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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

2011 : l’apogée de la 7ème génération de consoles

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image header 2011

Période : jeux vidéo sortis entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011
Développeurs : Rocksteady, Team Bondi, NetherRealm Studios, FromSoftware
Concepteurs : Paul Dini, Brendan McNamara, Ed Boon, Hidetaka Miyazaki, …
Genres : infiltration, enquête, combat, action aventure, puzzle-game, plates-formes

Compositeurs : Motoi Sakuraba, Ron Fish, Christophe Héral, Andrew Hale, …
Supports : PlayStation 3, Xbox 360, Wii, Nintendo DS, PlayStation Portable, 3DS, PlayStation Vita

 

Il y a 15 ans, l’année 2011 marquait l’âge d’or de la septième génération de consoles
avec des titres de haute qualité sur PS3,
Xbox 360, Wii, DS et PSP
tandis que
la huitième génération débutait sur consoles portables
avec la 3DS et la PS Vita.

image 2011 playstation 3
Une ludothèque qui commence à devenir colossale.

En 2011, la PlayStation 3 continue de recevoir des exclusivités en tout genre avec le jeu de course MotorStorm Apocalypse, l’open world InFamous 2, le spin-off Yakuza Dead Souls, un quatrième Way of the Samurai ou encore le très moyen Saint Seiya La Bataille du Sanctuaire. Les J-RPG sont aussi de la partie avec Disgaea 4, Tales of Xillia et une version embellie du Ni No Kuni initialement sorti sur DS, renommé La Vengeance de la Sorcière Céleste lors de sa sortie européenne. Outre les jeux de plates-formes Ratchet & Clank All 4 One et Little Big Planet 2 qui permettent de jouer à quatre, les jeux de shoot ne sont pas en reste avec Killzone 3, Resistance 3 et surtout Uncharted 3, dont la variété des situations, la beauté des décors et la qualité de la mise en scène marquent fortement les esprits. Parmi les nouvelles compilations, certaines restent aussi exclusives à la machine de Sony : c’est le cas de Splinter Cell Trilogy, Ico & Shadow of the Colossus Classics HD, God of War Collection Volume II qui réunit les deux épisodes PlayStation Portable ainsi que Tekken Hybrid, qui a la particularité de rassembler Tekken Tag Tournament en 60 Hz et le film d’animation Tekken Blood Vengeance.

La plupart des nouveaux jeux sortent également sur Xbox 360, à commencer par les compilations Tomb Raider Trilogy, Metal Gear Solid HD Collection et Resident Evil Revival Selection, exclusivité japonaise réunissant Resident Evil Code Veronica et Resident Evil 4. Si Sonic Generations peine à renouer avec les sensations d’antan, Rayman Origins effectue un magnifique retour à la 2D et Alice Retour au Pays de la Folie dépeint un Pays des Merveilles plus glauque et sanglant que jamais. Outre un Dragon Ball Z Ultimate Tenkaichi qui se contente de surfer sur du déjà-vu avec un gameplay entravé par des QTE, Marvel versus Capcom effectue son grand retour avec un troisième épisode très réussi tandis que Mortal Kombat réapparaît dans un superbe reboot faisant office de remake général de la trilogie d’origine. S’ajoutent à eux BlazBlue Continuum Shift Extend et le jouissif Tekken Tag Tournament 2, tous deux originaires de l’Arcade, ainsi que les beat’em up El Shaddai Ascension of the Metatron et Dynasty Warriors 7.

Du côté des RPG, on peut nommer Dragon Age II, Rune Factory Oceans, un Final Fantasy XIII-2 qui tente de renouer avec l’esprit de la saga et surtout l’ambitieux Skyrim, cinquième épisode des Elder Scrolls. En plus des jeux de course Driver San Francisco, DiRT 3, Need for Speed Shift 2 Unleashed et Need for Speed The Run, de nombreux shooters voient le jour sur PlayStation 3 et Xbox 360. Si la surenchère atteint son comble avec Call of Duty Modern Warfare 3, les deux consoles accueillent Bulletstorm, Crysis 2, Battlefield 3, Red Faction Armageddon, Saints Row The Third, Call of Juarez The Cartel ainsi que Duke Nukem Forever, qui arrive dans un état des plus perfectibles après un développement tumultueux de quatorze longues années. D’autres se trouvent davantage tournés vers l’horreur : c’est notamment le cas de FEAR 3, Dead Space 2 et Shadows of the Damned, fruit de la collaboration entre Shinji Mikami, Goichi Suda et Akira Yamaoka.

Tandis que Deux Ex Human Revolution renoue avec l’infiltration en vue à la première personne, le genre continue de s’émanciper en open world avec Assassin’s Creed Revelations qui clôt l’histoire d’Ezio Auditore et un Batman Arkham City exceptionnel qui offre de réelles sensations de diriger l’homme chauve-souris dans une ville ravagée par le chaos. Outre le quatrième épisode de Virtua Tennis, des expériences plus atypiques se multiplient sur PlayStation 3 avec le puzzle-game scénarisé Catherine, le jeu d’enquête en open world LA Noire, le simulateur de vol Ace Combat Assault Horizon, le shoot’em up musical Child of Eden et l’impitoyable Dark Souls, héritier de Demon’s Souls au level design plus abouti. 2011 voit également l’arrivée de quelques jeux dématérialisés comme BloodRayne Betrayal, Bionic Commando Rearmed 2, Burnout Crash, le décevant Hard Corps Uprising et la sympathique Mortal Kombat Arcade Kollection, qui regroupe les versions d’origine des trois premiers Mortal Kombat.

 

Une Xbox 360 en pleine force de l’âge

image 2011 xbox 360
Les bloskbusters habituels accompagnés de bons indés !

Toujours bien pourvue en exclusivités sur l’année 2011, la Xbox 360 obtient Halo Anniversary, qui offre une superbe remasterisation du premier jeu de la saga permettant de passer des anciens graphismes aux nouveaux en pleine partie. Si Gears of War 3 améliore un peu plus le gameplay mais sans marquer autant que son prédécesseur, Forza Motorsport 4 troque son cycle jour nuit et l’apparition de la pluie contre une fluidité à 60 FPS tandis que Dead Rising 2 Off the Record propose un scénario alternatif avec Frank West, héros du premier épisode. Du côté du Xbox Live Arcade, on trouve l’Action-RPG Bastion en vue isométrique, les jeux de plates-formes 2D Outland et Ms. ’Splosion Man ainsi que le jeu de gestion From Dust dans lequel il est possible de manipuler les éléments de la nature. Si Beyond Good & Evil est réédité en haute définition, la Dreamcast Collection rassemble quant à elle Sonic Adventure, Crazy Taxi, Space Channel 5 Part 2 et Sega Bass Fishing.

