Home Auteurs Publication de Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
377 PUBLICATION 19 COMMENTAIRES
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Retour vers le Futur II, de Robert Zemeckis

0

Date de sortie : 22 novembre 1989 (États-Unis),
20 décembre 1989 (France)

Réalisateur : Robert Zemeckis
Acteurs principaux : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Jeffrey Weissman, Lea Thompson, Thomas F. Wilson, Elisabeth Shue, James Tolkan, Billy Zane, Jason Scott Lee, Elijah Wood
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Alan Silvestri
Scénariste : Bob Gale
Sociétés de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment et U-Drive Productions
Budget : 40 millions de francs

Un livre aux pouvoirs démesurés.

Après le succès de Retour vers le Futur, deux suites sont parallèlement mises en chantier pour approfondir le lore de la franchise. Il faut alors attendre 1989 pour que Retour vers le Futur II dévoile l’avenir de Marty McFly en le projetant en 2015 aux côtés de sa petite amie. Leur fils s’apprête en effet à commettre un vol aux conséquences désastreuses en tant que complice de Griff Tannen, le petit-fils de Biff. Alors de retour en 1985, Marty se retrouve dans un présent alternatif où Biff est devenu un riche homme d’affaires ayant fini par épouser Lorraine. Il doit alors retourner en 1955 pour empêcher cette uchronie en appréhendant le vieux Biff, qui avait voyagé soixante ans en arrière pour provoquer tout cela.

Tel père, tel fils !
Un skate spatial qui avait de quoi faire baver les jeunes spectateurs.

Si la plupart des acteurs sont de retour, Crispin Glover est remplacé par Jeffrey Weissman pour George McFly et Claudia Wells par Elisabeth Shue (Karaté Kid, Cocktail, Hollow Man) pour la Jennifer du futur. Alors que Thomas F. Wilson joue les différentes versions de Biff ainsi que Griff Tannen, Michael J. Fox incarne à la fois Marty du présent, Marty du futur, Marty Jr. et sa sœur Marlene. Le casting compte également Jason Scott Lee (Dragon L’Histoire de Bruce Lee, Le Livre de la Jungle, Mulan) parmi les amis de de Griff et marque la première apparition à l’écran du tout jeune Elijah Wood (Le Rêve de Bobby, Les Aventures de Huckleberry Finn, Le Seigneur des Anneaux) près de la borne du jeu vidéo Wild Gunman dans le café du futur.

Le vieux Biff n’est jamais loin…
Un véritable gangster aux dialogues sublimés par Richard Darbois.

Véritable prouesse scénaristique, Retour vers le Futur II exploite les paradoxes temporels pour transporter le spectateur à travers différentes époques aux traversées lourdes de conséquences. Si la vision du futur se veut explicitement exagérée avec ses voitures volantes, ses écrans multiples et l’incontournable hoverboard, c’est aussi ce qui en fait tout le charme rétro. L’uchronie de 1985, où Biff règne en maître grâce à l’almanach des sports que Marty avait laissé en 2015, offre un contraste saisissant avec la réalité initiale, tandis que le retour en 1955 impose à Marty de récupérer le précieux ouvrage en évitant de croiser son propre double. Outre les clins d’œil à la pop culture comme Biff qui regarde Pour une Poignée de Dollars et le comique de répétition sur la réaction de Marty quand il se fait traiter de mauviette, Richard Darbois se montre particulièrement génial dans ses doublages de méchant. Une suite très largement à la hauteur de son illustre prédécesseur !

Dragon Quest : le père du J-RPG célèbre ses 40 ans

0
image 40th dragon quest

Date de sortie : 27 mai 1986 (Famicom), 18 décembre 1993 (Super Famicom), 23 septembre 1999 (Game Boy Color),
28 novembre 2013 (Mobile),
30 octobre 2025 (HD-2D Remake)

Développeur : Chunsoft
Concepteur : Yuji Horii
Genre : RPG au tour par tour

Nationalité : Japonais
Compositeur : Koichi Sugiyama
Système d’origine : Famicom

Le père du J-RPG

image I dragon quest
Un grand classique remasterisé de nombreuses fois !

Inspiré de jeux de rôle réservés aux micro-ordinateurs comme Ultima et Wizardry, Dragon Quest constitue le tout premier RPG sorti sur console. Sorti le 27 mai 1986 sur Famicom, il est resté exclusif au marché japonais pendant plus de trois ans avant d’être localisé en Amérique du Nord sous le nom de Dragon Warrior. Source d’une influence artistique étonnante, Dragon Quest est le fruit du travail de plusieurs hommes travaillant pour la société Enix, à commencer par son créateur Yuji Horii. Reconnaissable parmi mille, le character design est dû à Akira Toriyama, connu pour son manga Dragon Ball, qui embellit l’œuvre de sa patte graphique. Très inspirées de la période baroque, les musiques sont composées par Koichi Sugiyama, qui offre au joueur un véritable sentiment d’aventure. Dragon Quest se caractérise par un classicisme très marqué, avec un univers heroic-fantasy mettant en scène un héros et des dragons à travers une légende. Le scénario nous transporte dans le royaume d’Alefgard, auquel le terrible Dragonlord a subtilisé la Boule de Lumière, symbole de paix et de bien-être. Le roi Lorik charge alors notre héros, descendant de la lignée Roto, de sauver la princesse Laura et d’en finir avec le dragon.

Parcourant la carte du monde à la recherche d’indices, le joueur est ainsi invité à se rendre dans différents villages afin d’obtenir des informations des habitants et de se procurer des équipements en magasin. Graphiquement loin d’exploiter toutes les capacités de la Famicom, Dragon Quest est tout aussi daté par son absence de bouton contextuel. Il faut en effet ouvrir un menu pour choisir l’action adéquate pour parler à un personnage, fouiller une zone, ouvrir un coffre, emprunter des portes ou des escaliers. Grand représentant du jeu d’aventure, Dragon Quest se démarque toutefois de The Legend of Zelda, sorti trois mois plus tôt sur le même support, par un système de combat au tour par tour où le héros combat un seul ennemi à la fois. En se promenant, il tombe en effet face à des monstres lors d’affrontements à la difficulté croissante, qui s’imposent de manière aléatoire. L’ennemi apparaît en vue subjective et le joueur doit choisir d’utiliser une attaque, un sortilège ou un objet à travers un menu.

Vaincre un ennemi octroie de l’argent, mais surtout des points d’expérience qui permettent au héros de monter en niveau afin d’améliorer son attaque, sa défense ou encore sa vitesse d’action. Il s’agit là du cœur du gameplay, car il est nécessaire de battre de nombreux monstres pour être de taille contre des créatures plus puissantes. Mascotte officielle de la saga, le gluant est une des plus emblématiques, aux côtés du squelette, de la chauve-souris et du golem. Avec toutes ces mécaniques, nul doute que Dragon Quest allait inspirer de nombreuses productions à venir, à commencer par un certain Final Fantasy dès l’année suivante. Très populaire au Japon, Dragon Quest a notamment connu un remaster aux commandes plus souples sur Super Famicom en 1993, mais aussi sur Game Boy Color en 1999, Android et iOS en 2013. Il faut alors attendre 2025 pour qu’il paraisse officiellement en Europe dans une compilation en HD-2D réunissant les deux premiers épisodes avec une traduction française inédite sur Switch, PlayStation 5, Xbox Series et Switch 2.

