Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Depuis 2025
Format 60 min
Genre Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller
Titre original : The Institute
Créée par Jack Bender
Avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker
Nationalité U.S.A.
Musique
Synopsis
Kidnappé,...
Sortie 24 avril 2026 sur Netflix
Durée 1h 35min
Titre original Apex
Genre Action, Thriller
De Baltasar Kormákur
Avec Charlize Theron, Taron Egerton, Eric Bana
Nationalité Etats-Unis
Musique Hogni Eglisson
Synopsis
Alors qu'elle...
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…
Date de sortie : 21 août 2024 (1h 51min) Réalisateur : Alex Proyas Acteurs principaux : Bill Skarsgard, FKA Twigs, Danny Huston, Josette Simon, Laura Birn, Sami Bouajila, Jordan Bolger Genre : Action, fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Volker Bertelmann Scénaristes : Zach Baylin et William Schneider Sociétés de production : Hassell Free Productions, Electric Shadow Company, Davis Films, Edward R. Pressman Film Corporation et 30WEST Budget : 50 millions de dollars
Une romance qui ne saurait durer.
Trente ans après l’adaptation iconique mettant en scène Brandon Lee, The Crow obtient une nouvelle proposition cinématographique en 2024 sous l’objectif de Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, Ghost in the Shell). Très différent de son prédécesseur, il met en scène Bill Skarsgard (Ça, Assassination Nation, John Wick Chapitre 4) dans la peau d’un Eric Draven toxicomane qui lutte contre ses cauchemars dans un centre de réadaptation. Il se lie rapidement à Shelly Webster, musicienne addicte jouée par la chanteuse FKA Twigs, avant de s’enfuir et de se faire assassiner tous les deux par les membres d’une secte.
Des antagonistes au charisme limité.Un style gothique très marqué.
Ressuscité par un corbeau, Eric obtient quelques pouvoirs mais ne change pas immédiatement d’apparence, le film étant davantage porté sur la romance avec une narration musicale onirique, qui ne parvient pas à tenir en haleine à elle seule. Malgré un style des plus léchés, le costume de The Crow apparaît trop tardivement et le caractère fragile du personnage principal peine à convaincre. Incarné par Danny Huston (Robin des Bois, Marlowe, Horizon Une Saga Américaine) et secondé par Laura Birn (Balade entre les Tombes), le principal antagoniste manque quant à lui fortement de charisme.
Comme dirait Sagat dans le film Street Fighter : « Il ne reste plus que la vengeance ! »FINISH HIM !!
Au demeurant correct mais laissant un sentiment d’inachevé, cette adaptation 2024 de The Crow s’égare dans des méandres poétiques avant d’en arriver à un véritable revenge movie durant la scène de l’opéra. Les chorégraphies sanglantes s’enchaînent avec une mise en scène soignée mais déjà vue dans plusieurs autres films du même genre, le niveau de violence rappelant fortement les fatalités de Mortal Kombat. Un long métrage à réserver aux curieux qui ne recherchent pas un copier-coller du style des années 90.
Date de sortie : 4 février 1994 (Roumanie), 3 août 1994 (France) Réalisateur : Alex Proyas Acteurs principaux : Brandon Lee, Rochelle Davis, Ernie Hudson, Michael Wincott, David Patrick Kelly, Tony Todd, Jon Polito, Bai Ling, Angel David, Michael Massee, Laurence Mason Genre : Action, fantastique Nationalité : Américain Compositeurs : Graeme Revell et Brian Williams Scénaristes : David J. Schow et John Shirley Société de production : Miramax Films Budget : 23 millions de dollars
Une ville particulièrement malfamée.
Adaptation du comics éponyme de James O’Barr paru cinq ans plus tôt, The Crow constitue le tout dernier long métrage de la filmographie de Brandon Lee (Laser Mission, Dans les Griffes du Dragon Rouge, Rapid Fire), accidentellement tué par balles durant le tournage. Réalisé par Alex Proyas (Dark City, I Robot), il place le fils de Bruce Lee dans le rôle d’Eric Draven, guitariste de rock assassiné avec sa fiancée la veille de leur mariage par un gang en plein Détroit. Mystérieusement ressuscité par un corbeau, il se crée une identité de vengeur gothique et part assassiner ceux qui ont détruit sa vie.
Le Christ ressuscité !Une vengeance à la hauteur de la violence du scénario.
Parsemé de violence à la manière d’un RoboCop, le film laisse place à un casting de criminels interprétés par David Patrick Kelly (Les Guerriers de la Nuit, Commando, Sailor et Lula), Michael Massee (Seven, Lost Highway, Catwoman) et Michael Wincott (The Doors, Robin des Bois Prince des Voleurs, 1492 Christophe Colomb), ce dernier étant épaulé par Tony Todd (Platoon, Bird, Candyman) et Bai Ling (Wild Wild West, Taxi 3). Correctement réalisé, le film multiplie toutefois les scènes d’action difficilement lisibles à cause de coupes bien trop nombreuses. Des réminiscences de l’assassinat viennent régulièrement enrichir le scénario pour mieux provoquer l’empathie du spectateur.
Top Dollar, dangereux meneur du gang.Une dédicace qui a du style.