 

Une Wii toujours en forme

image 2011 wii
Une console que l’on n’arrête plus !

Du côté de la Wii, Nintendo continue d’exploiter ses licences phares avec un nouveau Mario & Sonic dédié aux jeux olympiques de Londres, le party game Course à la Fortune qui constitue le premier Itadaki Street à sortir en Occident, le retour aux sources Kirby’s Adventure Wii et un deuxième PokéPark intitulé Le Monde des Vœux. Très attendu après deux épisodes DS moins convaincants, The Legend of Zelda Skyward Sword arbore un très bel univers céleste mais se montre rapidement pénible et daté au niveau de ses mécaniques de jeu et de sa surexploitation de la détection de mouvement. Les jeux d’aventure continuent de fleurir sur la machine avec l’Action-RPG The Last Story réalisé par Hironobu Sakaguchi, le perturbant Pandora’s Tower et la Dragon Quest 25th Anniversary Collection, qui rassemble les trois premiers jeux de la saga et leurs remasters Super Famicom. Nintento n’oublie pas les joueurs occasionnels avec Wii Play Motion, Just Dance 3 et un troisième Rhythm Paradise nommé Beat the Beat. En outre, le WiiWare accueille Fast Racing League, un jeu de course futuriste dans la droite lignée de F-Zero.

 

La Nintendo 3DS arrive !

image 2011 3DS
Une nouvelle portable très agréable à prendre en main !

Le 26 février 2011, Nintendo entame la huitième génération sur console portable avec la 3DS, succédant à la DS avec une puissance comparable avec celle d’une Game Cube et surtout une 3D stéréoscopique visible sans lunettes comme premier argument marketing. Très attendue pour ses capacités techniques, elle mise sur des licences déjà connues pour son line-up avec des titres comme Nintendogs + Cats, Ridge Racer 3D, Samurai Warriors Chronicles, Puzzle Bobble Universe, Super Street Fighter IV 3D Edition et surtout Professeur Layton et le Masque des Miracles, qui constitue le seul réel nouveau titre d’envergure du lancement. Le line-up occidental a beau être tout aussi varié, il ne s’en démarque qu’avec de simples remasters avec effet 3D, comme celui de Splinter Cell Chaos Theory et une énième version de Rayman 2. Si certains joueurs ont pu se rassasier avec Pilotwings Resort ou Super Monkey Ball 3D sorti entre temps, ce lancement reste un des moins qualitatifs de l’histoire du jeu vidéo.

Pour autant, les bons jeux Nintendo continuent d’être présents en 2011 avec le sympathique Super Mario 3D Land, Mario Kart 7 qui innove par des sections aériennes et sous-marines ainsi que le beat’em up Super Pokémon Rumble. Deux grands classiques de la Nintendo 64 sont également remasterisés : Lylat Wars devient StarFox 64 3D tandis que The Legend of Zelda Ocarina of Time 3D gagne fortement en fluidité et en confort grâce à la sélection de l’inventaire sur l’écran tactile. Le programme ambassadeur propose aussi une Anniversary Edition pour The Legend of Zelda Four Swords qui permet de parcourir le jeu en solo.

Pour compléter son catalogue, la 3DS se pourvoit aussi du best-of Dead or Alive Dimensions, d’un Driver Renegade préquel de Driver 2, d’un remaster appréciable du jeu indépendant Cave Story et d’un nouvel épisode de Shinobi en deux dimensions. Outre Ace Combat Assault Horizon Legacy qui remake Ace Combat 2 et le jeu d’action Mighty Switch Force qui rappelle fortement Mega Man sur l’eShop, la machine compte aussi quelques jeux douteux comme Resident Evil The Mercenaries 3D qui se contente de rassembler les modes Mercenaires de Resident Evil 4 et 5, ainsi que Docteur Lautrec et les Chevaliers Oubliés, copie oubliable de Professeur Layton.

 

Une Nintendo DS qui vit ses derniers instants…

image 2011 DS
…mais qui n’a pas encore dit son dernier mot !

Tandis que la 3DS devient peu à peu le nouveau modèle de console portable Nintendo, sa grande sœur sort encore quelques titres à commencer par Kirby Mass Attack et Apprends avec Pokémon À la Conquête du Clavier, jeu éducatif sur la dactylographie. Tandis que Duke Nukem Critical Mass renoue avec le shoot en vue de côté, la machine obtient un deuxième Shin Megami Tensei Devil Survivor et plusieurs exclusivités japonaises parmi lesquelles le méconnu Dragon Ball Kai Ultimate Butoden et Ace Attorney Investigations 2. Outre les compilations Puyo Puyo 20th Anniversary et Atari Greatest Hits Volume 2, le DSiWare propose Mighty Milky Way, jeu de réflexion utilisant la gravité.

 

Une PlayStation Portable
qui continue d’étonner

image 2011 PSP
Les RPG largement à l’honneur !

Malgré une certaine ancienneté, la PlayStation Portable continue de se doter de jeux intéressants en 2011. Les RPG sont particulièrement présents entre le préquel White Knight Chronicles Origins, Tales of the World Radiant Mythology 3, Valkyria Chronicles III, Akiba’s Trip, The Legend of Heroes Trails to Azure et une version enrichie de Shin Megami Tensei Persona 2 Innocent Sin, qui traverse enfin les frontières occidentales. Tandis que Final Fantasy Type-Ø tente en vain d’inaugurer une nouvelle série dérivée d’Action-RPG, Final Fantasy IV et Les Années Suivantes reviennent accompagnés d’un interlude dans une superbe remasterisation en 2D et Dissidia 012 Duodecim enrichit le jeu d’origine de plusieurs personnages et propose un nouveau mode histoire avec une carte du monde. On trouve également le troisième épisode de la saga de jeux de rythme Pataton, le beat’em up Naruto Shippuden Ultimate Ninja Impact et SNK Arcade Classics Ø, qui compile plusieurs jeux des années 80.

 

La sortie de la PlayStation Vita

image 2011 ps vita
Un line-up alléchant dont on retient essentiellement Uncharted.

Le 17 décembre 2011, c’est au tour de la PlayStation Vita de rejoindre les machines de huitième génération avec une ergonomie modernisée dotée de deux sticks analogiques arrondis, d’un écran tactile et d’un pavé tactile arrière. Bien plus puissante que la 3DS, son line-up se compose de plusieurs jeux en commun avec la Xbox 360 et la PS3, mais aussi d’exclusivités comme Uncharted Golden Abyss, préquel qualitatif qui exploite habilement ses capacités de la console. Ces dernières s’adaptent a contrario plutôt mal à Dynasty Warriors Next, Ridge Racer et Touch My Katamari, dont le contenu famélique peine à faire vendre la machine. Quant à Shinobido 2 Revenge of Zen, il se montre à peine plus convaincant que ses deux prédécesseurs, la grande époque des Tenchu semblant définitivement révolue.

