Home Auteurs Publication de Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat

Emmanuel Delextrat
359 PUBLICATION 13 COMMENTAIRES
Salut à tous ! Fasciné par le monde du cinéma depuis toujours, j’ai fait mes débuts avec Mary Poppins et La Soupe aux Choux, mais avec aussi de nombreux dessins animés comme les courts métrages Disney avec Mickey, Donald et Dingo, les longs métrages Disney avec Alice au Pays des Merveilles en tête, les animés japonais comme Sailor Moon et Dragon Ball Z ainsi que d’autres séries comme Batman et Tintin. Mes années 90 ont été bercées par les comédies avec Jim Carrey (Dumb & Dumber en tête) ou d’autres films que j’adore comme Les Valeurs de la Famille Addams, Street Fighter, Mortal Kombat, Casper et Mary à Tout Prix. C’est pourtant bel et bien Batman Returns qui figure en haut de mon classement, suivi de près par Casino Royale, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Kill Bill ou encore Rambo. Collectionneur, j’attache de l’importance au matériel et j’ai réuni trois étagères pleines de films classés par ordre chronologique. Et plus on découvre de nouveaux films, plus on se rend compte qu’il nous en reste en fait énormément à voir…

Running Man (2025) d’Edgar Wright

0

Date de sortie : 11 novembre 2025 (Royaume-Uni), 19 novembre 2025 (France)
Réalisateur : Edgar Wright
Acteurs principaux : Glen Powell, Josh Brolin, Colman Domingo, Lee Pace, Michael Cera, Emilia Jones, William H. Macy
Genre : Action, science-fiction
Nationalité : américano-britannique
Compositeur : Steven Price
Scénaristes : Edgar Wright et Michael Bacall
Sociétés de production : Genre Films et Complete Fiction
Budget : 110
 millions d’euros

La relève de Schwarzy !

Deuxième adaptation du roman de Stephen King sortie trente-huit ans après celle mettant en scène Arnold Schwarzenegger, Running Man voit son concept fortement modernisé sous l’objectif d’Edgar Wright (Shaun of the Dead, Scott Pilgrim, Last Night in Soho). Glen Powell (Expendables 3, Top Gun Maverick, Twisters) y interprète Ben Richards, ouvrier qui cherche à obtenir de quoi payer des soins pour sa fille, tombée gravement malade. Il se rend alors au siège de Network, principale chaîne de télévision qui envahit les écrans d’émissions violentes pour maintenir le contrôle de la population.

Un clin d’œil à peine caché !
Josh Brolin en parfait ripou !

Cette dernière est dirigée par Dan Killian, sous les traits de Josh Brolin (Sin City J’ai Tué pour Elle, Avengers Infinity War, Dune), qui lui affirme qu’il a le profil idéal pour participer à Running Man. Une émission particulièrement populaire qui consiste à survivre trente jours en pleine ville en étant traqué par des chasseurs sous les ordres d’Evan McCone, incarné par Lee Pace (Raisons d’État, Le Hobbit, Lincoln). Richards et les deux autres participants doivent en même temps subir la propagande de Bobby T, animateur joué par Colman Domingo (Fear the Walking Dead, Candyman, La Couleur Pourpre), qui les présente comme des criminels en tout dénigrant leurs proches.

Des seconds rôles très réussis.
Des scènes de tension fort bien réalisées.

Porté par un casting qui comprend également Michael Cera (Juno, A Very Murray Christmas, Barbie), Emilia Jones (Pirates des Caraïbes La Fontaine de Jouvence, Brimstone, Locke and Key) et William H. Macy (Cellular, Inland Empire, La Planète des Singes Le Nouveau Royaume), Running Man se veut plus spectaculaire et mieux réalisé que son prédécesseur. Le scénario est aussi bien plus viscéral avec sa chasse à l’homme géante parmi les habitants de la ville elle-même, dans laquelle Glen Powell s’amuse à dénoncer le système via les vidéos qu’il est obligé de diffuser chaque jour. Une adaptation très convaincante !

Le Grinch (2000) de Ron Howard

0

Date de sortie : 17 novembre 2000 (Amérique du Nord), 6 décembre 2000 (France)
Réalisateur : Ron Howard
Acteurs principaux : Jim Carrey, Taylor Momsen, Jeffrey Tambor, Christine Baranski, Bill Irwin, Molly Shannon, Clint Howard, Bryce Dallas Howard
Genre : Comédie fantastique
Nationalité : germano-américaine
Compositeur : James Horner
Scénaristes : Jeffrey Price et Peter S. Seaman
Sociétés de production : Universal Pictures, Imagine Entertainment et LUNI Productions GmbH and Company KG
Budget : 123
 millions d’euros

Un personnage au caractère particulier.

