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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Charlie mon Héros, de Don Bluth, Gary Goldman et Dan Kuenster

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Date de sortie : 17 novembre 1989 (États-Unis), 28 mars 1990 (France)
Date de reprise : 6 juillet
2022
Réalisateur : Don Bluth
Comédiens de doublage : Richard Darbois, Alexandra Garijo, Jacques Frantz, Claude Joseph, Philippe Peythieu, Céline Monsarrat
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Ralph Burns

 

L’avis d’Emmanuel

Un persnnage principal pas si convenu !

Quatrième long métrage animé réalisé par Don Bluth (Brisby et le Secret de NIMH, Fievel et le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles), Charlie mon Héros prend place dans la Nouvelle-Orléans de la fin des années 1930. Escroc au charme certain, Charlie se présente comme une sorte d’anti-héros faisant affaire avec le sinistre Carcasse, avant que ce dernier décide de le supprimer à l’aide de son ami Zigouille (ce qui s’appelle avoir le nom de l’emploi) pour conserver les seuls bénéfices. Le titre originel All Dogs Go to Heaven prend alors tout son sens lorsqu’il se retrouve au ciel malgré ses actes passés.

Gros cigare, sourire narquois : aurait-on à faire au grand méchant de l’histoire ?
Une véritable petite troupe !

Le concept de la montre de vie entre alors en jeu tandis qu’il la remonte pour revenir sur Terre et en finir avec Carcasse, risquant de ne plus jamais pouvoir revenir si elle s’arrête. Contemporain de La Petite Sirène qui marquait un véritable renouveau chez Disney, Charlie mon Héros se montre digne de ses prédécesseurs grâce à une animation de qualité, des personnages attachants, des chansons prenantes et une atmosphère sombre qui renforce son intérêt. Son succès en VHS lui a valu une suite en 1996, une série animée puis un film de Noël deux ans plus tard, projets auxquels Don Bluth n’a pas participé.

Des personnages au design… particulier !
Une relation touchante.

Les Français que nous sommes restent particulièrement gâtés par des comédiens de doublage comprenant Richard Darbois (Batman dans la série animée de 1992, le Génie d’Aladdin, Buzz l’Éclair de Toy Story) pour Charlie, Jacques Frantz (Cassim dans Aladdin et le Roi des Voleurs, Al McWhiggin dans Toy Story 2) pour son acolyte Gratouille et Claude Joseph (Sam le Pirate et Charlie le Coq des Looney Tunes) pour Carcasse. On trouve également Alexandra Garijo (Roxanne dans Dingo et Max, Christina Ricci dans Casper, Katie Holmes dans Batman Begins) dans le rôle de la petite Anne-Marie et Céline Monsarrat (Lucy dans Le Lion et la Sorcière Blanche, la Schtroumpfette, Bulma dans Dragon Ball) dans celui d’Annabelle.

 

L’avis de Nicolas

Découvrir la filmographie de Don Bluth est toujours un plaisir. Charlie mon Héros est un très beau petit film d’animation qui reprend toujours le questionnement que le réalisateur a développé tout au long de sa filmographie autour des valeurs morales.

Charlie est un chien qui s’échappe de prison et revient dans l’entreprise de course de rat qu’il dirigeait avec un associé. Ce dernier le trahit et le tue. Charlie revient du monde des morts afin de se venger et rencontre une petite fille qui pourrait bien l’aider.

Ce court résumé est typiquement l’expression de toutes les obsessions du cinéaste qui questionne son héros tout au long du film afin de le confronter face à sa propre noirceur de brigand. À l’instar de ses autres films, le protagoniste doit accomplir un chemin de croix afin de pouvoir atteindre une vérité. Celle-ci est changeante selon les œuvres de Bluth mais elle s’accompagne toujours d’une transformation directe du personnage.

C’est le cas de Charlie, qui agit tout au long du métrage comme une petite frappe et atteint la rédemption et l’illumination vers la fin du film en sauvant la petite fille dont il se servait afin de satisfaire sa propre richesse.

Mais dans les films de Bluth, il est toujours question de la violence qui se dégage du capitalisme. À quel point la satisfaction et l’égo est amplifiée par l’argent. C’est ce que représente l’antagoniste, qui n’est pas si éloigné de Charlie. Mais ce dernier garde un bon fond et échappe à l’Enfer.

La séquence qui représente l’Enfer est d’ailleurs cauchemardesque et témoigne encore de la grande capacité de Bluth pour délivrer de véritables moments d’horreur. Charlie mon Héros est donc un très beau film d’animation qui ne figure pas forcément dans le haut du panier de la grande filmographie de Don Bluth mais mérite d’être découvert !

Rimini Editions (@RiminiEditions) / Twitter

Elvis, de Baz Luhrmann

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Date de sortie : 22 juin 2022 (2h39min)
Réalisateur : Baz Luhrmann
Acteurs principaux : Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge, Richard Roxburgh
Genre : Biopic, musical
Nationalité : Américain
Compositeur : Elliott Wheeler

La naissance d’une étoile montante.

Film biographique réalisé par Baz Luhrmann (Moulin Rouge, Australia, Gatsby le Magnifique), Elvis revient sur la vie et la carrière musicale d’Elvis Presley, brillamment interprété par Austin Butler (The Carrie Diaries, The Dead Don’t Die, Once Upon a Time in Hollywood). Le réalisateur met un accent particulier sur le relationnel avec son imprésario, le colonel Parker, personnage qui change Tom Hanks (Inferno, The Circle, Pentagon Papers) de ses rôles habituels. Le casting laisse également place à Olivia DeJonge (Hiding, The Visit) dans la peau de Priscilla Presley, ainsi qu’à Dacre Montgomery (Billy de Stranger Things) qui incarne le producteur Steve Binder.

Rencontre fortuite sur la grande roue.
Pas de grande histoire sans romance.

Connu pour ses réalisations très stylisées, Baz Lurhmann transporte le spectateur dans l’univers du rock’n roll à travers des plans de toutes sortes, parfois incongrus, comme ces zooms abusifs sur les mouvements de jambes d’Elvis lors du concert qui l’a véritablement lancé. Une exagération néanmoins voulue, et tout aussi marquée par les cris des groupies qui s’élancent vers lui. Mettant aussi en avant l’escroquerie de son manager, le film souffre de quelques longueurs pouvant gêner les spectateurs qui ne seraient pas suffisamment passionnés par le sujet du film.

De nombreuses montées sur scène.
La mère indissociable du chanteur.