Film de super-héros sombre et violent, The Crow comporte un style visuel unique et une profondeur émotionnelle faisant écho aux Batman de Tim Burton, l’attitude et le faciès du héros pouvant rappeler la folie du Joker tandis que sa résurrection après défenestration renvoie à celle de Selina Kyle dans Batman Returns. Son maquillage blanc et ses vêtements en cuir vont de pair avec un univers porteur de la modernité des années 1990 dont le rock est le reflet, auquel s’ajoute plusieurs allusions au christianisme. Acclamé par la critique pour la performance de Brandon Lee, The Crow reste un des films fantastiques les plus emblématiques des années 90.
« Si les êtres que nous aimons nous sont arrachés, pour qu’ils vivent longtemps, il ne faut jamais cesser de les aimer. Les immeubles brûlent, les gens meurent, mais l’amour véritable est éternel. »
Date de sortie : 11 septembre 2024 Réalisateur : Tim Burton Acteurs principaux : Michael Keaton, Winona Ryder, Jenna Ortega, Monica Bellucci, Catherine O’Hara, Willem Dafoe Genre : Fantastique Nationalité : Américain Compositeur : Danny Elfman Scénaristes : Alfred Gough et Miles Millar Sociétés de production : Warner Bros. Pictures, Plan B Entertainment et KatzSmith Productions et Scott Free Productions Budget : 100 millions de dollars
Synopsis
Après une terrible tragédie, la famille Deetz revient à Winter River. Toujours hantée par le souvenir de Beetlejuice, Lydia voit sa vie bouleversée lorsque sa fille Astrid, adolescente rebelle, ouvre accidentellement un portail vers l’au-delà. Alors que le chaos plane sur les deux mondes, ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un ne prononce le nom de Beetlejuice trois fois et que ce démon farceur ne revienne semer la pagaille.
L’Avis d’Emmanuel
Un duo devenu mythique !
Espérée depuis tant d’années par les fans de Tim Burton, une suite de Beetlejuice voit finalement le jour trente-six ans plus tard, le réalisateur ayant la ferme intention de renouer avec son univers macabre et carnavalesque dans un nouveau film parsemé d’humour noir. Le scénario est d’abord centré sur la vie de Lydia Deetz, toujours incarnée par Winona Ryder (Edward aux Mains d’Argent, Dracula, Stranger Things), qui anime une émission sur le surnaturel produite par son fiancé Rory, sous les traits de Justin Theroux (American Psycho, Mulholland Drive, Star Wars Les Derniers Jedi). Si Jeffey Jones est absent du fait de la mort de son personnage Charles Deetz, Catherine O’Hara (Maman j’ai raté l’Avion, Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, Argylle) reprend son rôle de Delia Deetz tandis que Michael Keaton (Batman, Batman Returns, Dumbo) revient en très grande forme pour incarner un Beetlejuice plus déjanté que jamais.
Jenna Ortega désormais véritable scream queen !Willem Dafoe s’éclate comme un fou !
Tim Burton propose néanmoins un casting cinq étoiles puisque ce dernier est enrichi par la présence de Jenna Ortega (Scream, X, Mercredi), fille de Lydia qui ne croit pas aux histoires de fantôme de sa mère avant de se retrouver piégée dans l’Après-Vie suite à un rencard qui a mal tourné. Le casting est également complété par Delores, ex-femme de Beetlejuice jouée par Monica Belluci (Astérix & Obélix Mission Cléopâtre, Matrix Reloaded, Spectre) qui cherche à se venger de ce dernier, ainsi que par Willem Dafoe (Spider-Man, Nightmare Alley, Pauvres Créatures), qui interprète un ancien acteur devenu policier dans l’Après-Vie. On retrouve même Danny DeVito (Mars Attack, Man on the Moon, Big Fish) dans un petit rôle qui apporte du cachet au scénario.
Une salle d’attente toujours aussi bien fréquentée.Un personnage charismatique qui aurait mérité une plus grande importance.
Sublimée par les remix musicaux de Danny Elfman et par une esthétique qui n’a rien perdu de sa superbe, la réalisation se veut bluffante tant l’univers de Beetlejuice est enrichi de créatures parfois assez sanglantes et d’effets spéciaux parfaitement maîtrisés. Les clins d’œil au premier film sont légion, notamment la reprise décalée de « Banana Boat Song » d’Harry Belafonte sous la forme d’une chorale d’enterrement, complétée par des chansons comme « Tragedy » des Bee Gees et « MacArthur Park » de Richard Harris. S’il est fort regrettable que les antagonistes aient finalement un rôle assez mineur et que leur sort soit aussi vite expédié, Beetlejuice Beetlejuice s’impose comme une grande réussite rappelant l’immense savoir-faire de son réalisateur en termes d’esthétique macabre.
L’Avis d’Orel
C’est en grande forme que nous revient Tim Burton, son dernier long-métrage date de 2019 : c’était Dumbo, qui était loin d’être désagréable. Cependant avec ce film, on était loin de ce à quoi il nous avait habitué avec Alice au Pays des Merveilles, même si sa patte artistique était reconnaissable, cela n’avait pas convaincu beaucoup de monde. Par la suite, il y eu la série Mercredi sur Netflix, première collaboration avec Jenna Ortega jouant le rôle principal. C’est trente-six ans après que Burton décide de faire revenir Beetlejuice d’entre les morts : ce qui était un fantasme des fans devient donc une réalité car Tim Burton a exauxé leur souhait. On prend presque tous les mêmes, et on recommence avec des petits nouveaux en plus et c’est une réussite !