 

Un PC qui dégaine l’artillerie lourde

image 2011 PC
Des jeux ayant marqué leur époque !

Toujours présent en parallèle des consoles, le PC obtient plusieurs suites en avant-première comme le jeu d’actions plates-formes Trine 2, le jeu de gestion Tropico 4, l’Action-RPG The Witcher 2 et l’envoutant Portal 2, qui enrichit son gameplay de nouvelles mécaniques pour varier les énigmes en plus d’une narration fortement valorisée par les doublages français des intelligences artificielles. Outre les shooters Serious Sam Double D et Serious Sam 3 BFE, Age of Empires tente d’ouvrir son expérience au jeu en ligne, FlatOut 3 s’offre une place de choix parmi la risée des jeux de voiture et l’excellent Streets of Rage Remake mixte l’intégralité du contenu des trois épisodes Mega Drive en un parcours géant proposant quatre chemins et pas moins de douze personnages jouables. Les jeux indépendants frappent également très fort en 2011 avec The Binding of Isaac, qui propose de venir à bout de donjons en vue aérienne de plus en plus difficiles dans un univers glauque, mais surtout avec Minecraft, jeu d’aventure et de construction acclamé par les joueurs aux possibilités infinies.

 

Mon top 10 des meilleurs jeux de 2011

Compte-tenu des jeux que j’ai faits et préférés, voici mon top 10 des meilleurs de 2011 :

10ème : Portal 2
9ème : Ultimate Marvel versus Capcom 3
8ème : Catherine
7ème : Tekken Tag Tournament 2
6ème : Rayman Origins
5ème : Uncharted 3
4ème : Dark Souls
3ème : Mortal Kombat
2ème : LA Noire
1er : Batman Arkham City

 

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Peter Pan (1953) de Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske

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Date de sortie : 5 février 1953 (États-Unis),
23 décembre 1953 (France)

Réalisateurs : Clyde Geronimi, Wilfred Jackson
et Hamilton Luske

Comédiens de doublage : Hervé Rey, Séverine Morisot, Jean-Henri Chambois, Teddy Bilis
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Oliver Wallace

Une première apparition qui rappelle la noirceur du personnage d’origine.

Dessin animé emblématique des studios Disney dans les années 1950, Peter Pan est la première adaptation animée de la pièce de théâtre Peter et Wendy créée par James Matthew Barrie. Ayant pour thème principal le refus de grandir soulignant l’importance de voir le monde à travers des yeux d’enfants, il met en scène la famille Darling, dont les enfants Jean et Michel croient en Peter Pan, tout comme leur grande sœur Wendy malgré le fait qu’elle incarne l’autorité. C’est pour cette raison que Peter Pan les choisit pour s’envoler au Pays Imaginaire grâce à la poudre de Clochette, fée la plus célèbre de l’univers Disney. Le film respire alors fortement l’aventure entre l’île des garçons perdus, la présence de sirènes, d’indiens et de pirates. Parmi ces derniers se cache d’ailleurs le Capitaine Crochet, antagoniste accompagné de son serviteur Monsieur Mouche, qui cherche à se venger de Peter Pan depuis qu’un crocodile lui a croqué sa main gauche.

Un petit personnage parmi les plus attachants.
Un duo de méchants comiques comme souvent à l’époque !

Pourvu d’une réalisation de très grande qualité pour son époque, le film multiplie les traits d’humour entre Peter Pan qui court après son ombre pour la raccrocher à ses pieds, M. Mouche qui rase le derrière d’une mouette à la place de la barbe de Crochet et le crocodile dont les yeux bougent de manière répétée au rythme du réveil qu’il a avalé. Outre une représentation assez stéréotypée des Amérindiens, Crochet est régulièrement tourné en dérision, pas vraiment aidé par un M. Mouche qui enchaîne les gaffes. Le thème de la jalousie est également abordé par l’intermédiaire de Clochette, dont l’expressivité compense efficacement son absence de parole.

Un crocodile à l’animation succulente !
« À la file indienne, indienne, indienne ! »

Introduit par une « Deuxième Petite Étoile » au chœur caractéristique des premiers Disney, Peter Pan comporte aussi son lot de chansons entraînantes. On peut notamment retenir « Tu t’envoles » lorsque les Darling s’élancent par la fenêtre, « Pourquoi sa peau est rouge ? » quand ils sont avec les Indiens, « Le Besoin d’aimer » durant laquelle Wendy annonce vouloir grandir en incarnant la maman ou encore « Le Roi des voleurs » interprétée par les pirates. Auréolé d’un second doublage français en 1992, le film s’entoure de comédiens talentueux comme Hervé Rey (Porcinet dans l’univers de Winnie L’Ourson, Joël dans Les Valeurs de la Famille Addams, Yakko des Animaniacs) pour Peter Pan, Séverine Morisot (Alice dans Alice au Pays des Merveilles, Zaza dans La Bande à Picsou) pour Wendy et Teddy Bilis (Geppetto dans Pinocchio, le roi dans Alice au Pays des Merveilles, le sultan dans Aladdin) pour Monsieur Mouche.

Nouvelle métaphore pour la peur de grandir ?
Des scènes d’action très bien rythmées !

Personnage iconique ayant traversé les générations, Peter Pan est réinterprété par Robin Williams dans Hook ou La Revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg en 1991 et obtient une nouvelle suite en 2002, dans laquelle il rencontre la fille de Wendy. Outre ses apparitions remarquées dans la saga de jeux vidéo Kingdom Hearts, il se retrouve aussi à l’affiche de l’adaptation de Paul John Hogan en 2003, de la réécriture Pan de Joe Wright en 2015 ainsi que du remake en prises de vue réelles Peter Pan & Wendy par David Lowely en 2023. Tandis que La Fée Clochette entame une série de six films en images de synthèse à partir de 2008, la série Once Upon A Time inverse les rôles en faisant de Crochet un des principaux alliés tandis que Peter Pan renoue avec la cruauté de son œuvre d’origine.

Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan et Milady, de Martin Bourboulon

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Date de sortie : 5 avril 2023 (2h 01min)
Réalisateur : Martin Bourboulon
Acteurs principaux : François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris, Pio Marmaï, Eva Green, Louis Garrel, Lyna Khoudri
Genre : Historique, aventure
Nationalité : Français
Compositeur : Guillaume Roussel

« C’est ma seule richesse, et je la mets tout entière au service de Sa Majesté. »

Premier film d’un diptyque adapté du roman éponyme d’Alexandre Dumas par Martin Bourboulon (Papa ou Maman, Eiffel), Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan met en scène François Civil (Le Chant du Loup, Deux Moi, BAC Nord) dans la peau du célèbre soldat en devenir alors qu’il cherche à retrouver ses agresseurs à Paris après avoir tenté de sauver la vie d’une femme. Arrivé sur place, il se retrouve alors face à Athos, Porthos et Aramis, respectivement incarnés par Vincent Cassel (La Belle et la Bête, L’Empereur de Paris, Astérix & Obélix L’Empire du Milieu), Pio Marmaï (Ce qui nous Lie, Santa & Cie, En Corps) et Romain Duris (L’Arnacœur, L’Écume des Jours, Casse-Tête Chinois).

« Trois duels en trois heures avec trois mousquetaires ? […] Je vous prie de m’excuser par avance si je ne peux contenter tout le monde. »
Des scènes d’action qui manquent de clarté.

Limité par un scénario assez convenu et des scènes d’action parfois confuses, Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan reste pourvu d’une bonne réalisation avec de jolis décors issus de monuments français tels que le Louvre, le Fort Narional de Saint-Malo et le château de Fontainebleau. Les dialogues sont correctement écrits avec un langage d’époque appréciable pour des personnages comme Louis XIII, Richelieu, Anne d’Autriche, le duc de Buckingham, Marie de Médicis et même Constance Bonacieux, joliment interprétée par Lyna Khoudri.

De somptueux décors.
Un personnage qui sied parfaitement à Eva Green.

Si le charisme de Vincent Cassel permet de présenter efficacement Athos comme un vétéran, Eva Green (Casino Royale, 300 La Naissance d’un Empire, Dumbo) n’est pas en reste avec le mystère qui se dégage de son rôle de Milady de Winter. Se distinguant de la plupart des autres productions françaises contemporaines, le film compose également avec un bon jeu d’acteur et se trouve valorisé par les compositions de Guillaume Roussel (Novembre, Kompromat, Couleurs de l’Incendie) dans la lignée de nombreux classiques de cape et d’épée.

« Vous êtes soldats pour mourir ? Je vous emmène là où on meurt. »
Un duo parmi les plus intrigants du film.

Suite directe sortie quelques mois plus tard, Les Trois Mousquetaires : Milady poursuit l’adaptation du roman en prenant quelques libertés, notamment sur le sort réservé à Constance Bonacieux. Cette dernière ayant été kidnappée, le héros part à sa recherche à l’occasion d’un scénario qui s’émancipe avec le thème de la trahison et l’ambiguïté autour de Milady de Winter. Assez semblable à son prédécesseur, le film laisse plus de place pour Porthos et Aramis mais comporte des scènes d’action toujours aussi désordonnées. Sublimé par des décors et des dialogues qui dégagent un certain cachet, ce diptyque des Trois Mousquetaires s’en sort correctement mais manque encore de consistance pour atteindre le rang de grand classique.

Dragon : L’Histoire de Bruce Lee, de Rob Cohen

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Date de sortie : 7 mai 1993 (États-Unis), 23 juin 1993 (France)
Réalisateur : Rob Cohen
Acteurs principaux : Jason Scott Lee, Lauren Holly, Robert Wagner, John Cheung, Ong Soo Han
Genre : Arts martiaux, biographie
Nationalité : Américain
Compositeur : Randy Edelman

 

À la mémoire de Brandon Lee

 

« Le kung-fu est plus qu’un sport de combat : c’est une philosophie. »

Adaptation biographique très libre du roman Bruce Lee The Man Only I Knew écrit par Linda Lee Cadwell. Dragon L’Histoire de Bruce Lee relate la vie du Petit Dragon, incarné par Jason Scott Lee (Retour vers le Futur II, Timecop 2, Mulan), de ses premiers pas à Hong Kong à son décès soudain en 1973. Réalisé par Rob Cohen (Cœur de Dragon, Daylight, Fast & Furious), il met aussi bien en avant son comportement rebelle que sa volonté de transmettre l’art du jeet kune do au-delà du continent asiatique. Outre la présence de son père sous les traits de Ric Young (Indiana Jones et le Temple Maudit, La Dernier Empereur, Le Baiser Mortel du Dragon), on y suit surtout la relation avec sa future femme Linda Lee, interprétée par Lauren Holly (Dumb & Dumber, L’Enfer du Dimanche, Ce que Veulent les Femmes).

Le nunchaku, arme de prédilection de Bruce Lee.
Une rencontre capable de changer toute une vie.

De l’instruction auprès de son maître IP Man à l’ouverture de sa propre école d’arts martiaux à Oakland en passant par un entraînement sur l’emblématique mannequin de bois, reste principalement axé sur les différents combats qui ont rythmé la vie de Bruce Lee. Outre les marins, collègues de cuisine ainsi que le gymnaste joué par Robert Wagner (Austin Powers, Sexcrimes), on assiste à ses combats face à Wong Jack-man, ici renommé Johnny Sun, avant d’en découdre avec son frère Luke dans une usine à glaçon durant le tournage de Big Boss. Ce n’est d’ailleurs pas le seul film de Bruce Lee qui est mentionné étant donné qu’il est aussi question de la scène des miroirs d’Opération Dragon, du Jeu de la Mort, de l’inachevé Le Frelon Vert et même de la série Kung Fu, pour laquelle il manque d’obtenir le premier rôle au profit de David Carradine.

Une bénédiction pour chasser les mauvais esprits.
« J’enseigne à qui veut apprendre ! »

Bien que fortement romancé, Dragon L’Histoire de Bruce Lee conserve un fond dramatique en mettant en avant les nombreuses difficultés rencontrées par son héros, qu’il s’agisse des propos racistes, des doublages asiatiques caricaturaux au cinéma, des anciens qui refusent qu’il enseigne les secrets du kung-fu en Occident ou de la mère de Linda qui voit leur mariage d’un mauvais œil. Outre un séjour à l’hôpital durant lequel il rédige les principes du jeet kune do avec l’aide de sa femme, Bruce doit également faire face à un samouraï fantôme qui symbolise sa peur de l’adversité durant plusieurs séquences apportant une dimension fantastique au scénario.

L’emblématique scène des miroirs d’Opération Dragon.
« Nous avons tous nos propres démons à combattre : ils s’appellent « peur », « haine » ou « colère ». »

Porté par les entraînantes compositions de Randy Edelman (Le Dernier des Mohicans, The Mask, Le Grand Tournoi), le film comporte aussi une reprise par Shannon Lee de « California Dreamin’ » de John et Michelle Phillips. Les doublages français sont tout aussi qualitatifs avec la voix de Thierry Wermuth (Vampire Forever, Les Aventures de Tintin, Sacré Robin des Bois) pour Jason Scott Lee et celle de Virginie Ledieu (Meg Ryan dans Top Gun, Nicole Kidman dans Malice, Drew Barrymore dans Scream) pour Lauren Holly. Fort de son succès, Dragon L’Histoire de Bruce Lee est également adapté en un sympathique jeu de combat sur Mega Drive, Jaguar et Super Nintendo.

