jacques Frantz, Claude Joseph, Philippe Peythieu, Céline Monsarrat
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Ralph Burns

 

L’avis d’Emmanuel

Un persnnage principal pas si convenu !

Quatrième long métrage animé réalisé par Don Bluth (Brisby et le Secret de NIMH, Fievel et le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles), Charlie mon Héros prend place dans la Nouvelle-Orléans de la fin des années 1930. Escroc au charme certain, Charlie se présente comme une sorte d’anti-héros faisant affaire avec le sinistre Carcasse, avant que ce dernier décide de le supprimer à l’aide de son ami Zigouille (ce qui s’appelle avoir le nom de l’emploi) pour conserver les seuls bénéfices. Le titre originel All Dogs Go to Heaven prend alors tout son sens lorsqu’il se retrouve au ciel malgré ses actes passés.

Gros cigare, sourire narquois : aurait-on à faire au grand méchant de l’histoire ?
Une véritable petite troupe !

Le concept de la montre de vie entre alors en jeu tandis qu’il la remonte pour revenir sur Terre et en finir avec Carcasse, risquant de ne plus jamais pouvoir revenir si elle s’arrête. Contemporain de La Petite Sirène qui marquait un véritable renouveau chez Disney, Charlie mon Héros se montre digne de ses prédécesseurs grâce à une animation de qualité, des personnages attachants, des chansons prenantes et une atmosphère sombre qui renforce son intérêt. Son succès en VHS lui a valu une suite en 1996, une série animée puis un film de Noël deux ans plus tard, projets auxquels Don Bluth n’a pas participé.

Des personnages au design… particulier !
Une relation touchante.

Les Français que nous sommes restent particulièrement gâtés par des comédiens de doublage comprenant Richard Darbois (Batman dans la série animée de 1992, le Génie d’Aladdin, Buzz l’Éclair de Toy Story) pour Charlie, Jacques Frantz (Cassim dans Aladdin et le Roi des Voleurs, Al McWhiggin dans Toy Story 2) pour son acolyte Gratouille et Claude Joseph (Sam le Pirate et Charlie le Coq des Looney Tunes) pour Carcasse. On trouve également Alexandra Garijo (Roxanne dans Dingo et Max, Christina Ricci dans Casper, Katie Holmes dans Batman Begins) dans le rôle de la petite Anne-Marie et Céline Monsarrat (Lucy dans Le Lion et la Sorcière Blanche, la Schtroumpfette, Bulma dans Dragon Ball) dans celui d’Annabelle.

 

L’avis de Nicolas

Découvrir la filmographie de Don Bluth est toujours un plaisir. Charlie mon Héros est un très beau petit film d’animation qui reprend toujours le questionnement que le réalisateur a développé tout au long de sa filmographie autour des valeurs morales.

Charlie est un chien qui s’échappe de prison et revient dans l’entreprise de course de rat qu’il dirigeait avec un associé. Ce dernier le trahit et le tue. Charlie revient du monde des morts afin de se venger et rencontre une petite fille qui pourrait bien l’aider.

Ce court résumé est typiquement l’expression de toutes les obsessions du cinéaste qui questionne son héros tout au long du film afin de le confronter face à sa propre noirceur de brigand. À l’instar de ses autres films, le protagoniste doit accomplir un chemin de croix afin de pouvoir atteindre une vérité. Celle-ci est changeante selon les œuvres de Bluth mais elle s’accompagne toujours d’une transformation directe du personnage.

C’est le cas de Charlie, qui agit tout au long du métrage comme une petite frappe et atteint la rédemption et l’illumination vers la fin du film en sauvant la petite fille dont il se servait afin de satisfaire sa propre richesse.

Mais dans les films de Bluth, il est toujours question de la violence qui se dégage du capitalisme. À quel point la satisfaction et l’égo est amplifiée par l’argent. C’est ce que représente l’antagoniste, qui n’est pas si éloigné de Charlie. Mais ce dernier garde un bon fond et échappe à l’Enfer.

La séquence qui représente l’Enfer est d’ailleurs cauchemardesque et témoigne encore de la grande capacité de Bluth pour délivrer de véritables moments d’horreur. Charlie mon Héros est donc un très beau film d’animation qui ne figure pas forcément dans le haut du panier de la grande filmographie de Don Bluth mais mérite d’être découvert !

Rimini Editions (@RiminiEditions) / Twitter

Elvis, de Baz Luhrmann

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Date de sortie : 22 juin 2022 (2h39min)
Réalisateur : Baz Luhrmann
Acteurs principaux : Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge, Richard Roxburgh
Genre : Biopic, musical
Nationalité : Américain
Compositeur : Elliott Wheeler

La naissance d’une étoile montante.

Film biographique réalisé par Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia, Gatsby le Magnifique), Elvis revient sur la vie et la carrière musicale d’Elvis Presley, brillamment interprété par Austin Butler (The Carrie Diaries, The Dead Don’t Die, Once Upon a Time in Hollywood). Le réalisateur met un accent particulier sur le relationnel avec son imprésario, le colonel Parker, personnage qui change Tom Hanks (Inferno, The Circle, Pentagon Papers) de ses rôles habituels. Le casting laisse également place à Olivia DeJonge (Hiding, The Visit) dans la peau de Priscilla Presley, ainsi qu’à Dacre Montgomery (Billy de Stranger Things) qui incarne le producteur Steve Binder.

Rencontre fortuite sur la grande roue.
Pas de grande histoire sans romance.

