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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Rocky : saga d’anthologie de Sylvester Stallone

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Rocky

Date de sortie : 3 décembre 1976 (États-Unis),
25 mars 1977 (France)

Réalisateur : John Guilbert Avildsen
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Burgess Meredith, Carl Weathers
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Bill Conti

Rocky, la classe incarnée !

À la suite de longs métrages comme Rebel, Capone ou encore La Course à la Mort de l’An 2000, Sylvester Stallone tente de sortir de la misère en obtenant le premier rôle et l’écriture d’un film racontant la vie du boxeur philadelphien Rocky Balboa, qui gagne péniblement sa vie en disputant quelques matches sous le pseudonyme « l’Étalon Italien », qui servira ensuite de nouveau titre au tout premier film dans lequel a joué l’acteur. Réalisé par John Guilbert Avildsen (derrière la future trilogie Karaté Kid), Rocky s’intéresse à l’ascension de son personnage principal, qui part de son statut d’amateur avant d’avoir l’opportunité de défier Apollo Creed, champion du monde des poids lourds interprété par Carl Weathers (Predator). Un combat largement inspiré de celui durant lequel Chuck Wepner avait tenu quinze rounds face à Mohamed Ali en 1975.

Paulie, un ami à la dégaine distinguée.
Une romance naissante entre Rocky et Adrian.

Pourvu d’un rythme volontairement lent, le film se concentre avant tout sur le quotidien de Rocky, Stallone incarnant un personnage simplet, attachant et à l’élocution incertaine durant les nombreux passages où il se plaît à raconter toutes sortes de choses à son entourage dans un registre parfois comique. Le doublage français d’Alain Dorval (John Beck dans Rollerball, Pat Hibulaire depuis 1992, Sa’luk dans Aladdin et le Roi des Voleurs) apporte aussi un certain cachet à la sincérité du personnage. Sous les traits de Burgress Meredith (le Pingouin dans le Batman de 1966, Le Choc des Titans, La Quatrième Dimension), Mickey représente le parfait entraîneur à l’ancienne qui ne mâche pas ses mots tandis que son ami Paulie, joué par Burt Young (Chinatown, Amityville 2, Il était une fois en Amérique), lui permet de s’entraîner sur des carcasses de viande dans l’entrepôt où il travaille. Il le rapproche également de sa sœur Adrian, interprétée par Talia Shire (Connie Corleone dans la trilogie du Parrain).

La traditionnelle séquence d’entraînement.
Tenir quinze rounds face au champion du monde en titre…

Une romance se dégage alors entre les deux personnages avant que Rocky ne commence son entraînement sous la superbe musique « Gonna Fly Now » de Bill Conti, durant lequel il court jusqu’en haut des marches du Philadelphia Museum of Art. Une bande son d’anthologie dont la célèbre composition « Going the Distance » fait fortement monter l’intensité du combat jusqu’à un dénouement pas si prévisible. Rocky ayant atteint son objectif de tenir les quinze rounds, il n’est plus le « ringard de troisième zone » des bas-fonds de Philadelphie et commence dès lors à évoluer en même temps que la carrière de Stallone décolle. Tourné en seulement vingt-huit jours avec un budget de moins d’un million de dollars, Rocky devient un succès international et obtient les oscars du meilleur film, du meilleur scénario original et du meilleur montage. Un bon film emblématique de son époque !

 

Rocky II La Revanche

Date de sortie : 15 juin 1979 (États-Unis),
29 février 1980
(France)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Burgess Meredith, Carl Weathers
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Bill Conti

Un défi réussi qui suscite de nombreuses questions.

Après le succès du premier Rocky, le scénario ne pouvait en rester là et une suite voit le jour trois ans plus tard sous la direction de Stallone lui-même, qui conserve également sa casquette de scénariste. L’action prend place directement après le match entre Rocky et Apollo Creed, rediffusé en début de film, les supporters de l’étalon italien exprimant leur colère en même temps que le champion supporte mal que son challenger ait pu résister aussi longtemps et exige une revanche contre lui. Mais tandis que Rocky se retire de la boxe pour se concentrer sur la recherche d’un emploi stable, Apollo Creed compte bien utiliser tous les moyens pour le faire remonter sur le ring.

Un mariage intimiste arrivé de manière inoccente et inattendue.
Une naissance des plus touchantes.

Si la narration se rapproche de celle du premier film, elle s’avère bien mieux rythmée tout au long des nombreux événements qui s’enchaînent, comme la demande en mariage au zoo et la naissance de l’enfant de Rocky et Adrian sous les traits de Seargeoh Stallone, second fils de Sylvester Stallone. Toujours aussi talentueux, ce dernier multiplie les gags en tentant de tourner des publicités et continue de faire preuve d’une naïveté touchante lorsqu’il parle à sa femme et réagit aux provocations d’Apollo Creed (« Il est fâché. »), avec qui une certaine complicité commence à s’installer. Le ton vire aussi fortement au dramatique durant un coma d’une grande tristesse, laissant croire quelques minutes qu’Adrian pourrait être morte.

« Trying hard now… »
Un combat d’anthologie qui porte enfin ses fruits !

La traditionnelle séance d’entraînement dégage un fort esprit de compétition tandis que plusieurs passants accompagnent Rocky dans son footing jusqu’en haut des désormais célèbres marches. La revanche face à Apollo Creed se montre très intense grâce à la résistance légendaire de Rocky et au suspense qui est maintenu jusqu’au bout, même si le dénouement reste bien plus prévisible que dans le premier film. Pourvu d’une réalisation de qualité, Rocky II possède aussi de belles compositions musicales, dont le thème « Redemption » marie subtilement des passages de « Gonna Fly Now » et « Going the Distance ». Une suite de très bonne facture qui sacre son héros champion du monde avec une belle intensité !

 

Rocky III
L’Œil du Tigre

Date de sortie : 28 mai 1982 (Amérique du Nord), 12 janvier 1983 (France)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Talia Shire, Mister T, Carl Weathers, Burt Young, Burgess Meredith, Hulk Hogan
Genre : Action, drame
Nationalité : Américain
Compositeur : Bill Conti

Un champion devenu emblématique !

Assez différent des deux premiers films, Rocky III laisse part à davantage d’action sans pour autant négliger le développement des personnages. Désormais champion mondial ayant défendu son titre une dizaine de fois, l’étalon italien mène enfin une vie aisée avec sa femme comme en témoignent leur maison luxueuse et son costume cravate lui donnant de faux airs de Nicolas Sarkozy. Un nouveau challenger se présente alors à lui avec la ferme attention de le terrasser : il s’agit de Clubber Lang, un provocateur hargneux interprété par Mister T (Barracuda dans la série L’Agence Tous Risques), qui a certainement inspiré le personnage Barret Wallace dans Final Fantasy VII.

Un duel iconique dans l’histoire de la saga.
Une tragédie parmi les plus poignantes.

Le combat reste au cœur du scénario avec un entraînement en public, des extraits de plusieurs matches et même un affrontement amical contre un catcheur interprété par le légendaire Hulk Hogan, qui marque sa toute première apparition au cinéma. Un événement tragique fait cependant pencher la balance en faveur de Clubber Lang, la mort de Mickey survenant de manière inattendue lors d’une séquence d’une grande tristesse, marquée par un plan montrant Rocky vaincu sous sa capuche aux côtés de son entraîneur rendant son dernier souffle. Ce dernier est toutefois repris en main par Apollo Creed, qui l’emmène se ressourcer à Los Angeles avant un entraînement d’envergure pour le remettre d’aplomb, Rocky s’étant en effet trop embourgeoisé et reposé sur ses lauriers face aux adversaires plus faciles que choisissait Mickey pour lui faire conserver sa ceinture.

Un peu de légèreté durant l’entraînement.
Épuiser son adversaire pour mieux l’achever.

Plus hollywoodien que ses prédécesseurs, Rocky III marque également pour son thème musical « Eye of the Tiger » du groupe de rock Survivor, la chanson « Pushin’ » étant quant à elle interprétée par Frank Stallone, le frère cadet de Sylvester. Sa structure plus convenue le rend toutefois un peu moins qualitatif que ses aînés. S’il reste pertinent pour l’évolution de son héros, son antagoniste a vite fait d’empiler les clichés et le jeu d’acteur de Mister T n’est pas des plus convaincants. Un film correct, qui a au moins le mérite de faire efficacement évoluer le scénario de la saga.