À l’instar de Taron Egerton dans Rocketman, Austin Butler exerce un très bon jeu d’acteur et interprète lui-même des classiques du chanteur. On redécouvre alors « That’s All Right », « Suspicious Minds » et surtout « Jailhouse Rock », très présent dans la pop culture comme l’atteste sa reprise par Bill Pullman dans Casper. Biopic ambitieux rendant efficacement hommage au King du rock’n roll, Elvis peut rebuter par sa durée mais saura sans nul doute plaire aux aficionados de cette légende des années 1950 à 1970.

Hocus Pocus 2 : la bande-annonce se dévoile !

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Date de sortie : 30 septembre 2022https://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_border_white_1280x720/public/2022-06/hocus-pocus-2_notizia-2.jpg
Réalisateur : Anne Fletcher
Acteurs principaux : Doug Jones, Whitney Peak, Bette Midler, Sarah Jessica Parker, Kathy Najimy
Genre : Fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : John Debney

Vingt-neuf ans après un premier film qui fait trembler chaque nouvelle Halloween, Hocus Pocus est de retour dans une suite directement prévue pour Disney +. Bette Midler, Sarah Jessica Parker et Kathy Najimy y reprendront leurs rôles dès le 30 septembre 2022.

Synopsis :

Les horribles sœurs Sanderson sont de retour ! Dans cette nouvelle aventure, le trio infernal tout droit surgi du XVIIème siècle et assoiffé de vengeance, va une fois de plus s’acharner sur la ville de Salem. Mais en cette veille de Toussaint, trois courageux lycéens vont tenter le tout pour le tout pour empêcher ces sorcières en furie de ravager la ville.

Tic et Tac Les Rangers du Risque, d’Akiva Schaffer

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Date de sortie : 20 mai 2022 (1h30min)
Réalisateur : Akiva Schaffer
Comédiens de doublage : John Mulaney, Andy Samberg, JK Simmons, Will Arnet, Seth Rogen, Eric Bana
Genre : Comédie, animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Tyler

Des retrouvailles qui font plaisir !

Film mêlant animation et prise de vues réelles, Tic et Tac Les Rangers du Risque marque le grand retour des deux célèbres écureuils plus de trente ans après la série animée de 1989. À l’instar de Qui veut la Peau de Roger Rabbit ?, Tic et Tac sont ici des acteurs du monde réel qui ont suivi des chemins différents après avoir interprété leurs personnages chez Disney. Si le premier enchaîne les récompenses d’employé du mois dans une assurance, le second tente de retrouver sa gloire passée lors de conventions de fans après être devenu un personnage d’animation 3D suite à une opération. Alors que leur ami Jack est porté disparu, les deux héros renfilent leurs casquettes de détectives pour mener l’enquête. Véritable autodérision des studios Disney, Tic et Tac Les Rangers du Risque se présente comme un chouette divertissement provoquant un décalage comique entre les personnages animés selon différentes techniques, à commencer le duo de héros.

Un décalage toujours aussi palpable entre les deux compagnons !
Ce bon vieux Peter a bien changé !

À la manière de Space Jam, le film fourmille de références en tout genre, notamment via des films plagiés par Cool Pete, une version obèse et vieillie de Peter Pan cherchant à se venger de la firme. La Belle et le Clochard devient alors « Les Chiens aux Spaghettis », Casper se transforme en « Casspied le Fantôme » tandis qu’Aladdin est renommé « Bienvenue au Prince Jahli ». Alors qu’Hollywood Boulevard arbore une étoile à l’effigie de Chun Li de Street Fighter, on peut aussi remarquer des affiches parodiques comme celle dévoilant un versus entre Batman et E.T. Outre la présence de la première version décriée du Sonic de 2020 et d’autres personnages d’univers différents comme Musclor et Sketelor des Maîtres de l’Univers, Randy Marsh de South Park ainsi que Garfield, quelques toons se voient réapparaître d’une manière modifiée. C’est le cas de Jiminy Cricket de Pinocchio, ou encore de Tweedledum et Tweedledee d’Alice au Pays des Merveilles.

Dans la série des rencontres inattendues !
Prochainement dans les salles !

On retrouve même certains attributs de toons conservés à des fins expérimentales, tels que les gants de Mickey, les cheveux de Sora de Kingdom Hearts et un chapeau de Schtroumpf. Correctement animé et utilisant efficacement ses personnages, Tic et Tac Les Rangers du Risque vaut également pour ses comédiens de doublage qui assurent une VF de qualité. On trouve ainsi Guillaume Lebon (Aladdin dans la série animée, Le Roi des Voleurs et Kingdom Hearts, L dans Death Note) pour Tic, Antoine Schoumsky (Fétide dans La Famille Addams de 2019, Burke dans Final Fantasy VII Remake) pour Tac, Bruno Salomone (Nous Ç Nous, Le Carton, Kaamelott) pour Cool Pete et Virginie Ledieu (Elise dans Wingman, Athéna dans Saint Seiya, Zelda dans Princesse Zelda) qui reprend son interprétation de Gadget. Un bon divertissement qui s’amuse lui-même du concept de comeback !

Top Gun : Pete « Maverick » Mitchell de 1986 à 2022

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Top Gun (1986)

Date de sortie : 12 mai 1986 (Mexique),
17 septembre 1986 (France)

Réalisateur : Tony Scott
Acteurs principaux : Tom Cruise, Kelly McGillis, Val Kilmer, Anthony Edwards
Genre : Action, romance
Nationalité : Américain
Compositeur : Harold Faltermeyer

Un plan large du plus bel effet.

Véritable phénomène culturel des années 1980, Top Gun est un film d’action saupoudré de romance connu pour avoir fait décoller la carrière de Tom Cruise (Legend, Né un 4 Juillet, Mission Impossible) à l’international grâce à son impétueux personnage de Pete « Maverick » Mitchell et à son univers bercé par l’aviation militaire américaine. Deuxième film de Tony Scott, il traite en effet de formation au combat aérien de plusieurs pilotes dans une école d’aviation pour l’élite de l’aéronavale américaine, surnommée Top Gun. Il marque aussi le premier rôle majeur de Val Kilmer (Willow, The Doors, Batman Forever), qui interprète Iceman, un rival de Maverick.

Tom Cruise à fond dans son rôle.
Une rivalité qui aurait mérité plus de panache.

Personnage central du film, Mitchell est efficacement présenté comme un aviateur effronté, poussé par la disparition de son père en plein vol durant la guerre du Vietnam et qui n’hésite pas à désobéir à sa hiérarchie pour assouvir sas ambitions. Il va même jusqu’à draguer Charlotte « Charlie » Blackwood, une astrophysicienne qui s’avère être sa supérieure sous les traits de Kelly McGillis (qui avait déjà fait ses preuves aux côtés d’Harrison Ford dans le thriller Witness). Il n’en faut pas plus pour qu’une relation s’installe entre les deux personnages, le love theme « Take My Breath Away » interprété par le groupe Berlin s’imposant rapidement comme un best-seller.