Connu pour ses réalisations très stylisées, Baz Lurhmann transporte le spectateur dans l’univers du rock’n roll à travers des plans de toutes sortes, parfois incongrus, comme ces zooms abusifs sur les mouvements de jambes d’Elvis lors du concert qui l’a véritablement lancé. Une exagération néanmoins voulue, et tout aussi marquée par les cris des groupies qui s’élancent vers lui. Mettant aussi en avant l’escroquerie de son manager, le film souffre de quelques longueurs pouvant gêner les spectateurs qui ne seraient pas suffisamment passionnés par le sujet du film.

De nombreuses montées sur scène.
La mère indissociable du chanteur.

À l’instar de Taron Egerton dans Rocketman, Austin Butler exerce un très bon jeu d’acteur et interprète lui-même des classiques du chanteur. On redécouvre alors « That’s All Right », « Suspicious Minds » et surtout « Jailhouse Rock », très présent dans la pop culture comme l’atteste sa reprise par Bill Pullman dans Casper. Biopic ambitieux rendant efficacement hommage au King du rock’n roll, Elvis peut rebuter par sa durée mais saura sans nul doute plaire aux aficionados de cette légende des années 1950 à 1970.

Hocus Pocus 2 : la bande-annonce se dévoile !

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Date de sortie : 30 septembre 2022https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_border_white_1280x720/public/2022-06/hocus-pocus-2_notizia-2.jpg
Réalisateur : Anne Fletcher
Acteurs principaux : Doug Jones, Whitney Peak, Bette Midler, Sarah Jessica Parker, Kathy Najimy
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : John Debney

Vingt-neuf ans après un premier film qui fait trembler chaque nouvelle Halloween, Hocus Pocus est de retour dans une suite directement prévue pour Disney +. Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy y reprendront leurs rôles dès le 30 septembre 2022.

Synopsis :

Les horribles sœurs Sanderson sont de retour ! Dans cette nouvelle aventure, le trio infernal tout droit surgi du XVIIème siècle et assoiffé de vengeance, va une fois de plus s’acharner sur la ville de Salem. Mais en cette veille de Toussaint, trois courageux lycéens vont tenter le tout pour le tout pour empêcher ces sorcières en furie de ravager la ville.

Tic et Tac Les Rangers du Risque, d’Akiva Schaffer

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Date de sortie : 20 mai 2022 (1h30min)
Réalisateur : Akiva Schaffer
Comédiens de doublage : John Mulaney, Andy Samberg, JK Simmons, Will Arnet, Seth Rogen, Eric Bana
Genre : Comédie, animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Des retrouvailles qui font plaisir !

Film mêlant animation et prise de vues réelles, Tic et Tac Les Rangers du Risque marque le grand retour des deux célèbres écureuils plus de trente ans après la série animée de 1989. À l’instar de Qui veut la Peau de Roger Rabbit ?, Tic et Tac sont ici des acteurs du monde réel qui ont suivi des chemins différents après avoir interprété leurs personnages chez Disney. Si le premier enchaîne les récompenses d’employé du mois dans une assurance, le second tente de retrouver sa gloire passée lors de conventions de fans après être devenu un personnage d’animation 3D suite à une opération. Alors que leur ami Jack est porté disparu, les deux héros renfilent leurs casquettes de détectives pour mener l’enquête. Véritable autodérision des studios Disney, Tic et Tac Les Rangers du Risque se présente comme un chouette divertissement provoquant un décalage comique entre les personnages animés selon différentes techniques, à commencer le duo de héros.

Un décalage toujours aussi palpable entre les deux compagnons !
Ce bon vieux Peter a bien changé !

À la manière de Space Jam, le film fourmille de références en tout genre, notamment via des films plagiés par Cool Pete, une version obèse et vieillie de Peter Pan cherchant à se venger de la firme. La Belle et le Clochard devient alors « Les Chiens aux Spaghettis », Casper se transforme en « Casspied le Fantôme » tandis qu’Aladdin est renommé « Bienvenue au Prince Jahli ». Alors qu’Hollywood Boulevard arbore une étoile à l’effigie de Chun Li de Street Fighter, on peut aussi remarquer des affiches parodiques comme celle dévoilant un versus entre Batman et E.T. Outre la présence de la première version décriée du Sonic de 2020 et d’autres personnages d’univers différents comme Musclor et Sketelor des Maîtres de l’Univers, Randy Marsh de South Park ainsi que Garfield, quelques toons se voient réapparaître d’une manière modifiée. C’est le cas de Jiminy Cricket de Pinocchio, ou encore de Tweedledum et Tweedledee d’Alice au Pays des Merveilles.

Dans la série des rencontres inattendues !
Prochainement dans les salles !

On retrouve même certains attributs de toons conservés à des fins expérimentales, tels que les gants de Mickey, les cheveux de Sora de Kingdom Hearts et un chapeau de Schtroumpf. Correctement animé et utilisant efficacement ses personnages, Tic et Tac Les Rangers du Risque vaut également pour ses comédiens de doublage qui assurent une VF de qualité. On trouve ainsi Guillaume Lebon (Aladdin dans la série animée, Le Roi des Voleurs et Kingdom Hearts, L dans Death Note) pour Tic, Antoine Schoumsky (Fétide dans La Famille Addams de 2019, Burke dans Final Fantasy VII Remake) pour Tac, Bruno Salomone (Nous Ç Nous, Le Carton, Kaamelott) pour Cool Pete et Virginie Ledieu (Elise dans Wingman, Athéna dans Saint Seiya, Zelda dans Princesse Zelda) qui reprend son interprétation de Gadget. Un bon divertissement qui s’amuse lui-même du concept de comeback !