Lydia Deetz est une présentatrice de télé dans une émission où elle prend contact avec des fantômes afin de les faire disparaître pour aider des gens hantés par ces derniers. Elle apprend par sa mère que son père est mort, lors de l’un de ses voyages où son avion s’est crashé en mer et puis par la suite il fut dévoré par un requin. Elle retourne donc à Winter River pour la sépulture et doit aller chercher sa fille Astrid, une ado rebelle avec qui elle est en conflit. Les voilà donc toutes les deux de retour à Winter River, où Astrid et sa mère ne font que se disputer. Puis Astrid fait la rencontre de Jeremy, un jeune homme dont elle tombe sous le charme et qui cache un terrible secret. Pendant ce temps, la femme décédée de Beetlejuice revient à la vie : elle reconstitue son corps et compte bien retrouver son ex-mari, avalant toutes les âmes qui se trouvent sur son chemin.
La fille de Lydia étant en danger, celle-ci n’a d’autre choix que de faire appel à Beetlejuice, alors qu’elle est sur le point de se marier avec Rory le jour d’Halloween. Entre un Beetlejuice encore fou d’amour pour Lydia, la fille de cette dernière en grand danger et l’ex de Beetlejuice qui ne cherche que vengeance tout est possible, sans oublier Jackson, flic du royaume des morts et ancien acteur qui enquête sur les morts causés par l’ex-femme de Beetlejuice. C’est avec plaisir que l’on retrouve l’univers fantasque de Tim Burton, on craint toujours que les vieilles franchises ne fassent une redite, ce qui était un peu le cas des dernières franchises revenues. Tim Burton a bien compris qu’il ne fallait pas faire la même chose, l’univers est le même mais l’histoire est nouvelle. Tim Burton nous régale avec sa mise en scène et cela faisait bien longtemps, ce qui fait encore plus plaisir quand il fait revenir Beetlejuice.
C’est Alfred Goughet Miles Millar au scénario du film, qui travaillent sur Mercredi également avec Tim Burton. Les deux scénaristes travaillent toujours ensemble comme sur le scénario de Spider-Man 2par exemple. Dans cette nouvelle écriture de Beetlejuice, ils remettent en avant Lydia, qui est désormais une mère, quant à son mari il est décédé. Au sein de ce récit il y a ce conflit entre Lydia et sa fille, où cette dernière ne croit pas aux fantômes et elle en veut à sa mère. Astrid est une ado rebelle, qui surmonte mal la mort de son père ; elle est difficile avec sa mère, qui ne sait comment s’y prendre avec elle. Puis il y a ce jeune homme Jeremy, que va rencontrer Astrid. Beetlejuice est au final peu présent, car c’est un film qui se focalise surtout sur Lydia et sa fille. Il y a ce conflit entre Lydia et sa fille, où un voyage chez les morts les rapprochera.
Il y a ce policier enquêtant sur ces morts, que sème l’ex-femme de Beetlejuice en avalant les âmes de ses victimes, flic qui n’a pas oublié l’ex-acteur qu’il fut dans le passé. Rire en parlant de la mort, c’est ce que propose Beetlejuice Beetlejuice. Le premier aussi c’était le cas, et ça fonctionne très bien. Beetlejuice est le même, et les autres aussi, même s’ils ont évolué comme Lydia par exemple. Michael Keaton reprend son rôle de Beetlejuice, Winona Ryder est de nouveau Lydia. Jenna Ortega joue Astrid la fille de Lydia. Willem Dafoe est le policier du monde des morts, où le comédien semble s’amuser comme un fou. Catherine O’Hararevient aussi dans le rôle de Delia. Monica Bellucciinterprète l’ex-femme de Beetlejuice. Ce qui est dommage c’est que Tim Burton expédie des personnages assez rapidement, ce qui reste le petit défaut du film. On retrouve avec plaisir les décors fantasques de cet univers. Aussi bien que le premier film, Beetlejuice, Beetlejuice est un retour réussi dans le monde des morts.
Date de sortie : 28 mai 1979 (URSS),
12 septembre 1979 (France) Réalisateur : Ridley Scott Acteurs principaux : Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Yaphet Kotto, Veronica Cartwright, Harry Dean Stanton, John Hurt, Ian Holm Genre : Science-fiction, épouvante Nationalité : Américano-britannique Compositeur : Jerry Goldsmith Scénariste : Dan O’Bannon Sociétés de production : Brandywine Productions, Twentieth Century Fox Film Corporation, Pinewood Studios et Scott Free Productions Budget : 11 millions de dollars
Un équipage qui n’aurait jamais été préparé pour ce qui l’attend.
Film de science-fiction horrifique mettant en scène l’iconique créature imaginée et créée par le plasticien Hans Ruedi Giger, Alien Le Huitième Passager constitue le deuxième film de Ridley Scott (Robin des Bois, House of Gucci, Napoléon), sorti deux ans après Les Duellistes. Écrit par Dan O’Bannon, dont le scénario s’inspire en partie de Dark Star, tout premier film de John Carpenter, il suit la dérive de l’équipage d’un cargo spatial appelé le Nostromo en 2122, dont les membres sont tirés de leur léthargie plus tôt que prévu par l’ordinateur de bord pour vérifier si une planète voisine n’abriterait pas une vie extraterrestre.