Adaptation en prises de vue réelles du livre de jeunesse Le Grincheux qui voulait gâcher Noël par Ron Howard (Willow, Horizons Lointains, Apollo 13), Le Grinch place Jim Carrey (The Truman Show, Man on the Moon, Fous d’Irène) dans le rôle d’un croque-mitaine malicieux cherchant à saboter les fêtes de Noël. Le scénario prend place dans la cité de Chouville, dirigée par un maire sous les traits de Jeffrey Tambor (Chienne de Vie, Rencontre avec Joe Black, Mary à Tout Prix), où chaque habitant arbore un museau saillant à l’exception de la petite Cindy Lou, jouée par Taylor Momsen, future leader du groupe de rock The Pretty Reckless.

Une direction artistique qui a du caractère.
Une complicité des plus originales.

Cette dernière est la seule à s’inquiéter du sort du Grinch, dont l’enfance révèle qu’il avait été moqué par tous quand il était encore à l’école à l’exception de la jeune Martha, interprétée une fois adulte par Christine Baranski (9 Semaines ½, Les Valeurs de la Famille Addams, Sexe Intentions), qui semble avoir de l’affection pour lui. Si le casting est complété par Bill Irwin (Popeye, Hot Shots, La Jeune-Fille de l’Eau) ou encore Molly Shannon (Le Fantôme de l’Opéra, Mafia Blues, Osmosis Jones), on trouve également le frère du réalisateur Clint Howard (Le Journal, Austin Powers, House of the Dead) pour incarner l’adjoint au maire, tandis que sa fille Bryce Dallas Howard (Le Village, Spider-Man 3, Terminator Renaissance) concrétise une de ses premières apparitions à l’écran.

« La mort en espagnol ! »
Des situations volontairement gênantes.

Conte à l’esprit proche des adaptations d’Un Chant de Noël de Charles Dickens comme Noël chez les Muppets, Le Grinch est une véritable ode à la différence dont la direction artistique se montre très marquée. Les personnages étant multiples, de nombreuses prothèses en mousse de latex ont été utilisées pour leur visage, celles de Jim Carrey étant particulièrement soignées en plus du maquillage vert auquel il avait droit lors de chaque tournage. Si ce dernier s’éclate toujours autant dans ce rôle qui se démarque de se précédents personnages, la narration assurée par Dominique Farrugia (La Cité de la Peur, Didier, RRRrrrr !!!) renforce l’humour et l’aspect conte de Noël. Un film qui a marqué son temps !

Fous d’Irène, de Peter et Bobby Farrelly

0

Date de sortie : 22 juin 2000 (1h 56min)
Réalisateurs : Peter et Bobby Farrelly
Acteurs principaux : Jim Carrey, Renée Zellweger, Anthony Anderson, Chris Cooper, Richard Jenkins, Robert Forster, Tony Cox, Traylor Howard
Genre : Comédie
Nationalité : Américaine
Compositeurs : Pete Yorn et Lee Scott
Scénaristes : Peter et Bobby Farrelly et Mike Cerrone
Sociétés de production : 20th Century Fox et Conundrum Entertainment
Budget : 51
 millions d’euros

Des situations énormes emblématiques des réalisateurs.

Deuxième collaboration entre les frères Farrelly et Jim Carrey (Menteur Menteur, The Truman Show, Man on the Moon) six ans après l’excellent Dumb & Dumber, Fous d’Irène place ce dernier dans la peau de Charlie Baileygates, policier de Rhode Island qui refoule ses émotions et se montre incapable d’extérioriser ses frustrations depuis que sa femme l’a quitté pour un chauffeur de limousine joué par Tony Cox (La Folle Histoire de l’Espace, Beetlejuice, Willow). Se montrant constamment docile au point de se faire dominer par tout le monde, il développe un profond trouble de la personnalité donnant naissance à une seconde identité, Hank, dont le tempérament violent et impulsif contraste avec le sien. Un changement brutal souvent accompagné par la musique « Fire like this » du groupe d’électro britannique Hardknox.

« Alors ma poule, on a la moule qui coule ? […] Nous avons une cliente qui a une mycose vaginale galopante : elle s’apprête à faire du pain et je crois qu’elle a déjà la levure ! »
Des mimiques toujours aussi savoureuses !

Le prenant désormais pour un cas désespéré, ses supérieurs le chargent d’escorter dans un autre état une jeune femme du nom d’Irène Waters. Interprétée par Renée Zellweger (Empire Records, Jerry Maguire, Le Journal de Bridget Jones), elle est recherchée comme témoin dans une affaire où certains agents fédéraux sont impliqués. Le casting est alors complété par des acteurs qui incarnent des policiers et autres gradés comme Chris Cooper (L’Homme qui murmurait à l’Oreille des Chevaux, American Beauty, La Mémoire dans la Peau), Richard Jenkins (Mélodie pour un Meurtre, Les Pleins Pouvoirs, Mary à Tout Prix) et Robert Forster (Jackie Brown, Psycho, Y a-t-il un Parrain pour Sauver la Mafia ?). Le scénario a notamment la particularité d’être narré par Jean-Claude Donda, déjà connu pour ses doublages de Flagada Jones et du leader des Rapetou dans La Bande à Picsou.

