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Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
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Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Karaté Kid, saga d’arts martiaux d’anthologie

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Karaté Kid

Date de sortie : 22 juin 1984 (Amérique du Nord), 26 septembre 1984 (France)
Réalisateur : John Guilbert Avildsen
Acteurs principaux : Ralph Macchio, Noriyuki Pat Morita, Elisabeth Shue, Martin Kove, Randee Heller, William Zabka
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américaine
Compositeur : Bill Conti
Scénariste : Robert Mark Kamen
Sociétés de production : Columbia Pictures, Jerry Weintraub Productions et Delphi Films
Budget : 8
 millions de dollars

Un déracinement difficile à vivre.

Sous l’objectif de John Guilbert Avildsen, déjà connu pour avoir réalisé le premier Rocky, Karaté Kid fait partie de ces films culte d’arts martiaux des années 80 dans lequel Ralph Macchio (Up the Academy, Outsiders) incarne Daniel LaRusso, adolescent venant tout juste d’emménager à Los Angeles avec sa mère. Alors qu’il fait la connaissance de la jeune Ali Mills, lycéenne jouée par Elisabeth Shue (Cocktail, Retour vers le Futur 2, Hollow Man), il se retrouve vite confronté à son ex petit-ami Johnny Lawrence, qui lui inflige une belle correction pour ne pas l’avoir laissé la harceler.

La romance classique de tout film de l’époque.
Attraper des mouches avec des baguettes, un passe-temps comme un autre.

Régulièrement violenté par sa bande à moto, Daniel cherche à savoir se défendre et fait la connaissance de Nariyoshi Kesuke Miyagi, gardien de sa résidence interprété par l’excellent Noriyuki Pat Morita (Happy Days, Bloodsport 2, Inferno). Originaire d’Okinawa, ce dernier s’avère être un maître en arts martiaux avec qui il se lie d’amitié avant de l’entraîner pour un tournoi durant lequel il espère bien régler ses comptes avec Johnny. Un exercice atypique à base de corvées comme le lavage de voitures et la peinture d’une palissade, directement reprises du film hongkongais Retour à la 36ème Chambre. Saupoudré de romance, le film comporte aussi des moments plus dramatiques, comme lorsque Miyagi évoque la mort de sa femme suite à un accouchement.

L’iconique devanture du dojo Cobra Kai !
Un défi difficile à relever.

Rythmé par de sublimes mélodies composées à la flûte de Pan, Karaté Kid traite de thèmes comme le déracinement, la monoparentalité, mais aussi l’après-guerre avec l’entraînement au ton militarisé par l’imposant John Kreese, incarné par Martin Kove (La Course à la Mort de l’An 2000, Rambo II, Once Upon a Time in Hollywood). Contrairement à de nombreux longs métrages, le karaté y est présenté comme un art martial qui ne recherche pas la violence tout en étant pourvu d’une philosophie fondée sur l’équilibre du corps et de l’esprit. À travers la relation maître élève, le film partage efficacement des valeurs comme le respect de la sagesse et des traditions, ainsi que les bienfaits du travail et la force de la volonté. Un bon classique débutant une longue saga d’anthologie !

 

Karaté Kid II

Date de sortie : 20 juin 1986 (États-Unis, Turquie, Philippines), 6 août 1986 (France)
Réalisateur : John Guilbert Avildsen
Acteurs principaux : Ralph Macchio, Noriyuki Pat Morita, Danny Kamekona, Tamlyn Tomita, Nobu McCarthy, Yuji Okumoto 
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américaine
Compositeur : Bill Conti
Scénariste : Robert Mark Kamen
Sociétés de production : Columbia Pictures et Delphi V Productions
Budget : 13
 millions de dollars

Un habile teasing pour le troisième épisode.

Suite directe du premier film, Karaté Kid II reprend au moment même de la victoire de Daniel LaRusso sur Johnny Lawrence et débute par une scène mémorable d’abord prévue pour être placée à la fin de son prédécesseur. On y voit en effet M. Miyagi donner une leçon de karaté à John Kreese après que ce dernier a violemment brisé le trophée de son élève. Six mois plus tard, le passé de M. Miyagi ressurgit alors qu’il reçoit une lettre d’Okinawa lui apprenant que son père vit ses derniers instants. Décidant de faire le voyage, il est alors rapidement rejoint par Daniel, qui compte bien l’accompagner dans l’épreuve qui l’attend.

Une lettre à l’augure douteux.
L’escroc dans toute sa splendeur.

Très différent du premier volet bien que conservant le même esprit, le film change de cadre pour offrir de jolis panoramas asiatiques, les décors étant en réalité issus de l’île d’Oahu à Hawaï. Le scénario se concentre sur la dualité entre M. Miyagi et son meilleur ami Sato, tous deux ayant été épris de la même femme dans leur jeunesse. En parallèle, une autre romance s’installe à travers la cérémonie du thé entre Daniel et la jeune Kumiko, qui marque les débuts au cinéma de Tamlyn Tomita (Bienvenue au Paradis, Groom Service, Tekken), native d’Okinawa.

Une confrontation (presque) inévitable.
Tamlyn Tomita douée dès son plus jeune âge.

Tandis que Daniel se confronte à un nouveau rival, la dramaturgie du film se trouve accentuée par le décès du maître des deux hommes, les retrouvailles avec Yukie et le sort du village tout entier. Valorisé par les doublages de Roger Carel, M. Miyagi se montre toujours aussi convaincant dans ses actes et ses paroles. Karaté Kid II est également rythmé par des chansons aux styles variés comme « Glory of Love » par Peter Cetera, « Rock Around the Clock » par le chanteur britannique Paul Rodgers et « Earth Angel » par le groupe de R&B New Edition. Une suite qualitative qui montre le bon exemple !

« Daniel-San, ça pas être championnat : c’est moment de vérité ! »

 

Karaté Kid III

Date de sortie : 30 juin 1989 (Amérique du Nord), 19 juillet 1989 (France)
Réalisateur : John Guilbert Avildsen
Acteurs principaux : Ralph Macchio, Noriyuki Pat Morita, Thomas Ian Griffith, Sean Kanan, Robyn Lively, Martin Kove, Randee Heller
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américaine
Compositeur : Bill Conti
Scénariste : Robert Mark Kamen
Sociétés de production : Columbia Pictures et Weintraub International Group
Budget : 12,5
 millions de dollars

Le bonsaï, source de vitalité.

Tandis que Daniel et M. Miyagi sont de retour d’Okinawa, ce dernier perd son emploi suite à la destruction de leur immeuble devenu insalubre. Pour éviter qu’il se retrouve au chômage, Daniel utilise l’argent prévu pour son passage à l’université afin de monter un petit commerce, spécialisé dans la vente de bonsaïs. Pendant ce temps, John Kreese cherche à prendre sa revanche sur le vieux maître après avoir perdu ses élèves au dojo Cobra Kai. Il demande alors de l’aide à son ami Terry Silver, karatéka et homme d’affaire incarné par Thomas Ian Griffith (Kull le Conquérant, Vampires, TimeCop 2), qui concrétise son premier rôle au cinéma.