 

Rocky IV

Date de sortie : 27 novembre 1985 (États-Unis), 22 janvier 1986 (France)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Talia Shire, Dolph Lundgren, Carl Weathers, Burt Young, Tony Burton
Genre : Action, drame
Nationalité : Américain
Compositeurs : Bill Conti et Vince DiCola

Comme à la fin du premier Rocky, Apollo Creed se montre une nouvelle fois trop sûr de lui.

Dans la droite lignée de son prédécesseur, Rocky IV conserve un ton porté sur l’action avec un adversaire phare combattu à deux reprises. Son scénario prend une tournure propagandiste dans le contexte des dernières années de la guerre froide avec les affrontements contre l’impitoyable Ivan Drago, qui marque le premier rôle majeur de Dolph Lundgren au cinéma. Un futur mètre-étalon du film d’action remarqué dans des classiques comme l’adaptation des Maîtres de l’Univers, Dans les Griffes du Dragon Rouge aux côtés de Brandon Lee et Universal Soldier face à Jean-Claude Van Damme. Future femme de Sylvester Stallone, Brigitte Nielsen (Kalidor, Cobra, Le Flic de Beverly Hills 2) y interprète l’épouse du soviétique.

« S’il meurt, il meurt. »
Une légende s’éteint sur le ring.

Fortement axé sur les combats, Rocky IV n’en oublie pas son sens de la dramaturgie avec la figure d’Apollo Creed qui, répondant aux provocations de Drago, compte bien prouver qu’il en a encore dans le ventre directement sur le ring. Misant tout sur le show précédant le match sous le classique « Living in America » directement interprété par James Brown, il encaisse de puissants coups et s’étale au sol dès le deuxième round. Décédant alors de ses blessures à la stupeur générale, il provoque la soif de vengeance de Rocky, qui compte à son tour battre Drago directement sur son propre terrain. Une mort toutefois un peu trop précipitée et ainsi moins marquante que celle de Mickey. Tony devient alors le nouveau coach de Rocky, qui effectue un retour aux sources en s’entraînant, tel Rambo, dans la nature sauvage avec une barbe caractéristique.

Drago Rocky GIF - Drago Rocky Stare - Discover & Share GIFs
Un jeu de regards devenu culte !
« Je vais te briser. »

Bercé par des musiques comme « No Easy Way Out » de Robert Tepper et « Burning Heart » du groupe Survivor, Rocky IV est d’un dynamisme appréciable malgré la surenchère des coups portés et une évocation bien trop expéditive du dopage. À la fois produit et victime du système, Drago retrouve son humanité en affirmant qu’il ne doit se battre que pour lui-même tandis que Rocky est applaudi par le public russe grâce à son discours humaniste promouvant le rassemblement des peuples. Un quatrième épisode réussi pour son rythme soutenu, son drame inattendu et son antagoniste emblématique.

« Ce que je voulais vous dire, c’est que si moi j’ai changé et que vous avez changé, tout le monde peut arriver à changer ! »

 

Rocky V

Date de sortie : 16 novembre 1990 (États-Unis), 19 décembre 1990 (France)
Réalisateur : John Guilbert Avildsen
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Talia Shire, Burt Young, Tommy Morrison, Sage Stallone, Richard Gant, Delia Sheppard
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Bill Conti

Une tentative vaine de faire sortir Rocky de la retraite.

Cinquième et dernier épisode de son époque, Rocky V prend place lors de la véritable retraite de l’étalon italien suite aux séquelles irréversibles causées par son combat contre Ivan Drago, Stallone laissant sa place à John G. Avildsen pour la réalisation. Le film effectue un remarquable retour aux sources tandis que Rocky est contraint de retourner à Philadelphie à cause d’un endettement provoqué par un mauvais placement de Paulie. On retrouve ainsi une ambiance et une narration proches de celles de deux premiers films, l’ex-champion renouant avec son chapeau, sa veste de cuir et son comportement bavard. Le registre musical évolue quant à lui pour laisser place à une majorité de rap, dont « That’s What I Said » de MC Hammer.

« Ben avec toi, moi j’ai une raison de continuer ! »
Une collaboration concrétisée par le don du short d’Apollo Creed.

Rocky ayant retapé le vieux gymnase de Mickey pour y coacher de nouveaux boxeurs, le film respire la nostalgie lors d’une séquence particulièrement touchante où il se remémore un moment passé avec son entraîneur. Le scénario se concentre essentiellement sur sa relation avec Rocky Jr, interprété par son véritable fils aîné Sage Stallone, qu’il délaisse rapidement au profit de Tommy Gunn, jeune prodige incarné par le boxeur professionnel Tommy Morrison. Entraînant ce dernier pendant que son fils se fait persécuter au collège à son insu, Rocky est régulièrement interpellé par George Washington Duke, un promoteur joué par Richard Grant qui n’en voit que par l’argent.

Une relation difficile avec un fils en pleine adolescence.
« Mon ring, c’est la rue ! »

Tandis que Tommy gagne de nombreux matches officiels, son détournement vers Duke témoigne de ses mauvais choix jusqu’à être remis en question par la presse au moment où il devient champion du monde. Resté dans l’ombre de Rocky après avoir battu des adversaires estimés bien trop faibles, il déclenche alors un combat final atypique en venant provoquer son maître sur son propre terrain. S’il était à la base prévu que Rocky meure sous les coups de Tommy, l’étalon italien lui assène en fait une belle correction qui le replace brillamment sur le devant de la scène. Une conclusion qui fait plaisir à voir tant elle renoue efficacement avec l’esprit de la saga !

 

Rocky Balboa

Date de sortie : 20 décembre 2006 (États-Unis), 24 janvier 2007 (France)
Réalisateur : Sylvester Stallone
Acteurs principaux : Sylvester Stallone, Burt Young, Antonio Tarver, Geraldine Hughes, Milo Ventimiglia
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Bill Conti

Une image déchirante qui rappelle que Rocky est avant tout un drame.

Plus de quinze ans après la pentalogie d’origine, l’étalon italien renaît de ses cendres dans un sixième film sobrement intitulé Rocky Balboa, une nouvelle fois écrit et réalisé par Sylvester Stallone. Ce dernier revient en effet sur le devant de la scène pour interpréter le personnage qui a bercé sa carrière, à l’instar de John Rambo sorti début 2008. Pensé comme un nouveau retour aux sources, il n’en oublie pas son sens de la dramaturgie avec un scénario découlant directement du décès d’Adrian, tristement emportée par un cancer. Se rendant régulièrement sur sa tombe lors de séquences riches en émotion, Rocky monte un restaurant à qui il donne le nom de sa femme mais peine à retrouver sa vigueur d’antan.

Des retrouvailles réjouissantes.
Rocky Jr, un personnage toujours présent.

C’est en renouant avec le surpassement de soi par l’intermédiaire de la boxe qu’il fait la connaissance de Mason Dixon, jeune champion mondial interprété par Antonio Tarver, lui aussi boxeur professionnel au même titre que Tommy Morrison dans le précédent film. Peu apprécié suite à des victoires jugées faciles et poussé par une vidéo en images de synthèse le désignant battu par Rocky, Dixon compte bien obtenir un regain de popularité lors d’un match d’exhibition face à l’ancien champion. Ce dernier est alors soutenu par son fils, devenu adulte sous les traits de Milo Ventimiglia (Stay Alive, Heroes, Gotham), mais aussi par Marie, une jeune femme jouée par Geraldine Hughes (Gran Torino) qu’il avait aidée trente ans auparavant. On remarque également le retour de Pedro Lovell, boxeur argentin que Rocky avait battu au début du premier film.

Des marches devenues mythiques !
« Un boxeur, ça boxe ! »

Très apprécié des fans de la saga, Rocky Balboa est un pari réussi qui mêle efficacement mélancolie et grand spectacle. Outre d’ingénieux remix musicaux, on peut saluer le retour de « Gonna Fly Now » pendant que Rocky s’entraîne sous la neige ainsi que la grandiose arrivée sur le ring de Dixon sous la chanson « It’s a Fight » du groupe de hip-hop Three 6 Mafia. Un caméo de Mike Tyson plus tard, le match se veut particulièrement intense et Rocky est acclamé par son public pour avoir tenu durant l’intégralité des dix rounds malgré son âge avancé. Une belle manière pour Stallone de conclure la saga sur l’apaisement de son personnage suite à une nouvelle prouesse sublimée par un scénario riche en émotion. Bien que neuf ans plus tard, il réendosse finalement le costume de Rocky à l’occasion de la relève mémorable d’un descendant inattendu de son ami Apollo Creed.