Le dragueur dans toute sa splendeur !
Albert Wesker !?

/!\ SPOILERS /!\ Tout juste correct, Top Gun reste toutefois pourvu d’une belle réalisation montrant plusieurs avions au lever du soleil, des vrilles durant les combats aériens et de vives explosions. Il comporte également une tournure dramatique avec le décès de Nick « Goose » Bradshaw en pleine mission, camarade de Maverick avec qui il chantait « Great Balls of Fire » de Jerry Lee Lewis en jouant du piano. Véritable blockbuster publicitaire, le film a largement popularisé les lunettes aviator de la marque Ray-Ban, mais aussi provoqué un sérieux engouement pour l’aéronavale américaine au point que l’US Navy a vu exploser ses demandes de recrutement. L’intensité de la bande-son n’y est sans doute pas pour rien, notamment la puissante « Mighty Wings » du groupe de rock Cheap Trick, dont la compositrice Yoko Shimomura s’est ensuite inspirée pour le thème de Ken dans le jeu vidéo Street Fighter II.

 

Top Gun Maverick (2022)

Date de sortie : 21 mai 2022 (Colombie),
25 mai 2022 (France)

Réalisateur : Joseph Kosinski
Acteurs principaux : Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connely, Glen Powell
Genre : Action, romance
Nationalité : Américain
Compositeurs : Harold Faltermeyer et Hans Zimmer

 

À la mémoire de Tony Scott

« Votre instructeur est l’un des meilleurs pilotes que cette école ait formés. »

Il a fallu attendre l’année 2022 pour que Tom Cruise effectue son grand retour dans un nouveau Top Gun réalisé par Joseph Kosinski (Tron L’Héritage, Oblivion, Line of Fire). Trente-six ans plus tard, Maverick n’en finit plus de jouer les casse-cous jusqu’à provoquer l’explosion d’un prototype d’avion en le faisant accélérer à plus de Mach 10. Convoqué par ses supérieurs joués par Jon Hamm (Sucker Punch, Baby Driver, Le Cas Richard Jewell) et Ed Harris (Le Bazaar de l’Épouvante, The Truman Show, Snowpiercer), il est réclamé par son ancien camarade Iceman, devenu commandant, pour entraîner de nouveaux diplômés de Top Gun. Ils doivent en effet assurer une mission périlleuse consistant à détruire une réserve d’uranium protégée par des missiles anti-aériens dans un cratère en haute montagne.

« Mesdames et messieurs, c’est votre commandant de bord ! »

 

T’as une raison de ne pas avoir communiqué ?
Une raison présentable aux obsèques ?

« Goodness gracious, great balls of fire ! »

Très émouvant sur ses références au passé, Top Gun Maverick entame d’emblée sa dramaturgie avec la présence de Bradley « Rooster » Bradshaw, interprété par Miles Teller (Whiplash, Les Quatre Fantastiques, Line of Fire), fils de son meilleur ami mort au combat. Leur relation sulfureuse contraste d’autant plus avec la tristesse qui s’empare de Maverick alors qu’il le voit chanter la même chanson que son père au piano. Un ton grave qui prend largement le dessus sur une romance néanmoins présente avec la barmaid Penny, fille d’amiral incarnée par Jennifer Connelly (Labyrinthe, Requiem for a Dream, Line of Fire), déjà évoquée dans le premier film.

« Monsieur, y’a pas que l’avion : y’a le pilote. »

 

Là-haut, tu penses : t’es mort.
Fais-moi confiance ! 

Des retrouvailles touchantes.

Pourvue d’une réalisation épatante avec gros plans sur les cockpits, vrilles spectaculaires et musiques d’une intensité rare, le film sublime puissamment les acquis de son prédécesseur en entraînant le spectateur dans une mission complètement folle. Tom Cruise met à profit son expérience pour délivrer une des plus belles prestations de sa carrière, Val Kilmer effectue une apparition charismatique et l’équipe comporte de jeunes acteurs prometteurs, parmi lesquels Glenn Powell (The Dark Knight Rises) et Monica Barbaro. Entre humour efficace, action effrénée et émotion d’une redoutable intensité, tous les personnages sont suffisamment bien écrits pour qu’on s’y attache et craigne leur disparition. À l’instar de Mad Max Fury Road, Top Gun Maverick s’impose aisément comme un des retours de saga les plus réussis de ces dernières années.

Spider-Man et Sam Raimi, une trilogie d’anthologie

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Spider-Man (2002)

 

Date de sortie : 1er mai 2002 (Russie, Kazakhstan), 12 juin 2002 (France)
Réalisateur : Sam Raimi
Acteurs principaux : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Willem Dafoe, James Franco, JK Simmons
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

La parfaite dégaine du looser !

Participant au renouveau des films Marvel dans les années 2000 à l’instar du premier X-Men, Spider-Man retrace les origines du super-héros sous la direction de l’excellent Sam Raimi (Evil Dead, Darkman, Mort ou Vif), qui réussit brillamment à moderniser le personnage tout au long de sa trilogie. Le film suit en effet les origines de l’homme-araignée avec un Peter Parker lycéen interprété par Tobey Maguire, déjà connu pour sa collaboration avec des réalisateurs comme Woody Allen et Ang Lee. Élevé par sa tante May et son oncle Ben, il est régulièrement moqué par les autres élèves à l’exception de son meilleur ami Harry, premier rôle phare de James Franco.

« Ce sont là les années où un gamin commence à se transformer en l’homme qu’il sera le reste de sa vie. »
Mary Jane, inaccessible dans l’esprit de Peter.

Mordu par une araignée génétiquement modifiée lors d’une sortie scolaire dans un laboratoire, il gagne alors étonnamment en agilité, en adhésion aux parois et en prévenance d’un danger imminent. Comprenant rapidement par son oncle Ben qu’« un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », il devient le nouveau héros de New York tout en étant critiqué par la police et certains citoyens, à l’instar de Batman dans le film de Tim Burton. Révélé au grand public à l’occasion, l’intraitable JK Simmons y joue d’ailleurs le directeur du Daily Bugle, journal qui critique vivement Spider-Man et les photos mettant en scène le super-héros que Peter lui apporte.

JK Simmons excellent dans son second rôle.
Willem Dafoe au top de sa forme !