Fidèle au jeu d’origine, le remake du premier épisode se démarque par de nombreux éléments lui permettant de s’aligner avec celui de Dragon Quest III, sorti en 2024. Si le joueur contrôle un seul et unique personnage, les ennemis peuvent cette fois-ci être plusieurs, ce qui change complètement la stratégie des combats et donne même sacrément de fil à retordre lors de certains passages. Le jeu connaît en effet plusieurs pics de difficultés face à certains boss, qui impliquent d’utiliser des techniques précises tout en rendant le level-up indispensable. Si les équipements se veulent plus nombreux, plusieurs mécaniques, objets et sortilèges absents du jeu d’origine font leur apparition de manière à fluidifier l’aventure, en permettant notamment de se téléporter vers les lieux déjà visités et de recommencer à la dernière sauvegarde automatique en cas de défaite. Le scénario est quant à lui enrichi de cinématiques inédites et de plusieurs passages venant doubler la durée de vie initiale. Un bon point qui le rend parfaitement cohérent avec Dragon Quest III, mais qui dénature aussi un peu l’aventure d’origine. Un très bon jeu qui permet néanmoins aux novices de découvrir les grands débuts de la saga fondatrice du J-RPG !

 

Un deuxième épisode plus dense mais plus fragile

Un jeu dont les mécaniques seront reprises dans le premier Final Fantasy.

Sorti le 27 janvier 1987, soit seulement huit mois après le premier épisode, Dragon Quest II place le joueur dans la peau de trois autres descendants de Roto un siècle plus tard afin de terrasser le sorcier Hargon. Traversant une immense carte qui comprend une version simplifiée des terres du premier jeu, l’équipe doit alors affronter des créatures, parcourir des donjons et traverser des villages pour recueillir des indices et acheter de précieux équipements. La principale nouveauté est que l’on contrôle non plus un seul mais trois personnages à la fois et face à des ennemis pouvant être nombreux, ce qui implique d’autant plus de choix stratégiques. Le jeu se veut également bien plus long, avec beaucoup de recherche et des donjons de plus en plus complexes. Le level design labyrinthique de ces derniers les rend au demeurant pénibles, à l’exception de quelques tours plutôt plaisantes qui ne nécessitent pas de se perdre dans d’innombrables couloirs pour en trouver la sortie.

La progression sur la carte est facilitée par l’apparition du premier véhicule du genre du J-RPG : un bateau permettant de naviguer entre les continents. La recherche des crests dans la seconde partie du jeu se veut aussi laborieuse, certaines étant quasiment impossibles à trouver sans consulter une soluce. Autant d’éléments plus ou moins convaincants que Squaresoft reprendra dans son premier Final Fantasy, sorti la fin de la même année. Lui aussi remasterisé sur Super Famicom en 1993, Game Boy Color en 1999, Android et iOS en 2014 puis consoles de neuvième génération en 2025, Dragon Quest II apporte sa pierre à l’édifice mais se veut bien plus contraignant à rejouer que son aîné, dont la simplicité permet bien plus d’accessibilité et de plaisir de jeu. Préférez de loin Zelda II The Adventure of Link, sorti treize jours auparavant.

 

Le climax de la première trilogie

image III dragon quest
Un aboutissement ayant marqué toute une époque.

Sorti le 10 février 1988 soit à peine deux mois après le premier Final Fantasy, Dragon Quest III est un préquel dans lequel le joueur incarne l’ancêtre des héros des deux premiers épisodes. Prenant place dans un univers appelé Midgard, le scénario se veut d’emblée plus intense et dramatique en mettant en scène son père Ortega, héros légendaire ayant perdu la vie en affrontant un monstre près d’un volcan. Tandis qu’il cherche à s’inscrire dans sa lignée, il est chargé par le roi de vaincre l’archidémon Baramos aux côtés de trois autres personnages à recruter dans la taverne du royaume. Si Dragon Quest III passe ainsi de trois à quatre combattants à gérer simultanément, il innove surtout pour son système de jobs. Directement inspiré de jeux de rôles comme Donjons & Dragons et Wizardry, il consiste à désigner une classe particulière pour chaque coéquipier, dont dépendra les compétences apprises et l’évolution des statistiques à chaque niveau gagné. On a ainsi le choix entre guerrier, artiste martial, mage, prêtre, sage, marchand, bouffon et voleur. Arrivé au niveau 20, il est même possible d’effectuer un changement de classe pour renforcer les capacités des personnages.

Outre le choix du sexe pour chaque équipier, Dragon Quest III innove également par une alternance jour / nuit héritée de Castlevania II Simon’s Quest. L’influence va toutefois bien plus loin car au-delà de l’augmentation de la dangerosité des ennemis, la musique des villages et les déplacements des habitants s’y adaptent astucieusement. Bien mieux élaboré que son prédécesseur, le jeu se montre plus agréable à parcourir grâce à un level design exemplaire, aussi bien au niveau des donjons que de la carte du monde, dont les continents rappellent fortement ceux de la planète Terre. Ses musiques gagnent fortement en qualité et certaines demeurent parmi les meilleures de la saga, notamment celles de la carte et de l’envol. Cet épisode est en effet le premier à comporter un moyen de transport aérien avec l’oiseau Ramia, la mélodie étant elle-même reprise dans Dragon Quest VIII avec Empyréa.

De loin le plus abouti de la première trilogie, Dragon Quest III surprend avec un twist final qui renvoie les héros à Alefgard, univers du premier Dragon Quest plongé dans les ténèbres, afin d’y anéantir Zoma, véritable antagoniste du scénario. Très populaire au Japon, le jeu a déclenché une telle euphorie à sa sortie que les joueurs ont préféré sécher les cours pour ne pas rater son jour de parution, événement suite auquel Enix décide de lancer ses futurs jeux uniquement le week-end. Le 23 octobre 1989, la saga se voit adaptée en un manga supervisé par Yuji Horii appelé Dragon Quest La Quête de Daï. Connu en France sous le nom de Fly et adapté en série animée deux ans plus tard, il s’inspire de Dragon Quest III pour l’apparence de son héros, la figure de son père et l’emblématique musique de la carte du monde remixée pour accompagner les résumés d’épisodes. Un pilier du J-RPG de la fin des années 80, magnifiquement remasterisé sur Super Famicom en 1996, Game Boy Color en 2000, Android et iOS en 2014 puis remaké sur Switch, PlayStation 5 et Xbox Series en 2024.