Knock at the Cabin, de M. Night Shyamalan

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Date de sortie : 1er février 2021 (1h40min)
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Acteurs principaux : Jonathan Groff, Ben Aldridge, Kristen Cui, Dave Bautista, Rupert Grint, Nikki Amuka-Bird, Abby Quinn
Genre : Thriller horrifique
Nationalité : Américain
Compositeur : Herdís Stefánsdóttir

Un personnage central symbolisant l’espoir du nouveau monde.

Adaptation du roman The Cabin at the End of the World de Paul G. Tremblay, Knock at the Cabin est un thriller horrifique dans lequel M. Night Shyamalan (Incassable, Le Village, Old) se plaît de nouveau à instaurer une tension permanente dans un huis clos d’une grande efficacité. Le scénario place la jeune Kristen Cui dans la peau de Wen, une petite fille se retrouvant prise au piège dans un chalet de vacances au beau milieu d’une forêt aux côtés de ses parents Andrew et Eric, ce dernier étant interprété par Jonathan Groff (American Sniper, La Reine des Neiges II, Matrix Resurrections).

Un personnage qui inspire la confiance.
« Des témoins de Jéhovah ? »

Approchée par un étranger sous les traits Dave Bautista (Spectre, Blade Runner 2049, Army of the Dead), Wen commence à se méfier malgré la gentillesse du personnage avant que trois autres ne viennent lui prêter main forte sous les traits de Rupert Grint (Harry Potter, Servant, Les Cabinets de Curiosité), Abby Quinn et Nikki Amuka-Bird, qui avait déjà joué dans Old. Un quatuor inquiétant sur qui repose tout le malaise de l’intrigue, les étrangers leur demandant de bien vouloir sacrifier l’un d’entre eux pour éviter l’annihilation de l’ensemble de l’humanité, sans aucune explication et avec une sincérité étonnante.

L’élément matériel d’une violation de domicile ?
Tandis que l’étau se resserre, tout n’est plus que question de temps.

De qualité, la réalisation utilise de gros plans sur les visages et des musiques troublantes d’une certaine intensité pour assurer une tension permanente. Plusieurs flashbacks viennent dévoiler le passé des deux protagonistes pour mieux appuyer les thèmes de la confiance en soi et de l’inacceptation des autres. La manipulation reste au cœur de l’intrigue, tout étant ficelé pour que le spectateur lui-même doute des propos des étrangers malgré les perturbations annoncées à la télévision, à travers laquelle Shyamalan effectue un caméo remarqué. Malgré un final qui peut surprendre, Knock at the Cabin reste dans la lignée des films réussis du réalisateur.

La Peau sur les Os, de Tom Holland

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Date de sortie : 25 octobre 1996 (États-Unis),
17 novembre 2022 (Rimini Editions)

Réalisateur : Tom Holland
Acteurs principaux : Robert John Burke, Lucinda Jenney, Joe Mantegna, Sam Freed, Kari Wuhrer, Bethany Joy Lenz, Michael Constantine
Genre : Épouvante
Nationalité : Américain
Compositeur : Daniel Licht

Inspirer la confiance, chapitre 1

Adaptation d’un roman de Stephen King dans la même veine que Simetierre ou Le Bazaar de l’Épouvante, La Peau sur les Os place Robert John Burke (L’Incroyable Vérité, Simple Men, RoboCop 3) dans la peau de Billy Halleck, un avocat véreux dont la vie bascule le jour où il percute accidentellement une gitane sur la route, bien trop concentré sur la gâterie que sa femme lui fait. Une scène connue pour sa parodie dans les deux premiers Scary Movie. Tandis qu’il s’arrange pour être innocenté, il reçoit une malédiction lui faisant perdre du poids bien plus vite qu’un humain pourrait tout en lui affligeant un insatiable appétit.

Esmeralda façon Stephen King !
Quelques situations sortent tout de même du lot !

Réalisé par Tom Holland (Vampire vous avez dit Vampire, Beauté Fatale, Jeu d’Enfant), La Peau sur les Os marque le premier rôle de Bethany Joy Lenz au cinéma, qui interprète Linda, la fille de Billy, sa femme Heidi étant jouée par Lucinda Jenney (Peggy Sue s’est mariée, Rain Man, Thelma et Louise). Outre le second rôle remarqué de Joe Mantegna (Le Parrain 3, Alice, Bugsy), Stephen King effectue un caméo sous les traits du pharmacien qui vend un produit à la gitane juste avant l’accident.

Un maquillage du plus bel effet !
Une mélancolie valorisée par certains plans.

Pourvu d’une réalisation correcte et de jolis efforts sur le maquillage, La Peau sur les Os n’est pas vraiment palpitant du côté de son scénario, les passages marquants arrivant vraiment au compte-goutte. Les personnages sont très convenus et la représentation des gitans s’avère complètement cliché. Seule Kari Wuhrer, qui incarne la plus jeune d’entre eux, parvient à se démarquer grâce à l’accent qui est mis sur elle, notamment lors d’une scène où elle fait du charme au personnage principal. Un film plutôt moyen, qui reste plaisant pour les amateurs d’épouvante et sa fin machiavélique digne des Contes de la Crypte.

Il était une fois 2 (Disenchanted) d’Adam Shankman

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Date de sortie : 18 novembre 2022 (1h58min)
Réalisateur : Adam Shankman
Acteurs principaux : Amy Adams, Gabriella Baldacchino, Maya Rudolph, Patrick Dempsey, James Marsden, Idina Menzel
Genre : Aventure, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Alan Menken

Amy Adams en grande forme !

Quinze ans après un premier film qui s’amuse efficacement à casser les codes des contes traditionnels,  Il Était une Fois effectue son retour dans une suite se déroulant une dizaine d’années après le mariage de Giselle et Robert. Lassés de la vie newyorkaise, ils partent en quête d’une aventure plus proche des contes de fée en emménageant dans la banlieue de Monroeville avec Morgan, désormais adolescente sous les traits de Gabriella Baldacchino. Au cœur du scénario, cette dernière se retrouve dans le même lycée que le fils de Malvina Monroe, hautaine fondatrice de la ville interprétée par Maya Rudolph, qui se déplace souvent aux côtés de ses sous-fifres Rosaleen et Ruby, dont le trio rappelle celui des sorcières d’Hocus Pocus. Si Amy Adams est toujours très présente, Patrick Dempsey, James Marsden et Idina Menzel se trouvent bien plus en retrait.

Malgré le changement d’actrice, Morgan reste un personnage très touchant.
Des personnages secondaires qui ont toujours la classe !

Se sentant finalement trop isolée, Giselle utilise la magie d’Andalasia pour égayer son quartier, mais le transforme par mégarde en un véritable conte de fées ayant de fâcheuses conséquences, comme provoquer des chansons avec Morgan et son père. Une transposition qui fonctionne tout aussi bien tant Il Était une Fois 2 est bien réalisé, y compris les deux passages en dessins animés produits par le même studio que Le Retour de Mary Poppins. Si les difficultés de l’adolescence sont étonnamment survolés, c’est pour mieux surprendre par l’introduction du thème de la belle-mère, Giselle se comportant de plus en plus comme telle au point de faire concurrence à Malvina. Toujours aux musiques, Alan Menken valorise joliment la narration du film avec de superbes chansons, notamment « Méchante » qui empile tous les clichés inimaginables des antagonistes avec une mise en scène millimétrée.

Frappé par le sort, Robert se prend pour un véritable prince charmant.
Une dualité qui fait toute la qualité du film !

À la manière de son aîné, Il Était une Fois 2 regorge de références aux grands classiques Disney, à commencer par Cendrillon pour le personnage de Nancy Tremaine, Giselle qui enforme Morgane dans sa chambre, le sort à annuler avant les douze coups de minuit, le chat qui ressemble à Lucifer et même la baguette magique qui change le cours des choses. On trouve aussi la pomme empoisonnée et le miroir magique de Blanche-Neige et les Sept Nains, une référence à Cruella et Maléfique ainsi qu’aux trois fées de La Belle au Bois Dormant, la fugue depuis la fenêtre de la tour à la manière de Raiponce ou encore les fourchettes qui dansent comme dans la chanson « C’est la fête » de La Belle et la Bête. Contrairement au ratage quasi complet d’Hocus Pocus 2, Il Était une Fois 2 prouve qu’il est tout à fait possible de réaliser une suite ambitieuse et cohérente de longues années plus tard.