Une nouvelle rencontre féminine.
Terry Silver, l’entraîneur de mal.

Assez similaire au premier film, Karaté Kid III s’en démarque toutefois par la remise en question de son protagoniste, qui décide dans un premier temps de ne pas défendre son titre au prochain tournoi. Mais M. Miyagi refusant de l’entraîner face au redoutable Mike Barnes, il se tourne alors vers Silver, qui en profite pour lui asséner des exercices à la violence excessive cherchant à fragiliser ses membres et à métamorphoser son esprit. Au-delà de son jeu d’acteur caricatural avec sa coupe à la Steven Seagal, Thomas Ian Griffith interprète un personnage charismatique qui renouvelle efficacement le scénario.

Des plans d’une grande efficacité.
Mike Barnes, le Clubber Lang du karaté.

Désormais éloigné de Kumiko et n’ayant plus de nouvelles d’Ali, Daniel rencontre Jessica, jeune potière jouée par Robyn Lively (Twin Peaks, Ouija), avec qui il ne dépasse pas le stade de simple amitié. De son côté, Pat Morita est cette fois-ci doublé par Gérard Hernandez, connu pour ses voix reconnaissables dans Les Schtroumpfs, Myster Mask et Iznogoud, qui reprend efficacement le style de Roger Carel dans son imitation de l’Asiatique parlant français. Moins iconique que ses prédécesseurs mais tout à fait convenable et pourvu d’un combat final plus intense, Karaté Kid III conclut la trilogie d’origine d’une bien belle manière.

 

Miss Karaté Kid

Date de sortie : 3 août 1994 (1h 47min)
Réalisateur : Christopher Cain
Acteurs principaux : Hilary Swank, Noriyuki Pat Morita, Michael Ironside, Constance Towers, Walton Goggins, Jim Ishida
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américaine
Compositeur : Bill Conti
Scénariste : Mark Lee
Société de production : Columbia Pictures
Budget : 12
 millions de dollars

« Plus facile avec garçon. »

Cinq ans après la trilogie Karaté Kid, la saga change légèrement de cap pour terminer sous l’objectif de Christopher Cain. Noriyuki Pat Morita est en effet le seul à reprendre son rôle, Ralph Macchio laissant sa place à la jeune Hilary Swank (Buffy Tueuse de Vampires, Boys don’t Cry, Insomnia), qui concrétise son deuxième rôle au cinéma. Elle y incarne Julie Pierce, orpheline dont le grand-père a combattu aux côtés de Miyagi durant la seconde guerre mondiale. Alors que sa grand-mère doit s’absenter, ce dernier accepte de rester à Boston pour s’occuper d’elle et découvre qu’elle a une certaine appétence pour les arts martiaux.

De faux airs de John Travolta !
« Main gauche : frotter ; main droite : lustrer ! »

Miss Karaté Kid poursuit son balayage des idées reçues en troquant un adolescent à la situation plus classique par une jeune femme ayant des rapports compliqués avec l’autorité et la discipline. Une héroïne qui dépasse sa seule condition féminine en apprenant le karaté avec une méthode opposée à celle du colonel Dugan, interprété par Michael Ironside (Scanners, Top Gun, Total Recall), qui entraîne des élèves de son lycée à la manière de John Kreese. Charlie, le plus redoutable d’entre eux, constitue alors le premier rôle d’envergure de Walton Goggins (Shanghai Kid, La Mémoire dans la Peau, Fallout) au cinéma.

Petite escapade chez les moines.
De véritables liens père fille.

Moins marqué par les entraînements mais tout aussi pertinent que ses prédécesseurs, Miss Karaté Kid concentre davantage son scénario sur l’évolution de son héroïne, qui voit en Miyagi un véritable père de substitution, lui-même appréciant d’avoir une fille à qui transmettre sa passion. On peut également compter sur la présence d’Eric McGowen, joué par Chris Conrad (Johnny Cage dans Mortal Kombat Destruction Finale), membre de l’élite Alpha qui finit par refuser les méthodes de Dugan. Un bon film qui n’obtiendra toutefois jamais de suite à cause de son accueil plus tiède que pour les précédents.

 

The Karate Kid

Date de sortie : 10 juin 2010 (Indonésie, Corée du Sud, Malaisie, Singapour),
18 août 2010 (France)

Réalisateur : Harald Zwart
Acteurs principaux : Jaden Smith, Jackie Chan, Taraji P. Henson, Wenwen Han, Rongguang Yu, Zhenwei Wang
Genre : Arts martiaux

Nationalité : Américaino-chinoise
Compositeur : James Horner
Scénariste : Christopher Murphey
Sociétés de production : Columbia Pictures, Overbrook Entertainment, Sony Pictures Releasing, Jerry Weintraub Productions, China Film Group Corporation et Emperor Film Production
Budget : 40
 millions de dollars

Un protagoniste attachant parfaitement interprété par Jaden Smith.

Plus de quinze ans après la tétralogie d’origine, Karaté Kid effectue son grand retour sous la forme d’une toute nouvelle histoire dans laquelle Jaden Smith (À la Recherche du Bonheur, Le Jour où la Terre s’arrêta, After Earth) incarne Dre Parker, Américain de douze ans qui emménage avec sa mère à Pékin. Originellement présenté comme un remake du premier film avant que Karaté Kid Legends annonce qu’il rassemblera les deux univers, il en reprend la trame scénaristique globale avec de nouveaux personnages et un rôle de maître assuré par Jackie Chan (Niki Larson, Rush Hour, Shanghai Kid) qui, malgré le titre du film, enseigne le kung-fu.

Une romance plus développée que d’habitude.
« J’aime bien me battre quand j’ai des potes ! »

Joliment modernisée, l’histoire se veut bien plus action et parsemée de musiques contemporaines. Alors que Dre est confronté à Cheng et sa bande, leur altercation donne lieu à une longue course poursuite aboutissant à une superbe démonstration de M. Han, qui les corrige un à un. La romance entre le héros et Meiying, jeune Chinoise qu’il rencontre assez tôt, est également plus développée, tout comme sa mère se montre bien plus présente. Toujours aussi atypique, l’entraînement ne se déroule plus à base de corvées (seuls quelques clins d’œil sont lancés à ce niveau) mais allie habilement discipline et gestes répétés en corrigeant la manière que Dre a de toujours laisser sa veste par terre.

Un entraînement qui se démarque de celui des précédents films.
Une complicité très efficace.

Le tournoi lui-même se veut plus impressionnant, avec une intensité particulière au moment de la technique finale, ici appelée position du Cobra, avec laquelle Dre gagne le respect de ses vis-à-vis. Incarné par Yu Rongguang (Iron Monkey, Bons Baisers de Pékin, The Myth), leur maître s’avère autrement plus brutal tandis qu’une scène coupée le montre même en train de violenter Cheng avant que M. Han ne vienne l’affronter pour donner lieu à une superbe chorégraphie. Faisant partie des rares films à avoir été autorisés de tourner dans la Cité interdite, The Karate Kid ne connaît malheureusement pas de successeur. Il faut alors attendre 2018 pour retrouver la licence dans une suite des premiers films intitulée Cobra Kai, qui rallume la rivalité entre Daniel LaRusso et Johnny Lawrence.