Mon article sur le film Dragon Quest Your Story

Le Diable s’habille en Prada 2, le grand retour vingt ans après

0

Date de sortie : 29 avril 2026 (1h 59min)
Réalisateur : David Frankel
Acteurs principaux : Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt, Stanley Tucci, Justin Theroux, Kenneth Branagh, Tracie Thoms, Tibor Feldman, Simone Ashley, Lucy Liu, B. J. Novak, Lady Gaga
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : Américain
Compositeur : Theodore Shapiro
Scénariste : Aline Brosh McKenna
Sociétés de production : 20th Century Studios et Wendy Finerman Production
Budget : 100 millions d’euros

Andy toujours dans les bons coups !

Basé sur le roman Vengeance en Prada Le Retour du Diable de Lauren Weisberger, Le Diable s’habille en Prada 2 arrive vingt ans après son prédécesseur toujours sous l’objectif de David Frankel. Anne Hathaway y reprend son rôle d’Andrea Sachs, journaliste désormais reconnue à New York, qui est amenée à retravailler pour Runway suite à une controverse autour de Miranda Priestly, toujours jouée par Meryl Streep. Devenu rédactrice des reportages, Andy débarque alors au bureau de son ancienne directrice sans se douter que cette dernière n’avait pas été consultée. Le plus drôle reste ce moment où toutes deux vont, accompagnée de Nigel Kipling, à la rencontre de Dior pour redorer leur image avant de réaliser que leur interlocutrice n’est autre qu’Emily Charlton, une nouvelle fois sous les traits d’Emily Blunt.

Un rendez-vous qui a de quoi faire sourire.
Une complicité plus affirmée entre les deux personnages.

Au-delà des visages déjà connus, le casting est également renouvelé par Simone Ashley (Sex Education, Pokémon Détective Pikachu, La Petite Sirène) dans le rôle de la nouvelle assistante de Miranda, Justin Theroux (Inland Empire, La Fille du Train, Beetlejuice Beetlejuice) en tant que fiancé d’Emily et BJ Novak (Inglourious Basterds, Dans l’Ombre de Mary, The Amazing Spider-Man Le destin d’un Héros) qui interprète le fils du propriétaire du groupe, victime d’une étrange crise cardiaque en pleine réception. Outre la présence de Kenneth Branagh (Dunkerque, Le Crime de l’Orient-Express, Oppenheimer) qui incarne le mari de Miranda, Lucy Liu (Kill Bil, Domino, L’Homme aux Poings de Fer) et Lady Gaga (Sin City J’ai Tué pour Elle, House of Gucci, Joker Folie à Deux) ont également droit à de courtes apparitions.

Meryl Streep en grande forme malgré l’âge.
Une évolution intéressante pour le personnage d’Emily Blunt.

Retranscription efficace de l’évolution des postes dans le monde du travail, Le Diable s’habille en Prada 2 constitue une suite ingénieuse en s’adaptant aux réalités d’une société dirigée par les téléphones portables et le numérique. Bien plus expressive que dans le premier film, Miranda peine d’ailleurs à s’adapter à ces nouvelles pratiques, Nigel lui expliquant avec humour que la version papier du magazine est en déclin et qu’il dépend désormais de pièges à clic et de formats courts destinés aux réseaux sociaux pour conserver ses revenus publicitaires. La boucle est alors bouclée alors qu’Andy réapparaît à Runway avec une tenue classique comportant un format découpé de son fameux pull bleu céruléen, dans une fin de scénario qui manque toutefois de piquant.

Retour vers le Futur, véritable pépite de Robert Zemeckis

0

Date de sortie : 3 juillet 1985 (États-Unis),
30 octobre 1985 (France)

Réalisateur : Robert Zemeckis
Acteurs principaux : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Crispin Glover, Lea Thompson, Thomas F. Wilson, Claudia Wells, James Tolkan, Billy Zane
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américain
Compositeur : Alan Silvestri
Scénaristes : Robert Zemeckis et Bob Gale
Sociétés de production : Universal Pictures, Amblin Entertainment, U-Drive Productions
Budget : 19 millions de francs

Une veste rouge reconnaissable entre mille.

Film de science-fiction parmi les plus emblématiques de Robert Zemeckis (À la Poursuite du Diamant Vert, La Mort vous va si Bien, Forrest Gump), Retour vers le Futur place Michael J. Fox (Class 1984, Teen Wolf, Outrages) dans la peau de Marty McFly, un lycéen féru de guitare faisant partie d’une famille modeste des années 1980. Interprété par Crispin Glover (Vendredi 13 Chapitre Final, Sailor & Lula, The Doors), son père George est d’un naturel peureux et cherche tellement à éviter les conflits qu’il se laisse exploiter par son manager Biff Tannen. Sa mère Lorraine, sous les traits de Lea Thompson (Les Dents de la Mer 3, Howard… une Nouvelle Race de Héros, Denis la Malice) se montre vieux jeu, possessive et alcoolique.

Le début d’un duo d’anthologie.
« Tu veux ma photo, banane !? »

La vie de Marty s’apprête à changer tandis qu’il participe à une expérience avec son vieil ami Emmett Brown, scientifique joué par l’excellent Christopher Lloyd (Cluedo, Qui veut la Peau de Roger Rabbit ?, La Famille Addams), qui parvient à transformer une DeLorean DMC-12 en machine à voyager dans le temps. Propulsé trente ans en arrière suite au meurtre du doc par des Libyens qu’il avait arnaqués, Marty se retrouve en 1955. Il doit alors résoudre les paradoxes temporels provoqués par son passage dans le passé, notamment auprès de ses parents qui étaient encore adolescents à cette époque, et trouver comment faire refonctionner la machine pour retourner en 1985.

Quand tu tombes nez à nez avec ton père à l’époque où il avait le même âge que toi.
Quand ta mère s’éprend de toi sans savoir que tu es son fils venu du futur.

Doté d’une très belle réalisation et d’un scénario particulièrement ingénieux, Retour vers le Futur joue habilement sur les deux époques pour provoquer des situations aussi touchantes que comiques, entre Marty qui tient tête à Biff, Lorraine qui flashe sur son fils sans le savoir et le doc qui ne comprend pas les expressions des années 80 comme « C’est pas le pied. ». Alors que la bande-son est assurée par Alan Silvestri (Predator, Abyss, Mort ou Vif), fidèle au réalisateur, le concert que Marty assure à la guitare électrique pour que ses parents se mettent ensemble fait référence à des artistes comme Chuck Berry, Jimi Hendrix, Steve Hackett, Eddie Van Halen et Angus Young. Complété par James Tolkan (Wargames, Top Gun, Junior le Terrible 2) ou encore par le premier rôle de Billy Zane, futur antagoniste de Titanic, le casting fait partie des plus iconiques de son époque.

Un antagoniste tenace qui fait toute la qualité du film.
« Nom de Zeus ! »

Si Michael J. Fox et Christopher Lloyd se font connaître auprès du grand public, Crispin Glover et Lea Thompson se montrent tout aussi bluffants quand on réalise que ce sont aussi eux qui incarnent George et Lorraine adultes, camouflés derrière leur maquillage. Et que serait un aussi grand film sans des comédiens de doublage d’anthologie comme Luq Hamet (Daniel LaRusso dans Karaté Kid), Pierre Hatet (le Joker dans la série animée Batman), Céline Monsarrat (Bulma dans la série animée Dragon Ball, voix française de Julia Roberts) et Richard Darbois (voix française d’Harrison Ford, Bruce Wayne dans la même série animée Batman), qui apportent un cachet particulier à la version française. Une production de Steven Spielberg exceptionnelle ayant marqué les débuts d’une des meilleures trilogies de l’histoire du cinéma !