Des fins de soirée qui ne s’expliquent pas.
« Irène ? Pourquoi je pisse comme si j’avais fait l’amour toute la nuit !? »

Tandis qu’ils sont poursuivis par leurs opposants, Charlie et Hank se disputent l’attention d’Irène en partageant le même corps, allant jusqu’à se mettre dessus lors des dernières minutes. Un véritable jeu sur la schizophrénie qui laisse place à plus d’une séquence drôle malgré quelques passages moyens et une écriture parfois grossière, notamment dans le langage de trois fils de Charlie, l’un d’entre eux apparaissant sous les traits d’Anthony Anderson (Scary Movie 3, Les Infiltrés, Scream 4). Si Fous d’Irène offre un duo intéressant tout en se montrant une nouvelle fois précurseur du caractère dépressif de Jim Carrey, il peine à trouver l’équilibre entre comédie déjantée et profondeur psychologique tout en confirmant une transition plus poussée de l’acteur vers la comédie dramatique dès l’année suivante, avec The Majectic.

Strike, 2ème film de Peter et Bobby Farrelly

0

Date de sortie : 4 juillet 1996 (Australie),
1er juillet 2000 (VHS française)

Réalisateurs : Peter et Bobby Farrelly
Acteurs principaux : Woody Harrelson, Randy Quaid, Vanessa Angel, Bill Murray, William Jordan, Zen Gesner, Chris Elliott
Genre : Comédie
Nationalité : Américaine
Compositeur : Freedy Johnston
Scénaristes : Barry Fanaro et Mort Nathan
Sociétés de production : Motion Picture Corporation of America, Rysher Entertainment
Budget : 25
 millions d’euros

Une dégaine à faire pâlir Jeff Tuche !

Comédie méconnue sortie entre Dumb & Dumber et Mary à Tout Prix, Strike constitue le deuxième film de Peter et Bobby Farrelly. Woody Harrelson (Les Blancs ne savent pas Sauter, Tueurs Nés, La Ligne Rouge) y incarne Roy Munson, joueur de bowling qui quitte sa ville natale pour se lancer dans une carrière professionnelle. Alors qu’il bat l’excentrique Ernie McCracken, joué par Bill Murray (SOS Fantômes, Mad Dog and Glory, Ed Wood), ce dernier l’incite gagner de l’argent en escroquant des joueurs amateurs, ce qui lui coûte sa main droite une fois leur stratagème découvert.

Dumb & Dumber le retour !
Un charisme indétrônable.

Dix-sept ans plus tard, Roy est devenu alcoolique, porte une ridicule prothèse de main en caoutchouc et subit les railleries des médias à cause de son potentiel gâché. Mais alors qu’il rencontre Ishmael, jeune Amish prodige du bowling interprété par Randy Quaid (Jours de Tonnerre, Le Journal, Independance Day), ils s’associent pour remporter un tournoi à un million de dollars de manière à sortir de leurs situations respectives. Ils sont rapidement accompagnés par Claudia, sous les traits de Vanessa Angel (Code Lisa), qui cherche à fuir l’emprise de son mari narcissique et violent.

Une équipière de choc.
Une chevelure devenue mythique !

Similaire à Dumb & Dumber pour quelques passages, l’aspect road movie et son improbable duo rejoint par une femme, Strike fait preuve d’un humour timide assez peu convaincant. Habituellement à l’écriture, les réalisateurs n’ont cette fois-ci pas leur casquette de scénariste et ça se sent : hormis quelques punchlines sympa, les blagues peinent à faire rire et les situations manquent fortement de folie malgré la présence de musiques rythmées comme « Superman » du groupe de punk rock Goldfinger. Si l’on peut noter l’apparition d’acteurs de leur précédent film comme Lin Shaye, Richard Tyson et Rob Moran, on trouve déjà le musicien Jonathan Richman ainsi qu’un Chris Elliott (Le Sixième Sens, Un Jour sans Fin, Scary Movie 2) largement sous-exploité, futures figures de Mary à Tout Prix. Un film relativement moyen, à réserver aux fans de frères Farrelly.

Marsupilami (2026) de Philippe Lacheau

0

Date de sortie : 7 décembre 2025 (avant-première), 4 février 2026 (sortie nationale)
Réalisateur : Phiippe Lacheau
Acteurs principaux : Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Élodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Alban Ivanov, Jean Reno, Didier Bourdon
Genre : Comédie
Nationalité : Française
Compositeurs : Michaël Tordjman et Maxime Desprez
Scénaristes : Philippe Lacheau, Pierre Lacheau, Julien Arruti et Pierre Dudan
Sociétés de production : Pathé Films et BAF Prod
Budget : 28
millions d’euros

Une équipe de vainqueurs comme pas deux !