Quand ton contrat d’impose d’explorer une planète inconnue…Des œufs de mauvais augure.
Interprété par John Hurt (Midnight Express, Elephant Man, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal), l’officier Kane se fait rapidement attaquer par une créature arachnide sortie d’un œuf avant d’être transpercé de l’intérieur par un jeune alien, qui devient la principale menace à bord. Concrétisant un huis clos particulièrement anxiogène, le réalisateur met en place une intrigue qui sait prendre son temps pour instaurer une ambiance sombre et mystérieuse à travers de superbes décors et les compositions de Jerry Goldsmith (Rambo, Basic Instinct, Malice), l’alien n’apparaissant qu’au beau milieu du film. La présence d’un androïde sous les traits d’Ian Holm (La Rose et la Flèche, Brazil, Frankenstein) permet en outre d’agrémenter le lore en vue des futures suites de la licence.
Le facehugger, stade larvaire de l’alien.Un chestburster particulièrement gore.
Contribuant à faire connaître Ridley Scott au grand public, Alien lance également la carrière de Sigourney Weaver (SOS Fantômes, 1492 Christophe Colomb, La Jeune Fille et la Mort), qui devient une des premières actrices à incarner une héroïne marquante au cinéma, aux côtés de Linda Hamilton dans la saga Terminator. Le reste du casting comporte d’ailleurs plus d’une tête connue avec Tom Skerritt (MASH, Dead Zone, Top Gun), Yaphet Kotto (L’Affaire Thomas Crown, Vivre et Laisser Mourir, Running Man), Veronica Cartwright (Les Oiseaux, L’Étoffe des Héros, Les Sorcières d’Eastwick) et Harry Dean Stanton (Le Parrain II, New York 1997, Christine).
Un rendu particulier pour l’intérieur de l’androïde.Un danger jusque dans les dernières secondes.
Véritable prouesse pour son époque, Alien Le Huitième Passager provoque une forte influence dans la pop culture, à commencer par le cinéma lui-même avec des films comme The Thing, John Carpenter s’inspirant du réalisateur qui s’était lui-même inspiré de son premier film. Une transition opère également du côté des jeux vidéo avec des sagas comme Contra et R-Type, mais surtout Metroid, qui met en scène une héroïne en armure face à des créatures spatiales naissant dans des œufs et dont l’ennemi principal porte le nom de Ridley. Le début d’une saga lourde de sens sur la société de la seconde moitié du XXème siècle, complétée par quatre suites, deux préquels et plusieurs jeux vidéo, dont le suffocant Alien Isolation.
Alien Romulus
Date de sortie : 14 août 2024 (1h 59min) Réalisateur : Fede Alvarez Acteurs principaux : Cailee Spaeny, David Jonsson, Isabela Merced, Archie Renaux, Spike Fearn, Aileen Wu Genre : Science-fiction, épouvante Nationalité : Américano-britannique Compositeur : Benjamin Wallfisch Scénaristes : Fede Alvarez et Rodo Sayagues Sociétés de production : 20th Century Studios et Scott Free Productions Budget : 80 millions de dollars
Alien, nouvelle génération.
Pour les quarante-cinq ans de la saga, Alien effectue de nouveau son retour dans un interquel réalisé par Fede Alvarez (Evil Dead, Don’t Breathe, Millénium Ce qui ne me tue pas). Se déroulant une vingtaine d’années après Alien Huitième Passager et vingt ans avant Aliens Le Retour, Alien Romulus cherche à renouer avec les deux œuvres originales en alliant une atmosphère angoissante en huis clos à des scènes d’action hollywoodiennes. À la manière du Scream de 2022, le réalisateur modernise également la franchise avec un casting de jeunes acteurs comprenant Cailee Spaeny (Pacific Rim Uprising, Priscilla, Civil War) et Isabela Merced (Sicario, Dora et la Cité Perdue, Madame Web).
Un des plans les plus iconiques du film.Un plan de terreur classique mais efficace.
L’intrigue suit en effet une bande de jeunes souhaitant quitter la colonie spatiale qui les exploitent en dérobant un vaisseau qu’ils croient abandonné en vue d’une autre planète. Manque de chance, ce dernier s’avère être infesté de facehuggers particulièrement agressifs donnant lieu à d’intenses courses poursuites. Accompagnés de l’androïde Andy interprété par David Jonsson dont le comportement évolue à la suite de mises à jour, les héros font également connaissance avec Rook, un androïde endommagé ayant le visage d’Ian Holm pour mieux rappeler Ash du premier film.
Des scènes d’action bien réalisées.Une créatures non sans rappeler les ANMC de Parasite Eve II.
Faisant directement allusion à la jeunesse du XXIème siècle qui aspire à une vie meilleure, le film s’inspire également de la mythologie romaine avec la station Romulus, les laboratoires Romulus et Rémus, mais aussi de la mythologie grecque avec le gène Prométhée censé faire prospérer l’humanité. Ne lésinant pas sur le gore, Alien Romulus effectue aussi de nombreux clins d’œil à plusieurs films de la franchise, qu’il s’agisse de la réplique « Ne la touche pas, sale pu** ! », du gros plan montrant l’alien qui se rapproche du visage effrayé de l’héroïne ou encore de la créature mi-humaine mi-alien, rappelant immanquablement l’alien de chair et de sang d’Alien La Résurrection. Un film correct et intéressant pour ses thématiques !