Malice, de Harold Becker

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Date de sortie : 1er octobre 1993 (États-Unis), 11 mai 1994 (France)
Réalisateur : Harold Becker
Acteurs principaux : Alec Baldwin, Nicole Kidman, Bill Pullman, Bebe Neuwirth, Peter Gallagher, Tobin Bell
Genre : Thriller
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Quoi de plus original qu’une rencontre fortuite dans l’ascenseur ?

Remake du téléfilm The Operation réalisé par Thomas J. Wright trois ans plus tôt, Malice est un thriller dans lequel Bill Pullman (L’Emprise des Ténèbres, Wyatt Earp, Casper) et Nicole Kidman (Jours de Tonnerre, Horizons Lointains, Batman Forever) incarnent Andy et Tracy, un couple pour qui tout va pour le mieux jusqu’à ce que cette dernière souffre de soudaines douleurs abdominales. Elle est alors opérée par le docteur Jed Hill, un chirurgien sous les traits d’Alec Baldwin (Beetlejuice, Conversations Nocturnes, À la Poursuite d’Octobre Rouge) qui avait connu Andy à l’université. L’intervention donnant lieu à des complications inattendues, le scénario se complexifie tandis que ce dernier enquête sur les meurtres de lycéennes qu’il connaissait en tant que conseiller d’éducation.

Un dominateur rapidement perceptible…
« On va jouer à un jeu 😈 »

Pourvu d’un casting hautement qualitatif, Malice peut aussi compter sur de bons comédiens de doublage comme Éric Legrand (Tom Burlinson dans La Chair et le Sang, Charlie Sheen dans Platoon, Douglas Reith dans Dumbo) pour l’avocat joué par Peter Gallagher. Si Nicole Kidman est doublée par Virginie Ledieu (Meg Ryan dans Top Gun, Lauren Holly dans Dragon L’Histoire de Bruce Lee, Drew Barrymore dans Scream), c’est Gilbert Lévy (Greasy dans Qui veut la Peau de Roger Rabbit, Tracey Walter dans le Batman de Tim Burton et Le Silence des Agneaux) qui assure la voix française de Tobin Bell (Dans la Ligne de Mire, Mort ou Vif, Saw), ce dernier incarnant le gardien du lycée.

Nicole Kidman absolument glaçante.

Réalisé par Harold Becker (Taps, Vision Quest, Mélodie pour un Meurtre), Malice induit volontairement le spectateur en erreur quant à la véritable nature du film grâce à une sous-intrigue laissant croire à un scénario policier alors que le criminel est rapidement mis hors d’état de nuire. Un leurre qui camoufle efficacement la véritable nature de Tracy, Nicole Kidman se montrant très convaincante dans la froideur de son personnage. Renforcé par les musiques de Jerry Goldsmith (Rambo, Basic Instinct, Mulan), le suspense fonctionne d’autant plus que certains éléments comme le pantin et le film plastifié ont soigneusement été montrés lors de scènes précédentes.

 

Un thriller réussi, disponible en DVD et Blu-Ray au éditions BQHL depuis le 28 septembre 2022 accompagné d’une présentation française du film par journaliste Vincent Nicolet.

 

 

Il était une fois (Enchanted) de Kevin Lima

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Date de sortie : 21 novembre 2007 (États-Unis), 28 novembre 2007 (France)
Réalisateur : Kevin Lima
Acteurs principaux : Amy Adams, Patrick Dempsey, James Marsden, Timothy Spall, Susan Sarandon
Genre : Aventure, comédie romantique
Nationalité : Américain
Compositeur : Alan Menken

Il était une fois une jeune fille de conte qui allait se confronter au monde réel.

À la fois hommage et parodie des classiques d’animation Disney, Il Était une Fois mêle animation traditionnelle et prises de vue réelles dans une romance fantastique prenant place dans le royaume d’Andalasia. Réalisé par Kevin Lima (La Bande à Dingo, Dingo et Max, Tarzan), il met en scène Amy Adams (Arrête-Moi si tu Peux, Man of Steel, The Master) dans le rôle de Giselle, une princesse en devenir qui se retrouve propulsée dans le monde réel par la malveillante reine Narissa. Incarnée par Susan Sarandon (Thelma et Louise, Les Quatre Filles du Docteur March, Speed Racer), cette dernière refuse en effet que son beau-fils Edward, joué par James Marsden (X-Men, Zoolander, Sonic), se marie avec elle et devienne le nouveau roi.

Comment va-t-elle sortir de là avec une robe aussi large ?
Des situations cocasses qui font tout le charme du film.

Livrée à elle-même en plein New-York, Giselle tombe par hasard sur Robert, un père de famille sous les traits de Patrick Dempsey (Scream 3, Grey’s Anatomy, Bridget Jones Baby), qui l’abrite chez lui à la demande de sa fille Morgan, croyant avoir à faire à une véritable princesse. Commence alors à s’installer une véritable romance entre les deux personnages tandis que Nathanaël, serviteur de la reine interprété par Timothy Spall (Vanilla Sky, Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban), tente d’empêcher Edward de retrouver sa bien-aimée en se jetant lui-même dans le puits enchanté menant à Time Square. Rythmé pas les musiques d’Alan Menken (La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin), le film est également parsemé de chansons qui rappellent celles des plus grands classiques.

Un contraste humoristique entre les deux époques.
Des effets spéciaux qui ne plaisantent pas !

Se déroulant quelques minutes en dessin animé pour continuer en prises de vue réelles, Il Était une Fois transpose aussi bien des éléments de Blanche-Neige et les Sept Nains, de Cendrillon et de La Belle au Bois Dormant dans la réalité pour servir son propos. On trouve alors de vraies personnes qui se mettent à chanter, des animaux qui viennent en aide à Giselle, cette dernière qui se taille des robes dans les rideaux de son hôte ou encore la reine qui se change en vieille femme tout en imprégnant des pommes d’un poison mortel. Allant au-delà des sempiternelles traditions Disneys, les différentes visions de l’amour sont efficacement confrontées de manière à se compléter l’une et l’autre. Plus de trois ans avant la série Once Upon A Time, Disney réussit brillamment son hommage grâce à une réalisation de qualité et à des personnages auxquels il est facile de s’identifier. Quinze ans plus tard, une suite étonnante paraît sur Disney +.

Basic Instinct, de Paul Verhoeven

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Date de sortie : 20 mars 1992 (Amérique du Nord), 8 mai 1992 (France)
Réalisateur : Paul Verhoeven
Acteurs principaux : Sharon Stone, Michael Douglas, Jeanne Tripplehorn, George Dzundza, Wayne Knight
Genre : Thriller érotique
Nationalité : Américain
Compositeur : Jerry Goldsmith

Le rôle emblématique de la carrière de Sharon Stone.

Réalisé d’une main de maître par Paul Verhoeven (La Chair et le Sang, RoboCop, Benedetta), Basic Instinct est un thriller érotique ayant propulsé la carrière de Sharon Stone (Total Recall, Mort ou Vif, Casino) pour son rôle de Catherine Tramell, soupçonnée du meurtre de son amant assassiné à coups de pic à glace dans des circonstances proches de celles qu’elle décrit dans un de ses romans. Interprété par Michael Douglas (Black Rain, La Guerre des Rose, Une Lueur dans la Nuit), le policier Nick Curran se charge d’enquêter sur elle malgré ses accès de violence et son passé judiciaire complexe.

Le talentueux Michael Douglas face à une Jeanne Tripplehorn très convaincante.
La fameuse scène du croisement de jambes, parodiée dans La Cité de la Peur.

Secondé par des collègues joués par George Dzundza (Voyage au Bout de l’Enfer, Chasseu rBlanc, Cœur Noir) et Wayne Knight (JFK, Jurassic Park, Space Jam), ce dernier subit en effet les nombreuses provocations de sa suspecte tout au long du film, qu’il s’agisse de séduction explicite ou de courses poursuites en voiture. Pour son premier rôle au cinéma, Jeanne Tripplehorn (La Firme, Waterworld, Very Bad Things) y interprète brillamment la psychologue Beth Garner, qui apporte une complexité appréciable au déroulement et à la résolution de l’enquête.

Des plans aux reflets saisissants.
Un jeu dangereux dont l’issue pourrait être fatale.