Succédant à Sur la Piste du Marsupilami sorti quatorze ans plus tôt, Philippe Lacheau (Alibi.com, Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, Super-Héros Malgré Lui) propose une nouvelle comédie dans laquelle il incarne David, un monsieur tout le monde qui doit ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud pour conserver son travail, menacé par son patron sous les traits de Jean Reno (Le Dernier Combat, Léon, Mission Impossible). L’essentiel du film a l’originalité d’avoir pour cadre un bateau de croisière où il retrouve son ex-petite amie Tess jouée par Élodie Fontan (dernièrement remarquée dans l’adaptation en prises de vue réelles de la série Cat’s Eye), son fils Léo et son collègue Stéphane, interprété par Julien Arruti, qui enchaîne gaffe sur gaffe.

« Règle numéro un : ne jamais ouvrir le colis ! »
Des gags tout bêtes qui visent souvent juste.

Tandis que Tarek Boudali incarne un chanteur qui a bien du mal à se faire reconnaître malgré une chevelure à faire pâlir L’Oréal, Jamel Debbouze (Astérix et Obélix Mission Cléopâtre, Angel-A, Indigènes) retrouve son rôle de Pablito Camaron pour des scènes déjantées avec le bébé Marsupilami, accidentellement sorti du paquet top secret. Outre l’apparition de Didier Bourdon et de Gégard Jugnot pour quelques passages, l’humour est également accentué par la présence d’Alban Ivanov, douanier cherchant absolument à être filmé pour ses exploits, qui finissent systématiquement par une gamelle.

« ¿ Hola ! Que tal ? »
Une course-poursuite effrénée !

Divertissement familial qui exploite sobrement la célèbre créature issus de la série de bandes dessinées Spirou et Fantasio, Marsupilami multiplie les gags dans la pure tradition des comédies françaises avec un humour correctement dosé dont les situations ont bien souvent de quoi faire rire. Bien que le scénario vire au complot dramatique prévisible à des kilomètres, l’intrigue fonctionne parfaitement tellement le tout ne se prend jamais vraiment au sérieux. Petite touche personnelle du réalisateur, on retrouve quelques clins d’œil à la pop culture, dont un sympathique hommage à Dragon Ball Z durant lequel le marsupial utilise sa queue pour simuler un Kamehameha. Une bonne comédie à savourer sans modération !

Zootopie (2016) de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

0

Date de sortie : 10 février 2016 (Belgique),
17 février 2016 (France)

Réalisateurs : Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush
Comédiens de doublage : Marie-Eugénie Maréchal, Alexis Victor, Pascal Elbé, Xavier Fagnon, Claire Keim, Fred Testot, Isabelle Desplantes, Pascal Casanova
Genre : Animation
Nationalité : Américain
Compositeur : Michael Giacchino
Scénaristes : Jared Bush et Phil Johnston
Sociétés de production : Walt Disney Pictures et Walt Disney Animation Studios
Budget : 150
 millions de dollars

Un duo particulièrement bien trouvé.

Disney en images de synthèse mettant en scène des mammifères anthropomorphes, Zootopie est une comédie policière dans laquelle l’héroïne Judy Hopps devient la première lapine officier de police d’une ville habitée par toutes sortes de mammifères. Elle cherche alors à faire ses preuves en outrepassant ses fonctions de contractuelle et enquête sur la disparition d’animaux. Elle est accompagnée de Nick Wilde, un renard escroc qui ne manque pas de lui faire remarquer que chaque animal à un avenir prédéfini et qu’on ne peut pas devenir ce que l’on veut. Très réussi, le film traite de la difficulté du passage à l’âge adulte, notamment à travers l’accès à un métier et l’arrivée dans une grande ville, ainsi que de l’acceptation de chacun à l’opposé du jugement selon la taille et l’apparence.

Des clichés dans toute leur splendeur !
Find & Share on GIPHY
L’allégorie la plus iconique du film !

Judy se retrouve vite face à toutes sortes de mammifères beaucoup plus grands qu’elle et perd en crédibilité face à ses collègues policiers, chose qui va vite changer grâce à sa détermination à toute épreuve. Zootopie est bien dosé entre sérieux, tristesse et humour, très présent à travers les clichés sur les animaux. On put citer les lapins qui ne sont bons qu’à planter des carottes, les renards qui font forcément des coups fourrés, les policiers qui ressemblent tous à des brutes comme les rhinocéros, ou encore les fonctionnaires représentés par des paresseux carrément ralentis par le temps.

Des personnages qui cachent bien leur jeu.
Une jolie référence à Breaking Bad.

/!\ SPOILERS /!\ Le scénario est prenant dès les premières minutes et l’enquête nous mène dans un méli-mélo d’idées reçues avec les animaux qualifiés de prédateurs qui redeviennent mystérieusement sauvages et donc dangereux pour les autres. L’idée de la peur est bien vue et retournée par la mise en cause de l’adjointe au maire, petite brebis en apparence innocente comparée au grand lion, qui organisait un trafic de fleurs depuis le début afin de mettre les prédateurs hors d’état de nuire. Assez long pour un disney, il n’est pas ennuyeux une seconde, la qualité de l’animation et l’écriture des personnages y étant pour beaucoup.