Date de sortie : 26 juin 2024 (Islande), 3 juillet 2024 (France) Réalisateur : Kevin Costner Acteurs principaux : Kevin Costner, Sienna Miller, Sam Worthington, Jena Malone, Michael Rooker, Abbey Lee Kershaw, Isabelle Fuhrman Genre : Western Nationalité : Américaine Compositeur : John Debney Scénaristes : Kevin Costner et Jon S. Baird Sociétés de production : New Line Cinema et Territory Pictures Budget : 50 millions de dollars
Des scènes de tension inhérentes au genre.
Western marquant le grand retour de Kevin Costner (Danse avec les Loups, Robin des Bois Prince des Voleurs, Postman) à la réalisation vingt ans après Open Range, Horizon Une Saga Américaine constitue le premier chapitre d’une trilogie qui se déroule dans l’Ouest américain sur une période de quinze ans précédant et suivant la guerre de Sécession. Prenant place en 1859 puis en 1863, l’intrigue suit la vie de plusieurs pionniers et leurs confrontations avec les Apaches. Le réalisateur lui-même y incarne le marchand de chevaux Hayes Ellison, rapidement courtisé par la prostituée Marigold, sous les traits d’Abbey Lee Kershaw (Mad Max Fury Road, The Neon Demon, Old).
Un récit réconté selon plusieurs points de vue.Des personnages charismatiques.
Si le scénario s’intéresse principalement à la survivante Frances Kittredge et au lieutenant Trent Gephardt, respectivement joués par Sienna Miller (Layer Cake, Stardust Le Mystère de l’Étoile, American Sniper) et Sam Worthington (Avatar, Le Choc des Titans, Tu ne Tueras Point), il met aussi en scène des personnages charismatiques interprétés par Michael Rooker (Replicant, Super, The Walking Dead), Jamie Campbell Bower (Sweeney Todd, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Stranger Things) et Jeff Fahey (Wyatt Earp, Lost, Alita Battle Angel). Mises en avant tout au long du film, les femmes ne sont pas en reste avec la présence de Jena Malone (Into the Wild, Nocturnal Animals, Rebel Moon Enfant du Feu) et d’Isabelle Fuhrman (Esther, Hunger Games, After Earth).
Une romance qui surgit pendant la guerre.Un gentleman extraordinaire…
Pourvu d’une très belle réalisation qui prouve que Kevin Costner n’a rien perdu de ses talents, le film parvient à maintenir un bon rythme pendant trois heures avec plusieurs histoires qui s’entrecroisent autour d’Horizon, ville moderne représentant l’avenir à atteindre. Si les dialogues sont nombreux, l’action est aussi présente durant quelques passages, le principal ne lésinant pas sur la violence avec un incendie des plus impressionnants. L’absence de manichéisme se fait également ressentir par les points de vue de chaque camp, le chef Apache remettant lui-même en question les actions de son peuple. Auréolé de superbes musiques composées par John Debney (Hocus Pocus, L’Île aux Pirates, Menteur Menteur), ce premier Horizon pose les bases d’une production solide dont on espère voir le dénouement malgré son échec commercial.
Date de sortie : 15 juillet 1982 (République Fédérale Allemande), 8 décembre 1982 (France) Réalisateur : Don Bluth Comédiens de doublage : Jane Val, Micheline Dax, Jean Martinelli, Georges Atlas, Guy Chapellier, Jackie Berger Genre : Animation, drame Nationalité : Américaine Compositeur : Jerry Goldsmith Scénaristes : Don Bluth, Gary Goldman, John Pomeroy et Will Finn Société de production : Don Bluth Productions Budget : 7 millions de dollars
Un synopsis qui se montre d’emblée dramatique.
Adaptation animée du roman éponyme de Robert C. O’Brien, Brisby et le Secret de NIMH constitue le tout premier long métrage réalisé par Don Bluth (Fievel et le Nouveau Monde, Le Petit Dinosaure et la Vallée des Merveilles, Charlie mon Héros), ce dernier ayant pris son indépendance en créant son propre studio de production après que Disney lui a refusé ce projet estimé trop sombre. Le scénario prend place dans un champ aux abords d’une ferme alors que Madame Brisby, mère de quatre souriceaux, part à la recherche d’un remède pour soigner la pneumonie de son jeune fils avant de devoir trouver un moyen de déplacer leur habitat en urgence à cause de la dangerosité des tracteurs lors des moissons en approche.
De très jolis arrières-plans.Une hostilité permanente.
Détaillé au niveau de son animation, le film se démarque fortement de la concurrence de son époque par un univers glauque pourvu d’un certain nombre de personnages au rendu hostile ou inquiétant, qu’il s’agisse du chat Dragon, du chef des rats Nicodemus ou du grand hibou imposant. Le scénario va même jusqu’à faire référence au National Institute of Mental Health, institution gouvernementale américaine pour la santé ici utilisée comme organisation ayant effectué d’étranges expériences sur des rats. Si l’histoire ne raconte rien d’exceptionnel, tout se joue au niveau de la qualité de sa narration, qui sait aussi instaurer des moments plus apaisants avec l’unique chanson « Pour l’Amour d’un Enfant », ou encore comiques avec le corbeau Jérémy, qui n’arrête pas de s’emmêler dans des fils.