Pourvu d’une excellente réalisation, Basic Instinct surprend dès son introduction en plongeant le spectateur dans un scénario haletant porté par le talent de ses deux acteurs principaux. Chaque plan est minutieusement travaillé avec une bonne dose d’érotisme et de violence, laissant apparaître les formes de son héroïne, un pic à glace en plein visage ou encore Nick qui laisse parler ses pulsions sexuelles. Jerry Goldsmith (Rambo, Medicine Man, Mulan) parvient à sublimer chaque passage par des compositions inquiétantes qui favorisent le suspense quand elles ne montent pas crescendo pour intensifier l’action. Marqué par un plan final percutant, Basic Instinct reste un des films les plus qualitatifs de son réalisateur et signe une des plus belles interprétations de Sharon Stone, qui crève l’écran à chaque instant.

Le Menu, de Mark Mylod

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Date de sortie : 16 novembre 2022 (Philippines), 23 novembre 2022 (France)
Réalisateur : Mark Mylod
Acteurs principaux : Anya Taylor-Joy, Ralph Fiennes, Nicholas Hoult, Hong Chau, John Leguizamo, Aimee Carrero
Genre : Comédie horrifique
Nationalité : Américain
Compositeur : Colin Stetson

Anya-Taylor Joy crève une nouvelle fois l’écran

Comédie horrifique au cachet particulier, Le Menu se déroule sur une île isolée où se rendent Margot et Tyler, un couple interprété par Anya Taylor-Joy (Radioactive, Last Night in Soho, The Northman) et Nicholas Hoult (Mad Max Fury Road, Juré N°2, Nosferatu) cherchant à tester un restaurant gastronomique ayant une réputation à nulle autre pareille. Dirigé par le chef Julian Slowik sous les traits de Ralph Fiennes (The Reader, Mourir Peut Attendre, The King’s Man Première Mission), l’établissement rassemble en réalité plusieurs couples minutieusement choisis pour la soirée.

Un dressage des plus alléchants
Une rencontre qui n’était pas prévue

Intrigant et mystérieux, le scénario réserve aussi bien son lot de surprises au spectateur qu’aux invités, qui ne sont sûrement pas réunis par hasard. Pourvu d’une belle réalisation, Le Menu dévoile de très jolis dressages d’assiettes et un certain humour dans le nom des plats. La tension commence à s’accentuer lorsque les clients reconnaissent des preuves de leurs méfaits passés directement imprimées sur leurs toasts. /!\ SPOILERS /!\ L’ambiance horrifique se montre alors plus en plus présente tandis qu’un homme se fait couper l’annulaire portant son alliance après la révélation de son infidélité envers sa femme.

Un secret qui semble avoir son importance
Une femme de main très persuasive…

De plus en plus semblable à une prison dans laquelle ses invités se retrouvent pris au piège, le film s’identifie de fait à une critique ciblant des libertés plus que discutables que se permettent certaines personnes en profitant de leur statut social. À fond dans son rôle, Ralph Fiennes multiplie les piques et peut compter sur l’ensemble de ses cuisiniers pour suivre ses ordres, ces derniers s’époumonant régulièrement d’un « Oui, chef ! » comme s’ils se trouvaient dans Full Metal Jacket. Malgré un concept machiavélique qui ne semble pas toujours aller au bout de ses intentions (faire s’enfuir des hommes pour simplement les ramener à l’intérieur sans autre forme de punition s’ils se font attraper), Le Menu reste un film à saluer pour l’originalité de sa mise en scène.

Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick

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affiche full metal jacketDate de sortie : 26 juin 1987 (Canada), 21 octobre 1987 (France)
Réalisateur : Stanley Kubrick
Acteurs principaux : Ronald Lee Ermey, Matthew Modine, Arliss Howard, Vincent d’Onofrio
Genre : Guerre, drame
Nationalité : Américain
Compositeur : Vivian Kubrick

 

Est-ce que c’est toi, John Wayne,
ou est-ce que c’est moi ?

 

Une des meilleures introductions de toute l’histoire du cinéma !

Douzième et avant-dernier film de Stanley Kubrick (Orange Mécanique, Barry Lyndon, Shining), Full Metal Jacket s’inspire à la fois du roman Le Merdier de Gustav Hasford et des mémoires de guerre de Michael Herr pour mettre en scène sa propre version de la guerre du Vietnam. Près de vingt ans après les faits relatés, la vision du réalisateur vient alors compléter de grands classiques ayant déjà traité le sujet comme Les Boys de la Compagnie C, Voyage au Bout de l’Enfer, Apocalypse Now et Platoon. Se démarquant d’emblée par un titre qui renvoie à un type de balle entièrement chemisée de métal, Full Metal Jacket ne se présente en effet ni comme un film antimilitariste à la manière des Sentiers de la Gloire, ni comme une parodie telle que Docteur Folamour.

« Fais-moi voir ta gueule de guerrier ! T’as une gueule de guerrier !!? »
« Défense de rire et défense de pleurer ! »

Le long métrage est notamment connu pour sa scène d’ouverture mythique durant laquelle le sergent instructeur Hartman se plaît à humilier ses soldats au plus haut point en leur balançant des insultes et des surnoms improvisés. Interprété par l’imposant Ronald Lee Ermey, Hartman reste la figure incontournable des premières minutes de Full Metal Jacket tandis que le doublage de Bernard Fresson accentue fortement le comique de ses propos. Parmi les soldats se dégagent alors Guignol, personnage principal joué par Matthew Modine (Birdy, L’Île aux Pirates, The Dark Knight Rises), Cow-Boy sous les traits d’Arliss Howard (Le Bateau Phare, Tueurs Nés, Jurassic Park II) et Baleine incarné par Vincent d’Onofrio (Nuit de Folie, New York Section Criminelle, Les Sept Mercenaires).

« Ça, c’est mon fusil. Y en a beaucoup comme ça, mais lui c’est le mien. Mon fusil, c’est mon vrai copain, lui c’est ma vie. Il faut que je maîtrise mon fusil comme il faut que je maîtrise ma vie. Car sans moi, mon fusil ne sert à rien. Et sans mon fusil, je ne sers plus à rien. »

 

– Combien tu mesures, deuxième pompe ?
– Chef, 1 mètre 75 chef !
– 1 mètre 75, jamais vu un tas de merde aussi haut que ça !

 

« Moi les filles j’en suis pas dingue, ma seule amie c’est mon flingue ! »

Constitué de deux parties bien distinctes, Full Metal Jacket commence par l’entraînement des jeunes marines dans une caserne de Parris Island avant de montrer leur vie quotidienne une fois arrivés au Vietnam. De loin la plus marquante, la première traite du conditionnement psychologique des soldats, renvoyant directement aux techniques utilisées pour redresser les délinquants dans Orange Mécanique. Hartman va même jusqu’à leur faire réciter une prière tous en chœur stipulant que leur fusil est leur seul allié comme s’il s’agissait d’une personne vivante. Le spectateur ressent également toute la dureté et les bassesses de l’armée, avec un souffre-douleur qui subit le courroux de l’instructeur et les coups de ses camarades lors d’une scène particulièrement éprouvante au beau milieu de la nuit.

« – Ça c’est mon flingue et ça c’est mon dard ! – D’abord soldats et après fêtards ! »
Une interprétation qui glace le sang.

Pourvu d’une réalisation totalement maîtrisée, Full Metal Jacket alterne entre les phases d’entraînement et d’instruction avec des plans cadrés au millimètre et de jolis effets comme celui des soldats qui grimpent à la corde sur fond de coucher du soleil. Les plans resserrés sont également fréquents, qu’il s’agisse de scènes où Hartman s’adresse à un marine ou des faciès de psychopathe que tire Baleine, alors au bord du gouffre. Bien écrits, les dialogues culte se multiplient malgré un langage vulgaire qui va parfois un peu trop loin. Moins palpitante, la seconde partie du film renforce toutefois la figure du héros intellectuellement supérieur à ses camarades qui doit lutter entre le bien et le mal dans un monde en guerre, comme l’attestent les inscriptions « Born to kill » sur son casque et « Peace and love » sur son badge.

Après avoir survécu à Hartman, Guignol doit s’imposer sur le terrain.
Tuer… ou être tué.