Le scénario gagne surtout en complexité grâce à la relation entre Peter et Marie Jane, incarnée par l’envoutante Kirsten Dunst (Jumanji, Small Soldiers, Virgin Suicides), dont la baiser sous la pluie fait partie des scènes les plus culte de l’histoire du cinéma. Il gagne également en dramaturgie avec la présence de Willem Dafoe (Platoon, Sailor et Lula, American Psycho), qui interprète un Norman Osborn particulièrement tourmenté depuis une expérience qui a mal tourné. Père de Harry, il s’impose comme un méchant charismatique lorsqu’il revêt le costume du Bouffon Vert. Un personnage qui convient parfaitement aux succulentes expressions faciales de l’acteur, proches de la psychopathie.

« J’avais à faire dans les parages… »
« Le guerrier rusé ne s’attaque ni au corps, ni à l’esprit, mais au cœur. »

Intensifié par le thème principal de Danny Elfman, qui avait déjà collaboré avec Sam Raimi pour Darkman, Evil Dead 3 et Un Plan Simple, Spider-Man comporte une réalisation de haute volée grâce à ses travellings impressionnants et ses effets spéciaux, dont un surplus d’explosions et des morts squelettiques pouvant rappeler Mars Attack. Mêlant habilement action, deuil et romance, ce premier Spider-Man a fortement marqué le début des années 2000 pour la qualité de son scénario et le talent de ses acteurs. Des thématiques qui s’apprêtaient à aller encore plus loin dans un Spider-Man 2 au sommet !

« Quoi que je fasse, quelle que soit ma détermination, ceux que j’aime finiront toujours par payer. »

 

Spider-Man 2 (2004)

 

Date de sortie : 25 juin 2004 (Lituanie), 14 juillet 2004 (France)
Réalisateur : Sam Raimi
Acteurs principaux : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, Alfred Molina, James Franco, JK Simmons
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

Une perte de confiance due à une double vie tourmentée.

Deux ans après le renouveau de l’homme-araignée au cinéma, Spider-Man 2 approfondit les thématiques du premier film grâce à un bel aboutissement de ses personnages et à un antagoniste de qualité. Noyé par ses interventions pour lutter contre le crime, Peter ne parvient pas à trouver son équilibre, arrivant en retard aussi bien pour ses cours que dans ses livraisons de pizzas. Il se retrouve également confronté à Harry, qui tient Spider-Man pour responsable de la mort de son père, ainsi qu’à Marie Jane qui éprouve d’évidents sentiments pour lui malgré son mariage imminent avec le fils de J. Jonah Jameson.

Une découverte dangereuse qui fait tout basculer.
Un adversaire des plus redoutables.

Le scénario prend une tournure dramatique alors que le professeur Otto Octavius, interprété par Alfred Molina (Les Aventuriers de l’Arche Perdue, Maverick, Anna Karénine), présente son invention de bras mécaniques capables de manipuler la fusion de la matière à distance. D’abord admiré par Peter, Octavius perd le contrôle de ses nouveaux membres et devient le docteur Octopus, prêt à tout pour maîtriser sa découverte d’une source d’énergie comparable au soleil. Ruiné par cette expérience qui a failli lui être mortelle, Harry tourne d’autant plus mal qu’il cherche réellement à se venger à Spider-Man et s’en prend même à Peter pour ses photographies.

Des scènes d’action à la réalisation haut de gamme.
Jameson GIFs | Tenor
Un rire devenu mythique !

Pas tout à fait aussi marquant que son prédécesseur, Spider-Man 2 tire toutefois son épingle du jeu par ses nombreuses qualités, parmi lesquelles un humour toujours très efficace. Si la fuite de Marie Jane en robe de mariée en fait sans doute trop, JK Simmons est toujours aussi épatant dans ses clichés du patron autoritaire, au point que son éclat de rire en gros plan sur son visage soit devenu un mème internet. On retrouve également Bruce Campbell, le héros de la trilogie Evil Dead, dans un caméo où il joue le portier qui refuse de laisser Peter assister en retard au spectacle de Marie Jane.

Le début d’une lutte fratricide.

Fort bien dosé entre action et dramaturgie, Spider-Man 2 s’attache principalement à la psychologie de son personnage principal, partagé entre sa vie personnelle et ses responsabilités de super-héros. À l’instar de Bruce Wayne dans Batman Returns, la remise en question du héros est centrale au point que ce dernier décide de renoncer à son identité secrète en se débarrassant de son costume, avant de finalement le revêtir pour sauver plusieurs personnages dans une séquence magistrale. Le final est d’autant plus cinglant qu’il dévoile l’identité de Spider-Man à Marie Jane et à Harry, ce dernier recevant un appel télépathique de son père présageant une suite pleine de rebondissements.

 

Spider-Man 3 (2007)

 

Date de sortie : 3 avril 2007 (Uruguay), 1er mai 2007 (France)
Réalisateur : Sam Raimi
Acteurs principaux : Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Thomas Haden Church, Topher Grace
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Christopher Young

Une situation initiale qui vire rapidement au dramatique.

Dernier épisode de la trilogie de Sam Raimi, Spider-Man 3 démarre presque à l’opposé de son prédécesseur avec un Peter Parker au top de sa forme qui s’apprête à demander sa main à Mary Jane. L’homme araignée est acclamé par tous et cette notoriété monte à la tête de Peter au point d’embrasser publiquement Gwen Stacy, jouée par Bryce Dallas Howard (Le Village, La Jeune-Fille de l’Eau, Terminator Renaissance), lors d’une cérémonie à laquelle assiste sa promise. Son premier amour des comics n’est d’ailleurs pas seule puisque son père George, interprété par James Cromwell (LA Confidential, La Ligne Verte, I Robot), apparaît en tant que capitaine de la police. La décadence de Peter commence alors au restaurant tandis que son comportement fait fuir Marie Jane, dans une scène toutefois comique où Bruce Campbell incarne un maître restaurateur avec un accent italien exquisément exagéré.

Déterminé à en finir, Harry voit son destin déjà annoncé à la fin de Spider-Man 2.
Des effets spéciaux saisissants !

Contrairement aux deux premiers films, Spider-Man 3 enrichit son scénario grâce à l’apparition de plusieurs antagonistes au destin relié. Harry Osborn connaissant désormais le secret de Peter, il ne peut s’empêcher de se jeter à ses trousses en utilisant la matériel de son père, devenant le Bouffon Vert Junior. Le scénario fait efficacement écho au premier film en revenant sur le meurtre de Ben Parker, l’ancien suspect étant en réalité le complice d’un certain Flint Marko. Interprété par Thomas Haden Church, ce dernier est humanisé par la volonté de rassembler de l’argent pour sa fille malade et devient l’Homme-Sable en tombant dans un accélérateur de particules alors qu’il tente d’échapper à la police.