Un des personnages les plus impressionnants.Un antagoniste qui aurait plus être plus percutant.
Lors de sa sortie française, Brisby et le Secret de NIMH a notamment bénéficié du talent de plusieurs comédiens de doublages. On trouve ainsi Micheline Dax (Cléopâtre dans Astérix et Cléopâtre, Bianca Castafiore dans Tintin et le Lac aux Requins, Ursula dans La Petite Sirène) pour Tatie Musaraigne, Jacques Balutin (Tweedle Dum dans Alice au Pays des Merveilles, Kay dans Merlin l’Enchanteur, Zig-Zag dans Toy Story) pour Jérémy, Guy Chapellier (Jim Chéri dans La Belle et le Clochard, le prince Philippe dans La Belle au Bois Dormant, Ryu dans le film animé Street Fighter II) pour le rat Justin ou encore Jackie Berger, connue pour ses nombreuses voix d’enfants. Le film marque également le dernier doublage de Jean Martinelli (Shere Kahn dans Le Livre de la Jungle, le roi Richard dans Robin des Bois, César dans Les Douze Travaux d’Astérix) avant son décès. Un film d’anthologie ayant pleinement lancé la carrière de Don Bluth dans la réalisation de longs métrages animés qui ont marqué toute une génération.
Date de sortie : 28 juin 2024 (2h 58min) Réalisateurs : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte Acteurs principaux : Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier, Laurent Lafitte, Patrick Mille, Anamaria Vartolomei Genre : Aventure, historique Nationalité : Française Compositeur : Jérôme Rebotier Scénaristes : Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte Sociétés de production : Chapter 2 et Pathé Films, en coproduction avec Fargo Films et M6 Films Budget : 43 millions d’euros
Ayant subi les pires affronts, Dantès est bien décidé à régler ses comptes.
Adaptation du roman éponyme d’Alexandre Dumas par Alexandre de La Patellière (Le Prénom, Le Meilleur reste à venir) et Matthieu Delaporte (La Jungle, Un Illustre Inconnu), Le Comte de Monte-Cristo propose une version modernisée de cette célèbre histoire de vengeance se déroulant au début du XIXème siècle, avec le talentueux Pierre Niney (Yves Saint Laurent, Sauver ou Périr, OSS 117 Alerte Rouge en Afrique Noire) dans le rôle principal. Jeune marin promu capitaine sur le point de se marier avec la ravissante Mercédès Herrera sous les traits d’Anaïs Demoustier (La Fille au Bracelet, Noembre, Daaaaaali !), Edmond Dantès est en effet dénoncé comme sympathisant bonapartiste par trois hommes et ressurgit tel Batman après quatorze années d’enfermement sous sa nouvelle identité.
Des dialogues bien construits servis par de magnifiques décors.
Un trio d’antagonistes au charisme avéré.
Film d’aventure grandiose, Le Comte de Monte-Cristo se montre bien plus convaincant que le diptyque des Trois Mousquetaires D’Artagnan et Milady par la qualité de sa réalisation, de ses costumes d’époque et de ses décors, allant du massif de la Clape à la chapelle de Villeneuvette en passant par le château d’If. Les musiques au violon viennent fortement renforcer l’intrigue tandis que Pierre Niney excelle dans son interprétation, son personnage se plaisant à se vêtir de toutes sortes de masques pour parvenir à ses fins. Sachant s’entourer de personnages secondaires attachants comme Haydée et André de Villefort, il va même jusqu’à leur faire répéter les répliques qu’ils devront prononcer durant certains passages, le parallèle entre la préparation et la réalité étant efficacement mis en scène.
Une vengeance astucieusement menée.De mélancoliques retrouvailles.
Du haut de ses trois heures, le film se montre étonnamment bien rythmé et régale le spectateur par son jeu d’acteur et son casting cinq étoiles. En plus des deux personnages principaux, les traîtres sont en effet incarnés par Bastien Bouillon (La Nuit du 12, Simone Le Voyage Du Siècle, Un Homme en Fuite), Laurent Lafitte (Mais qui a Re-Tué Pamela Rose, Elle, Au Revoir Là-Haut) et Patrick Mille (99 Francs, Les Trois Mousquetaires D’Artagnan et Milady). Concrétisant une vengeance astucieuse mais qu’on aurait pu imaginer plus violente dans son exécution, Le Comte de Monte-Cristo s’impose aisément comme un des meilleurs films français de sa génération.
Date de sortie : 19 décembre 2008 (Indonésie), 21 janvier 2009 (France) Réalisateur : Sam Mendes Acteurs principaux : Leonardo DiCaprio, Kate Winslet, David Harbour, Dylan Baker, Kathy Bates, Zoe Kazan Genre : Drame, romance Nationalité : Américano-britannique Compositeur : Thomas Newman Scénariste : Justin Haythe Sociétés de production : Evamere Entertainment, Neal Street Productions et Scott Rudin Productions, en association avec BBC Films et Goldcrest Pictures Budget : 35 millions de dollars
Tout commence par une belle rencontre.