 

Karate Kid Legends

Date de sortie : 8 mai 2025 (Chili, Équateur),
13 août 2025 (France)

Réalisateur : Jonathan Entwistle
Acteurs principaux : Jackie Chan, Ralph Macchio, Ben Wang, Joshua Jackson, Sadie Stanley, Ming-Na, Aramis Knight, Wyatt Oleff
Genre : Arts martiaux
Nationalité : Américaine
Compositeur : Dominic Lewis
Scénariste : Rob Lieber
Société de production : Columbia Pictures
Budget : 45
 millions de dollars

Nouvelle ville, nouvelle vie.

Quinze ans après le reboot de Karaté Kid mettant en scène Jackie Chan et seulement quelques mois après la fin de l’excellente série Cobra Kai, la saga revient une nouvelle fois au cinéma pour tenter de rassembler les deux univers. Débutant à Pékin, le scénario met en scène Li Fong, jeune maître de kung-fu sous les traits de Ben Wang, amené à déménager à New York suite au décès de son frère aîné à la suite d’un tournoi. Il est accompagné par sa mère, incarnée par Ming-Na (Chun Li dans Street Fighter L’Ultime Combat), qui lui interdit naïvement d’avoir recours à la violence. Prenant des cours particuliers auprès d’un jeune enseignant interprété par Wyatt Oleff (Les Gardiens de la Galaxie, Ça), Li fait la connaissance de Mia, jeune femme qui travaille dans la pizzeria de son père, ancien champion local de karaté.

L’incontournable élément déclencheur d’une future bagarre.
Confrontation dans le métro façon Les Guerriers de la Nuit.

Sans surprise, le film reprend le schéma du premier Karaté Kid et de son prédécesseur avec le déménagement d’une famille monoparentale, l’inévitable romance et le personnage principal qui se fait violenter par un rival. Mais en fier disciple de M. Han, c’est cette fois-ci le jeune héros qui se retrouve à entraîner le père de sa promise avant de finalement reprendre la responsabilité du tournoi. Bien que fidèle à l’esprit de la saga, Karate Kid Legends reste un peu trop axé sur le kung-fu. Ralph Macchio apparaît tardivement et son alchimie avec Jackie Chan ne vaut pas celle avec William Zabka.

Entraînement au rondin tournant.
Un rôle un peu trop secondaire pour Ralph Macchio.

Guidé par ses deux maîtres, Li parvient à combiner chaque style pour se hisser jusqu’à la finale du tournoi, assez spectaculaire au sommet d’un gratte-ciel. L’entraînement est rapide mais reste marqué par les chamailleries entre M. Han et Daniel, ainsi que par les cascades pour passer sous le portillon d’un métro. Malgré l’absence de Jaden Smith et le manque de références à Cobra Kai hormis un caméo final appréciable, Karate Kid Legends demeure un bon divertissement qui tente à sa manière de raviver la saga au cinéma.

Neo-Geo : le système d’arcade de SNK célèbre ses 35 ans !

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Date de sortie : 26 avril 1990 (MVS), 1er juillet 1991 (AES), Neo-Geo CD
(9 septembre 1994), Hyper Neo-Geo 64 (10 septembre 1997)

Fabricant : SNK
Génération : Quatrième
Type : Système d’arcade / console de salon
Nationalité : Japonaise
Unités vendues : 1,18 million
Fin de production : 19 octobre 2004
Meilleure vente : Samurai Shodown

Le système d’arcade SNK

image line up neo geo
Du baseball, des pouvoirs magiques, du shoot : what else ?

Nous célébrons aujourd’hui les 35 ans du Neo-Geo MVS (Multi Video System), système d’arcade créé par la firme SNK, connue jusque-là pour des jeux comme Ozma Wars, Vanguard, Athena, Ikari Warriors et Psycho Soldier. Pourvu d’un processeur 16-bit aux capacités largement supérieures à la Mega Drive et à la future Super Nintendo, il se montre très en avance sur son temps et compte bien remporter la bataille en mettant en avant des jeux techniquement éblouissants. Le 26 avril 1990, le Neo-Geo MVS arrive dans les salles d’arcade japonaises avec un line-up constitué de quatre jeux. Parmi les plus populaires, Baseball Stars Professional constitue un jeu de sport accessible aux animations et aux graphismes particulièrement engageants. De son côté, le jeu d’action plates-formes Magician Lord place le joueur dans la peau d’un magicien capable de se transformer en diverses créatures dans un univers fantastiques pouvant rappeler Ghost’sn Goblins. Outre Mahjong Kyoretsuden Nishi Nihon Hen, le jeu de tir à la troisième personne NAM-1975 consiste à tirer sur tout ce qui bouge vers le fond de l’écran en incarnant un militaire.

Le 26 juillet 1990, SNK met à disposition une console de salon à l’architecture similaire au Neo-Geo MVS pour un service de location de luxe exclusif au Japon. Nommée Neo-Geo AES, elle s’adresse à des clients fortunés comme des hôtels, des clubs privés et de rares particuliers. À cette époque, SNK ne croyait pas encore à la viabilité commerciale d’un système aussi cher dans les foyers, le coût des cartouches de jeu (minimum 200 dollars) et de la console (environ 600 dollars) étant jugé inaccessible pour le marché grand public. Durant cette période, quelques jeux AES circulent alors en versions limitées, la Neo-Geo constituant avant tout une vitrine technologique haut de gamme. Son prix prohibitif et ses rendus arcade perfect lui valent alors le nom de Rolls Royce des consoles. L’année 1990 se termine avec le jeu d’adresse Top Player’s Golf et League Bowling, le beat’em up Ninja Combat, le jeu de course de motos Riding Hero, le jeu d’action en vue subjective avec défilement automatique The Super Spy, le run’n gun futuriste Cyber-Lip ainsi que Puzzled, au concept fortement inspiré de Tetris.

 

La Rolls Royce des consoles

image 1991 neo geo
De bons classiques qui s’accumulent !

En 1991, le catalogue Neo-Geo s’enrichit avec de nouveaux jeux d’action à commencer par Legend of Success Joe, jeu de boxe adapté du manga Ashita no Joe, le jeu de combat de monstres King of the Monsters ainsi que plusieurs beat’em up. Parmi eux se trouvent le classique Burning Fight, le futuriste Eight Man sans profondeur de champ et l’enivrant Sengoku, qui mêle urbanisme moderne et Japon médiéval. On trouve aussi les shoot’em up à défilement vertical Ghost Pilots et Alpha Mission II, le jeu de plates-formes Blue’s Journey ainsi que Quiz Daisosasen The Last Count Down. Le 1er juillet 1991, la Neo-Geo AES est enfin commercialisée pour le grand public avec un line-up pourvu de pas moins de dix-huit jeux. On retrouve ainsi l’ensemble des jeux précédemment cités à l’exception de Legend of Success Joe, Burning Fight, Eight Man et Quiz Daisosasen The Last Count Down, qui sortent sur la machine un peu plus tard. Ces derniers sont alors précédés par Quiz Meitantei Neo & Geo Quiz Daisosasen Part 2 et Mina-san no Okage-sama Desu Dai Sugoroku Taikai.