Scary Movie, de Keenen Ivory Wayans

0

Date de sortie : 7 juillet 2000 (Amérique du Nord), 25 octobre 2016 (France)
Réalisateur : Keenen Ivory Wayans
Acteurs principaux : Anna Faris, Jon Abrahams, Shawn Wayans, Regina Hall, Shannon Elizabeth, Lochlyn Munro, Cheri Oteri, Marlon Wayans, Dave Sheridan
Genre : Parodie
Nationalité : Américain
Compositeur : David Kitay
Scénaristes : Phil Beauman, Jason Friedberg, Buddy Johnson, Aaron Seltzer, Marlon Wayans et Shawn Wayans
Sociétés de production : Wayans Bros. Entertainment, Gold/Miller Productions et Brad Grey Pictures
Budget : 19
 millions de dollars

Carmen Electra Scary Movie GIF - Carmen Electra Scary Movie Lingerie - Discover & Share GIFs
Une séquence d’ouverture qui annonce la couleur !

Comédie cultissime réalisée par Keenen Ivory Wayans, Scary Movie perpétue toute une génération de teen movies dans la lignée d’American Pie avec un humour potache qui parodie le scénario de Scream en y incluant des éléments de nombreux autres films eux aussi tournés en dérision. Le casting se compose d’acteurs encore novices dont les personnages ont une consonance proche de ceux qu’ils imitent. L’héroïne Cindy Campbell jouée par Anna Faris (Lost in Translation, Le Secret de Brokeback Mountain) ressemble par exemple à une Sidney Prescott écervelée dont le nom fait référence à Neve Campbell tandis que Shannon Elizabeth (American Pie, Love Actually, Cursed) incarne une certaine Buffy en clin d’œil à la série télévisée ayant fait connaître Sarah Michelle Gellar.

Une belle équipe de vainqueurs.
« J’ai un secret à te dire… je vois des morts partout ! »

Outre Carmen Electra (Frères de Sang, Starsky & Hutch, Sexy Movie) qui interprète la victime bimbo de l’introduction du nom de Drew en référence à Drew Barrymore, la journaliste Gail et le policier Dwight sont respectivement caricaturés par Cheri Oteri (Menteur Menteur, Inspecteur Gadget, Southland Tales) et Dave Sheridan. On trouve également Jon Abrahams (La Maison de Cire, Non-Stop) dans le rôle de Bobby Prinze, Regina Hall (Ally McBeal, Super Héros Movie, O’Dessa) pour la black Brenda qui parle tout fort, Lochlyn Munro (Impitoyable, Le Bazaar de l’Épouvante, Dracula 2001) pour Greg Phillipe, Kurt Fuller (Running Man, SOS Fantômes 2, Wayne’s World) pour le shérif qui aime se faire prendre en photo en slip ainsi que Shawn Wayans (Les Frères Wayans, Spoof Movie) et Marlon Wayans (Donjons & Dragons, Requiem for a Dream, Ladykillers), tous deux frères du réalisateur.

Un personnage dégénéré qui en fait parfois trop.
Un délire un peu trop appuyé.

Tournant principalement Scream en dérision avec son tueur habillé comme Ghostface qui tente d’effrayer ses victimes par téléphone avant de s’en prendre à elles, Scary Movie reprend aussi quelques passages de Scream 2, notamment le meurtre au cinéma et le couteau à travers le mur des toilettes qui devient un glory hole, ainsi que la vidéo testamentaire de Scream 3 au début du générique de fin. Le film incorpore aussi plusieurs éléments de Souviens-Toi l’Été Dernier entre l’homme renversé par accident, le pacte du silence et le tueur armé d’un crochet. Outre un caméo de l’ acteur principal de la série Dawson James Van Der Beek, on peut également repérer une référence à Halloween quand Cindy voit le tueur qui l’observe par la fenêtre de l’école, Sixième Sens lorsque Shorty dit qu’il voit des morts partout, Usual Suspects lors de la scène finale et même Matrix durant le combat au ralenti entre Cindy et le tueur.

« – Si tu vois Bobby, dis-lui que je l’aime. – Ok, si je vois Bobby, je lui dis que je l’aime ! »
Une mise en scène en total décalage.

Pourvu d’une bonne réalisation, Scary Movie reste toutefois convenu au niveau de son scénario et a tendance à enchaîner ses scènes un peu trop vite, rythmées par des morceaux de rap qu’on aurait préféré oublier. Si plusieurs dialogues et situations (Drew qui se fait percuter en voiture par ses propres parents, Buffy qui continue de jacasser après s’être fait décapiter, le comique de répétition autour de l’homosexualité de Ray) font mouche, d’autres se montrent lourdingues et puérils (la photo dans les vestiaires, Shorty qui le tueur qui crient « ÇA VAAAAA !!? » au téléphone, Doofy qui s’invente une vie sexuelle avec son aspirateur) tandis que l’écriture ne vole pas toujours très haut, sans parler de la référence un peu trop gratuite à Shining. Inégal de temps à autre, il demeure un bon film parodique dont le successeur sublime totalement la formule.