Adaptation du roman Revolutionary Road de Richard Yates par Sam Mendes (American Beauty, Les Sentiers de la Perdition, Skyfall), Les Noces Rebelles marque les retrouvailles entre Leonardo DiCaprio (Mort ou Vif, Roméo + Juliette, Once Upon a Time in Hollywood), et Kate Winslet (Hamlet, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, The Reader) plus de dix ans après leur révélation au grand public dans Titanic. Ces derniers incarnent Frank et April Wheeler, jeune couple américain des années 1950 qui cherche à sortir de sa routine quotidienne en envisageant une nouvelle situation professionnelle au cœur de la ville de Paris.
Une mélancholie dont seule Kate Winslet a le secret.Un plan des plus évocateurs.
Se considérant comme bien au-dessus de toutes conventions sociales, ils se plaisent pourtant à mener une vie morose aux côtés de leurs voisins ou collègues, interprétés par David Harbour (Le Secret de Brokeback Mountain, Quantum of Solace, Equalizer), Kathy Bates (Misery, Apparitions, Le Tour du Monde en 80 Jours) ou encore Dylan Baker (Celebrity, Requiem for a Dream, Spider-Man 2 et 3). Tandis qu’ils finissent par devenir ce qu’ils voulaient éviter d’être, ils commencent à sombrer dans l’adultère, ce qui les conduit inévitablement vers la perte de confiance et la violence.
Le début de la déchéance…Un plan sombre pouvant rappeler les films noirs.
Pourvu d’une belle réalisation bien qu’assez classique pour les talents du réalisateur, Les Noces Rebelles constitue une charge contre le conformisme traitant de la difficulté des relations de couple, parfois bien éloignées de l’image qu’elles renvoient à l’extérieur. Non sans rappeler l’iconique Gone Girl de David Fincher, le film effleure aussi des thèmes comme celui de l’avortement et du suicide en affichant un ton dramatique sous les compositions au piano à la fois tristes et joyeuses de Thomas Newman. Un film intéressant qui vaut surtout pour l’interprétation de ses acteurs.
Date de sortie : 13 mai 2015 (2h 00min) Réalisateur : George Miller Acteurs principaux : Tom Hardy, Charlize Theron, Hugh Keays-Byrne, Nicholas Hoult, Rosie Huntington-Whiteley, Riley Keough, Abbey Lee Kershaw, Zoë Kravitz Genre : Action, road movie Nationalité : Australien Compositeur : Junkie XL Scénaristes : George Miller, Brendan McCarthy et Nick Lathouris Sociétés de production : Kennedy Miller Productions et Village Roadshow Pictures Budget : 150 millions de dollars
Un héros au charisme conservé !
Trente ans après une trilogie devenue culte grâce à son univers postapocalyptique et la révélation de Mel Gbison pour son personnage de Max Rockatansky, George Miller (Les Sorcières d’Eastwick, Lorenzo, Happy Feet) remet la licence Mad Max au goût du jour en modernisant fortement son univers dans un quatrième film à la réalisation démentielle. Le scénario prend place dans la Citadelle, société anarchique dirigée par l’imposant Immortan Joe sous les traits de Hugh Keays-Byrne, qui avait déjà joué l’antagoniste du premier Mad Max. Le sectarisme et la désolation règnent tandis que Max, désormais incarné par Tom Hardy (Inception, The Dark Knight Rises, Enfant 44), s’y retrouve muselé et prisonnier afin de servir de donneur universel.
L’imperturbable Immortan Joe
La singularité de Mad Max Fury Road réside dans la gigantesque course poursuite des hommes d’Immortan Joe face à la rebelle Furiosa, brillamment interprétée par Charlize Theron (Monster, La Route, Blanche-Neige et le Chasseur). Cette dernière tente en effet de s’enfuir vers une terre verte auprès des femmes esclaves de son ennemi, l’une d’entre elle étant jouée par Zoë Kravitz (X-Men Le commencement, After Earth, The Batman). Le film traite ainsi des thèmes de la rébellion et de la renaissance de l’espèce humaine, les femmes à l’apparence pure vêtue de blanc détonnant fortement avec les hommes tatoués et percés au comportement barbare, dont Nux incarné par Nicholas Hoult (Le Menu, Juré N°2, Nosferatu).
Une mise en scène absolument incroyable.
Si Mad Max Fury Road reste un des plus grands films de son époque, c’est bien pour son immense maîtrise de l’action à bord de bolides customisés avec des personnages particulièrement typés, dont des perchistes et un guitariste électrique effréné. Tournées dans le désert de Namib avec de vrais véhicules, les scènes laissent place à de magnifiques décors sublimés par des effets spéciaux époustouflants en pleine tempête de sable sous les musiques entraînantes de Junkie XL. Tom Hardy se montre très convaincant dans son interprétation tandis que son personnage laisse transparaître un passé douloureux à travers des flashbacks dévoilant des enfants qui pourraient bien être ceux du troisième épisode de la saga. Auréolé par six oscars, Mad Max Fury Road demeure un film unique pour l’intensité de sa réalisation.