Le Diable s’habille en Prada, la face cachée de l’industrie de la mode

0

Date de sortie : 29 juin 2006 (Porto Rico),
27 septembre 2006 (France)

Réalisateur : David Frankel
Acteurs principaux : Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt, Stanley Tucci, Simon Baker, Adrian Grenier, Gisele Bündchen, Tracie Thoms
Genre : Comédie dramatique
Nationalité : Américain
Compositeur : Theodore Shapiro
Scénariste : Aline Brosh McKenna
Sociétés de production : Fox 2000 Pictures, Wendy Finerman Productions et Dune Entertainment
Budget : 35 millions d’euros

Une tenue vestimentaire pas vraiment adaptée au poste.

Adaptation du roman éponyme de Lauren Weisberger par David Frankel, Le Diable s’habille en Prada place Anne Hathaway (Le Secret de Brokeback Mountain, The Dark Knight Rises, Sacrées Sorcières) dans la peau d’Andrea Sachs, jeune journaliste fraîchement diplômée qui obtient un poste d’assistante pour le magazine Runaway. Ce dernier est sous la direction de Miranda Priestly, interprétée par Meryl Streep (Voyage au Bout de l’Enfer, La Mort aux Enchères, Into the Woods), rédactrice en chef caractérielle et influente inspirée d’Anna Wintour, qui fait régner un stress permanent dans l’entreprise.

Les collègues jalouses et hautaines par excellence.
Un directeur artistique qui ne manque jamais l’occasion de lancer une pique.

Andrea est ainsi confrontée à un quotidien tyrannique aux côtés de la première assistante de Miranda et du directeur artistique du magazine, respectivement joués par Emily Blunt (La Guerre selon Charlie Wilson, Looper, Le Retour de Mary Poppins) et Stanley Tucci (Les Sentiers de la Perdition, Le Terminal, The King’s Man Première Mission). S’accrochant tout de même pour gravir les échelons sous prétexte que « n’importe quelle femme tuerait pour avoir son poste », elle réalise que sa vie sociale ne sera plus jamais la même et que son couple se retrouve au bord de la rupture au point de se laisser séduire par l’écrivain Christian Thompson, incarné par Simon Baker (Hartley Cœurs à Vif, Le Protecteur, Mentalist).

Une supérieure hiérarchique difficile à contenter.
Des relations qui commencent toujours par un simple verre.

Comédie dramatique au style particulier, Le Diable s’habille en Prada dresse un portrait impitoyable de l’industrie de la mode, où l’apparence et le pouvoir dictent chaque décision. Le film marque les esprits grâce à des scènes culte comme le célèbre monologue de Miranda sur le pull bleu céruléen, qui illustre à la perfection l’influence insoupçonnée de la mode sur la société. Son impact dans la pop culture est tel qu’il est parodié dans plusieurs séries, comme Les Simpson et The Office. Propulsant les carrières d’Anne Hathaway et d’Emily Blunt, il marque également un des rôles majeurs de Meryl Streep, également de retour dans une suite parue vingt ans plus tard.

Mortal Kombat II (2026) de Simon McQuoid

0

Date de sortie : 6 mai 2026 (1h 56min)
Réalisateur : Simon McQuoid
Acteurs principaux : Karl Urban, Adeline Rudolph, Lewis Tan, Jessica McNamee, Mehcad Brooks, Tadanobu Asano, Ludi Lin, Tati Gabrielle, Martyn Ford, Ana Thu Nguyen, Damon Herriman, CJ Bloomfield
Genre : Arts martiaux, fantastique
Nationalité : Américain
Compositeur : Benjamin Wallfisch
Scénariste : Jeremy Slater
Sociétés de production : New Line Cinema, Atomic Monster et Broken Road Productions
Budget : 80 millions de dollars

« It’s showtime ! »

Cinq ans après un reboot faisant office de préquel au scénario d’origine, Mortal Kombat II rentre dans le vif du sujet avec le tournoi tant attendu pour empêcher Outremonde d’envahir le royaume Terre. Le film explore d’emblée le lore de la saga dans une introduction où Shao Kahn, joué par le bodybuilder Martyn Ford, vainc le roi d’Edenia sous les yeux de Kitana encore enfant. Se voulant toujours aussi fidèle, il renouvelle efficacement le casting tout en réintégrant les personnages de son prédécesseur. Lewis Tan, Jessica McNamee, Mehcad Brooks, Tadanobu Asano, Ludi Lin, Chin Han et Hiroyuki Sanada reprennent ainsi leurs rôles de Cole, Sonya, Jax, Raiden, Liu Kang, Shang Tsung et Scorpion.

Près de trente ans après Talisa Soto, Adeline Rudolph arbore une Kitana très convaincante.
Un Baraka toujours aussi avenant !

La présence de Quan Chi, sous les traits de Damon Herriman (La Maison de Cire, J. Edgar, Once Upon a Time in Hollywood), permet également la résurrection de Kano et de Kung Lao tandis que Sub-Zero, initialement tué par Scorpion, devient alors le redoutable Noob Saibot. Les nouveaux personnages sont notamment portés par Karl Urban (Dredd, Riddick, The Boys), qui incarne un Johnny Cage drôle et charismatique, ainsi que Adeline Rudolph (Riverdale, Resident Evil, Hellboy The Crooked Man), très impliquée en tant que Kitana. En plus de la présence de Sindel, Jade est interprétée par Tati Gabrielle (Les 100, Uncharted, The Last of Us) et Baraka par CJ Bloomfield (Furiosa, Ice Road Vengeance).

Une arène particulièrement bien reproduite.
Jade, immédiatement reconnaissable à son bâton de combat.

Bien plus convaincant au niveau des décors, Mortal Kombat II retranscrit joliment les lieux emblématiques du jeu vidéo avec la présence de la fosse, du bassin d’acide et du portail. Les chorégraphies se veulent toujours aussi inventives, donnant lieu à plusieurs combats épiques se terminant souvent par des mises à mort particulièrement gores. Bien réalisé, le film laisse également une bonne place aux coups spéciaux, sublimés par la qualité des effets spéciaux. Outre un caméo d’Ed Boon lui-même en tant que barman, les dialogues comportent plusieurs clins d’œil à la pop culture, citant des références comme Dumbledore ou encore Jack Burton. Plus étonnant encore, les animateurs français Kayane et Marcus sont mentionnés durant le salon où se trouve Johnny Cage

Un affrontement spectaculaire au Netherrealm face à Noob Saibot.