Xbox 360 : déjà 20 ans pour la console de Microsoft !

0
image header xbox 360

Date de sortie : 22 novembre 2005 (Amérique du Nord), 2 décembre 2005 (Europe), 10 décembre 2005 (Japon)
Fabricant : Microsoft
Concepteurs : Jay Allard et Boyd Multerer
Génération de console : Septième

Nationalité : Américaine
Unités vendues : 84 millions
Fin de production : 20 avril 2016
Meilleure vente : Kinect Adventures (24 millions)

Une console en avance sur son temps

image line up xbox 360
Un lancement solide pourvu de nombreux jeux exclusifs.

Première console de salon de la septième génération, la Xbox 360 sortait il y a 20 ans. Parue seulement quatre ans après la première Xbox et déjà un an après la Nintendo DS et la PlayStation Portable, elle prend alors une avance confortable sur ses concurrentes, la PlayStation 3 et la Wii, qui n’arriveront qu’un an plus tard. Conservant une architecture similaire à un PC avec un disque dur de 20 Go pour installer certains jeux et sauvegarder les parties, elle démocratise rapidement les manettes sans fil, classiquement rechargeables avec des piles. Le 22 novembre 2005, la Xbox 360 paraît d’abord en Amérique du Nord avec un très large line-up composé de vingt-huit jeux, dont sept exclusivités auxquelles s’ajoutent des portages des FPS PC Call of Duty 2 et Quake 4. Le lancement est alors fortement marqué par le jeu de snowboard Amped 3, le survival action Condemned Criminal Origins, une variante de FIFA 06 nommée FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, le jeu de course Project Gotham Racing 3 ou encore Ridge Racer 6, une première sur console Xbox.

Du côté de Rareware, Kameo Elements of Power s’impose comme un jeu d’action aventure ambitieux tandis que Perfect Dark Zero concrétise le grand retour de Joanna Dark, très attendu depuis sa première apparition sur Nintendo 64. Existant depuis le 6 novembre 2004 en Amérique du Nord, le Xbox Live Arcade est lui aussi agrémenté de nouveaux jeux exclusifs comme Bankshot Billiards 2, le shoot’em up Geometry Wars Retro Evolved qui succède au mini-jeu inclus dans Project Gotham Racing 2, le puzzle-game Hexic HD qui se démarque du Hexic de 2003 développé par Alexey Pajitnov et le jeu de gestion Outpost Kaloki X, version améliorée d’Outpost Kaloki. Le Xbox Live Arcade se pourvoit aussi de nombreux jeux déjà existants comme les puzzle-games Bejeweled 2 et Zuma, le shoot’em up multidirectionnel Mutant Storm Reloaded ainsi que des portages ou remasters des jeux d’arcade Gauntlet, Joust et Smash TV, ce dernier profitant d’un mode en ligne inédit.

Le line-up est également complété par plusieurs jeux récemment sortis sur PlayStation 2, GameCube et Xbox. On trouve ainsi des versions en haute définition de Madden NFL 06, NBA 2K6, NBA Live 06, NHL 2K6, Tiger Woods PGA Tour 06, Gun, Need for Speed Most Wanted, Tony Hawk’s American Wasteland et l’adaptation du King Kong de Peter Jackson. Le 2 décembre 2005, la Xbox 360 arrive en Europe avec un line-up plus sobre mais bien fourni avec quinze jeux parmi les vingt-huit américains : Amped 3, Call of Duty 2, Condemned Criminal Origins, FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, Kameo Elements of Power, Perfect Dark Zero, Project Gotham Racing 3, Quake 4, Gun, Madden NFL 06, NBA Live 06, Need for Speed Most Wanted, King Kong, Tiger Woods PGA Tour 06 et Tony Hawk’s American Wasteland.

Le 10 décembre 2005, le Japon accueille la machine de manière bien plus tiède avec seulement six jeux donc quatre en commun avec les autres territoires : FIFA 06 En Route pour la Coupe du Monde, Need for Speed Most Wanted, Perfect Dark Zero et Ridge Racer 6. S’ajoutent à eux le party-game exclusif au Japon Every Party et Tetris The Grand Master Ace, dérivé d’une série de jeux originaires de l’Arcade. L’année 2005 se termine alors rapidement avec quatre jeux Xbox Live Arcade : les adaptations de jeux traditionnels Hardwood Backgammon, Hardwood Hearts et Hardwood Spades, mais surtout Wik and the Fable of Souls, jeu de plates-formes issu du PC où le personnage utilise sa langue comme un grappin. Outre le jeu de catch exclusif au Japon Wrestle Kingdom, la saga Dead or Alive s’impose avec un quatrième épisode au mode histoire plus abouti et cinq nouveaux personnages : le jeune protégé de Gen Fu Eliot, la geisha Kokoro, la lutteuse Lisa surnommée La Mariposa, le clone de Kasumi Alpha-152 ainsi que Spartan-458, issue de Halo, à débloquer.