Sur le second semestre de 1991, le système Neo-Geo s’émancipe avec le hack’n slash en vue à la première personne Crossed Swords, le jeu de sport Super Baseball 2020, le beat’em up Robo Army, le jeu de course de voitures en vue aérienne Thrash Rally et Bakatono-sama Mahjong Manyuki. Quelques mois après la folie Street Fighter II, qui révolutionne le genre du versus fighting en proposant huit personnages jouables, un système de jeu très riche et une jouabilité bluffante pour son époque, SNK entre en rivalité avec Capcom en lançant Fatal Fury : King of Fighters. Conçu par Takashi Nishiyama, ancien employé de Capcom à l’origine du premier Street Fighter, il propose d’incarner trois personnages, Terry Bogard, Andy Bogard et Joe Higashi, lors d’un tournoi organisé par Geese Howard, responsable de la mort du père des deux premiers. Loin d’égaler la qualité de Street Fighter II, il innove néanmoins par des combats qui peuvent se dérouler sur deux plans différents, idée qui sera reprise dans plusieurs épisodes.

 

Des jeux de combat à foison

image versus fighting neo geo
Des références devenues mythiques !

Sur les cent quarante-cinq jeux du Neo-Geo MVS, plus d’un tiers s’avèrent être des jeux de combat. En plein boum au début des années 90, le genre multiplie en effet ses références, ces dernières essayant de devenir le nouveau Street Fighter. Populaire dès ses débuts, Fatal Fury connaît rapidement de nombreuses suites afin de concurrencer les différentes itérations de Street Fighter II. On trouve ainsi Fatal Fury 2, son upgrade Fatal Fury Special ainsi que Fatal Fury 3 avant d’en venir à Real Bout Fatal Fury, Real Bout Fatal Fury Special, Real Bout Fatal Fury 2 pour terminer avec Garou Mark of the Wolves en 1999. Le 24 septembre 1992, SNK lance le premier épisode de la trilogie Art of Fighting, qui se démarque par des sprites impressionnants, des effets de zoom en plein affrontement et la première furie à apparaître dans un jeu de combat. Elle met principalement en avant Ryo Sakazaki et Robert Garcia, créés par Takashi Nishiyama et Hiroshi Matsumoto, anciens designers de chez Capcom.

Le 7 juillet 1993, SNK commence réellement à se démarquer de Street Fighter avec Samurai Shodown, dans lequel les personnages s’affrontent à l’arme blanche durant le Japon féodal. Pourvue de cinq épisodes principaux s’étalant jusqu’en 2004, la franchise est portée par le personnage d’Haohmaru, inspiré du légendaire Miyamoto Musashi. Le 25 août 1994, Street Fighter trouve enfin un concurrent à sa taille avec The King of Fighters ’94, premier épisode d’une longue saga qui puise principalement dans les castings de Fatal Fury et d’Art of Fighting tout en proposant des versions revisitées de personnages d’anciens jeux de SNK : Ikari Warriors et Psycho Soldier. Le jeu propose des affrontements inédits par équipes de trois et comporte des combattants nouvellement créés comme Kyo Kusanagi, Benimaru Nikaido, Goro Daimon et le redoutable Rugal Bernstein. Saga phare de SNK, The King of Fighters profite de sorties annuelles de 1994 à 2003 jusqu’à aboutir au cross-over SNK versus Capcom SVC Chaos, successeur du SNK versus Capcom de la Neo-Geo Pocket en réponse au diptyque Capcom versus SNK.

Pour accompagner ces franchises emblématiques, SNK innove avec le jeu de catch 3 Count Bout, Savage Reign, Kizuna Encounter Super Tag Battle et le diptyque The Last Blade, dont les personnages s’affrontent également à l’arme blanche. Le Neo-Geo accueille également de nombreux autres jeux de combat développés par d’autres sociétés. C’est notamment le cas d’ADK qui, en plus d’Aggressors of Dark Kombat et de Ninja Master’s, se démarque avec World Heroes, dans lequel s’affrontent des personnages issus de plusieurs époques, entre autres inspirés de Raspoutine, Bruce Lee ou encore Hulk Hogan. Il est suivi par World Heroes 2, World Heroes 2 Jet et World Heroes Perfect. On trouve aussi Galaxy Fight Universal Warriors et Waku Waku 7 de Sunsoft, Breakers et Breakers Revenge de Visco, Karnov’s Revenge de Data East, Fight Fever par les Coréens de Viccom, Far East of Eden Kabuki Klash par Racdym, Ragnagard par Saurus, Matrimelee par Noise Factory et Voltage Fighter Gowcaizer par Technos Japan. Ces derniers proposent également un jeu de combat adapté du film Double Dragon, qui obtient une suite spirituelle Rage of the Dragons en 2002.

Birdy, d’Alan Parker

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Date de sortie : 21 décembre 1984 (États-Unis), 22 mai 1985 (France)
Réalisateur : Alan Parker
Acteurs principaux : Matthew Modine, Nicolas Cage, John Harkins, Sandy Baron, Karen Young, Bruno Kirby, Nancy Fish, George Buck
Genre : Drame
Nationalité : Américaine
Compositeur : Peter Gabriel
Scénaristes : Sandy Kroopf et Jack Behr
Sociétés de production : A&M Films et TriStar
Budget : 12
 millions de dollars

Un amour inconditionnel pour les oiseaux.

Adaptation du roman éponyme de William Wharton par Alan Parker (Midnight Express, Fame, L’Usure du Temps), Birdy est un film dramatique sur deux amis d’enfance de retour à Philadelphie après avoir été marqués par la guerre du Vietnam. Nicolas Cage (Rusty James, Cotton Club, Arizone Junior) y incarne Alphonso, gravement blessé au visage, qui cherche à remettre sur pied Birdy, interprété par Matthew Modine (Full Metal Jacket, L’Île aux Pirates, L’Enfer du Dimanche). Traumatisé par ce qu’il a vécu, ce dernier séjourne en effet dans un hôpital psychiatrique, passant son temps à fixer le ciel en espérant s’y envoler comme un oiseau.

Le début d’une longue carrière pour Matthew Modine et Nicolas Cage.
Des séquences bienvenues sur la jeunesse des personnages.

Drame portant à la fois sur l’amitié, la liberté, la folie et les conséquences de la guerre, Birdy se démarque d’autres films du genre comme Rambo et Rain Man par son intrigue alternant entre le présent et le passé des personnages. Ayant tous deux été révélés par ce film, Nicolas Cage et Matthew Modine y sont très convaincants, notamment ce dernier pour son jeu d’acteur saisissant, alliant mutisme et prostration comme s’il était un animal apeuré. Le casting est en outre enrichi par la présence de Karen Young (9 Semaines ½, Les Dents de la Mer 4, Daylight), qui intervient comme soignante auprès de Birdy.