Côté scénario, le film ne se contente pas de reprendre les événements du premier jeu étant donné la présence de nombreux personnages du deuxième et la prestance de Shao Kahn. D’habitude cantonné à envoyer ses hommes sur le front, il est cette-fois si très présent durant les combats, ce qui place d’autant plus Shang Tsung au second plan. Si le nouveau revirement de Kano a de quoi étonner, le film ne lésine pas sur le nombre de morts au combat, allant jusqu’à la décapitation de Cole par Shao Kahn lui-même. La véritable héroïne s’avère alors être Kitana, dont l’écriture se veut tout ce qu’il y a de plus pertinent compte tenu de son passé. Après un combat final d’anthologie, difficile de ne pas considérer Mortal Kombat II comme une grande réussite qui fait brillamment honneur à la saga.

Subway, 2ème film de Luc Besson

0

Date de sortie : 10 avril 1985 (1h 44min)
Réalisateur : Luc Besson
Acteurs principaux : Christophe Lambert, Isabelle Adjani, Jean-Hugues Anglade, Richard Bohringer, Michel Galabru, Jean-Pierre Bacri, Jean-Claude Lecas, Jean Bouise, Jean Reno
Genre : Policier, thriller
Nationalité : Français
Compositeur : Éric Serra
Scénaristes : Luc Besson, Pierre Jolivet, Alain Le Henry, Marc Perrier et Sophie Schmit
Sociétés de production : Les Films du Loup, TSF Productions, Gaumont et TF1 Films Production
Budget : 2,6 millions de francs

Luke Skywalker n’a qu’à bien se tenir.

Après un Dernier Combat très expérimental, Luc Besson offre une première ébauche de sa vision de réalisateur en mettant en scène un personnage marginal dans un environnement hostile. Subway marque en effet le deuxième rôle majeur au cinéma de Christophe Lambert (Greystoke La Légende de Tarzan, Face à Face, Mortal Kombat), un an avant sa reconnaissance internationale dans Highlander. Ce dernier incarne Fred, un homme mystérieux qui se réfugie dans le métro parisien après avoir volé des documents sensibles à un riche personnage, dont la femme Héléna est interprétée par Isabelle Adjani (Nosferatu Fantôme de la Nuit, Diabolique, La Journée de la Jupe). Le tournage s’est principalement déroulé à la gare d’Auber et à la station Opéra, avec la collaboration de la RATP.

« Police, menottes, prison ! »
Un duo atypique qui fait tout l’intérêt du film.

Poursuivi par le commissaire Gesberg et ses inspecteurs Batman et Robin, respectivement joués par Michel Galabru (Le Gendarme de Saint-Tropez, La Cage aux Folles, Papy fait de la Résistance), Jean-Pierre Bacri et Jean-Claude Lecas, Fred évolue dans les sous-sols du métro pour y découvrir un univers plein de vie à mille lieues de mondanités. Il y rencontre divers personnages comme un fleuriste ambulant très bavard incarné par Richard Bohringer (Les Sous-Doués, La Boum, La Vérité si je Mens) et un pickpocket en rollers sous les traits de Jean-Hugues Anglade (La Reine Margot, Nikita, Risque Maximum). Luc Besson reprend également les acteurs Jean Bouise et Jean Reno, ce dernier interprétant un batteur qui passe ses journées à taper partout où il peut avec ses baguettes.

Un second rôle dans lequel Jean Reno s’éclate !
Un look rebelle non sans rappeler Lisbeth Salander.

Débutant par une course-poursuite en voiture en référence au film French Connection, Subway fascine pour sa réalisation atypique et les musiques singulières d’Éric Serra, qui apparaît également comme bassiste dans le groupe que Fred cherche à former. Le film vaut également pour son duo d’acteurs très convaincant, les deux protagonistes effectuant leur danse sur « A Lucky Guy » de Rickie Lee Jones. Avec cette galerie de personnages hauts en couleur et une mise en scène dynamique, Luc Besson transforme le métro en un microcosme vibrant, où la marginalité devient une forme de résistance joyeuse et créative.

Wonder Boy : 40 ans d’aventure pour la franchise de Sega

0
image 40 ans wonder boy

image arcade wonder boyDate de sortie : 21 avril 1986 (Arcade), 22 mars 1987 (Master System), 8 décembre 1990 (Game Gear)
Développeur : Escape
Concepteur : Ryuichi Nishizawa
Genre : Plates-formes, action aventure

Nationalité : Japonais
Compositeur : Ryuichi Nishizawa
Système d’origine : Arcade Sega System 1

image header wonder boy

 

La naissance d’un prodige

image 1 header wonder boy
Des pochettes éclectiques chères aux années 80 !

Réalisé par Ryuichi Nishizawa pour borne d’arcade Sega System 1, Wonder Boy célèbre aujourd’hui ses 40 ans d’existence. Faisant partie de ces nombreux jeux de plates-formes largement inspirés du révolutionnaire Super Mario Bros, il sort le 21 avril 1986 et met en scène un petit homme des cavernes devant traverser neuf zones afin de sauver sa petite amie Tanya des griffes du terrible Drancon. Chaque zone est composée de quatre niveaux, eux-mêmes divisés en autant de parties qui servent de point de contrôle en cas d’échec. Le joueur peut trouver des haches à lancer afin d’éliminer les nombreux ennemis qui se dressent sur sa route sans risquer de se faire toucher. Il est également possible de tomber sur un skate pour accélérer son avancée, choix de gameplay qui sera repris par Alex Kidd in Miracle World quelques mois plus tard.

Si les premiers niveaux sont plutôt aisés, le jeu se montre rapidement exigeant avec la barre de vie du héros qui baisse toute seule, nécessitant de ramasser des fruits pour la remonter un peu. Assez rafraîchissant pour son époque, Wonder Boy reste néanmoins d’une répétitivité abusive tellement les niveaux tirent sur leur horizontalité avec l’objectif de toujours avancer davantage dans des environnements toujours plus dangereux. Bien trop long pour ce qu’il a à proposer, il se permet même d’exiger la collecte de poupées à l’effigie de Tanya dans chaque niveau afin d’accéder au tout dernier. Certains ennemis sont très difficiles à éviter et le boss de fin de zone est toujours le même avec un masque simplement différent.

Porté sur de nombreux supports, Wonder Boy arrive notamment sur Master System en 1987 et sur Game Gear fin 1990. Avec son nombre de vies ultra limité, sa difficulté devient encore plus déséquilibrée et la redondance des niveaux a rapidement de quoi lasser face à la concurrence. Il en est de même pour Adventure Island, adaptation NES à l’origine d’une nouvelle licence qui exploitera ce game design durant plusieurs épisodes. Fondateur d’une saga autrement plus qualitative avec de futurs jeux comprenant des mécaniques d’aventure, le premier Wonder Boy reste terriblement contraignant à prendre en main sur la durée. Le remake Wonder Boy Returns sorti en 2016 sur Steam puis porté sur PlayStation 4 et amélioré sur Switch permet d’y rejouer d’une manière infiniment plus agréable.

 

Le premier Monster World

image wonder boy in monster land
Un épisode à l’intérêt essentiellement historique.