Un dédoublement parmi les plus gros points forts du film.
La légende était donc vraie, les filles apprécient particulièrement les bad boys…

La vengeance de Peter envers Flint Marko le pousse d’autant plus à délaisser Marie Jane qu’une étrange matière visqueuse venue d’une météorite s’empare de lui pour le transformer en un Spider-Man sombre. Devenant plus puissant mais surtout plus violent, l’homme araignée multiplie les infractions et Peter devient lui-même de plus en plus présomptueux, jusqu’à son apparence physique qui arbore une mèche noire. Se mesurant sans cesse à lui-même, Peter doit aussi faire face à Eddie Brock, incarné par Topher Grace (Predators, Interstellar, BlacKkKlansman), qui tente de lui subtiliser son poste de photographe au Daily Bugle.

Des plans d’une efficacité redoutable.
Malgré son arrivée tardive, Venom reste infiniment mieux traité que dans ses films solo.

Introduit par un générique qui rappelle joliment l’essentiel des deux premiers films, Spider-Man 3 se pourvoit lui aussi d’une réalisation de grande qualité. L’Homme-Sable y est impressionnant et l’apparition de Venom brillamment mise en scène lorsque Peter se débarrasse du costume. Tandis qu’un Spider-Man 4 est mir en chantier, un indice de taille suggère que le docteur Curt Connors pourrait devenir l’Homme-Lézard avec un plan montrant un squelette reptilien rangé dans son bureau. C’est finalement John Malkovich qui est envisagé pour incarner le Vautour, tandis que Bruce Campbell prévoit de revêtir le costume de Mystério. Suite à des conflits entre Sony et Sam Raimi, le quatrième film est finalement annulé au profit du reboot The Amazing Spider-Man, sorti en 2012 avec Andrew Garfield dans le rôle principal. Tobey Maguire revient tout de même en Peter Parker dans Spider-Man No Way Home avec l’instauration du Multivers.

Doctor Strange in the Multiverse of Madness, le grand retour de Sam Raimi

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Date de sortie : 4 mai 2022 (2h28min)
Réalisateur : Sam Raimi
Acteurs principaux : Benedict Cumberbatch, Elizabeth Olsen, Rachel McAdams, Benedict Wong
Genre : Super-héros, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Danny Elfman

Wanda, une adversaire terrifiante.

Six ans après un premier film très correct révélant les origines du personnage, Doctor Strange in the Multiverse of Madness vient faire suite à Spider-Man No Way Home dans un scénario complexe prenant également appui sur la série WandaVision. Strange se confronte en effet aux réalités alternatives du Multivers et à la dangereuse Wanda Maximoff, interprétée par Elizabeth Olsen, qui cherche à mettre la main sur les pouvoirs d’America Chavez pour retrouver ses enfants dans un autre univers. Le film marque notamment le retour du réalisateur Sam Raimi, qui avait déjà su moderniser la figure du super-héros avec sa trilogie Spider-Man, de longues années après Le Monde Fantastique d’Oz. Il retrouve d’ailleurs le compositeur Danny Elfman, qui l’avait accompagné sur plusieurs projets.

Une équipe de choc pour en venir à bout.
De superbes effets numériques.

Si Benedict Cumberbatch, Rachel McAdams, Benedict Wong et Chiwetel Ejiofor effectuent leur retour, les personnages se multiplient rapidement avec l’apparition des Illuminati. On trouve alors  Peggy Carter, Black Bolt, une nouvelle version de Captain Marvel et de Mr Fantastique, ainsi que le Professeur X sous les traits de Patrick Stewart (Dune, Sacré Robin des Bois, la saga X-Men). Comme à son habitude, Bruce Campbell y effectue un caméo, cette fois-ci en tant que vendeur de pizza-balls lors d’une séquence qui parvient à faire rire malgré son utilité totalement secondaire.

Une atmosphère sombre qui fait son petit effet.
Un parallélisme efficace qui renforce la dramaturgie.

À l’instar de Robert Zemeckis dans Sacrées Sorcières, Sam Raimi s’amuse dans un festival d’effets spéciaux (la palme revenant au combat à base de notes de musique) et offre une très belle réalisation au long métrage, avec une scène où l’écran vacille, des passages d’un univers à un autre ou encore un parallélisme bien rendu entre deux univers. La dangerosité du Darkhold permet une violence appréciable par l’intermédiaire de morts sanglantes et de surprenants rendus zombifiés du plus bel effet. Loin d’échapper aux défauts courants des films du MCU, Doctor Strange in the Multiverse of Madness enterre toutefois une bonne partie de ses prédécesseurs grâce au savoir-faire de son réalisateur et au talent de Benedict Cumberbatch, qui porte toujours aussi bien son personnage.

Resident Evil : la série live arrive sur Netflix

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Date de sortie : 14 juillet 2022
Réalisateur : Eiichirō Hasumi
Acteurs principaux : Lance Reddick, Ella Balinska, Tamara Smart, Siena Agudong
Genre : Épouvante, thriller
Nationalité : Américain
Compositeur : Yugo Kanno

Attendu pour le 14 juillet 2022, la série Netflix Resident Evil promet de s’éloigner grandement du scénario des jeux vidéo avec un Wesker noir, ses deux filles créées pour l’occasion et un scénario qui se déroule dans une New Raccoon City. Pour fêter cette sortie tant attendue, un feu d’artifice sera lancé un peu partout en France.

Synopsis :

L’histoire se déroule en 2036, quatorze ans après l’apocalypse zombie débutée à Raccoon City. Jade et Billie Wesker tentent de survivre dans une société ravagée par le chaos. Alternant entre deux trames temporelles, la série montrera également comment tout cela a commencé.

2001 : le jeu vidéo en pleine expansion

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Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2001
Développeurs : Nintendo, Capcom, Konami, Rareware, Squaresoft, Remedy, Bungie
Concepteurs : Hideo Kojima, Masashi Tsuboyama, Fumito Ueda, Hideki Kamiya
Genres : Action aventure, infiltration, survival-horror, TPS, RPG, beat’em up, combat

Compositeurs : Akira Yamaoka, Harry Gregson-Williams, Kyohiro Sada, …
Supports : PlayStation 2, Game Cube, Xbox, Game Boy Advance, PlayStation, Nintendo 64, Game Boy Color

 

Il y a 25 ans, l’année 2001 entamait
le nouveau millénaire avec une sixième génération qui continuait de s’imposer
grâce à la sortie de nouvelles consoles.

image 2001 playstation 2
Suivant la lignée de sa grande sœur, la PlayStation 2 s’offre une ludothèque qui défie toute concurrence.