 

La Xbox 360 gagne du terrain

image 2006 xbox 360
Une année charnière durant laquelle Microsft gagne de bonnes parts de marché.

Tandis que la PlayStation 2 de Sony continue de faire carton plein, la Xbox 360 prend de l’avance sur ses futures concurrentes en se parant de bons jeux exclusifs dès 2006. Elle est notamment la première à accueillir Rainbow Six Vegas et s’impose rapidement comme la console des jeux de tir avec deux titres majeurs. Si Lost Planet propose une gestion de la chaleur dans un scénario se déroulant sur une planète glaciale, Gears of War devient une nouvelle saga phare de Microsoft grâce à un univers postapocalyptique maîtrisé et à un gameplay précis qui popularise fortement le système de couverture. Dans un autre registre, Capcom lance le premier jeu de la saga Dead Rising, dans lequel le journaliste Frank West doit enquêter dans un centre commercial infesté de zombies à affronter avec toutes sortes d’armes. On trouve aussi le tout premier Saints Row, alternative de Grand Theft Auto axée sur la guerre de gangs, qui comprend une barre de respect, un mode multijoueur et une personnalisation du personnage principal.

Successeur de Morrowind, Oblivion s’impose comme le quatrième épisode des Elder Scrolls tandis que la machine accueille son premier RPG japonais avec Blue Dragon, Hironobu Sakaguchi étant à la production et Akira Toriyama au character design. Outre Kengo Zero qui vient conclure la saga de combats au sabre, Tenchu Z commence à tuer la franchise à petit feu en se contentant de simples missions répétitives sans réel scénario avec un ninja lambda envoyé par Rikimaru. Il reste toutefois bien meilleur que Bomberman Act Zero et ses personnages futuristes sans saveur, mais pas aussi aguicheur que Dead or Alive Xtreme 2, qui réunit les combattantes de la saga de Tecmo en petite tenue pour divers activités sportives sur une île paradisiaque. Le ping-pong reste toutefois réservé au surprenant Table Tennis, unique représentant du genre développé par Rockstar.

Un certain nombre de jeux sortent également sur Xbox 360 en parallèle des consoles de sixième génération avec l’avantage d’un affichage en haute définition. C’est notamment le cas du GTA-like Just Cause, des jeux de tir Call of Duty 3 et Ghost Recon Advanced Warfighter, des jeux d’infiltration Hitman Blood Money et Splinter Cell Double Agent, mais aussi de Tomb Raider Legend, qui marque un joli relancement de la franchise par Crystal Dynamics. Hormis les jeux annuels Need for Speed Carbon et Tony Hawk’s Project 8, Sonic the Hedgehog rate complètement son reboot et s’inscrit comme un des pires jeux développés par Sega. Alors que la PlayStation 3 arrive le 11 novembre 2006, une rude concurrence débute avec l’arrivée des ports HDMI, permettant de brancher les machines en haute définition sur des écrans modernes grâce à un câble qui remplace la classique prise péritel. Sortie le 29 avril 2007, la Xbox 360 Elite constitue le premier modèle de console Microsoft à en comporter.

Running Man (1987) de Paul Michael Glaser

0

Date de sortie : 13 novembre 1987 (Amérique du Nord), 16 mars 1988 (France)
Réalisateur : Paul Michael Glaser
Acteurs principaux : Arnold Schwarzenegger, María Conchita Alonso, Richard Dawson, Yaphet Kotto, Marvin J. McIntyre, Jesse Ventura, Mick Fleetwood, Jim Brown, Erland van Lidth de Jeude, Gus Rethwisch
Genre : Action
Nationalité : Américain
Compositeur : Jack T. Collis
Scénariste : Steven E. de Souza
Sociétés de production : Braveworld, Taft Broadcasting et Keith Barish Productions, avec la participation de HBO
Budget : 27
 millions de dollars

Un air de Bruce Lee dans Le Jeu de la Mort.

Librement adapté du roman éponyme de Stephen King, Running Man place Arnold Schwarzenegger (Stay Hungry, Terminator, Batman & Robin) dans la peau de Ben Richards, policier mis aux arrêts pour avoir refusé de tirer sur une foule de manifestants lors d’une émeute alimentaire. Le scénario prend place dans un futur dystopique où des États-Unis totalitaristes divertissent la population par l’intermédiaire d’un jeu télévisé où des criminels condamnés tentent de survivre face à des tueurs lancées à leurs trousses. Ce dernier est présenté par Damon Killian, interprété par Richard Dawson, qui a réellement été l’animateur du jeu télévisé Family Feud, équivalent américain d’Une Famille en Or.

Passer ni vu ni connu pour les nuls !
Un adversaire qui ne rigole pas.