Deuxième épisode de Wonder Boy mais premier jeu de la saga Monster World sorti sur Arcade en juillet 1987, celui que l’on appelle Super Wonder Boy en version d’origine abandonne ses niveaux au schéma répétitif pour laisser place à de l’action plates-formes avec quelques composantes du jeu d’aventure. Divisé en onze niveaux, le jeu met le joueur en quête d’aller vaincre un dragon en traversant plusieurs environnements parsemés de villages où il est possible d’acheter des protections, des potions de vie et d’obtenir des informations moyennant finances. Les ennemis sont nombreux et il est important de les battre pour obtenir de l’argent et des armes de lancer, tout comme les boss optionnels octroient de meilleures épées indispensables pour s’en sortir. Un concept innovant et terriblement ingénieux pour son époque !

Mais bien que l’aventure soit agréable durant plusieurs niveaux, le jeu devient rapidement pénible à cause d’un level design un peu trop porté sur les pièges et d’une hitbox hasardeuse pouvant provoquer un enchaînement abusif des reculs du personnage. Le plaisir de jeu peut alors baisser drastiquement et il devient presque indispensable de suivre un guide à la lettre afin d’être sûr de ne pas rater le moindre argent et le moindre magasin cachés afin d’être suffisamment armé. Mais malgré cela, la difficulté devient tellement excessive qu’il est quasiment impossible de terminer le jeu à la loyale. Et même en usant de save states à volonté, économiser la potion de soin et venir à bout de tous les ennemis se dressant sur notre route devient un effort surhumain à faire pâlir les connaisseurs de Ghosts’n Goblins. D’autant qu’à l’instar du premier Wonder Boy, les points de vie baissent avec le temps qui passe.

Le labyrinthe final exige que le joueur passe par la bonne sortie s’il ne veut pas recommencer la zone et certaines plates-formes permettant d’accéder au bon endroit sont même cachées par des ennemis à vaincre. Comme si le jeu n’était pas assez difficile, perdre au dernier niveau fait purement et simplement recommencer au tout début du jeu, sans possibilité d’utiliser un crédit. Dans la version Master System, sortie en 1988, il en est de même à n’importe quel moment du jeu, le jeu étant en premier lieu été porté sur PC-Engine sous le nom de Bikkuriman World. Si Wonder Boy in Monster Land a inauguré le passage de la saga vers des mécaniques d’aventure qui feront sa renommée dès le prochain Monster World, il gâche son grand potentiel par une jouabilité médiocre couplée à une difficulté exponentielle qui ne cherchent qu’à récolter les pièces des joueurs sur arcade.

 

Un dernier détour en salle d’arcade

image monster lair wonder boy iii
Un shoot’em up qui détone avec le reste de la saga.

Dernier jeu de la saga à sortir sur Arcade en novembre 1988, Wonder Boy III Monster Lair repart sur les bases du premier épisode en le dynamisant avec un gameplay de shoot’em up à défilement horizontal relativement accessible. Étiré sur pas moins de quatorze niveaux, il consiste alors à repousser toutes sortes de créatures lors de phases de plates-formes puis dans les airs avant d’en découdre avec un boss. Toujours présent, le système de vie qui baisse au fur et à mesure que le temps passe est compensé par des fruits à collecter tandis qu’une grande variété d’armes et de types d’ennemis évite au jeu d’être trop répétitif. Jouable à deux simultanément, Wonder Boy III marque aussi la première apparition de Wonder Girl pour le second joueur. Porté sur PC-Engine en 1989 puis Mega Drive en 1990, le jeu reste d’une grande fidélité, bien que cette dernière version soit amputée de plusieurs niveaux (ce qui, vu la longueur de l’original, n’est pas forcément un mal). Un épisode historiquement moins marquant que ses prédécesseurs, mais en l’état bien mieux équilibré en termes de game design.

 

L’âge d’or de la Master System

image the dragon's trap wonder boy
Un des grands précurseurs du genre du metroidvania !

Après trois épisodes sur bornes d’arcade, Wonder Boy poursuit son émancipation sur consoles Sega en commençant par un épisode axé fortement aventure. Intitulé The Dragon’s Trap, il porte le chiffre « III » en Occident pour la simple raison qu’il est le troisième Wonder Boy sorti sur Master System en septembre 1989. Successeur ambitieux de Wonder Boy in Monster Land, il est surtout le deuxième épisode de la saga Monster World. Dans la lignée d’un Zelda II ou d’un Lord of the Sword, Wonder Boy The Dragon’s Trap propose une véritable aventure avec un village central et différents chemins à emprunter. Plusieurs années avant Super Metroid et Castlevania Symphony of the Night, l’introduction a la particularité de faire revivre au joueur les derniers instants de l’épisode précédent avec son boss final. Le héros se retrouve ensuite victime d’une malédiction : transformé en dragon, il doit parcourir le monde pour trouver l’artefact qui lui rendra sa forme initiale. L’aventure se trouve alors structurée par la puissance dissuasive des ennemis et par des passages franchissables uniquement sous certaines formes.

La grande originalité du jeu est procurée par les multiples formes que peut recouvrir le héros. Outre le dragon qui peut cracher du feu, se baisser et se mouvoir sans danger dans la lave, la souris a la capacité de marcher dans n’importe quel sens sur certaines surfaces en plus de sa petite taille pratique pour se faufiler partout. Le piranha est le seul à pouvoir nager, le lion est très puissant et donne un large coup d’épée qui lui permet de frapper vers le haut et vers le bas, tandis que le faucon peut s’envoler partout en prenant garde à ne pas tomber dans l’eau. En plus des sortilèges à trouver dans des coffres ou laissés par les ennemis, les pièces d’or sont indispensables pour acheter les épées, armures et boucliers disséminés dans les boutiques. Les sauvegardes n’étant pas courantes à l’époque, des mots de passe permettent de poursuivre le jeu avec les derniers équipements trouvés.

Bien plus abouti et équilibré que Wonder Boy in Monster Land, The Dragon’s Trap offre un véritable sentiment d’aventure, sublimée par des graphismes et des musiques de grande qualité pour son support. Malgré une hitbox qui peut s’avérer pénible avec ses éjections cumulatives pour chaque coup reçu, la richesse du gameplay impose le jeu comme un des meilleurs de la Master System et de l’année 1989, le design des passages aquatiques parsemés de pieuvres rouges rappelant d’ailleurs Alex Kidd in Miracle World. Outre un portage PC-Engine en 1991 puis sur Game Gear l’année suivante, le jeu connaît une seconde vie en 2017 grâce à un magnifique remaster.

 

Une nouvelle arrivée sur Mega Drive

image wonder boy in monster world
Un bon jeu qui n’arrive toutefois pas à la cheville du précédent.

Troisième épisode de la saga Monster World, Wonder Boy in Monster World arrive directement sur Mega Drive le 25 octobre 1991 en reprenant les acquis de The Dragon’s Trap via une nouvelle quête dans un mini-monde ouvert en vue latérale. Mais n’ayant plus aucune transformation exceptée celle en mini, les zones deviennent simplement accessibles grâce à un objet ou un équipement en particulier, comme le trident pour aller sous l’eau. Le jeu perd donc en ambition par rapport à son prédécesseur mais se veut autrement plus abouti que le premier Monster World grâce à ses villages comportant auberges et sauvegardes et à ses environnement variés cachant plusieurs donjons et leurs boss.