Un mal-être omniprésent.
Un duo particulièrement touchant.

Pourvu d’une réalisation de qualité, Birdy multiplie les plans originaux et s’avère être le premier film à utiliser une caméra tyrolienne dirigée par ordinateur, lors de la scène où Birdy rêve qu’il vole. Le personnage étant déjà illuminé avant son départ pour la guerre, il noue à plusieurs reprises une amitié touchante avec divers oiseaux au point de parfois se comporter comme eux. Composées par Peter Gabriel, les musiques mélancoliques et intrigantes renforcent fortement l’intérêt de la narration. Lauréat du grand prix spécial du jury au festival de Cannes de 1985, Birdy s’impose aisément comme un des films les plus emblématiques de son réalisateur.

Blanche-Neige (2025) de Marc Webb

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Date de sortie : 19 mars 2025 (1h 49min)
Réalisateur : Marc Webb
Acteurs principaux : Rachel Zegler, Gal Gadot, Andrew Burnap, Ansu Kabia, George Appleby, Hadley Fraser, Lorena Andrea
Genre : Fantastique, romance
Nationalité : Américaine
Compositeurs : Alan Menken (musiques), Pasek et Paul (chansons)
Scénaristes : Erin Cressida Wilson et Greta Gerwig
Sociétés de production : Marc Platt Productions et Walt Disney Pictures
Budget : 270
 millions de dollars

Une enfance heureuse avant que le drame n’arrive.

Plus de quatre-vingt-cinq ans après l’inauguration des longs métrages animés Disney, Blanche-Neige effectue son grand retour dans une adaptation en prises de vue réelles sous l’objectif de Marc Webb, essentiellement connu pour le diptyque The Amazing Spider-Man. Très fidèle au dessin animé, le film en profite pour développer ses personnages en introduisant l’enfance de son héroïne, interprétée par Rachel Zegler (West Side Story, Shazam La Rage des Dieux, Hunger Games La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur), alors qu’elle récolte des pommes en compagnie de ses parents. Incarnée par Gal Gadot (Fast & Furious 4, Wonder Woman, Mort sur le Nil), la méchante reine arbore un certain charisme avec un costume et une prestance rappelant ceux de Maléfique.

Gal Gadot porte bien son personnage malgré un jeu d’actrice assez convenu.
Une chanson iconique.

Pourvu de jolis décors recréés, le film propose de nombreux changements bienvenus pour moderniser son scénario. Blanche-Neige est ainsi réécrite pour devenir une héroïne brave et courageuse, qui sait affronter le danger quand il le faut. Contrairement au dessin animé, elle rentre d’ailleurs en confrontation à plusieurs reprises avec la reine. Si la transformation en sorcière est visuellement réussie, la procédure est un peu trop rapide et sa nouvelle apparence se veut moins marquante que dans le dessin animé. Outre les sept nains recréés en images de synthèse, le prince est remplacé par Jonathan, un hors-la-loi accompagné d’une troupe non sans rappeler Robin des Bois.

L’emblématique miroir magique au mur.
Les septs nains bien reconstitués.

Comportant plusieurs nouvelles chansons comme « Notre monde est beau », « Il suffit d’un souhait », « Des problèmes de princesse » et « Le monde en couleurs », le film fait diversion en réinterprétant des mélodies connues dans un ordre différent. La chanson « Sifflez en travaillant » arrive cette fois-ci après « Heigh-Ho », Blanche-Neige effectuant le ménage avec les nains à la place des animaux après avoir appris à Simplet à siffler. Si « La Tyrolienne des nains » est toujours présente sous le nom « The silly song », on note le disparition des chansons « Un sourire en chantant », « Bluddle-Uddle-Um-Dum » et « Un jour mon prince viendra », cette dernière ayant sans doute été jugée comme étant un peu trop ancrée dans le passé. La reine possède cette fois-ci sa propre chanson avec « J’ai tous les droits », aux paroles et à l’interprétation perfectibles mais suffisamment intenses pour faire son effet.

Une reine prête à tout pour arriver à ses fins.
Une romance bien plus travaillée que dans le dessin animé d’origine.

La dernière partie du film lorgne davantage du côté de la réécriture tandis que Blanche-Neige part sauver son royaume après avoir été réveillée par le baiser de Jonathan. Alors que les nains viennent leur prêter main forte, Simplet se veut globalement plus mélancolique et trouve même l’usage de la parole. Si on aurait apprécié un combat final au château, la reine retrouve étonnamment son apparence normale et est finalement vaincue après avoir brisé son miroir magique. Efficacement doublée par Emmylou Homs (Anna dans La Reine des Neiges, Emma Watson dans La Belle et la Bête, Jenna Ortega dans les Scream), Rachel Zegler confirme son talent d’actrice en incarnant Blanche-Neige avec beaucoup de justesse. Un remake live très réussi qui apporte un nouveau souffle à cette pierre angulaire de l’histoire de Disney !

 

Blanche-Neige et les Sept Nains, premier Disney d’une longue lignée

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Date de sortie : 4 février 1938 (États-Unis),
6 mai 1938 (France)

Réalisateur : David Hand
Comédiens de doublage : Valérie Siclay, Sylvie Genty, Katy Vail, Jean-Claude Donda, Bernard Alane, Patrice Dozier, Gérard Rinaldi
Genre : Animation
Nationalité : Américaine
Compositeurs : Leigh Harline et Paul J. Smith
Scénaristes : Ted Sears, Otto Englander, Earl Hurd, Dorothy Ann Blank, Richard Creedon, Dick Rickard, Merrill De Maris et Webb Smith
Société de production : Walt Disney Productions
Budget : 1,48
 millions de dollars

« Miroir magique au mur, qui a beauté parfaite et pure ? »

Adapté du conte éponyme des frères Grimm plus d’un siècle après sa parution, Blanche-Neige et les Sept Nains constitue le premier long-métrage d’animation réalisé par les studios Disney et le tout premier de l’histoire du cinéma à être à la fois sonore et en couleurs. Sorti en plein âge d’or d’Hollywood à l’aube de la seconde guerre mondiale, il éclipse ses prédécesseurs argentins réalisés par Quirino Cristiani en raison de son impact à l’international. Le film marque en effet une importante étape dans le cinéma d’animation par ses innovations techniques et artistiques avec un budget encore inédit approchant le million et demi de dollars.