Outre les musiques inquiétantes composées par Vivian Kubrick, Full Metal Jacket comporte de nombreuses chants de l’armée interprétés par les soldats ainsi que plusieurs chansons contemporaines du conflit, à commencer par « Hello Vietnam » de Johnny Wright qui introduit le film avec une certaine émotion. On trouve aussi « These Boots Are Made For Walking » de Nancy Sinatra lors de l’arrivée au Vietnam, « Surfin’ Bird » de The Trashmen pendant un combat, le thème des cartoons Disney « Mickey Mouse Club » durant la marche finale avant de terminer par « Paint It, Black » des Rolling Stones. Exceptionnel dans sa première partie, plus difficile à apprécier lors de sa seconde, Full Metal Jacket reste un film emblématique de son époque et du savoir-faire de Stanley Kubrick.

 

2006 : une année charnière pour le jeu vidéo

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image header jeux video 2006

Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2006
Développeurs : Nintendo, Square-Enix, Konami, Epic Games, Bend Studio, Capcom
Concepteurs : Eiji Aonuma, Hiroyuki Itō, Satoshi Kushibuchi, Hideki Kamiya
Genres : RPG, action aventure, survival-horror, TPS, plates-formes, infiltration

Compositeurs : Toru Minegishi, Hitoshi Sakimoto, Michiru Yamane, Akari Kaida
Supports : PlayStation 2, Xbox 360, Nintendo DS, PlayStation Portable, Wii, PlayStation 3, Game Boy Advance, Xbox, Game Cube

 

Il y a 20 ans, l’année 2006 marquait
la cohabitation entre les consoles
de sixième et de septième génération
avec une PlayStation 2 en grande forme,
une Xbox 360 qui commence à prendre
sa place et l’arrivée de ses concurrentes.

image 2006 playstation 2
À l’aube de la sortie de la PlayStation 3, sa grande sœur est encore très bien servie en bons jeux de tout genre.

Les exclusivités sont encore très nombreuses sur PlayStation 2 et comprennent plusieurs RPG issus de licences déjà existantes. La plupart d’entre eux ne disposeront d’ailleurs pas d’une traduction française : c’est notamment le cas de Disgaea 2, Atelier Iris 3, Persona 3, Devil Summoner Raidou Kuzunoha vs the Soulless Army, Hack//G.U. Vol. 1//Rebirth, Hack//G.U. Vol. 2//Reminisce, ainsi que les remakes d’Ys V et de Tales of Destiny. Outre le désastreux Dawn of Mana, Suikoden IV et Wild Arms V viennent entretenir des sagas chères à Sony, tandis que Valkyrie Profile effectue un retour fracassant dans un deuxième épisode plaçant le joueur dans la peau de la guerrière Silmeria. Très attendu après un passage du côté du MMORPG, Final Fantasy XII délaisse plusieurs fondamentaux de la saga pour se concentrer sur de nombreuses étendues à explorer et un système de combat qui se rapproche de l’Action-RPG, avec un très bel univers mais un scénario quasiment inexistant. De son côté, la compilation Final Fantasy VII continue avec Dirge of Cerberus, un jeu d’action à mi-chemin entre le TPS et le beat’em up dans lequel le joueur incarne le charismatique Vincent Valentine un an après les événements d’Advent Children.

De nombreuses suites voient également le jour sur PlayStation 2, à commencer par un quatrième Onimusha au game design particulier intitulé Dawn of Dreams. On peut aussi nommer Ace Combat The Belkan War, Yakuza 2, State of Emergency 2, une suite de SOS The Final Escape nommée Raw Danger, Sega Rally 2006 et même un Pac-Man Rally. Outre un Metal Slug 3D qui n’est pas resté dans les mémoires et le spin-off Saru ! Get You ! Million Monkeys de la saga Ape Escape, les jeux adaptés de mangas continuent d’être exploités sur la console avec Naruto Uzumaki Chronicles 2 et un Saint Seiya Hadès qui améliore légèrement la jouabilité du précédent épisode. Tandis que Forbidden Siren 2 continue de faire frissonner les joueurs tentant de fuir des environnements glauques, Rule of Rose s’impose comme un cas d’école présentant tout ce qu’il faut faire pour créer un survival horror au game design désastreux, avant de se faire connaître à cause d’une polémique jugeant sa violence excessive.

En 2006, la PlayStation 2 accueille également de nombreux jeux en commun avec ses concurrentes, notamment la Xbox avec laquelle elle partage les jeux de courses FlatOut 2, TOCA Race Driver 3, OutRun 2006 et Driver Parallel Lines, mais aussi le FPS Black et un Final Fight Streetwise qui aurait bien mieux fait de rester en deux dimensions. Des adaptations de films inattendues arrivent avec Les Dents de la Mer qui propose de jouer directement le requin, mais aussi Reservoir Dogs qui complète le scénario du film par des séquences inédites montrant les personnages sous de nouveaux angles. Outre Super Monkey Ball Adventure, One Piece Grand Adventure et le cross-over Battle Stadium D.O.N. qu’elle partage avec la Game Cube, la console de Sony a aussi un certain nombre de jeux qui seront portés sur Wii. C’est notamment le cas d’Okami, jeu d’action aventure proche de The Legend of Zelda dans lequel le joueur contrôle la déesse Amaterasu réincarnée en loup blanc. On trouve aussi le GTA-like Canis Canem Edit et ses clans d’adolescents, un Mortal Kombat Armageddon qui en fait trop en rameutant l’intégralité des anciens personnages et un Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 2 permettant des transformations en plein combat en plus de nouveaux personnages issus des films.

Outre The King of Fighters Maximum Impact 2 qui sort également sur Arcade et Samurai Warriors 2 en commun avec la Xbox 360, la PlayStation 2 se pare du jeu de plates-formes The Legend of Spyro A New Beginning, des jeux de course Sonic Riders et Micro Machines V4, sans oublier Pro Evolution Soccer 6, qui a profondément marqué les joueurs de jeux de foot. Tandis que la console de Sony rassemble certains de ses jeux dans les packs Prince of Persia Trilogy et The Silent Hill Collection, elle se pare de nombreuses compilations d’anciens jeux pour compléter une ludothèque déjà colossale. On trouve alors Sega Mega Drive Collection, Taito Legends 2 ainsi que Capcom Classics Collection Volume 2, qui permet notamment de jouer au tout premier Street Fighter. La saga de Capcom s’illustre également avec Street Fighter Alpha Anthology, tout comme son concurrent SNK fait paraître Fatal Fury Battle Archives Volume 1 et Art of Fighting Anthology. Sans doute la plus intéressante du lot, Mega Man X Collection rassemble les six premiers Mega Man X auquel s’ajoute le jeu de course Mega Man Battle & Chase.

 

Une PlayStation Portable qui en jette

image 2006 playstation portable
Des licences de qualités qui s’accomodent parfaitement à la machine.

Non avare en bonnes exclusivités, la PlayStation Portable se repose toutefois essentiellement sur des licences déjà existantes, LocoRoco étant le seul à proposer une expérience originale avec une petite boule à faire grossir en le fusionnant avec ses semblables, éparpillés dans des niveaux de plates-formes. Si les jeux de shoot restent bien en vogue avec des titres comme Medal of Honor Heroes et Killzone Liberation, Syphon Filter Dark Mirror offre une deuxième vie à la saga de Sony en renouant quelque peu avec la qualité des premiers épisodes. Ce n’est d’ailleurs pas la seule franchise à renaître de ses cendres, Ultimate Ghosts’n Goblins proposant un nouveau challenge avec des graphismes en 3D aux côtés de Mega Man Powered Up, remake de l’épisode originel qui ajoute deux boss supplémentaires et la possibilité de contrôler les huit robots après les avoir battu avec le tir de base. Outre un Bomberman exclusif, Bubble Bobble Evolution conserve son concept de base dans des environnements élargis. Côté plates-formes, on trouve aussi le spin-off Daxter ainsi que Sonic Rivals, qui se présente davantage comme un jeu de course contre la montre en vue de côté.