S’il n’y a toujours pas de points d’expérience, il est vivement recommandé d’affronter des ennemis pour récolter l’argent nécessaire à l’achat d’armes et de protections. La jouabilité est correcte mais peut toujours s’avérer pénible au niveau du recul et de la hitbox minimaliste quand on attaque à l’épée. Bon classique de la Mega Drive, Monster World III est également porté sur Master System en 1993 dans une version très correcte, ainsi que sur PC-Engine l’année suivante sous le nom The Dynastic Hero, avec des musiques profitant de la qualité CD.

 

Monster World IV

image monster world iv wonder boy
Une exclusivité japonaise très appréciable.

Sorti le 1er avril 1994 exclusivement sur les Mega Drive japonaises, Monster World IV laisse de côté l’aspect aventure de la saga pour se concentrer sur des niveaux mêlant action et réflexion. Hormis le village qui fait office de hub central, le jeu se compose de quatre donjons en vue de côté accessibles via des artefacts particuliers dans le but de libérer des esprits. Le joueur contrôle cette fois-ci une femme du nom d’Asha, capable d’attaquer vers le haut et vers le bas comme dans un Zelda II, tout en étant accompagnée d’un petit familier qui lui permet notamment d’effectuer un double saut.

Le jeu exploite à fond la 16-bit de Sega avec des graphismes très détaillés et une direction artistique orientale proche des Mille-et-une-Nuits ayant fortement inspiré la saga Shantae, débutée sur Game Boy Color en 2002. Les musiques ne sont pas en reste, avec des belles mélodies qui font honneur à la machine. Classique dans son système de jeu, Monster World IV vaut surtout pour ses situations variées et ses ennemis de toutes sortes, la jouabilité ayant été améliorée avec notamment une hitbox mieux calibrée. Sans arriver au niveau de Wonder Boy The Dragon’s Trap, il reste un très bon cru ayant obtenu un remake plus de vingt-cinq ans après sa sortie.

 

Un hommage des plus aboutis

image switch wonder boy
Une véritable renaissance idéale pour une console comme la Switch.

Après six épisodes ayant forgé l’identité de la saga, Wonder Boy connaît une importante traversée du désert lors de la démocratisation de la 3D. Outre la Monster World Complete Collection sortie en 2007 sur les PlayStation 2 japonaises, la licence connaît une seconde vie le 12 octobre 2016 avec Wonder Boy Returns, remake du premier épisode qui rend le jeu bien plus agréable à parcourir grâce à une difficulté mieux dosée et la possibilité de reprendre sa partie après chaque niveau. D’abord sorti sur PC, il est porté sur PlayStation 4 en 2017 puis sur Switch en 2019 dans une version Remix. Le 18 avril 2017, Wonder Boy The Dragon’s Trap est quant à lui réédité sur Switch et PlayStation 4 dans un superbe remaster développé par Lizardcube. Pourvu d’une 2D léchée avec un design comique brillamment animé, il offre la possibilité de switcher en plein jeu entre les deux versions, remix musicaux compris.

Le 4 décembre 2018, la saga effectue un puissant hommage à son âge d’or avec Monster Boy et le Royaume Maudit, qui renoue avec les différentes formes que peut revêtir le héros dans un superbe metroidvania d’une grande vastitude. Tandis que la forme du cochon peut utiliser de la magie et renifler des éléments secrets, le serpent crache du venin et passe dans des espaces étroits, la grenouille nage aisément et utilise sa langue pour agripper différents éléments, le lion fonce de toutes ses forces et le dragon peut voler en crachant des flammes.

La quête des six orbes procure au joueur un véritable sentiment d’aventure dans des environnements comme les bois de la brumes, les temples perdus, les cavernes de cristal, la plage Rochecrâne, la côte des pirates, les cieux d’Aeria et le terrible volcan. Le challenge des 100% oblige à trouver les différents équipements que sont les armes, les armures, les boucliers, les bottes et les bracelets, puis à les améliorer auprès des forgerons moyennant or et pierres précieuses. Sa grande force réside aussi dans sa capacité à sans cesse se renouveler avec des situations comme le bateau fantôme, l’infiltration face aux gardes du château et la phase de shoot’em up sous forme de dragon.

D’une grande qualité au niveau graphique et musical, le jeu donne parfois un peu trop de fil à retordre à cause d’énigmes vraiment trop tordues (notamment dans le manoir hanté), de zones cachées quasiment introuvables sans soluce et d’une carte réductrice qui limite sa lisibilité. Assez long à terminer pour le genre, Monster Boy et le Royaume Maudit renoue avec ce que la saga sait faire de mieux : proposer une superbe exploration mêlant gameplay abouti, situations variées et compositions d’anthologie.

 

Le dernier remake en date

image asha in monster world wonder boy
Un remake timide qui aurait pu être meilleur.

Le 28 mai 2021, c’est au tour de Monster World IV d’obtenir un remake mettant directement en avant l’héroïne dans son titre. Très proche du jeu d’origine, il en reprend la structure en l’agrémentant d’une mise en scène un peu plus poussée et de graphismes entièrement en 3D. À travers quatre zones principales mêlant action et réflexion, Asha repart alors dézinguer des monstres avec son sabre pour libérer les esprits et sauver le village.

Loin d’être désagréable à jouer, ce remake reste cependant très simpliste en suivant à la lettre la grammaire de son modèle, avec des graphismes tout juste corrects et une physique assez cheap qui n’est pas sans rappeler la perfectibilité du remake de Trials of Mana. Facilité voire simplifié sur plusieurs aspects, Asha in Monster World aurait mérité un soin plus important mais reste un bon jeu à parcourir et a au moins le mérite de faire connaître le jeu d’origine, directement présent dans le menu du titre, jusque-là inédit en Occident.

Après un retour en fanfare, la saga Wonder Boy semble de nouveau s’effacer malgré la Wonder Boy Collection sortie en 2022 et la Wonder Boy Anniversary Collection de 2023, qui réunit une grande majorité des jeux de la saga dans de multiples versions. Parmi les plus prestigieuses licences du rétrogaming, Wonder Boy reste un modèle du genre ayant su inspirer de nombreuses autres franchises, en plus d’hommage très prisés sur Switch comme l’alléchant Aggelos.

Y a-t-il Enfin un Pilote dans l’Avion ? de Ken Finkleman

0

Date de sortie : 10 décembre 1982 (Amérique du Nord), 23 mars 1983 (France)
Réalisateur : Ken Finkleman
Acteurs principaux : Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Chad Everett, Peter Graves, Chuck Connors, William Shatner, Raymond Burr, John Vernon, Stephen Stucker, Kent McCord
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Compositeurs : Elmer Bernstein et Richard Hazard
Scénariste : Ken Finkleman
Sociétés de production : Paramount Pictures et Howard W. Koch Productions

Le décollage est imminent !