L’esclave du miroir magique, condamné à répondre aux incessantes questions de la reine.
« Lèvres rouges comme la rose, cheveux noirs comme l’ébène, teint blanc comme la neige… »

À une époque où l’héroïne constitue encore la princesse à sauver dans un registre très manichéen, le scénario prend place dans un univers fantastique dirigé par la belle-mère de Blanche-Neige, une reine malveillante qui ne se soucie que des apparences. Elle demande chaque jour à son miroir magique qui est la plus belle du royaume, jusqu’au jour où ce dernier lui répond qu’il s’agit désormais de sa fille adoptive, malgré les haillons qu’elle l’oblige à porter. Tandis qu’elle ordonne à son fidèle chasseur de ramener le cœur de Blanche-Neige après l’avoir tuée dans les bois, celui-ci ne peut s’y résoudre et l’incite à fuir pour sauver sa vie, ce qui l’amène rapidement à la demeure de sept nains qui possèdent tous un nom en rapport à leur caractère.

« Heigh-ho ! Heigh-ho ! On rentre du boulot ! »
« Allons qu’à présent s’exerce ton charme magique ! »

Auréolé d’une réalisation de très grande qualité avec un style d’animation directement repris des courts métrages Disney mettant en scène Mickey, Donald et Dingo, Blanche-Neige et les Sept Nains se situe aussi dans la lignée des cultissimes Silly Symphonies, où la musique et la vie animée priment sur le reste. Impressionnant lors de passages clés comme la transformation de la reine en sorcière, il a la particularité de placer tellement son prince au second plan que ce dernier est simplement mentionné comme étant le « prince charmant », sans posséder son propre nom. Un gimmick parodié par la saga Shrek de nombreuses années plus tard, dans laquelle le prince s’appelle réellement Charmant.

Une transformation à l’effroi très réussi.
Rarement Disney n’aura aussi bien exprimé le sadisme.

Précurseur de toute une génération de grands classiques Disney, Blanche-Neige et les Sept Nains inaugure la présence de chansons venues rythmer la narration. On en trouve des romantiques comme « Un sourire en chantant » et « Un jour mon prince viendra », des joyeuses comme « Sifflez en travaillant » et la célèbre « Heigh-Ho » des nains qui rentrent de la mine, certaines virant parfois au comique à l’image de « Bluddle-Uddle-Um-Dum » et de « La Tyrolienne des nains ». Initiés en 1938 avant d’être réenregistrés en 1962, les doublages ont connu une troisième version lors de la sortie film en DVD en 2001. Parmi les comédiens se trouvent alors Sylvie Genty (Maléfique dans Kingdom Hearts, VF de Sigourney Weaver depuis 2009) pour Blanche-Neige, Pierre Tessier (Chris O’Donnell dans Batman Forever et Batman & Robin, James Marsden dans Il était une fois, Liu Kang dans Mortal Kombat Shaolin Monks) pour le prince ou encore Marc Alfos (VF de Russell Crowe depuis 1997, Ben dans Pocahontas, le sergent de Toy Story) pour le chasseur.

L’emblématique sorcière aux attributs reconnaissables.
« Vois apparaître sur le fruit le symbole de ce qui détruit ! »

Si Simplet est le seul nain dont le jeune âge le prive de la parole, Prof est de son côté interprété par Jean-Claude Donda (Flagada Jones dans La Bande à Picsou et Myster Mask, Dracula dans Batman contre Dracula), Atchoum par Bernard Alane (le colporteur dans Aladdin, Clopin dans Le Bossu de Notre-Dame) et Dormeur par Patrice Dozier (le magicien dans Rayman, Elmer des Looney Tunes depuis 1997). On trouve également Gérard Rinaldi (Tony le cuisinier dans La Belle et le Clochard, le chef Louis dans La Petite Sirène, Dingo dans Dingo & Max) pour Grincheux, Jean-Loup Horwitz (Abis Mal dans Le Retour de Jafar, Marvin le Martien des Looney Tunes) pour Joyeux et Michel Mella (Daniel Stern dans Maman j’ai raté l’Avion, Banzaï dans Le Roi Lion, Porky Pig des Looney Tunes) pour Timide.

Un coup de grâce magistral.
« Un premier baiser d’amour… »

Parmi les œuvres les plus influentes de la pop culture, Blanche-Neige et les Sept Nains est adapté en jeu vidéo sur Game Boy Color en 2001 avant de devenir un des mondes principaux de Kingdom Hearts Birth by Sleep sur PlayStation Portable en 2010. L’année suivante, la série Once Upon A Time propose une réécriture mêlant plusieurs contes de fées avec des alter ego de Blanche-Neige, de la méchante reine et du chasseur, respectivement incarnés par Ginnifer Goodwin, Lana Parilla et Josh Dallas. On peut également citer la sympathique Blanche-Neige et le Chasseur, l’excellente adaptation du comics Fables par Telltale Games The Wolf Among Us ainsi que le remake live avec Rachel Zegler et Gal Gadot, sorti le 19 mars 2025.

Mickey 17, de Bong Joon-ho

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Date de sortie : 28 février 2025 (Corée du Sud),
5 mars 2025 (France)

Réalisateur : Bong Joon-ho
Acteurs principaux : Robert Pattinson, Naomi Ackie, Steven Yeun, Toni Collette, Mark Ruffalo
Genre : Science-fiction
Nationalité : Américaine, sud-coréenne
Compositeur : Jung Jae-il
Scénariste : Bong Joon-ho
Sociétés de production : Kate Street Picture Company, Offscreen et Plan B Entertainment
Budget : 150
 millions de dollars

Quand tu n’as pas lu ton contrat de travail jusqu’au bout…

Adaptation du roman Mickey7 d’Edward Ashton par Bong Joon-ho (Snowpiercer, Okja, Parasite), Mickey 17 est un film de science-fiction atypique dans lequel Robert Pattinson (Life, The Lighthouse, The Batman) incarne un employé d’une expédition cherchant à coloniser une planète recouverte de glace. Mickey est engagé comme remplaçable dans des missions dangereuses ou utilisé comme cobaye pour des expérimentations mortelles. À chaque fois qu’il meurt, il devient une nouvelle itération de lui-même, son corps étant régénéré avec la plupart de ses souvenirs par une technologie interdite sur Terre.

Une machine à dupliquer plus vraie que nature.
Mickey 17 rencontre Mickey 18.

Alors qu’il entame une relation avec Nasha, agente de sécurité incarnée part Naomi Ackie (The Young Lady, Star Wars L’Ascension de Skywalker, Blink Twice), Mickey passe pour mort en tentant de capturer une créature autochtone sous les yeux de son ami Timo, joué par Steven Yeun (The Walking Dead, Burning, Minari). De retour dans ses quartiers, il découvre alors que son clone Mickey 18 l’a déjà remplacé et entame un combat à mort avec lui. Mais la présence de multiples étant interdite, le dirigeant de la colonie Kenneth Marshall et sa femme, interprétés par Mark Ruffalo (Zodiac, Shutter Island, Pauvres Créatures) et Toni Collette (À Couteaux Tirés, Nightmare Alley, Juré N°2), comptent bien mettre un terme à leurs agissements.

Un antagoniste qui sombre un peu trop dans la caricature facile.
Une romance est-elle possible quand on n’est qu’un simple clone ?