 

 

Un grand classique à redécouvrir en DVD et Blu-Ray chez les Éditions BQHL !

 

 

Astérix & Obélix L’Empire du Milieu, de Guillaume Canet

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Date de sortie : 1er février 2023 (1h 51min)
Réalisateur : Guillaume Canet
Acteurs principaux : Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Vincent Cassel, Jonathan Cohen, Marion Cotillard, Pierre Richard
Genre : Comédie, aventure
Nationalité : Français
Compositeur : Matthieu « M » Chedid

L’incontournable chasse au sanglier !

Quatre ans après Astérix Le Secret de la Potion Magique, la saga de René Goscinny et Albert Uderzo effectue son retour au cinéma avec un cinquième film en prises de vue réelles, le tout premier à ne pas être directement adapté d’un album. Réalisé par Guillaume Canet (La Plage, Un Ticket pour l’Espace, Ne le dis à Personne) qui assure également le premier rôle, Astérix & Obélix L’Empire du Milieu prend place lors de l’arrivée en Gaule de la princesse Fu Yi, fille unique de l’impératrice de Chine interprétée par Julie Chen, venue chercher de l’aide suite à l’emprisonnement de sa mère. Elle est accompagnée de sa garde du corps Tat Han, jouée par Leanna Chea, véritable caricature de la pratiquante de kung-fu.

Les deux comiques de service, puisqu’il en faut bien !
« Ne raconte pas de salades à César ! »

Plus de dix ans après Astérix & Obélix au Service de Sa Majesté, le casting est entièrement renouvelé avec Gilles Lellouche (Jeux d’Enfants, Les Aventures Extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, BAC Nord) qui incarne un Obélix convaincant et Vincent Cassel (Black Swan, La Belle et la Bête, L’Empereur de Paris) dans le rôle d’un César qui se ridiculise tout sens en faisant le signe du rappeur Jul entre deux blagues sur son patronyme (« Tu veux le césar de la meilleure actrice ? »). On trouve aussi Jonathan Cohen, Ramzy Bedia et Pierre Richard respectivement pour Graindemaïs, Épidemaïs et Panoramix ainsi qu’une Cléopâtre tout aussi caricaturée sous les traits de Marion Cotillard (La Môme, The Dark Knight Rises, Alliés).

Des plans vraiment bien fichus.
Antivirus, le Chuck Norris de la Gaule !

Enchaînant les situations burlesques et les gags plus ou moins réussis, Astérix & Obélix L’Empire du Milieu parvient à mettre en place un humour correct dans la lignée de ses prédécesseurs sans pour autant atteindre la pertinence d’un Nicky Larson et le Parfum de Cupidon. Truffé d’anachronismes et de jeux de mots sur les noms asiatiques (le coup d’États du prince Deng Tsin Qin), il multiplie aussi les caméos de personnalités comme Zlatan Ibrahimović, mais aussi les rappeurs Orelsan, Bigflo et Oli ou encore le chanteur M, qui compose les musiques du film. Une adaptation perfectible au budget discutable mais qui peut tout à fait convenir aux amateurs d’Astérix et de comédie française.

« Ah là ça sent plus trop le laurier, ça sent même plutôt le sapin ! »

Super Mario Bros. (2023) d’Aaron Horvath et Michael Jelenic

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image header super mario bros

Date de sortie : 5 avril 2023 (1h 32min)
Réalisateur : Aaron Horvath et Michael Jelenic
Comédiens de doublage : Pierre Tessier, Audrey Sourdive, Benoît Du Pac, Jérémie Covillault, Emmanuel Garijo, Donald Reignoux, Xavier Fagnon, Thierry Desroses, Kaycie Chase
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeurs : Brian Tyler et Koji Kondo

Une introduction qui commence en fanfare !

Trente ans après le désastreux long métrage mettant en scène Bob Hoskins et John Leguizamo, Nintendo se décide enfin à adapter Super Mario Bros. en un film d’animation pour apporter une nouvelle vision à la richesse de son univers. Prenant quelques libertés sur le scénario habituel, il débute à Brooklyn tandis que Mario et Luigi quittent leur employeur Spike du jeu vidéo Wrecking Crew pour créer une entreprise de plomberie, dont ils font la publicité en reprenant le célèbre rap du Super Mario Bros. TV Show à l’accent italien un chouïa exagéré. Échouant leurs prestations dans des situations comiques propres à toutes sortes de cartoons, ils sont alors aspirés par un tuyau qui les séparent dans deux zones bien différentes. Tandis que Luigi se fait capturer par l’armée des Koopas, Mario arrive au Royaume Champignon avant de faire connaissance avec Toad et la princesse Peach, qui compte bien contrecarrer les plans d’invasion du terrible Bowser.

« On est les Mario Bros, les deux super plombiers ! »
Une princesse Peach à l’opposé de celle de 1985.

Pourvu d’une animation en images de synthèse de haute qualité, Super Mario Bros. valorise joliment l’univers de Nintendo malgré le survol de certaines de ses composantes. Malgré de superbes remix musicaux, on peut en effet regretter que ces derniers ne constituent que des extraits de quelques secondes. Outre des doublages français de bonne facture, le film utilise des éléments de comédie traditionnels en accompagnent certains passages de chansons populaires comme « Battle Without Honor Or Humanity » de Tomoyasu Hotei, « Holding Out For A Hero » de Bonnie Tyler et « Take On Me » du groupe de new wave a-ha. À l’image de la bergère dans Toy Story 4, Peach délaisse son statut de demoiselle en détresse au profit de compétences la plaçant directement comme entraîneuse de Mario pour les combat et les phases de plates-formes. Quant à Bowser, il est clairement présenté comme étant amoureux de la princesse au point de chanter au piano de manière fortement décalée pour le personnage.

Un Bowser imposant qui fait mouche malgré son côté décalé.
Donkey Kong a toujours la cravate de la situation !

De surcroît, le film comporte de nombreux éléments de l’univers de Mario, à commencer par différents types de fleurs et de champignons ainsi que des ennemis comme les Goomba, Maskass, Bill Balle et Plantes Piranha. Les clins d’œil se multiplient ensuite avec Mario Cape de Super Mario World, le château de Peach et les pingouins de Super Mario 64, le jingle de la GameCube en sonnerie de téléphone, un Luma de Super Mario Galaxy, Mario Chat de Super Mario 3D World ou encore les tenues de mariage de Super Mario Odyssey. On remarque aussi la présence de Bébé Mario et Bébé Luigi lors d’un flashback, l’œuf de Yoshi n’étant aussi sûrement pas là par hasard. Une des séquences emblématiques reste la traversée de la route arc-en-ciel Mario Kart, qui aurait elle aussi mérité de consister en une véritable course plutôt qu’en un simple moyen de transport en masse.