Furiosa
Date de sortie : 22 mai 2024 (2h 28min) Réalisateur : George Miller Acteurs principaux : Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth, Tom Burke, Lachy Hulme, George Shevtsov, John Howard, Angus Sampson, Nathan Jones, Josh Helman Genre : Action, road movie Nationalité : Australien Compositeur : Junkie XL Scénaristes : George Miller et Nico Lathouris Sociétés de production : Kennedy Miller Productions et Village Roadshow Pictures Budget : 168 millions de dollars
Une luxuriance qui ne pouvait durer.
Préquel très attendu de l’incroyable Mad Max Fury Road, Furiosa propose d’étoffer le background du personnage initialement interprété par Charlize Theron, qui laisse ici sa place à Anya Taylor-Joy (Radioactive, Last Night in Soho, Le Menu). Le scénario prend place alors que la jeune héroïne est arrachée de la Terre Verte par une horde de motards dirigée par un tyran nommé Dementus, sous les traits de Chris Hemsworth (Thor, Blanche-Neige et le Chasseur, Men in Black International). En guerre contre Immortan Joe pour dominer les Terres Désolées, il compte bien mettre la main sur les ressources de cette oasis inconnue de tous.
Un antagoniste au charisme discutable.Un duo devenu iconique.
Tandis que Furiosa cherche un moyen de revenir d’où elle vient, elle se retrouve embrigadée dans la bataille mais finit par s’associer avec Prétorien Jack, mercenaire aux faux airs de Solid Snake incarné par Tom Burke (Cœur de Dragon Un Nouveau Départ, Mank, Vivre). Si Lachy Hulme (Matrix Reloaded et Revolutions, Killer Elite) reprend le rôle d’Immortan Joe suite au décès de Hugh Keays-Byrne, on retrouve les catcheurs australiens Nathan Jones (Troie, Tekken, Mortal Kombat) et Josh Helman (Jack Reacher, X-Men Days of the Future Past, Monster Hunter), dans les rôles de Rictus Erectus et de Scrotus.
Une tentative ratée de jouer les Clint Eastwood.Une héroïne qui en jette !
Reprenant une trame plus proche des premiers Mad Max, Fusiosa se montre très convaincant au niveau de sa réalisation même s’il est loin d’impressionner autant que son prédécesseur. Bien qu’Anya Taylor-Joy se montre toujours aussi talentueuse, le scénario reste un peu trop convenu et le jeu d’acteur de Chris Hemsworth laisse à désirer, son personnage manquant pas mal de charisme comparé à des antagonistes comme Immortan Joe, avec l’impression de simplement voir un Thor à la sauce Mad Max. Pas aussi mémorable que Mad Max Fury Road, Furiosa reste suffisamment qualitatif pour trouver sa place dans la saga de Georges Miller.
Date de sortie : 22 novembre 2023 (1h 28min) Réalisateur : Jérémie Périn Comédiens de doublage : Léa Drucker, Mathieu Amalric, Daniel Njo Lobé, Marie Bouvet, Sébastien Chassagne, Usul, Geneviève Doang, Marthe Keller, Thomas Roditi Genre : Animation, science-fiction Nationalité : Français Compositeurs : Fred Avril et Philippe Monthaye Scénaristes : Jérémie Périn et Laurent Sarfati Société de productions : Everybody On Deck et
Je suis bien content
Aline et Carlos mènent l’enquête.
Premier long métrage animé réalisé par Jérémie Périn (CO2,Lastman, Crisis Jung), Mars Express laisse place à un magnifique univers futuriste alors que la vie sur Mars prend peu à peu le pas sur la civilisation terrestre en l’an 2200. Le scénario suit l’enquête de la détective Aline Ruby et de la réplique androïde de son défunt coéquipier Carlos Rivera, envoyés sur terre pour arrêter une hackeuse. Les événements prennent rapidement une tournure dramatique avec la disparition d’une étudiante en cybernétique et des expériences clandestines dans une cité particulièrement à la pointe.
Un magnifique univers qui a le souci du détail.Des scènes d’action aux plans tout aussi travaillés.
En s’inspirant de classiques de la science-fiction comme 2001 L’Odyssée de l’Espace, Les Maîtres du Temps, RoboCop, Ghost in the Shell et Terminator 2, le film innove avec un univers impressionnant grâce à la qualité de sa direction artistique et aux animations qui se distinguent fortement de la concurrence. Prenant de bout en bout, le scénario pose une nouvelle fois la condition de l’homme face à la machine tandis qu’un groupe de personnages tentent de libérer les robots de la restriction de sécurité imposée par les humains, qui craignent leur dangerosité potentielle.
Un film pour public averti…Une violence particulièrement marquée.
La coexistence entre humains, androïdes et robots soulève en effet des question plus que jamais d’actualité avec un traitement qui rappelle le scénario du jeu vidéo Detroit Become Human, les machines étant souvent traitées avec violence pour la peur qu’elles suscitent. Pourvu de doublages de qualité comprenant les voix de Léa Drucker (Un Homme en Fuite), Mathieu Amalric (Quantum of Solace) et même Usul, Mars Express laisse une empreinte indélébile grâce à la richesse de son écriture et à la gravité de son final, sous une musique intense digne de La Soupe aux Choux. Un film d’animation très réussi qui n’a rien à envier à ses semblables américains et japonais !