Deux ans après un premier film enchaînant des gags bien gras de manière pertinente, Y a-t-il Enfin un Pilote dans l’Avion ? reste dans la même lignée avec un voyage qui s’inspire du premier foulement sur le sol lunaire par les États-Unis, l’avion à réaction se propulsant comme une fusée dans l’espace avec un réalisme qui défie toute concurrence. Cette fois-ci réalisé par Ken Finkleman, le film commence par une parodie de Star Wars avec le texte qui défile à l’écran, d’abord sérieux puis finissant par n’importe quoi en disant que le chevalier fait glisser la robe de la princesse et l’embrasse goulûment après qu’elle lui a dévoilé ses cuisses d’albâtre, le tout sous la musique de la série Galactica.

Une équipe de vainqueurs toujours aussi dévouée !
Des histoires une nouvelle fois concises et passionnantes.

Si Leslie Nielsen est absent du casting, Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Peter Graves et Stephen Stucker y reprennent leurs rôles respectifs. On y trouve également Chad Everett (Psycho, Mulholland Drive) et John Vernon (L’Inspecteur Harry, Josey Wales Hors-la-Loi). La narration est toujours aussi drôle avec Ted qui s’est ramassé un procès rocambolesque pour finir dans un asile psychiatrique pas très rassurant avant de finalement regagner l’avion car on a de nouveau besoin de lui. Certains noms ont à l’occasion été changés pour permettre des jeux de mots : outre les capitaines Avant et Arrière, le nom de famille de Ted devient alors « Crochet » et est souvent mentionné juste avant qu’un autre personnage se prenne un coup de poing.

Des médias entièrement indépendants !
Alors qu’à l’époque, c’en était tout juste à Rocky III !

Y a-t-il Enfin un Pilote dans l’Avion ? comporte lui aussi plusieurs références à des classiques du cinéma. Si l’ordinateur de contrôle de la navette spatiale devenu fou parodie l’intelligence artificielle HAL de 2001 L’Odyssée de l’Espace, la main qui décroche le téléphone au début du film rappelle inévitablement E.T. L’Extraterrestre et lorsque Murdock regarde dans son périscope, il aperçoit quant à lui l’USS Enterprise de la série Star Trek, dans laquelle William Shatner interprète justement le rôle principal. Bien que l’humour reste toujours efficace, les gags font globalement moins mouche que dans le premier volet, sans doute la faute d’une structure et un environnement qui se reposent un peu trop sur leur prédécesseur.

Y a-t-il un Pilote dans l’Avion ? de Jim Abrahams, David et Jerry Zucker

0

Date de sortie : 2 juillet 1980 (États-Unis), 24 septembre 1980 (France)
Réalisateurs : Jim Abrahams, David et Jerry Zucker
Acteurs principaux : Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem Abdul-Jabbar, Stephen Stucker
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Compositeur : Elmer Bernstein
Scénaristes : Jim Abrahams, David et Jerry Zucker
Sociétés de production : Paramount Pictures et Howard W. Koch Productions

Un aéroport particulièrement sécurisé.

Parodie décomplexée du film catastrophe À l’Heure Zéro sorti plus de vingt ans auparavant, Y a-t-il un Pilote dans l’Avion ? est une comédie cultissime du début des années 1980 réalisée par Jim Abrahams, David et Jerry Zucker au sein du collectif ZAZ. Pour son premier rôle au cinéma, Robert Hays (Starman, Super Héros Movie) incarne Ted Striker, ancien commandant d’escadrille ayant une peur pathologique de piloter depuis qu’il a perdu six hommes pendant la guerre. Il se précipite toutefois à bord d’un vol en direction de Chicago pour retrouver son amour de jeunesse Elaine Dickinson, devenue hôtesse de l’air sous les traits de Julie Hagerty (Comédie Érotique d’une Nuit d’Été, Beyond Therapy, U-Turn), qui effectue elle aussi ses débuts au cinéma. Entre romance ringarde et intoxication alimentaire intempestive, le voyage promet de ne pas être de tout repos.

Une romance au ridicule parfaitement maîtrisé !
Une parodie on ne peut plus d’époque.

Véritable enchaînement de gags tous aussi absurdes les uns que les autres, de clins d’œil et de parodies d’autres films, Y a-t-il un Pilote dans l’Avion ? annonce d’emblée la couleur avec la dérive d’un avion qui perce les nuages comme un aileron de requin dépassant de l’eau avant de filer vers le spectateur sous le thème musical des Dents de la Mer. Le casting se veut riche et varié avec la présence d’acteurs comme Peter Graves (le présentateur télé dans Les Valeurs de la Famille Addams), Lloyd Bridges (Le Train sifflera Trois Fois, Cousins, Hot Shots), Robert Stack (Paris brûle-t-il, 1941, Baseketball) et Jonathan Banks (Gremlins, Le Flic de Beverly Hills, Breaking Bad). On trouve également le basketteur Kareem Abdul-Jabbar, célèbre pour avoir affronté Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort deux ans auparavant, ainsi que Leslie Nielsen, dont la carrière se tourne alors vers l’interprétation de personnages sérieux inconscients de l’absurdité de leur environnement.

Des gags comme seules les années 80 savent le faire.
« Il est vrai que l’un des membres de l’équipage est souffrant […] mais les deux autres pilotes se portent à merveille. Ils sont actuellement aux commandes, toujours fidèles à la ferveur mystique qui les anime ! »

Ted est très drôle dans sa dégaine de vieux looser et dans les flashbacks qui montrent les bons moments passés avec Elaine avant que son devoir de soldat ne compromette leur relation. Leur rencontre constitue une véritable parodie de La Fièvre du Samedi Soir dans un bar où Ted imite John Travolta habillé en marin pendant que deux filles se tapent dessus en cassant tout sur leur passage dans l’indifférence générale. Omniprésents, les gags vont d’un black qui nettoie la vitre du cockpit de l’avion juste avant le décollage au billet de Ted qui émet de la fumée car il a demandé une place dans l’espace fumeur, en passant par Roger qui répond plusieurs fois « Hein ? » quand le pilote répond « Roger ! » pour annoncer sa réception d’un message lors d’une communication radio.

– « Roger ! » – « Hein ? » – « Roger ! » – « Hein ? »
Bientôt la fin du voyage !

Le comique de répétition fait également mouche entre le message de l’aéroport qui se répète à l’infini, les prosélytes de l’église de la conscience inconsciente qui harcèlent les passants, Ted qui se montre incapable de boire sans tout se renverser sur lui et le docteur Rumack qui lui répète plusieurs fois qu’il compte sur lui pour faire atterrir l’avion. Les situations absurdes sont aussi loin d’être en reste entre la fille qui dort avec un cheval, Ted qui transpire aussi abondamment que s’il était sous la douche, les passagers qui tentent de se suicider dès que ce dernier leur raconte son histoire ou encore le nez de Leslie Nielsen qui s’allonge façon Pinocchio quand il explique à tout le monde qu’il n’y a pas de raison de s’affoler. Un grand classique du genre ayant inspiré de nombreuses comédies à venir, dont l’iconique saga des Y a-t-il un Flic.