Mettant en scène un concept original au cinéma, le film traite efficacement des enjeux du clonage et de la maltraitance animale à travers un scénario qui met en avant la nécessité de voir bien au-delà des apparences. Robert Pattinson se montre très convaincant dans son incarnation de deux personnalités bien distinctes tandis que Mark Ruffalo représente parfaitement le politique en rêve de conquête avec un comportement des plus caricaturaux. Réalisé d’une main de maître et pourvu de musiques d’une grande intensité, Mickey 17 s’impose comme un des films emblématiques de la carrière du réalisateur coréen.

Les Guerriers de la Nuit, de Walter Hill

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Date de sortie : 1er février 1979 (Australie),
27 août 1980 (France)

Réalisateur : Walter Hill
Acteurs principaux : Michael Beck, James Remar, Dorsey Wright, Thomas G. Waites, Brian Tyler, David Harris, Tom McKitterick
Genre : Thriller, action
Nationalité : Américaine
Compositeur : Barry De Vorzon
Scénaristes : David Shaber et Walter Hill
Société de production : Paramount Pictures
Budget : 4
 millions de dollars

Une cause perdue d’avance.

Adaptation du roman The Warriors de Sol Yurick lui-même inspiré de l’Anabase de Xénophon, Les Guerriers de la Nuit est un thriller dans lequel de nombreux gangs newyorkais tentent de s’unifier face aux forces de l’ordre. Mais alors qu’un certain Luther, interprété par David Patrick Kelly (Commando, Sailor et Lula, The Crow), assassine le leader du mouvement en accusant publiquement le gang des Warriors, ces derniers se retrouvent traqués par tous les autres sur le chemin de leur quartier d’origine. Le gang est dirigé par Michael Beck et incarné par des figures comme James Remar (Cotton Club, Le Grand Tournoi, Mortal Kombat Destruction Finale), Dorsey Wright (Hair, Ragtime) et Thomas G. Waites (The Thing).

Une dégaine qui en impose !
Une menace omniprésente.

Réalisé par Walter Hill (Driver, Les Rues de Feu, Double Détente), le film dépeint une vision sombre du New York des années 1970, qui devient un véritable dédale menaçant parsemé de graffitis et de zones délabrées. Une ambiance à la fois inquiétante et surréaliste est instaurée par l’utilisation d’un éclairage nocturne mettant en valeur les lumières artificielles de la ville. La tension et le sentiment de claustrophobie sont alors fortement accentués par les contrastes entre la lumière et l’obscurité des métros. Tandis que chaque gang est doté d’un look unique et stylisé, les couleurs vives et contrastées qui les représentent contribuent à faire ressortir une atmosphère théâtrale dans les rues.

L’incontournable métro des quartiers malfamés.
Le meilleur moyen d’en finir par la ruse.

Ayant à sa sortie suscité une controverse pour sa représentation de la violence urbaine, Les Guerriers de la Nuit a par ailleurs été acclamé pour son style visuel et musical, la bande originale mêlant efficacement rock et disco avec des chansons comme « Nowhere to Run » par Arnold McCuller, « In the City » par Joe Walsh et « Last of an Ancient Breed » par Desmond Child. Film culte de toute une génération, il provoque une influence importante sur la pop culture, inspirant notamment les jeux vidéo pour le genre du beat’em up urbain, son héritage ayant engendré de grands classiques comme Double Dragon, Final Fight et Streets of Rage.

Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola

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Date de sortie : 15 août 1979 (États-Unis),
26 septembre (France)

Réalisateur : Francis Ford Coppola
Acteurs principaux : Martin Sheen, Frederic Forrest, Sam Bottoms, Albert Hall, Laurence Fishburne, Marlon Brando, Robert Duvall, Dennis Hopper, Harrison Ford
Genre : Drame, guerre
Nationalité : Américaine
Compositeurs : Carmine Coppola, Francis Ford Coppola, Mickey Hart et Randy Hansen
Scénaristes : John Milius, Francis Ford Coppola et Michael Herr
Société de production : United Artists
Budget : 31
millions de dollars

« Accuser un homme de meurtre au Vietnam… autant filer des PV pour excès de vitesse aux 24 Heures du Mans. »

Transposition libre du roman Au Cœur des Ténèbres de Joseph Conrad, Apocalypse Now fait partie des films les plus emblématiques de la carrière de Francis Ford Coppola (Le Parrain, Conversation Secrète, Dracula). Traitant de la condition des soldats par l’intermédiaire des impacts psychologiques engendrés par la guerre du Vietnam à la manière de son contemporain Voyage au Bout de l’Enfer, il place Martin Sheen (La Balade Sauvage, Dead Zone, Wall Street) dans la peau du capitaine Willard, chargé par les services secrets américains d’exécuter le colonel Kurtz. Interprété par Marlon Brando (La Comtesse de Hong-Kong, Le Parrain, Superman), ce dernier a en effet pris la commandement d’un groupe de Mnong pour éliminer les groupes ennemis avec des méthodes d’une violence particulièrement malsaine.

Robert Duvall à fond dans son rôle.
La jeunesse sacrifiée par le gouvernement américain.

Avec l’aide de son équipage comportant des hommes joués par des acteurs comme Frederic Forrest (Coup de Cœur, Tucker, The Two Jakes) et Albert Hall (Malcolm X, Get on the Bus, Benjamin Gates et le Livre des Secrets), Willard doit alors traverser le fleuve pour atteindre le camp dans les profondeurs de la jungle. Outre un caméo d’Harrison Ford (American Graffiti, Star Wars IV, Les Aventuriers de l’Arche Perdue), le casting s’élargit avec un des premiers rôles de Laurence Fishburne (Rusty James, Cotton Club, Matrix) au cinéma, le lieutenant-colonel Kilgore incarné par Robert Duvall (MASH, THX 1138, La Légende de Jesse James) et un journaliste sympathisant de Kurtz sous les traits de Dennis Hopper (Pendez-les Haut et Court, Massacre à la Tronçonneuse 2, Blue Velvet).

« Dans le merdier qu’était devenu le Vietnam, il était devenu difficile de ne pas patauger. »
Un Marlon Brando glaçant.

 Lauréat de la Palme d’Or en 1979, Apocalypse Now s’impose comme le véritable fer de lance de toute une série de films sur les violences de la guerre du Vietnam. On peut citer Rambo, mais aussi Platoon, dans lequel le premier rôle est confié au fils de Martin Sheen, ou encore Full Metal Jacket. L’acte final auprès du colonel Kurtz demeure parmi les plus glauques des films du genre, Marlon Brando y apparaissant comme un gourou sanguinaire tel que le sera le personnage de Big Boss dans l’excellent Metal Gear 2 en 1990. Le film est aussi marqué par une bande originale puissante venant renforcer l’intensité du scénario. On y trouve notamment la mélancolique « The Ends » des Doors lors de la séquence d’ouverture, les entraînantes « Satisfaction » des Rolling Stones et « Susie Q » réinterprétée par Flash Cadillac and the Continental Kids, mais aussi la « Chevauchée des Walkyries » de Richard Wagner, qui illustre la folie guerrière de Kilgore alors qu’il envoie plusieurs hélicoptères à l’abattoir.