Après une première année assez calme, la PlayStation 2 commence sérieusement à montrer ce qu’elle a sous le capot avec des hits comme Onimusha et Devil May Cry, tous deux précurseurs du beat’em up moderne, mais aussi le RPG Shadow Hearts, le FPS Red Faction et le tout premier Jak & Daxter par Naughty Dog. Les nouvelles sagas ne s’arrêtent pas là avec le survival horror Project Zero, Zone of the Enders par Hideo Kojima, un Burnout survitaminé ainsi que Maximo, successeur spirituel de la saga Ghosts’n Goblins de Capcom. Tandis que Pro Evolution Soccer prend la suite des jeux de football International Superstar Soccer, les expériences originales se multiplient avec le rail-shooter musical Rez, l’intrigant Shadow of Memories de Konami et l’enivrant Ico, première œuvre de l’illustre Fumito Ueda.

De nombreuses suites voient le jour à commencer par SSX Tricky, Klonoa 2, PaRappa the Rapper 2, Soul Reaver 2, sans oublier les RPG Legaïa 2 et Jade Cocoon 2. Mais c’est surtout Konami qui frappe très fort avec un Silent Hill 2 exceptionnel qui pousse la symbolique horrifique beaucoup plus loin tout en maintenant un haut niveau de game design, tandis que Metal Gear Solid 2 améliore fortement le gameplay du précédent épisode en tout point. S’il a pu diviser les joueurs pour le choix surprise de son deuxième protagoniste, il reste un monument du jeu vidéo pour ses situations d’anthologie. La PlayStation 2 accueille également d’autres hits tant attendus comme Final Fantasy X, dernier RPG principal de la saga à maintenir une identité forte, mais aussi un Gran Turismo 3 qui explose les ventes et un Grand Theft Auto III qui révolutionne les possibilités d’un open world en 3D.

Si WWF SmackDown ! Just Bring It enrichit encore le système de création de personnages pour de superbes combats de catch, d’autres suites viennent agrémenter le catalogue de la console avec Crash Bandicoot La Vengeance de Cortex, Tony Hawk’s Pro Skater 3, Dynasty Warriors 3, Ace Combat Distant Thunder ou encore King’s Field IV, qui est loin d’être aussi mauvais que ce que la réputation de la saga cherche à faire croire. On trouve aussi le party-game Rayman M, un Bomberman Kart de piètre qualité, un Baldur’s Gate Dark Alliance davantage axé sur l’action que sur le jeu de rôle et le sympathique Espion Pour Cible qui lance une nouvelle génération de jeux James Bond.

 

Une PlayStation qui n’a pas
encore dit son dernier mot

image 2001 ps1
Toujours en vogue, la PlayStation continuait toujours de sortir de bons titres.

Alors que la PlayStation 2 rafle tout sur son passage, sa grande sœur reste très présente sur le marché et propose encore plusieurs titres de qualité. Parmi eux se trouvent un Syphon Filter 3 très réussi bien qu’en deçà des précédents, un Fear Effect 2 un brin provocateur et un Mega Man X6 qui parvient toujours à renouveler la formule. Tandis que l’heure est aux figures sportives à la Tony Hawk avec l’entraînant Mat Hoffman’s Pro BMX, le fusil G-Con 45 continue d’être exploité avec Time Crisis Project Titan et Gunfighter La Légende de Jesse James. Née sur PC, la saga horrifique de Frédérick Raynal s’exporte une nouvelle fois sur console avec Alone in the Dark The New Nightmare, dont le game design reste toutefois loin d’égaler celui de Resident Evil.

Toujours plus commerciale, la PlayStation accueille également plusieurs jeux à licence à la qualité très variable à cette époque. On trouve ainsi un Tintin Objectif Aventure bien moins intense que les épisodes 16-bit, un Kirikou de très bonne facture, mais aussi Batman Gotham City Racer, Spider-Man 2 Enter Electro, Inspecteur Gadget Panique dans le Labyrinthe et surtout Harry Potter à l’École des Sorciers, premier d’une longue lignée d’adaptations des films. La console de Sony continue aussi de recevoir des jeux d’aventure au Japon avec un remake de Dragon Quest IV, le Tactical-RPG Hoshigami Ruining Blue Earth édité par Atlus, Ganbare Goemon Ōedo Daikaiten et Goemon Shin Sedai Shūmei. En outre, les Américains ont droit à une sympathique compilation nommée Final Fantasy Chronicles, qui regroupe Final Fantasy IV ainsi que Chrono Trigger, pour la première fois jouable en français dans sa version canadienne.

 

À l’assaut des consoles portables

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Une première année de folie qui impose d’emblée la Game Boy Advance comme une incontournable.

Pour contrecarrer Sony, Nintendo s’apprête à sortir une nouvelle console de salon mais commence par concurrencer la WonderSwan Color de Bandai sur le marché des consoles portables. Le 21 mars 2001, la Game Boy Advance propose alors un line-up de grande qualité avec une mouture du remaster de Super Mario Bros. 2 nommé Super Mario Advance, un F-Zero Maximum Velocity qui rappelle l’épisode Super Nintendo, ou encore le jeu de course Konami Krazy Racers. Outre le sympathique Kuru Kuru Kururin, le sound novel Silent Hill Play Novel et Mega Man Battle Network, c’est bien Castlevania Circle of the Moon qui frappe le plus fort en confirmant la direction de la saga vers le genre du metroidvania.

La ludothèque de la console se complète rapidement avec Super Mario Advance 2, portage amélioré du chef-d’œuvre Super Mario World, un quatrième Wario Land et un Mario Kart Super Circuit qui comprend également les pistes de Super Mario Kart. De nouvelles licences trouvent naissance à commencer par Ace Attorney, premier jeu mettant en scène l’avocat Phoenix Wright, mais aussi la saga de RPG Golden Sun. D’autres font également leur retour avec Tactics Ogre The Knight of Lodis, Gradius Advance et Pocky & Rocky With Becky.

Le grand succès de la Game Boy Advance provoque l’arrivée de nombreux éditeurs qui veulent capitaliser dessus. Intelligent Systems exporte alors sa saga de Tactical-RPG en Occident avec Advance Wars, Bomberman Tournament exploite une nouvelle fois les possibilité du multijoueur, Klonoa obtient un nouvel épisode nommé Empire of Dreams, Zone of the Enders s’essaie à la 2D avec The Fist of Mars et Harry Potter à l’École des Sorciers sort dans une version très différente.