La présence des costumes était inévitable.
Teasing pour un futur film Mario Kart ?

Jamais avare en références, Nintendo a également placé de nombreuses clins d’œil à d’autres de ses licences, à commencer par Donkey Kong lors d’un combat mémorable à la Super Smash Bros. dans le royaume de la jungle. On trouve aussi Mario qui joue à Kid Icarus sur NES, une pizzeria portant le nom de Punch-Out ou encore le père de Mario qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Tarkin de The Legend of Zelda Link’s Awakening. Alléchant pour les fans de la saga, Super Mario Bros. aurait vraiment gagné à durer un peu plus longtemps pour approfondir certains passages qui peuvent laisser une impression d’inachevé. Il constitue toutefois un pari réussi grâce à une animation de haute volée et à un scénario rendant hommage à de nombreux éléments caractéristiques de la franchise. La suite dans Super Mario Galaxy !

Batman La Malédiction qui s’abbatit sur Gotham, de Sam Liu et Christopher Berkeley

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Date de sortie : 27 mars 2023 (Royaume Uni),
7 juin 2023 (France)

Réalisateurs : Sam Liu et Christopher Berkeley
Comédiens de doublage : David Giuntoli, Tati Gabrielle, Christopher Gorham, John DiMaggio, Patrick Fabian, Brian George
Genre : Animation, super-héros
Nationalité : Américain
Compositeur : Stefan L. Smith

Une rencontre de mauvais augure.

Adaptation animée du comics éponyme écrit par Mike Mignola et Richard Pace ainsi qu’illustré par Troy Nixey et Dennis Janke, Batman La Malédiction qui s’abbatit sur Gotham réinterprète les codes du justicier masqué dans un univers lovecraftien des années 1920. Explorateur en Antarctique, Bruce Wayne libère accidentellement une malédiction digne des plus terrifiantes créatures de Cthulhu en venant enquêter sur la disparition d’une précédente expédition menée par Oswald Cobblepot. De retour à Gotham après deux décennies d’absence, il doit alors faire face à des forces surnaturelles aux côtés de Dick Grayson, Jason Todd ainsi que Kai Li Cain, une jeune fille sous sa protection.

La Ligue des Ombres façon Lovecraft.
Une version d’Oracle bien plus sombre qu’à l’accoutumée.

Pourvu d’une atmosphère sombre et macabre, ce nouveau film comporte d’autres personnages habituels de la franchise comme James Gordon, Alfred et Lucius Fox, mais aussi Barbara Gordon dans sa version Oracle à l’asile d’Arkham ainsi qu’Oliver Queen, aka Green Arrow, qui revêt un rôle bien particulier. Ce n’est d’ailleurs pas le seul autre personnage de DC Comics étant donné qu’on trouve aussi Jason Blood, aka Etrigan de l’univers de Constantine, qui incarne le rôle du démon. De leur côté, Talia et Ra’s Al Ghul sont une fois de plus de la partie en tant que membres d’une étrange secte.

Un design toujours aussi frappant.
Puisque nul n’échappe à son destin…

/!\ SPOILERS /!\ Tandis que le personnage de Grendon est assimilé à Mr Freeze, une version macabre de Poison Ivy s’en prend aussi à Harvey Dent, dont les boursouflures du côté gauche de son corps le transforment irrémédiablement en Double Face alors qu’il venait d’être élu maire de Gotham City. Malgré ses airs de déjà-vu, Batman La Malédiction qui s’abbatit sur Gotham fonctionne grâce à son ambiance particulière et à son scénario dramatique efficace. Non sans rappeler Batman Gotham by Gaslight, il compose avec une animation de qualité et des doublages français toujours aussi convaincants.

The Whale, de Darren Aronofsky

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Date de sortie : 21 décembre 2022 (États-Unis),
8 mars 2023 (France)

Réalisateur : Darren Aronofsky
Acteurs principaux : Brendan Fraser, Sadie Sink, Hong Chau, Samantha Morton, Ty Simpkins
Genre : Drame
Nationalité : Américain
Compositeur : Rob Simonsen

Brendan Fraser touchant de bout en bout.

Adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Samuel D. Hunter par Darren Aronofsky (Black Swan, Noé, Mother), The Whale marque le grand retour de Brendan Fraser (La Momie, Voyage au centre de la Terre, Cœur d’Encre) dans un rôle d’envergure, de longues années après avoir fait face à d’importants soucis personnels lui ayant provoqué une obésité massive. Il y incarne Charlie, homme atteint d’hyperphagie incontrôlée due à une dépression causée par le décès de son amant Alan. Ayant abandonné sa famille pour le rejoindre, il cherche désormais à renouer avec Ellie, sa fille de dix-sept ans brillamment interprétée par Sadie Sink (Le Château de Verre, Eli, Stranger Things).

Une mise à distance qui participe au huis clos.
Des émotions d’une grande justesse.

Véritable drame décrivant une situation glauque et pathétique, The Whale est tourné en format 4:3 pour mieux renforcer son huis clos, l’intégralité du scénario se déroulant dans la pièce principale de la petite maison du protagoniste. Professeur d’anglais à distance, Charlie donne des cours en classe virtuelle sans activer sa webcam par honte de sa corpulence. En recherche de rédemption, il se livre à des lectures d’extraits du roman Moby-Dick d’Herman Melville, mise en abyme de sa condition, tandis que le thème de l’évangélisme est abordé par la présence d’un missionnaire chrétien joué par Ty Simpkins (Insidious, Iron Man 3, Jurassic World).

Une fenêtre semblant infranchissable.
Sadie Sink magistrale.

Incarnée par Hong Chau (Downsizing, Artemis Fowl, Le Menu), la sœur d’Alan tient un rôle important en tant qu’amie et infirmière tandis que la mère de Charlie, sous les traits de Samantha Morton (Cosmopolis, Les Animaux Fantastiques, The Walking Dead), interprète un personnage cynique qui renforce encore plus le malaise du scénario. Épatante dans ses coups de gueule, Sadie Sink offre quant à elle une performance bien différente de celle de Max dans Stranger Things qui se rapproche davantage du jeu de Bella Ramsay pour Ellie dans la série The Last of Us. Semblant définitivement guéri de sa dépression, Brendan Fraser obtient un oscar bien mérité pour son interprétation touchante ayant fait office de véritable remède !