Tandis qu’Amber Mendez et William Laughlin, les acolytes de Richards, apparaissent sous les traits de María Conchita Alonso (Touch & Go, Colors, Predator 2) et Yaphet Kotto (Vivre et Laisser Mourir, Alien Le Huitième Passager, La Fin de Freddy), la plupart des traqueurs sont joués par toutes sortes de sportifs professionnels. Le boxeur Professeur Toru Tanaka incarne alors Subzero et sa crosse de hockey, Gus Rethwisch (Jumeaux, Le Roi Scorpion) Buzzsaw et sa tronçonneuse, le lutteur et chanteur d’opéra Erland van Lidth de Jeude Dynamo et ses circuits électriques, le catcheur Jesse Ventura (Predator, Y a-t-il un Exorciste pour Sauver le Monde, Demolition Man) Captain Freedom et sa chaîne de musculation tandis que le joueur de football américain Jim Brown (Mars Attacks, L’Enfer du Dimanche, She Hate Me) fait goûter de son lance-flammes dans le costume de Fireball.

« Hey sapin de Noël ! »
« Je vais te le faire bouffer ton contrat, mais laisse un peu de place pour mon poing parce que j’ai bien envie de te l’enfoncer dans l’estomac et de te péter la colonne vertébraaale ! »

Malgré ses airs de série B aux effets spéciaux criards, le film effectue avant tout une critique acerbe de la société de consommation via la téléréalité américaine et la lobotomie des gens par la télévision, avec son présentateur qui fait de beaux discours et diffuse des vidéos truquées pour faire croire à la culpabilité de qui il désire. Un bon classique qui a subi un procès engendré par Yves Boisset, ayant jugé Running Man comme un plagiat de son film Le Prix du Danger, basé quant à lui sur une nouvelle de Robert Sheckley. Il a également inspiré Hideo Kojima pour un boss nommé Running Man dans Metal Gear 2, ainsi que The Fury dans Metal Gear Solid 3, qui se bat lui aussi à l’aide d’un lance-flammes. En outre, Sub-Zero de Mortal Kombat tiendrait son nom du personnage du film.

Monster (2004) de Patty Jenkins

0

Date de sortie : 30 janvier 2004 (États-Unis), 14 avril 2004 (France)
Réalisatrice : Patty Jenkins
Acteurs principaux : Charlize Theron, Christina Ricci, Bruce Dern, Pruitt Taylor Vince, Scott Wilson, Lee Tergesen, Annie Corley
Genre : Drame biographique
Nationalité : Américain
Compositeur : Brian Wayne Transeau
Scénariste : Patty Jenkins
Sociétés de production : Media 8 Entertainment, DEJ Productions, K/W Productions, Denver and Delilah Productions, Zodiac Productions Inc.
Budget : 5
 millions de dollars

Un premier regard qui ne trompe pas.

Thriller dramatique écrit et réalisé par Patty Jenkins (plus tard connue pour le diptyque Wonder Woman), Monster s’inspire de la vie de la tueuse en série américaine Aileen Wuornos , brillamment incarnée par Charlize Theron (L’Associé du Diable, Le Sortilège du Scorpion de Jade, Mad Max Fury Road). Prostituée qui survit depuis des années sans domicile fixe, elle finit par rencontrer Selby, interprétée par Christina Ricci (Les Valeurs de la Famille Addams, Casper, After.Life), une jeune femme peu mature issue d’une famille à l’éducation traditionnelle rigide. Elle se lient alors rapidement pour tenter d’oublier leur quotidien façon Thelma & Louise.

Un romance qui se dessine petit à petit.
Des moments heureux vite contrebalancés par la violence qui s’ensuit.

Complété par tout un panel d’acteurs secondaires comme Bruce Dern (Pendez-les Haut et Court, Gatsby le Magnifique, Les Banlieusards), Lee Tergesen (Point Break, Wayne’s World, Inferno), Pruitt Taylor Vince (Sailor et Lula, L’Échelle de Jacob, Tueurs Nés) et Scott Wilson (L’Étoffe des Héros, Pearl Harbor, Le Dernier Samouraï), Monster se veut glauque et de plus en plus dérangeant malgré la romance qui s’installe entre les deux femmes. N’arrivant pas à trouver de travail, Aileen retourne en effet faire du racolage et entame une série de meurtres en cherchant à se défendre d’un client agressif.

Un faciès méconnaissable.
Des gros plans qui traduisent toute la tristesse du personnage.

Récompensée par l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure actrice, Charlize Theron livre une performance saisissante où chaque regard et chaque geste trahissent la haine viscérale d’Aileen pour un monde qui l’a toujours rejetée. Plus effacée qu’à l’accoutumée, Christina Ricci compose une Selby à la vulnérabilité troublante, jeune femme en quête d’émancipation mais encore prisonnière de ses illusions. Son interprétation subtile contraste avec la violence brute de son acolyte, leur dépendance mutuelle créant une alchimie poignante entre les deux héroïnes. Malgré un manque de profondeur psychologique sur les meurtres et une fin assez prévisible, Monster reste un film qualitatif au duo d’actrices improbable.