Voyage au Bout de l’Enfer, de Michael Cimino

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Date de sortie : 22 février 1979 (Australie),
7 mars (France)

Réalisateur : Michael Cimino
Acteurs principaux : Robert De Niro, Christopher Walken, Meryl Streep, John Cazale, John Savage, George Dzundza
Genre : Drame, guerre
Nationalité : Américaine
Compositeur : Stanley Myers
Scénariste : Deric Washburn
Sociétés de production : EMI Films et Universal Pictures
Budget : 15 millions de dollars

Le calme avant la tempête.

Sorti un an après Les Boys de la Compagnie C, Voyage au Bout de l’Enfer constitue le premier film américain traitant du traumatisme et des impacts psychologiques engendrés par la guerre du Vietnam. Le scénario met en avant l’amitié de trois ouvriers américains qui se portent volontaires pour servir comme soldats sans avoir anticipé les séquelles physiques ou psychologiques qu’ils porteraient ensuite. Composé par Stanley Myers, le thème principal « Cavatina » exprime d’emblée toute la mélancolie qui rappelle la vie tranquille et languissante de Clairton, ville de Pennsylvanie où débute l’action. Le film est également rythmé par des chansons comme « Can’t Take My Eyes Off You » par Frankie Valli et puise dans le folklore russe pour « Katiouchka » et « Korobouchka », reprise dans le jeu vidéo Tetris.

Une passion pour la chasse qui ne saurait trop durer.
Un tournage aux conditions particulièrement difficiles.

Le trio principal est incarné par Robert De Niro (Le Parrain 2, Taxi Driver, Raging Bull), John Savage (Hair, Salvador, Le Parrain 3) et Christopher Walken (Les Chiens de Guerre, Dangereusement Vôtre, Batman Returns), qui signe son premier rôle majeur au cinéma. Si Meryl Streep (Kramer contre Kramer, La Mort aux Enchères, Out of Africa) y concrétise également une de ses premières prestations, il s’agit du dernier film dans lequel apparaît John Cazale (Le Parrain, Conversation Secrète, Un Après-Midi de Chien). Étalant son récit dramatique sur pas moins de trois heures, Voyage au Bout de l’Enfer entame par une longue partie en Amérique avant d’en venir aux horreurs du conflit pour ensuite mieux retrouver la civilisation de Clairton.

Le début de la descente vers la folie.
Un rapprochement plus que prévisible.

Le film est notamment connu pour la scène où les Viêt-Cong obligent les héros prisonniers à se livrer à une séance de torture psychologique mortelle à base de roulette russe. Controversé pour son absence de base historique factuelle et son tournage éprouvant, ce passage symbolise en réalité le sacrifice des jeunes soldats envoyés à la guerre par le gouvernement américain en mêlant habilement hasard, folie et instinct de survie. Auréolé de cinq oscars dont celui du meilleur film, celui du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Christopher Walken, Voyage au Bout de l’Enfer fait partie des films les plus acclamés de son époque et les plus emblématiques sur la guerre du Vietnam.

Nosferatu (2024) de Robert Eggers

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Date de sortie : 25 décembre 2024 (2h 12min)
Réalisateur : Robert Eggers
Acteurs principaux : Nicholas Hoult, Lily-Rose Depp, Bill Skarsgard, Aaron Taylor-Johnson, Willem Dafoe, Emma Corrin, Ralph Ineson
Genre : Drame, épouvante
Nationalité : Américaine
Compositeur : Robin Carolan
Scénariste : Robert Eggers
Sociétés de production : 1492 Pictures, Focus Features et Stillking Films et Studio 8
Budget : 50 millions de dollars

Lily-Rose Depp, nouvelle égérie du cinéma d’épouvante.

Quarante-cinq ans après Nosferatu Fantôme de la Nuit de très bonne facture, c’est au tour de Robert Eggers (The Witch, The Lighthouse, The Northman) de tenter de moderniser le grand classique de Friedrich Wilhelm Murnau. Exprimant d’emblée une volonté de faire différemment, Nosferatu axe davantage le scénario sur les dérives religieuses et introduit des personnages inspirés du Dracula de Bram Stoker. Nicholas Hoult (Mad Max Fury Road, Le Menu, Juré N°2) interprète alors le clerc de notaire Thomas Hutter, inspiré de Jonathan Harker, tandis que Lily-Rose Depp (Planetarium, Le Roi, The Idol) incarne une Ellen Hutter qui rappelle Mina Harker.

Un magnifique plan rappelant les débuts du scénario de La Belle et la Bête.
Un Nicholas Hoult aux expressions impeccables.

Inspiré par Arthur Holmwood, Friedrich Harding apparaît quant à lui sous les traits d’Aaron Taylor-Johnson (The King’s Man, Bullet Train, The Fall Guy), sa femme Anna Harding, jouée par Emma Corrin (Pennyworth, The Crown, Deadpool & Wolverine), étant de son côté équivalente à Lucy Westenra. Outre Herr Knock repris de R.M. Renfield et le docteur Wilhelm Sievers inspiré de John Seward, Willem Dafoe (Spider-Man, Nightmare Alley, Pauvres Créatures) incarne l’excentrique professeur Albin Eberhart Von Franz, faisant directement écho à Abraham Van Helsing.

Une colorimétrie et des jeu d’ombres et de lumières du plus bel effet.
Un Nosferatu à l’apparence hideuse moyennement convaincante.

Correctement réalisé, Nosferatu propose de belles idées de mise en scène avec de superbes plans extérieurs de nuit offrant une impression de noir et blanc. Le film insiste également beaucoup sur l’effroi des personnages comme le montrent le faciès terrifié de Thomas Hutter ainsi que le visage d’Ellen sur lequel ressort l’ombre des griffes du comte Orlok, interprété par Bill Skarsgard (Ça, Assassination Nation, The Crow). Si la volonté de montrer une créature hideuse est à saluer, son rendu n’est pas très convaincant au point de le faire davantage ressembler à un zombie, y compris dans sa manière de déguster ses victimes avec une violence bien plus explicite. Sa voix monstrueuse saccadée n’est également pas du plus bel effet.

Pour qui sonne le glas…
Un personnage imparfait mais au tempérment appréciable.

D’une manière générale, le film se veut un peu trop long et abuse de jumpscares dès ses premières minutes, simultanément à des apparitions immondes qui nuisent à la proposition. L’aspect religieux y est également trop présent, entre Knock qui conclut un pacte avec Orlok et un nombre excessif de scènes de possession qui laisseraient presque croire que l’on se trouve face à un nouvel épisode de L’Exorciste. D’abord assez quelconque, le jeu d’actrice de Lily-Rose Depp gagne toutefois en caractère dès lors que son personnage commence à se rebeller. Se terminant sur un plan d’une laideur redoutable, ce Nosferatu se place clairement en-dessous de ses prédécesseurs sans pour autant manquer d’intérêt grâce à ses qualités intrinsèques.