Taken, thriller action phare avec Liam Neeson

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Date de sortie : 27 février 2008 (1h33min)
Réalisateur : Pierre Morel
Acteurs principaux : Liam Neeson, Maggie Grace, Famke Jansson, Xander Berkeley, Olivier Rabourdin, Arben Bajraktara
Genre : Thriller, action
Nationalité : Français
Compositeurs : Nathaniel Mechaly, Ghinzu et Pauline de Saxe

Une famille tout ce qu’il y a de plus normal.

Thriller action réalisé par Pierre Morel (Banlieue 13), coscénarisé et produit par Luc Besson, Taken fait définitivement connaître Liam Neeson (Star Wars La Menace Fantôme, Batman Begins, After.Life) au grand public en le plaçant dans la peau de Bryan Mills, ancien agent secret qui assiste par téléphone à l’enlèvement de sa fille unique en plein Paris. Jouée par Maggie Grace (Lost, Twilight Revelations, Fear the Walking Dead), cette dernière est en effet tombée sur le joug de mafieux albanais, qui ne savaient visiblement pas à qu’ils avaient à faire à la famille de celui qui avait à la fois entraîné Obi-Wan Kenobi et Batman.

« Alors écoute, ce que je vais te dire maintenant est très important : ils vont t’enlever aussi. »
Un second rôle fort bien interprété.

Remontant alors rapidement la piste du réseau mafieux grâce à un ancien collègue incarné par Olivier Rabourdin (Jeanne d’Arc, 13 Tzameti, Minuit à Paris), Bryan se lance dans une course contre la montre pour sauver sa fille, avec qui il compte bien rattraper les moments qu’ils n’ont pas pu passer ensemble durant son adolescence. L’introduction apporte à cet effet un background intéressant durant la scène de son anniversaire, où l’on comprend d’emblée la relation complexe avec son ex-femme Lenore, interprétée par Famke Janssen (GoldenEye, la trilogie X-Men) et remariée avec un homme sous les traits de Xander Berkeley (Candyman, Apollo 13, The Walking Dead).

« Si vous relâchez ma fille maintenant, j’oublie tout, ça s’arrête là : je vous laisserai tranquille, je ne vous poursuivrai pas. Mais si vous la gardez, je vous chercherai, je vous trouverai… et je vous tuerai. »
« Bon’chance ! »

Pourvu d’une réalisation convenable mais entachée par des scènes d’action aux coupes bien trop fréquentes façon Quantum of Solace, Taken est toutefois devenu culte pour avoir lancé Liam Neeson dans toute une série de films où il castagne tout ce qui bouge façon Jason Statham. Malgré les clichés de l’ancien agent qui s’inquiète trop pour sa fille et de la traite des jeunes femmes organisée par des étrangers, la narration se veut efficace et les Albanais sont bien représentés par Arben Bajraktaraj (Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Polisse, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon), son fameux « Bon’chance ! » ayant donné lieu à toutes sortes de mèmes internet.

« Voilà ce qui arrive quand on bosse derrière un bureau : on n’oublie tout, même la différence de poids entre une arme chargée ou vide. »
Un interrogatoire à l’ancienne.

De con côté, Famke Janssen offre une interprétation qui la démarque de la mutante Jean Grey tandis que Maggie Grace se montre convaincante pour un de ses premiers rôles au cinéma. Quant à Liam Neeson, c’est toujours un régal de le voir faire régner la loi agrémenté de son très bon jeu d’acteur, d’autant qu’il tourne la plupart des scènes d’action sans doublure. Assez convenu dans le fond mais original et percutant dans son scénario, Taken reste un bon film qui a marqué son temps au point d’obtenir deux suites en 2012 et 2015, ainsi qu’une adaptation en série en 2017 avec Clive Standen en tête d’affiche.

Creed : la relève de Rocky par Michael B. Jordan

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Creed
L’Héritage de Rocky Balboa

 

Date de sortie : 25 novembre 2015 (États-Unis), 13 janvier 2016 (France)
Réalisateur : Ryan Coogler
Acteurs principaux : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Phylicia Rashād, Graham McTavish, Wood Harris, Tony Bellew
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Ludwig Göransson

« Je crois qu’il aurait préféré pouvoir être là, à discuter avec toi. »

Plusieurs années après le grand retour de Rocky Balboa dans un sixième et dernier film, la saga trouve un nouvel élan sous l’objectif de Ryan Coogler, réalisateur des futurs Black Panther. Toujours incarné par Sylvester Stallone (Rambo, Demolition Man, Expendables) revient alors comme entraîneur d’une nouvelle recrue qui s’avère être le fils caché de son ancien rival et ami Apollo Creed. Interprété par Michael B. Jordan (Chronicle, Les Quatre Fantastiques, Black Panther), le dénommé Adonis Johnson part de la situation opposée à celle de Rocky. Aisé financièrement et descendant d’un ancien champion du monde, il cherche lui aussi à prouver sa valeur par son propre mérite.

Quand une voisine bruyante devient bien davantage…
« P’t-être que t’es en colère contre quelqu’un qui est pas là, quelqu’un d’autre, et lui, lui il peut pas se défendre, tu vois. »

Sa relation avec Rocky s’intensifie petit à petit et ce dernier excelle dans son rôle de coach fourmillant d’expérience et de bonne volonté. On retrouve son restaurant à la mémoire de sa femme tandis que son passage au cimetière révèle le décès de son ami Paulie, marquant encore davantage le renouvellement du casting. Le registre dramatique s’intensifie d’autant plus qu’Adonis rencontre des difficultés à s’assumer comme étant à la hauteur de son père et s’emporte violemment face à Rocky alors que ce dernier vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer. Craignant la mort de la légende, le spectateur d’inquiète autant que les moments touchants se multiplient, Rocky se battant aux côtés d’Adonis afin de vaincre sa maladie.

« Si je me bats, tu te bats aussi ! »
Une arrivée spectaculaire pour un combat intense.

Assez similaire au premier Rocky dans sa structure, Creed constitue un retour très réussi grâce à ses nouveaux personnages et à ses nombreux clins d’œil au reste de la saga. Tessa Thompson incarne efficacement celle qui devient la petite amie d’Adonis et Ricky Conlan s’impose comme un adversaire final convaincant sous les traits du boxeur professionnel Tony Bellew, lui-même coaché par Graham McTavish (John Rambo, Le Hobbit, Aquaman). La mise en scène est modernisée par des arrivées sur le ring dignes de SmackDown tandis que la bande son se veut très axée rap américain. Les compositions de Ludwig Göransson « First Date », « You Can See the Whole Town from Here » et surtout « You’re a Creed » mixent quant à elles habilement les passages-clés de « Gonna Fly Now » et « Going The Distance ». Une relève dans la droite lignée des meilleurs Rocky !