Outre un Namco Museum incluant quatre jeux et un Tekken Advance qui adapte efficacement Tekken 3, la console obtient de nombreux autres portages de jeux Super Nintendo dès son année de lancement. On retrouve alors Earthworm Jim, le premier Breath of Fire traduit en français, une version très complète de Final Fight, un Super Street Fighter II Turbo Revival incluant les dernières innovations du jeu, mais aussi un mauvais portage d’Ultimate Mortal Kombat 3 sobrement intitulé Mortal Kombat Advance.

Pendant ce temps, la WonderSwan se cantonne au marché japonais et tente de percer avec des jeux comme Final Lap Special, un sympathique remake de Final Fantasy II, ainsi que Guilty Gear Petit 1 et 2. Encore plus discrète, la NeoGeo Pocket termine sa courte carrière avec SNK versus Capcom Card Fighters 2 Expand Edition.

 

La Game Boy Color est toujours là

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Une dernière année d’envergure pour la Game Boy Color !

Malgré l’hégémonie de la Game Boy Advance, sa grande sœur comptait bien résister encore quelques temps avec un panel de jeux qui se défend plutôt bien. On y trouve tout d’abord des portages en 2D de jeux PlayStation, à commencer par Croc 2 et Mat Hoffman’s Pro BMX. Tomb Raider s’essaie même à un deuxième épisode avec La Malédiction de l’Épée. Outre le très moyen Batman Chaos in Gotham et une version encore différente d’Harry Potter à l’École des Sorciers, les RPG se multiplient avec Star Ocean Blue Sphere et Game Boy Wars 3, tandis que Mega Man Xtreme 2 réinterprète efficacement des niveaux de Mega Man X2 et 3. Capcom ne s’arrête d’ailleurs pas là avec un Resident Evil Gaiden bancal malgré son système ingénieux, sans oublier la version plutôt osée d’Alone in the Dark The New Nightmare. De très loin les meilleurs jeux de cette sélection, The Legend of Zelda Oracle of Ages et Seasons prouvent largement que la console peut être exploitée avec deux nouvelles aventures très différentes n’ayant pas grand-chose à envier à Link’s Awakening.

 

La Game Cube arrive enfin

image 2001 game cube
Une première sélection de jeux qui annonce la variété à venir !

Le 14 septembre 2001 marque l’arrivée de la nouvelle console de salon de Nintendo capable de rivaliser avec la PlayStation 2. Pour son line-up japonais, la Game Cube allie qualité et sobriété avec l’étonnant Luigi’s Mansion, le très technique Wave Race Blue Storm et un portage du jeu d’Arcade Super Monkey Ball. Pour le lancement américain, c’est le shoot’em up Star Wars Rogue Leader qui met tout le monde d’accord. Nintendo ne s’arrête d’ailleurs pas là pour la fin de l’année avec le jeu de gestion Pikmin et l’excellent Super Smash Bros. Melee, qui devient le nouveau mètre étalon du jeu de combat en arène avec un superbe mariage des licences Nintendo.

Avant de prendre sa retraite, la Nintendo 64 pourvoit tout de même sa ludothèque de plusieurs jeux, la plupart restant exclusifs au Japon. C’est le cas du méconnu Doctor Mario 64, de Bomberman 64 Arcade Edition mais aussi du tout premier Animal Crossing, porté sur Game Cube dès la fin de l’année. L’Occident peut ainsi se délecter sur le cultissime Conker’s Bad Fur Day, superbe jeu de plates-formes qui prend à revers toute forme de bienséance dans un univers régi par le sexe, la drogue et la violence avec de nombreuses références cinématographiques.

 

Le chant du cygne de Sega

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Une fin de vie marquée par quelques jeux majeurs.

Ancien mastodonte sur le marché des consoles, Sega avait tenté sa dernière chance avec une DreamCast solide qui a su se parer d’un certain nombre de bons jeux durant ses deux premières années d’existence. Mais le 30 mars 2001 signe la fin de la production de la console, provoquant peu à peu la chute du constructeur qui se concentre désormais sur l’édition de jeux chez la concurrence. Néanmoins, la DreamCast obtient ses derniers jeux marquants cette même année, à commencer par Sonic Adventure 2, mais aussi Crazy Taxi 2 et surtout le monument Shenmue II, très attendu après un premier épisode qui avait fortement marqué les joueurs. Pour joueur à plusieurs, les Japonais pouvaient même s’adonner au sympathique Bomberman Online, ou a des portages de jeux d’Arcade comme Garou Mark of the Wolves, Capcom versus SNK 2 et Virtua Tennis 2.

 

Un nouveau venu sur le marché des consoles

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Une entrée très réussie dans la sixième génération de consoles.

Sega n’étant plus, le moment était idéal pour que Microsoft vienne prendre sa place face à Sony et Nintendo. Le 15 novembre 2001, la toute première Xbox paraît alors avec un line-up d’une rare générosité. Outre sa figure emblématique Halo Combat Evolved, on y trouve également le jeu de combat Dead or Alive 3, les jeux de course Project Gotham Racing et Cel Damage, un superbe passage à la 3D avec Oddworld Munch’s Oddysee, le jeu d’avion Deadly Skies, le party-game Fuzion Frenzy et une version améliorée de Tony Hawk’s Pro Skater 2. On peut aussi citer les jeux d’aventure NightCaster et Azurik Rise of Perathia, sans oublier le jeu d’action navale Blood Wake.

 

Des jeux PC qui continuent de se démarquer

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Entre action et réflexion, le jeu PC n’est pas près de s’éteindre.

Même s’ils sont de plus en plus portés sur consoles à cette époque, les jeux PC restent fortement attachés à leur support d’origine, surtout quand il s’agit de jeux de gestion comme Civilization III ou de recherche comme Myst III. Les jeux de shoot restent de sérieux représentants avec Return to Castle Wolfenstein qui modernise fortement la saga, le Ghost Recon et Tom Clancy qui se démarque de Rainbow Six, mais surtout l’impressionnant Max Payne qui s’inspire fortement de Matrix avec sa possibilité de ralentir le temps pour mieux plonger vers ses ennemis en tirant.

 

Des bornes d’Arcade toujours présentes

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Moins influent que dans les années 90, l’Arcade continue toutefois de sortir de sacrés bons jeux.

Légèrement en baisse et comportant de moins en moins d’exclusivités, les salles d’Arcade demeurent un lieu d’accueil privilégié pour certains genres phare. C’est notamment le cas des jeux de combat, qui s’émancipent avec The King of Fighters 2001, mais surtout l’excellent cross-over Capcom versus SNK 2 et son casting de grande qualité. En 3D, les concurrents de toujours s’affrontent à nouveau avec Tekken 4 qui effectue un joli retour aux sources, ainsi que Virtua Fighter 4 qui ne verra jamais le jour sur console Sega.