Genre toujours en vogue, l’infiltration est surtout représentée par Metal Gear Solid Portable OPS, qui continue d’explorer le background de Big Boss dans des missions où il est amené à créer son armée en capturant des soldats ennemis. On trouve aussi le très dispensable Shinobido Les Légendes du Ninja ainsi que Splinter Cell Essentials, constitué de missions d’anciens épisodes et de quelques nouvelles. Les sagas chères aux consoles Sony répondent aussi à l’appel avec un Ridge Racer 2 qui enrichit le contenu de son prédécesseur, Ace Combat X Skies of Deception et son mode multijoueur ad hoc ainsi que Grand Theft Auto Vice City Stories, préquel qui propose de nouvelles missions dans la même ville que l’épisode PlayStation 2. Si Tales of the World Radiant Mythology constitue l’essentiel des nouveaux RPG, Dragon Quest et Final Fantasy effectuent une nouvelle apparition dans le party game Itadaki Street Portable. Outre le jeu de combat en vue de côté Naruto Ultimate Ninja Heroes 2 et le beat’em up Dynasty Warriors Volume 2, The Silent Hill Expérience propose d’explorer la saga de Konami avec des comics interactifs, des pistes sonores issues des quatre épisodes principaux et une interview de Christophe Gans, réalisateur du film sorti le même jour.

La PlayStation Portable est également la plateforme idéale pour de nombreux portages permettant de profiter d’anciens classiques sur petit écran, comme un certain PaRappa the Rapper. On y trouve ainsi le RPG Ys The Ark of Napishtim, ainsi que la première incursion européenne de Tales of Eternia et de Valkyrie Profile, malheureusement cantonnés à l’anglais. Les jeux de combat se font aussi nombreux avec un portage Arcade de Tekken 5 Dark Resurrection, un Guilty Gear Judgment exclusif et un Mortal Kombat Unchained qui ajoute Blaze, Frost, Jax et Kitana au casting de Mortal Kombat Mystification. De son côté, Street Fighter Alpha 3 Max enrichit le contenu de la version Game Boy Advance avec de nouveaux modes et y inclut le personnage d’Ingrid, apparue dans Capcom Fighting Jam. Des compilations proches de celles de la PlayStation 2 font aussi leur apparition avec Sega Mega Drive Collection, Activision Hits Remixed, Taito Legends Power-Up, Capcom Classics Collection Remixed et Capcom Classics Collection Reloaded. Mieux encore, Power Stone Collection permet de s’adonner aux deux jeux de combat initialement sortis sur Dreamcast, tandis que Gradius Collection comporte pas moins de cinq épisodes de la saga de Konami.

 

Une PlayStation 3 au lancement tardif et plus que mitigé

image 2006 playstation 3
Une première fournée de jeux qui peinent à convaincre fin 2006…

Bien décidé à surpasser Microsoft, Sony communique à fond sur la puissance de la PlayStation 3 et propose un line-up pourvu de cinq exclusivités très différentes le 11 novembre 2006. Une belle perspective si seulement les titres avaient brillé par leur qualité, la douche froide se montrant rapidement avec un Genji Days of the Blade et un Mobile Suit Gundam Target in Sight à la jouabilité très perfectible. Outre le classico-classique Sega Golf Club, c’est finalement Resistance Fall of Man et Ridge Racer 7 qui s’en sortent le mieux, tout en restant assez convenus et surtout peu impressionnants face à des exclusivités Xbox 360 comme Gears of War.

Peu avant le lancement américain, Untold Legends Le Royaume Des Ténèbres vient compléter une saga de deux épisodes débutée sur PlayStation Portable, avant que le sympathique MotorStorm ne vienne proposer des courses fun et fluides dans la boue, mais avec un contenu très limité. Si la PlayStation 3 passe directement à la haute définition avec l’inclusion d’un port HDMI, ses premières réalisations graphiques ne s’avèrent pas plus poussées que celles de sa concurrente, un comble pour une console sortie un an plus tard. Il faut alors attendre l’année suivante pour qu’elle obtienne ses premiers classiques et commence à se faire une place dans les foyers.

 

La Nintendo DS s’émancipe

image 2006 nintendo ds
Un panel de jeux qui en fait voir de toutes les couleurs !

Après une première année plus timide, la DS est rééditée en version Lite et devient enfin la nouvelle Nintendo portable de référence en enrichissant sa ludothèque de nombreux jeux de qualité. Mario lui-même relance brillamment l’intérêt des jeux à l’ancienne en vue de côté avec New Super Mario Bros, qui reprend la formule de Super Mario World dans un superbe jeu de plates-formes 2D avec des niveaux secrets à trouver, la possibilité de garder un objet de côté et des nouveautés comme les transformations en mini et en géant. Son affrontement avec Donkey Kong se poursuit dans Mario versus Donkey Kong 2 La Marche des Minis tandis qu’il joue les Michael Jordan dans l’ingénieux Mario Slam Basketball. De son côté, Yoshi’s Island DS tente de reproduire la qualité de son prédécesseur sur Super Nintendo en reprenant la même direction artistique dans des niveaux exploitant le double écran et innovant avec de nouveaux bébés aux pouvoirs spécifiques.

Alors que The Legend of Zelda Phantom Hourglass est annoncé pour 2007, Tingle’s Rosy Rupeeland propose de ramasser un maximum de rubis dans un jeu qui met la solidité de l’écran tactile à rude épreuve. Samus Aran n’est pas en reste avec Metroid Prime Hunters, une expérience essentiellement multijoueur qui parvient à fédérer pas mal de chasseurs en ligne. Pour sa deuxième apparition sur la machine, Kirby se retrouve face à une armée de souris dans Kirby Mouse Attack tandis que StarFox Command exploite l’écran tactile lors de phases stratégiques qui précèdent les habituels niveaux de shoot. Outre le spin-off Pokémon Ranger, la quatrième génération débute avec Pokémon Diamant et Perle, qui pousse le nombre de créatures à 493. Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls RPG à sortir sur DS en 2006, cette dernière accueillant également Tales of the Tempest, Ys Strategy, Lunar Knights, Rune Factory et même une adaptation en 2D de Xenosaga I & II. On trouve aussi Dragon Quest Monsters Joker, fortement axé sur la capture de monstres, ainsi que Final Fantasy Fables Chocobo Tales, qui tient davantage du party game.

Du côté des jeux d’action, Castlevania Portrait of Ruin place le joueur dans la peau du chasseur de vampires Jonathan Morris et de la magicienne Charlotte Aulin dans un deuxième metroidvania où les héros parcourent divers environnements en pénétrant dans des tableaux façon Super Mario 64. Sagas brillant jusque-là pour leur excellence, Tenchu et Seiken Densetsu commencent leur descente aux enfers avec des jeux qui ne leur rendent pas du tout hommage. Si Tenchu Dark Secret se contente de niveaux en vue aérienne pixélisés et répétitifs, Children of Mana ne trouve rien de mieux que devenir un banal dungeon-RPG à la saveur très limitée. Pour compléter ce panel de jeux, Tetris DS propose plusieurs modes basés sur divers licences Nintendo, Puyo Puyo célèbre son quinzième anniversaire avec un nouveau jeu très complet, Point Blank effectue son retour dans un quatrième épisode et Bomberman Land Touch exploite le tactile dans un nouveau party game. Outre Jump Ultimate Stars qui fait s’affronter des personnages de nombreux mangas dans des combats en vue de côté, SNK versus Capcom Card Fighters DS vient faire suite aux jeux de cartes à collectionner de la Neo-Geo Pocket Color tandis que Guilty Gear Dust Strikers continue d’étendre la saga d’Arc System Works.

La Nintendo DS obtient aussi plusieurs portages intéressants en 2006, à commencer par Resident Evil Deadly Silence qui, pour les dix ans de la saga, propose une adaptation de l’épisode d’origine exploitant l’écran tactile à l’occasion de nouvelles énigmes et de combats au couteau, dont un nouveau boss qui vient bousculer la recherche d’un objet-clé. Déjà adapté l’année précédente, Ace Attorney Phoenix Wright est désormais disponible en français tandis que sa suite Justice for All paraît sur les DS japonaises. Seul épisode à l’ancienne à ne jamais avoir été porté, Final Fantasy III arrive étonnamment sous la forme d’un remake en 3D chibi permettant enfin de le découvrir dans de meilleures conditions.

 

Une Game Boy Advance proche de la retraite

image 2006 game boy advance
De nouveaux jeux et des portages qui font plaisir !

Après cinq années de bons et loyaux services, la Game Boy Advance commence à laisser sa place à la DS et voit son nombre de jeux marquants fortement diminuer. Noyés dans d’innombrables jeux à licence à la qualité très limités comme La Petite Sirène Aventure Magique entre Terre et Mer, on peut retenir quelques titres comme Rhythm Tengoku, premier épisode de la saga Rhythm Paradise, qui consiste des mini-jeux à la Wario Ware avec des mécaniques de jeu de rythme. Tandis que Rayman contre les Lapins Crétins joue également les party games pour la sortie de la Wii, la version GBA se veut bien plus proches des jeux de plates-formes de la machine avec de jolis graphismes en 2D.