 

Creed II
L’Aboutissement

 

Date de sortie : 21 novembre 2018 (États-Unis), 9 janvier 2019 (France)
Réalisateur : Steven Caple Jr.
Acteurs principaux : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Dolph Lundgen, Florian Munteanu, Tessa Thompson, Milo Ventimiglia
Genre : Action, drame
Nationalité : Américain
Compositeur : Ludwig Göransson

Le retour d’un ennemi mortel !

Trois ans après le retour spectaculaire de Rocky grâce à une relève assurée par Michael B. Jordan, Adonis Creed réitère son combat à l’écran dans un deuxième film d’une grande intensité qui met d’abord l’accent sur la notoriété qu’il a obtenue en le sacrant à son tour champion du monde des poids lourds. Marqué par le thèmes de la confrontation à soi-même, de l’esprit de combat et du sens de la famille, Creed II se concentre notamment sur les choix de vie d’Adonis par l’intermédiaire de passages aussi drôles que touchants, comme celui où il sollicite Rocky pour sa demande en mariage à Bianca et le moment où il comprend qu’elle est tombée enceinte.

« Pourquoi est-il encore débout ? Brise-le ! »
Une présence indispensable pour la confiance sur le terrain.

Un des éléments les plus dramatiques de la saga refait alors surface pour renforcer les enjeux du film. Ivan Drago, toujours joué par Dolph Lundgren (Universal Soldier, Expendables, Aquaman), effectue son retour à Philadelphie en compagnie de son fils Viktor, qu’il a entraîné pour provoquer Adonis en duel et ramener le titre de champion du monde en Russie. Ivan était en effet déshonoré depuis sa défaite, subissant le départ de sa femme et la pression de son pays. Creed II se montre alors moins manichéen que Rocky IV en mettant chaque camp sur un même pied d’égalité, chacun ayant ses motivations légitimes. Drago reste toutefois présenté comme un antagoniste étant donné les relents de sa violence passée et sa façon de mettre la pression à son fils pour qu’il mette Adonis à terre.

Un entraînement avant tout psychologique.
Quel meilleur coach que la légende de la boxe ?

Remarquable dans ses conseils et son jeu d’acteur après tant d’années, Sylvester Stallone sait aussi remettre en question ses prises de décisions difficiles à travers le personnage de Rocky, passant d’une absence remarquée pour le premier combat de son poulain à une présence bien plus acclamée lors du match final. Si Adonis est effrayé à l’idée de refuser le combat pour la mémoire de son père, Rocky l’est tout autant quand il s’agit de recontacter son fils, qu’il n’a pas revu depuis plusieurs années. Chaque personnage est ainsi rudement mis à l’épreuve dans un combat dramatique très fort, le héros devant aussi défendre son titre après avoir été blessé physiquement et moralement. De son côté, Tessa Thompson évolue elle aussi en interprétant elle-même « I Will Go to War » à travers Bianca pour l’arrivée d’Adonis sur le ring.

Un antagoniste fortement humanisé par son acte de bravoure.
« C’est toi, maintenant ! »

C’est finalement Rocky qui parvient à relancer l’esprit de combat de son élève, en lui faisant exprimer la raison pour laquelle il se bat avant un entraînement intense sous l’enivrante « Runnin » rappée par ASAP Rocky. Particulièrement éprouvant sur sa durée, le duel final laisse place à des images fortes comme celle de la mère de Viktor qui quitte lâchement les gradins, provoquant une tristesse notable sur le visage de son fils et de son ex-mari. La réaction d’Ivan Drago reste la plus émouvante et inattendue alors qu’il devient le premier personnage de la saga à avoir le courage de demander l’arrêt du combat, par peur de voir son fils meurtri voire tué à son tour à force de prendre des coups. Un final époustouflant qui place Dolph Lundgren au sommet de son jeu d’acteur et marque de magnifiques retrouvailles familiales. Une suite magistrale qui frise l’excellence !

 

Creed III
La Relève de Rocky Balboa

 

Date de sortie : 1er mars 2023 (1h57min)
Réalisateur : Michael B. Jordan
Acteurs principaux : Michael B. Jordan, Tessa Thompson, Jonathan Majors, Wood Harris, Phylicia Rashād
Genre : Drame, action
Nationalité : Américain
Compositeur : Joseph Shirley

Des retrouvailles qui s’avèrent rapidement de mauvais augure.

Quatre ans après un Creed II mémorable, Michael B. Jordan effectue de nouveau son retour dans le rôle d’Adonis Creed tout en revêtant pour la première fois la casquette de réalisateur. Désormais à la retraite suite à de nombreuses victoires, il organise des combats pour de jeunes boxeurs qu’il accompagne tout en prenant soin de Bianca et de sa fille Amara. Son passé ressurgit alors le jour où il croise Damian Anderson, un vieil ami incarné par Jonathan Majors (Ant-Man et la Guêpe Quantumania) qui vient de sortir de prison après une peine de dix-huit ans. Convainquant Adonis de le laisser disputer son premier match officiel malgré son passé tumultueux, Damian lance rapidement les hostilités en se montrant désireux de tout ce qu’a obtenu son ami.

La tension monte tandis que le passé ressurgit.
Comme tout retraité qui se respecte, Adonis finit nécessairement par ressortir les gants.

Réalisé d’une main de maître par Michael B. Jordan, Creed III se pare d’une belle dynamique et comporte des plans ingénieux valorisant chaque passage du scénario. La mise en scène des combats est particulièrement appliquée, le réalisateur s’inspirant de shonens comme Dragon Ball et Naruto pour des effets de style comme les ralentis et le double coup de poing simultané. Outre le retour de Tony Bellew et de Florian Munteanu dans les rôles de Ricky Conlan et Viktor Drago, le film recourt à plusieurs flashbacks pour dévoiler le passé commun à Adonis et Damian, qui aurait toutefois mérité un développement plus approfondi.

L’inévitable face à face !
Un combat intense du plus bel effet !

Car si la relation entre Adonis et sa fille est joliment mise en valeur par la langue des signes et son appétence pour la boxe, le scénario s’avère bien plus convenu que d’habitude. /!\ SPOILERS /!\ Bien que partant d’une bonne base, l’histoire manque en effet de réels moments forts et la dramaturgie se limite au décès prévisible de la mère d’Adonis. Outre un final qui manque d’ambition, une seule mention est faite à Rocky et aucune explication n’est donnée sur son absence. Pourvu d’une réalisation solide s’inscrivant dans la totale continuité de la saga, Creed III reste un bon film mais aurait mérité un scénario plus abouti pour être à la hauteur de ses illustres prédécesseurs.