Outre le beat’em up Sengoku 3, le shoot’em up vertical Ikaruga fait sensation pour sa difficulté et sera de son côté porté sur les DreamCast japonaises. On y trouve aussi Super Monkey Ball, qui accompagne le lancement de la Game Cube, ainsi que Resident Evil Survivor 2, qui exploitera le G-Con 2 de la PlayStation 2 dans une sympathique revisite de Resident Evil Code Veronica. Pour les amateurs de jeux de rythme, il est aussi possible de s’amuser sur Dance Dance Revolution 5th et 6th Mix.

 

Mon top 10 des meilleurs jeux de 2001

Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 2001 :

10ème : Ace Attorney Phoenix Wrightimage 2001 top 10
9ème : Conker’s bad Fur Day
8ème : Super Smash Bros. Melee
7ème : Onimusha
6ème : Max Payne
5ème : Final Fantasy X
4ème : Capcom versus SNK 2
3ème : The Legend of Zelda Oracle of Ages / Seasons
2ème : Silent Hill 2
1er : Metal Gear Solid 2

 

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Rock-O-Rico, de Don Bluth

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Date de sortie : 2 août 1991 (Royaume Uni), 24 juin 1992 (France)
Date de reprise : 6 avril 2022

Réalisateur : Don Bluth
Comédiens de doublage : Eddy Mitchell, Lio, Tom Novembre, Philippe Lavil, Philippe Dumat, Philippe Peythieu
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : Robert Folk et TJ Kuenster

 

L’avis d’Emmanuel

Un coq particulièrement branché !

Cinquième long métrage animé réalisé par Don Bluth (Brisby et le Secret de NIMH, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, Charlie mon Héros), Rock-O-Rico nous place dans la peau du coq Chantecler, qui a la lourde tâche de chanter chaque matin pour que le soleil de lève. Tandis que ses amis se rendent compte que l’astre d’or s’éveille finalement tout seul, Chantecler se sent ridiculisé et se reconvertit en star de rock dans la grande ville d’à côté. La ferme se noie alors bientôt sous la pluie tandis que le terrible Grand-Duc plonge les lieux dans une nuit éternelle. Les amis du héros doivent absolument le retrouver pour que le soleil reprenne ses droits.

Des figures animales habituelles du dessin animé.
Le grand méchant dans toute sa splendeur !

Librement inspiré de la pièce de théâtre Chantecler d’Edmond Rostand, Rock-O-Rico surnomme également son personnage principal « le King » en référence à Elvis Presley, dont il arbore la coiffure. Pour scénariser le début et la fin du film, le réalisateur choisit étrangement d’intégrer de courtes scènes en prises de vue réelles, sans que cela apporte grand-chose si ce n’est l’intégration du petit Edmond, transformé en chat lors des séquences animées. On retient davantage les voix françaises assurées par des chanteurs bien connus comme Eddy Mitchell, Lio et Philippe Lavil. Mieux encore, le film se pare d’illustres comédiens de doublage comme Philippe Dumat (le Prince Jean de Robin des Bois, Balthazar Picsou, Gargamel dans Le Schtroumpfs) et Philippe Peyhtieu (le Pingouin dans la série animée Batman).

« Bococo j’fais lever le soleil sur les poulettes ! »
Des incrustations qui font date.

Contemporain de La Belle et la Bête, Rock-O-Rico est pourtant loin de rivaliser avec le savoir-faire de chez Disney. Bien souvent en roue libre, l’animation part dans tous les sens et décrédibilise plus qu’autre chose un scénario qui paraît déjà confus. Si le synopsis est aisé à comprendre, on ne sait pas vraiment quelle histoire le film cherche à raconter tellement il manque de séquences emblématiques. Vus et revus, les animaux n’ont quant à eux pas de personnalité assez marquée pour s’imposer comme de bons personnages. Don Bluth nous avait habitué à beaucoup mieux, à tel point que ce sont les chansons d’Eddy Mitchell, pourtant ringardes à souhait, que l’on risque de retenir le plus.

 

L’avis de Nicolas

Don Bluth est un génie, il n’y aucun doute là-dessus. Rock-O-Rico, sans être une des ses plus grandes œuvres, est un très beau conte qui compile les obsessions du cinéaste.

Rock O Rico ressort : le Coq en Vain de Don Bluth ? - Cinématraque

La première chose qui frappe dans Rock-O-Rico est la cohabitation entre animation et réalité. La légende du personnage de Chantecler s’avère être un conte lu à un enfant, Edmond, par sa mère. Mais le conte devient réalité et l’animation se mélange littéralement lors d’une séquence assez impressionnante.

Cette prouesse technique n’est qu’un prétexte pour Don Bluth qui s’empare du film pour évoquer ses thématiques fétiches, l’opposition entre lumière et obscurité. C’est ici plus littéral puisque Chantecler incarne la lumière en tant que coq d’une basse-cour. Il chante pour maintenir la lumière alors que son antagoniste, le duc (un hibou), tente de plonger le monde dans des ténèbres éternelles.

Le duc fait immédiatement penser à Raspoutine dans Anastasia tant il incarne une figure du mal impitoyable dotée de pouvoir destructeurs. Tout l’enjeu du récit sera donc de vaincre les ténèbres qui dominent le monde d’Edmond.

Rock O Rico (1992) - Chacun cherche son film

L’autre facette du film est sa critique assez incisive du monde du showbiz, Chantecler étant devenu une star du rock emprisonnée par le système. Edmond et ses amis doivent donc combattre les ténèbres et le système de la ville.

FESTIVAL DU FILM JEUNESSE Pratique. Rock-o-Rico, un film qui revient de loin

Don Bluth se permet donc de dévoiler des visions cauchemardesques et de créer une vision de la ville profondément anxiogène, que l’on avait déjà pu observer dans Fievel et e Nouveau Monde.

Rock-O-Rico est donc un film mineur qui souffre parfois de son manque d’ampleur et de sa banalité pour être un grand Don Bluth. C’est malgré tout une belle œuvre qui vaut indéniablement le détour tant elle cristallise l’ensemble des obsessions du cinéaste.

 

Contenu et bonus de la réédition :

  • Boîtier Digipack 3 volets avec fourreau
  • Master HD
  • Le DVD du film (71’)
  • Le Blu-ray du film (74’)
  • 4 cartes postales
  • Interview de Xavier Kawa-Topor, spécialiste du cinéma d’animation