Outre le troisième épisode de la saga Mother, la console obtient le jeu de stratégie Yggdra Union, le Dungeon-RPG Mazes of Fate ainsi que deux jeux d’action aventure en vue isométrique : Back to Stone et Scurge Hive, également disponible sur DS. Exclusif à l’Amérique du Nord, Capcom Classics Mini Mix compile quant à lui les versions NES de Strider et Bionic Commando, ainsi que le très bon Mighty Final Fight, demake chibi du grand classique de l’Arcade. Tandis que Final Fantasy IV et Tales of Phantasia obtiennent enfin une traduction française, des portages de Final Fantasy V et VI viennent clore la longue liste des jeux Super Nintendo adaptés sur Game Boy Advance.

 

Une Wii très attendue

image 2006 wii
Déjà plusieurs bons jeux variés en à peine plus d’un mois !

Tandis que la Game Cube vit ses derniers instants avec le préquel Baten Kaitos Origins et Odama, un jeu de stratégie se déroulant dans un flipper dans lequel le joueur commande son armée au micro tout en gérant la boule pour écraser ses adversaires, la Wii arrive le 19 novembre 2006 avec un line-up aussi qualitatif que varié. Commun aux deux machines, The Legend of Zelda Twilight Princess s’impose d’emblée comme le titre phare du lancement avec une aventure dans la droite lignée de The Legend of Zelda Ocarina of Time, qui profite également des possibilités du motion gaming pour sublimer l’expérience. Les capacités de la wiimote et du nunchuck sont correctement exploitées dans des jeux comme Wii Sports et Wii Play, mais encore plus dans Wario Ware Smooth Moves, qui utilise plusieurs placements de la manette pour enchaîner les mini-jeux d’une manière encore plus immersive.

Outre un Super Monkey Ball Banana Blitz difficile à manier, Rayman contre les Lapins Crétins constitue le party-game idéal pour toute la famille, bourré d’humour et de mini-jeux déjantés. Si Ubisoft rate son pari de l’icône du FPS avec un Red Steel très perfectible, Excite Truck fait mouche en proposant des parcours à bord de véhicules tout terrain et Trauma Center Second Opinion réadapte le premier épisode de la DS en passant d’une jouabilité au stylet à des opérations à la wiimote. Outre le jeu de tir Eledees, un Super Swing Golf axé arcade et un Escape from Bug Island des plus oubliables, Far Cry Vengeance suit la voie de Far Cry Instincts avec plusieurs modifications, Pokémon Battle Revolution suit la lignée de Pokémon Battle Colosseum et Metal Slug Anthology compile les six épisodes de la saga accompagnés de Metal Slug X en avant-première. Pour les amateurs de mangas, il est aussi possible d’effectuer des kamehameha à la wiimote dans Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 2 et d’incarner Ichigo Kurosaki dans Bleach Shattered Blade.

 

Une Xbox 360 qui fait sa place

image 2006 xbox 360
Entre superior versions et exclusivités, Microsoft devient enfin un acteur d’envergure.

Sortie la fin de l’année précédente, la Xbox 360 prend de l’avance sur ses futures concurrentes en se parant de bons jeux exclusifs dès 2006. Si Dreamfall The Longest Journey et Rainbow Six Critical Hour restent exclusifs à sa grande sœur, elle accueille Rainbow Six Vegas en premier et s’impose rapidement comme la console des jeux de shoot avec deux titres majeurs. Si Lost Planet propose une gestion de la chaleur dans un scénario se déroulant sur une planète glaciale, Gears of War devient une nouvelle saga phare de Microsoft grâce à un univers postapocalyptique maîtrisé et à un gameplay précis qui popularise fortement le système de couverture. Dans un autre registre, Capcom lance le premier jeu de la saga Dead Rising, dans lequel le journaliste Frank West doit enquêter dans un centre commercial infesté de zombies à affronter avec toutes sortes d’armes. On trouve aussi le tout premier Saints Row, alternative de GTA axée sur la guerre de gangs, comprenant une barre de respect, un mode multijoueur et une personnalisation du protagoniste.

Successeur de Morrowind, Oblivion s’impose comme le quatrième épisode des Elder Scrolls tandis que la machine accueille son premier RPG japonais avec Blue Dragon, Hironobu Sakaguchi étant à la production et Akira Toriyama au character design. Outre Kengo Zero qui vient conclure la saga de combats au sabre, Tenchu Z commence à tuer la franchise à petit feu en se contentant de simples missions répétitives sans réel scénario avec un ninja lambda envoyé par Rikimaru. Il reste toutefois bien meilleur que Bomberman Act Zero et ses personnages futuristes sans saveur, mais pas aussi aguicheur que Dead or Alive Xtreme 2, qui réunit les combattantes de la saga en petite tenue pour divers activités sportives sur une île paradisiaque. Le ping-pong reste toutefois réservé au surprenant Table Tennis, unique représentant du genre développé par Rockstar.

Un certain nombre de jeux sortent également sur Xbox 360 en parallèle des consoles de sixième génération avec l’avantage d’un affichage en haute définition. C’est notamment le cas du GTA-like Just Cause, des jeux de shoot Call of Duty 3 et Ghost Recon Advanced Warfighter, des jeux d’infiltration Hitman Blood Money et Splinter Cell Double Agent, mais aussi de Tomb Raider Legend, qui marque un joli relancement de la franchise par Crystal Dynamics. Hormis les jeux annuels Need for Speed Carbon et Tony Hawk’s Project 8, Sonic the Hedgehog rate complètement son reboot et s’inscrit comme un des pires jeux développés par Sega.

 

Quelques jeux exclusifs sur PC

images 2006 pc
Du RPG au FPS, une plateforme qui se défend toujours bien !

En plus des nombreux jeux sortis sur consoles, le PC reste le support phare de plus d’un gamer et comporte comme chaque année un certain nombre de titres indisponibles ailleurs. On peut ainsi retenir le RPG en vue à la première personne Dark Messiah of Might and Magic, un Neverwinter Nights 2 basé sur les règles de Donjons & Dragons, le préquel à l’ancienne Ys Origin ainsi que Dynasty Warriors Online. Les FPS ne sont pas en reste avec l’extension Episode One pour Half-Life 2, le futuriste Battlefield 2142 et le rafraîchissant Call of Juarez, qui se démarque de la concurrence par son univers à la sauce western. On trouve aussi la compilation Midway Arcade Treasures Deluxe Edition, qui rassemble les vingt-huit jeux présents dans les Midway Arcade Treasures 2 et 3.

 

Les sorties restantes sur bornes d’Arcade

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Les survivants d’une ère bientôt révolue.

Beaucoup moins présentes que dans les années 90, les salles d’Arcade continuent de recevoir des jeux de qualité qui, pour la plupart, sont portés sur console dans les mois ou les années qui suivent. Virtua Fighter 5 propose ainsi un nouveau système d’esquive et fait passer son casting à dix-huit combattants avec la boxeuse Eileen et le lutteur El Blaze. Troisième révision de Guilty Gear X2, Guilty Gear XX Accent Core troque son mode histoire contre de nouveaux mouvements : le Force Break (une attaque plus puissante) et le Slash Back (pour parer une attaque et réduire le temps d’étourdissement). De son côté, Metal Slug 6 maintient la tradition de la saga mais propose six personnages jouables et des décors de fond plus modernes, qui détonent toutefois avec le pixel art au premier plan. Toujours de la partie, les jeux de shoot sont représentés par Time Crisis 4, mais aussi par After Burner Climax, qui modernise fortement la saga avec un très joli rendu en 3D. Ce n’est d’ailleurs pas la seule franchise à effectuer son grand retour, Chase HQ 2 reprenant les acquis de ses aînés dans un nouveau jeu de combat motorisé très fluide.

 

Mon top 10 des meilleurs jeux de 2006

image jeux 2006 top 10Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 2006 :

10ème : Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 2
9ème : Metal Gear Solid Portable OPS
8ème : Syphon Filter Dark Mirror
7ème : Gears of War
6ème : Final Fantasy VII Dirge of Cerberus
5ème : Wario Ware Smooth Moves
4ème : New Super Mario Bros.
3ème : Castlevania Portrait of Ruin
2ème : Final Fantasy XII
1er : The Legend of Zelda Twilight Princess

 

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